Salut à tou(te)s ! Voilà la suite, qui, je l'espère, vous plaira. Contrairement à ce que j'ai l'habitude d'écrire, cette histoire se passera rapidement, donc je peux comprendre que vous trouviez ça assez radical !
Au cas où cela vous donne une petite idée, j'ai imaginé les chansons et la voix de Gloria entre celles de Beyonce et Adele. J'adore simplement ces deux artistes !
Disclaimer : L'univers d'Harry Potter appartient à J..
Chapitre 2 : Mon Superman.
Gloria était en coulisse, une cuillère à la main, la fixant intensément. Sa maquilleuse vint la voir avec un pinceau épais, et s'arrêta net devant elle, l'air intriguée. Elle voulut parler, mais n'osa pas, voyant la concentration sur les traits de la jeune femme. Au bout d'une minute, elle soupira.
« Gloria, tu me fais quoi, là ?
-J'essaye de faire ployer la cuillère.
-Pourquoi Diable ferais-tu une chose pareille ? »
Elle pencha la tête sur le côté, puis abandonna et posa la cuillère, déçue.
« Tu es vraiment bizarre ! » Siffla la maquilleuse, poudrant ses joues de fard.
Elle soupira et jeta un dernier coup d'œil à la cuillère, se traitant mentalement d'abrutie. Cela faisait bientôt deux semaines qu'elle avait rencontré un mystérieux jeune homme doué de capacités étranges, et maintenant elle doutait de tout. L'avait-elle réellement vu ? N'était-il pas le fruit de son imagination débordante ? Il lui prenait même de se demander si telle ou telle personne avec aussi ce genre d'aptitudes. Plus bête encore, elle s'était mise à douter de sa propre normalité. Mais visiblement, elle était belle et bien une moulue...Ou mordue... Quel mot c'était, déjà ?
L'un des machinistes lui fit signe qu'elle reprenait dans deux minutes, elle avala d'une traite son verre d'eau et se leva, remettant en place son body incrusté de strass. Une coiffeuse passa par là pour lui redonna un coup de peigne et de laque, et son manager courut vers elle, une main sur son cœur, essoufflé comme un bœuf.
« Tout est parfait, tu en es à la moitié, alors respire un bon coup et continue sur ta lancée ! Ta voix, ça va ? S'empressa-t-il de demander.
-Oui, elle tient le coup ! Quelle chanson je fais, là ?
-Le Medley, et ensuite tu enchaîneras sur « I miss you » ! »
Elle hocha la tête et fit quelques vocalises, avant qu'on ne rebranche son micro. Se regardant dans un miroir, elle fixa son visage pailleté, ses cheveux laqués, ses talons vertigineux et son costume de scène, révélant la moindre de ses formes. Elle se sentit fière, et sourit, d'un sourire victorieux, avant de rejoindre la scène avec hargne.
« Vous passez un bon moment, Glasgow ? » Appela-t-elle dans son micro, et la foule hurla.
Fred frotta ses mains l'une contre l'autre, dans l'espoir de se réchauffer un peu. Abrité sous un porche, il avait pu se protéger de la pluie, mais pas du vent. Il se demandait encore pourquoi il était là, à guetter le vide, alors qu'il pouvait être dans son lit ou dans la cuisine, à discuter autour d'une bièraubeurre. George se foutrait bien de lui, s'il savait; Quoiqu' après tout, il était presque minuit, et il avait laissé entendre qu'il sortait faire une course. Bien entendu son frère n'était pas dupe. Il allait en prendre plein la tête en rentrant, mais peu importait.
Son visage se tendit lorsqu'il vit s'arrêter devant l'immeuble un Taxi aux vitres noires. Elle en sortit, l'air fatiguée mais rayonnante. Elle avait les bras chargés de sacs, qu'il identifia comme des lettres et des peluches. Elle remercia le conducteur, qui lui fit un signe et démarra en trombe, la laissant seule dans la rue. Enfin presque.
« Hé, ma jolie, tu fais quoi toute seule dehors, comme ça ? » Fit une voix mal assurée, provenant du détour de la rue.
Il la vit se raidir et monter les marches du perron en vitesse, pensant que cela dissuaderait le bonhomme. Au contraire, il activa le pas et se retrouva en bas des marches en quelques secondes, ne lui laissant pas le temps de trouver ses clés pour entrer. Il n'entendait pas ce qu'il disait, mais visiblement elle n'appréciait pas du tout. Continuant de chercher ses clés au fond de son sac, elle recula vers la porte, mais l'homme monta les marches et tendit les mains pour la toucher, gagnant le droit de se prendre une gifle.
