Note : Merci à tous ceux qui ont aimés le premier chapitre, et ajouté en fav/follow. Un merci tout particulier aux reviewers !
Je vais essayer de tenir un rythme de publication d'un chapitre toutes les deux semaines mais entre le boulot, la coupe du monde, les potes et le shopping c'est pas forcément évident ! Bref, j'espère que ce second chapitre vous plaira !
Chapitre 2 : Derniers préparatifs et un départ presque raté
Veille du départ
« Aaah, j'ai tellement hâte ! s'exclama Pansy en jetant une pile de strings dans sa valise. J'ai déjà envie d'être là-bas !
Allongé sur le canapé, Blaise se contenta d'un hochement de tête distrait. Il n'écoutait plus vraiment son amie depuis au moins un quart d'heure. Pansy était un vrai moulin à parole quand elle s'y mettait. Lui aussi avait hâte de partir, mais il ne voyait pas l'intérêt d'en parler pendant des heures.
Pour passer l'ennui, il décida de checker ses réseaux sociaux. C'était une collègue né-moldue qui lui avait fait découvrir, et il était tout de suite devenu complètement accro. Grâce à ces derniers, faire baver les autres et surveiller sur son entourage était devenu encore plus facile qu'avant. Il suffisait d'allumer son portable.
Sur Facebook, Adrian et Daphné annonçaient leur mariage. Blaise zappa rapidement. Il n'aimait pas voir à quel point les autres étaient heureux, surtout en ce moment.
Il passa sur Instagram, avec l'espoir d'y voir un peu moins de bonheur. Il remarqua immédiatement que son ex avait posté une nouvelle photo avec une de ses amies. En dessous, la légende indiquait "On part en voyage !". C'est ça, amusez-vous, bande d'abrutis ! ragea intérieurement le jeune homme. Dire que tu ne voulais jamais partir en vacances avec moi…
- Blaise ? Tu m'écoutes ? s'exclama Pansy en agitant sa main devant son visage.
Elle venait seulement de se rendre compte que Blaise ne l'écoutait plus depuis quelques minutes. Surpris, il cligna des yeux et éteignit son portable avant que Pansy ne voit la photo. Elle risquait encore de partir dans un long discours sur l'importance d'arrêter de stalker son ex.
- Hein ? Non, désolé. Qu'est-ce qu'il y a ? demanda t-il, feignant l'innocence.
Pansy fronça les sourcils et mit ses mains sur ses hanches, comme si elle avait immédiatement compris ce qu'il se passait dans la tête de Blaise.
- Ne me dis pas que tu ne pensais pas encore à… Tu-sais-qui ? fit-elle sur un ton plein de reproches.
- Dis comme ça, on dirait que tu parles du regretté Voldy, ironisa Blaise.
Cela lui valut un regard exaspéré de la part de son amie.
- Tu sais très bien de qui je parle, rétorqua t-elle tout en faisant léviter un tube de crème solaire jusque dans son sac. Tu ferais mieux de l'oublier.
- Mais je l'ai oublié ! se défendit Blaise. Je suis passé à autre chose !
- En te tapant un nouvel inconnu chaque soir ? Accio shampoing ! C'est ça que tu appelles être passé à autre chose ? Blaise, s'il-te-plaît…
Blaise soupira. Il était fatigué d'entendre Pansy répéter toujours la même rengaine. Il lui avait pourtant déjà dit que tout allait mieux, mais visiblement elle n'en croyait pas un mot. Bon, c'est vrai qu'à chaque fois qu'il couchait avec un inconnu, il pensait à son ex… Mais ça ne prouvait rien. Après être restés trois ans ensemble, c'était naturel qu'il ait encore du mal à se faire à l'idée qu'il était au lit avec quelqu'un d'autre.
- J'ai juste envie de m'amuser un peu… expliqua t-il finalement. Je n'avais eu que lui avant ! J'ai le droit de vivre ma vie, profiter de ma jeunesse, non ? Et puis, pourquoi tu viens me faire des leçons de morale ? Tu n'es pas franchement un modèle de vertu que je sache !
Pansy leva les yeux au ciel, se demandant visiblement ce qu'elle avait fait pour mériter un ami aussi stupide.
- Je ne te fais pas une leçon de morale. Tu fais ce que tu veux de ton cul. Mais je trouve dommage que tu le fasses uniquement pour oublier ton ex…
Une moue contrariée sur le visage, elle dirigea sa baguette vers sa valise pour la refermer. Visiblement, la longue séance d'essayage était terminée. Elle avait enfin réussi à déterminer quels maillots de bain emmener pour faire baver les mecs et les filles sur la plage.
- Pansy, arrête de te mêler de ça… Je gère, d'accord ? fit Blaise, avec calme, mais de manière à clore définitivement la conversation.
Il était un grand garçon. Il n'avait besoin de personne pour se remettre de sa rupture. Et de toute façon, il partait en vacances à l'autre bout du monde, loin de son ex… Le parfait moyen pour l'oublier définitivement.
Ron fusilla pour la cinquantième fois sa valise du regard. Pointant à nouveau sa baguette sur l'objet infernal, il demanda, sur un ton impérieux :
« Pourquoi tu ne veux pas t'agrandir, hein ? Quand c'est Hermione qui demande, pas de soucis mais quand c'est moi… Alors là, c'est une autre histoire.
- Ron, qu'est-ce qu'il se passe ? intervint la voix de sa petite amie depuis le couloir. Un problème ?
- Non, rien ! s'écria Ron.
Il referma la porte de la chambre avec précipitation avant qu'Hermione ne puisse passer sa tête par l'entrebâillement.
Il détestait quand elle devait l'aider, en particulier quand il s'agissait de magie. Il avait l'impression de passer pour un imbécile fini. Et bien qu'Hermione lui répétait sans cesse qu'elle le trouvait intelligent, Ron était persuadé qu'elle avait tout de même un peu pitié de lui. Autant ne pas baisser encore plus dans son estime...
Et puis, il était un auror, par Merlin ! Jeter un sortilège d'extension ne devrait pas être si compliqué !
- Ron ? insista cependant sa compagne, qui avait une sorte