« Non mais ça va pas ? S'énerva l'homme, frottant sa joue.
-Ne me touchez pas, espèce d'ivrogne ! Vous feriez mieux d'aller dessouler dans un coin et de réfléchir à votre comportement ! » Répliqua Gloria, le doigt pointé vers lui.
Elle vit l'homme ouvrir la bouche, sans doute pour l'insulter, mais soudain il s'immobilisa les yeux grands ouverts, regarda à gauche et à droite, avant de se tourner et de repartir, marmonnant dans sa barbe. Comme si elle n'avait plus été là. Choquée, elle resta coite; Et sursauta lorsqu'elle vit un grand jeune homme au cheveux roux s'approcher d'elle.
« Nom de... ! »
Elle fit tomber l'un de ses sacs et renversa quelques peluches sur le sol, posant sa main sur son cœur. Cela le fit sourire et il fit tournoyer sa baguette dans ses mains, malicieux.
« Tu existes ! Je veux dire, tu es là ! Se reprit-elle, clignant des yeux comme pour voir s'il allait disparaître.
-J'existe, oui ! Rit-il, ramassant un petit lapin jaune et le remettant dans le sac.
-C'est... Je... J'ai l'air d'une idiote, hein ? »
Elle grimaça, et il rit encore plus fort. Finissant de tout ramasser, il lui remit le sac entre les mains et mit les siennes dans ses poches. Elle l'observa, dans son pantalon droit et son T-Shirt vert, puis il lui vint une idée.
« C'est toi qui a fait ça ? Demanda-t-elle en montrant le chemin où l'homme avait disparu.
-Sortilège de confusion, ouais. Je ne suis pas le plus doué, mais ça a suffisamment marché pour qu'il passe son chemin ! »
Elle hocha la tête, confuse elle aussi. Lui tournant le dos, elle se décida à ouvrir la porte du hall et la maintint d'une main. Elle lui fit signe de la tête, et il fronça les sourcils.
« Oh, excuse-moi, tu préfères rester dehors en T-Shirt et attraper la mort ? » Railla-t-elle, et il sourit, gêné. Il tint la porte et elle entra la première, puis se lança dans les escaliers. Elle crut revoir la nuit de leur rencontre, sauf qu'il avait l'air bien plus nerveux, ses yeux observant le moindre mouvement, la main dans la poche de son manteau où sa baguette était.
Entrant dans son appartement, elle se rendit compte que Noah, son manager, avait fini par engager une femme de ménage. Heureusement, car si elle n'était pas passée, elle aurait accueilli Fred Weasley dans un taudis de fringues et de vaisselle. Elle ôta son manteau et lui fit signe de faire comme chez lui. Il alla donc s'enfoncer dans le canapé, saisissant au passage un magazine qui traînait sur la table.
En couverture, dans une somptueuse robe noire vaporeuse, se tenait la jeune femme qui venait d'aller à la salle de bain. Il contempla la photo, étonné qu'elle ne bouge pas, mais après tout, c'était un magazine moldu. Feuilletant le bouquin, il tomba sur l'article qui lui était dédiée. Les produits qu'elle recommandait, ses habitudes alimentaires, des détails plus ou moins intimes la concernant étaient révélés à chaque personne lisant cet article. Il le reposa prestement sur la table basse, ne voulant pas en savoir plus qu'en l'apprenant par lui-même.
« C'est marrant, de voir des photos immobiles ! S'exclama-t-il pour qu'elle entende.
-Pourquoi, immobiles ? Tu voudrais qu'elles bougent ? Sourit-elle en passant devant lui pour aller à la cuisine.
-Elles bougent, chez moi ! »
Il vit sa tête dépasser de la porte de la cuisine, les yeux grands ouverts.
« Terrible ! » S'émerveilla-t-elle, avant de réapparaître avec deux verres pleins de ce qui semblait être du jus de fruits.
Elle lui en tendit un, qu'il sentit curieusement, avant de l'interroger du regard. Elle haussa les épaules et lança gaiement : « Et Dieu inventa la Tequila ! ». Il en but une gorgée et fit une grimace, à laquelle elle éclata de rire. S'asseyant à côté de lui, elle posa son verre et soupira.
« En fait... Tu es un peu mon Superman ! Remarqua Gloria avec un petit sourire.
-Qui ?
-Superman ! Un super héros grand et beau ! Celui qui sauve les jeunes femmes de tous les dangers ! Expliqua-t-elle, le poing en l'air comme si elle volait.
-La bonne blague ! Mais oui, je suis grand et beau, ça peut se faire ! » Répliqua-t-il avec un clin d'œil. Elle lui adressa un sourire moqueur et amena ses genoux sur sa poitrine, l'étudiant du regard.
« Alors, Fred Weasley, qui es-tu, exactement ?
-Je suis... Une bête de charme, à la beauté surnaturelle ? »
Elle leva les yeux au Ciel en souriant, comprenant que jamais elle n'aurait de réponse sérieuse. Cela se voyait dans son regard, il n'aimait pas les atmosphères lourdes et les discussions trop dénuées d'humour et de gags.
« En fait, si tu me dis pourquoi tu t'appelles Gloria « tout court », je répondrai sans doute à ta question, ajouta-t-il en reprenant une gorgée de sa boisson, une autre grimace perlant sur son visage.
-Pourquoi tu t'obstines à boire ça ?
-Pourquoi pas ? »
Ils se fixèrent pendant trente secondes, se défiant du regard, puis elle abandonna et prit elle aussi son verre.
« En fait, je m'appelle Gloria Sanchez, mais ce nom ne m'a été donné que parce qu'il m'en fallait un. J'ai été adoptée quand j'avais deux ans par ma vraie famille, les Colbbie. Sanchez devait être le nom de ma mère, je suppose. Mais puisque deux noms de famille, c'est apparemment de trop, et que je ne voulais pas en abandonner un pour un autre, j'ai décidé de ne plus en avoir. Et puis, dans mon milieu, je n'en ai pas réellement besoin ! Alors maintenant, à ton tour Weasley ! »
Il se souvint vaguement qu'elle ait dit avoir trois frères adoptifs, mais il ne pensait pas qu'elle était aussi un enfant adopté ; Cela l'étonna que des moldus aient prit sous leur toit quatre enfants dont ils ne connaissaient rien. Il aurait dû être plus attentif en cours d'étude des moldus !
« J'ai un magasin de farces et attrapes, avec mon frère George. Ça marche plutôt bien...Enfin, ça marchait, avant tout ce merdier bien sûr. Mais ce n'est pas important ! » S'empressa-t-il d'ajouter au regard interrogatif de la jeune femme. « Je suis juste... Quelqu'un de normal, quoique très séduisant, j'en conviens !
-Tu es tout sauf normal pour moi ! Rit-elle mécaniquement.
-Tu n'es pas normale pour moi non plus ! » Répliqua-t-il.
Elle pencha la tête sur le côté, considérant cette idée. On aurait dit qu'ils n'habitaient pas sur la même planète. Il ne savait rien de Superman, de la téquila, d'une chaine stéréo, et elle était même sûre que s'il lui prenait envie d'allumer la télévision, il sauterait tellement haut qu'il percerait le plafond. Quant à elle... Elle ne connaissait rien de lui. Il pouvait apparaître et disparaître comme il le souhaitait, avait une baguette magique avec laquelle il lançait des sorts plutôt marrants, et...Il lui avait sauvé la vie d'une bande de malfrats, et d'un soulard, alors qu'il ne la connaissait pas.
Elle le regarda en coin, traçant des yeux son nez droit, sa bouche fine, ses cheveux roux qui partaient en pointes ingérables sur son crâne, ses taches de rousseur et son corps, fin comme un fil, mais pourtant en bonne santé. Elle ne se rendit même pas compte que sa main était en train de voguer vers lui, et c'est son sursaut qui la fit revenir à la réalité. Elle tenta une diversion en pointant du doigt l'endroit où était sa baguette, et il sourit.
« Ce n'est pas parce que tu l'auras dans les mains que tu pourras faire ce que je fais, jeune fille ! »
Elle rit nerveusement, et frotta ses mains sur ses cuisses, avant de se lever promptement. Il se leva à son tour, et s'étira.
« Il serait temps que je rentre, ou ma mère va gentiment me botter le...
-Ah, oui, il est assez tard ! Tu...Tu habites loin ?
-Disons, à peine deux secondes d'ici ! » Rappela-t-il, et elle hocha la tête, entendue.
Il finit son verre d'une traite avec une grimace de dégoût, et elle rigola. Puis il la regarda de bas en haut et marmonna un « Bonne nuit », avant de se diriger vers la porte.
« Euh, Fred !
-Oui ? Dit-il presque immédiatement, se tournant brusquement vers elle.
-Tu euh... Tu n'as pas le tournis, à force de...Transplaner ? » Hésita-t-elle, bafouillant sur le mot.
Il sourit, amusé.
« Non.
-Euh, attends ! »
Il se tourna une deuxième fois, et passa une main dans ses cheveux, se mordant la lèvre pour ne pas éclater de rire.
« Je...C'était pas ma question !
-Oui, je m'en doutais, répondit-il, et elle rougit.
-Samedi, j'ai prévu de préparer des lasagnes... Alors si tu veux passer... »
Elle se triturait les mains comme jamais, et détestait ça : Elle se donnait l'air d'une gamine de cinq ans, alors qu'elle n'avait peur de rien lorsqu'elle était en face de plusieurs centaines de personnes, habillée juste assez pour ne pas être politiquement incorrecte. C'est avec soulagement qu'elle le vit hocher la tête, considérant la proposition.
« D'accord. À neuf heures ?
-Parfait ! Bonne nuit !
-Bonne nuit, Gloria, répéta-t-il, et son nom n'avait jamais sonné aussi bien.
-Bonne nuit... »
Il avait disparu. Elle était tellement sous le choc qu'elle n'arrivait pas à bouger les pieds; Pendant plusieurs minutes, elle resta plantée comme un piquet, avant de mettre les verres dans le lave-vaisselle et de s'asseoir dans son fauteuil.
Soudain face au silence, elle se mit à rire, d'un rire d'idiot du village, complètement déjanté.
Elle ne savait pas faire de lasagnes.
« Regarde comme il sourit, je te dis qu'il y a un truc avec cette fille !
-George, tu devrais le laisser tranquille ! Franchement, moi, elle me plaît ! »
Fred ouvrit un œil, lentement, puis un autre en reconnaissant la voix de son jumeau et de sa petite sœur. Leurs visages étaient droit au dessus du sien, souriant largement. Cela l'inquiéta, et il se redressa d'un coup, se donnant le vertige tout seul.
« Qu'est ce que vous avez, à me regarder comme ça ? Bailla-t-il, frottant machinalement son œil gauche.
-Rien, on se disait juste que tu parlais dans ton sommeil. C'est assez marrant ! »
Fred sourcilla au ton plus que douteux de son frère, et aperçut des magazines au pied de son lit. L'un d'eux était exactement le même que celui qu'il avait tenu dans ses mains la veille. Il ouvrit des yeux ébahis et attrapa la pile de magazines divers, tous contenant un article sur la fameuse Gloria. Il eut un air horrifié et souffla :
« J'ai parlé d'elle dans mon sommeil, c'est ça ?
-Eh bien, si Ginny n'était pas là, je préciserai, mais oui, tu as parlé ! Sourit bêtement George, remuant entre ses mains un câble semblable à ceux dont les moldus se servaient.
-Et vous faites quoi, avec ça ?
-On essaye de rebrancher la vieille machine de papa, tu sais, le...l'ardi...L'orgue..., essaya Ginny.
-L'ordinateur ?
-Fred, serais-tu devenu un expert en moldus ? » S'exclama son frère de manière assez théâtrale.
Derrière lui se trouvait, effectivement, la machine que son père avait trouvé et ramené au Terrier. Après plusieurs tentatives malheureuses, et quelques coups de baguette pour arranger les choses, ils parvinrent à tomber sur un moteur de recherche. George ne voulait donner le clavier à personne, bien trop amusé par ce qu'il faisait. Il tenait la pièce juste sur son torse, d'une main, et d'un doigt hésitant, tapa les mots qui l'intéressaient. Il ne se servait pas de la souris, incapable de dire à quoi elle servait.
« Si je tape « Gloria », nous avons... Hah ! Eh ben, on a bien galéré pour en arriver là ! »
Fred ne sut pas trop comment, mais il se retrouva nez à nez avec sa damoiselle en détresse, habillée d'une combinaison brillante, chantant une chanson sur la scène d'une salle immense.
« Alors c'est ça une vidéo ? ...Hé, ça veut dire quoi, « DVD » ? »
Ils se jetèrent des regards coupables, convaincus que le professeur d'étude des moldus leur en voudrait à mort.
Après une bonne demi-heure à éplucher la moindre de ses performances, George se tourna vers son frère, l'air complètement retourné.
« Fred...Demande-la en mariage !
-Quoi ? Sérieusement, George ? grommela son frère, exaspéré.
-Mais elle est... C'est... Wouah ! Fut tout ce qu'il put dire pour se justifier.
-Il faut avouer qu'elle chante super bien, admit Ginny tout en mâchouillant une baguette réglisse.
-Hm... »
Fred sourcilla soudain, et se rendit compte que depuis une heure, tous trois s'informaient sur une moldue qu'il n'avait vu que deux fois...Ou trois...Peut-être plus.
La vérité était que, depuis qu'il avait quitté son appartement en lui laissant toute sa mémoire, il avait mis un point d'honneur à veiller sur elle de loin. Cela aurait pu ressembler à du harcèlement, mais considérant la situation _ à savoir une attaque de Mangemort, un coup de poing très offensant et une moldue superstar ou presque _, il se devait de veiller sur d'éventuelles représailles. S'il avait réussi à suivre ses mouvements, Rockwood et son acolyte n'auraient aucun mal à la trouver.
« En tout cas, c'est pas comme si t'étais le seul sur la liste, Fred ! Marmonna sa petite sœur tout en feuilletant l'un des magazines.
-...Au fait, vous avez eu ces magazines comment, sans argent moldu ? Non, je le sais déjà. Explique ce que tu viens de dire ? S'intéressa soudain le jumeau, souriant coquinement.
-Sa vie sentimentale est...Palpitante ? Proposa Ginny, adressant un regard à George, qui considéra le mot comme valide.
-Des tas de petits copains...Et donc, des tas de déceptions ! » Expliqua-t-il avec un petit éclat vivace dans les yeux.
Ce détail, Fred aurait pu s'en douter tout seul. La plupart des chansons de la jeune fille prônait le pouvoir des femmes, comment elles pouvaient s'en sortir sans idiots entre les pattes, et à quel point les hommes lui faisaient du mal et la décevaient. Certes, elle avait une belle voix. Dieu savait aussi qu'il aimait sa façon de bouger. Mais il ne doutait pas que son excès de féminisme pouvait en effrayer plus d'un. C'était comme, supporter Hermione Granger, sans être ami avec elle. Un calvaire pour les nerfs.
Leur mère les appela soudain de la cuisine, et ils débranchèrent tous les fils de l'appareil sans vergogne, avant de descendre l'un derrière l'autre. Molly regarda ses enfants avec une moue suspicieuse, leur signalant qu'elle les avait déjà appelé plusieurs fois, sans réponse. Il fit comme si de rien n'était et s'assit tranquillement, plantant sa fourchette dans ses saucisses. Prenant son verre de jus d'orange, il le fixa un instant, et murmura quelque chose à propos de téquila, qui n'échappa pas à sa mère.
« Freddie, quelque chose ne va pas ?
-Il est sans doute encore dans ses rêves, avec Gloria..., se moqua son frère, accentuant la première syllabe de son nom.
-La ferme ! Pesta Fred entre ses dents, ce qui n'empêcha pas Molly de pousser une exclamation.
-Qui est Gloria ? Tu as une petite amie ? Demanda son père en bout de table, levant les yeux de son journal.
-Ce n'est pas ma petite amie ! » Contredit-il, fixant son assiette.
Impuissant, il assista au dialogue le plus honteux de sa vie : Ginny et George se firent une joie de tout raconter dans les moindres détails, en tout cas de ce qu'ils savaient. Heureusement pour lui, ils ne connaissaient pas ses escapades, encore moins sa visite de la veille. Et il n'irait certainement pas clamer haut et fort qu'il avait rendez-vous avec elle samedi.
Maintenant qu'il y pensait...Il avait rendez-vous avec elle. Pire, chez elle. Il était très heureux de pouvoir garder ses pensées pour lui, et surtout d'être le seul à connaître le contenu de ses rêves. Mais il devait faire quelque chose contre cette manie de parler dans son sommeil...
Bon, OK, c'est court ! Mais j'imagine que Gloria et Fred ne passent pas leur vie ensemble en ce moment, donc bon, ils ne se voient que rarement et il n'y a donc que peu de scènes ! Mais ça ira mieux plus tard ! ;)
Merci à Roselia001, je suis heureuse d'avoir une fidèle !
Et merci à ceux et celles qui lisent cette fiction et la suivent, cela me touche !
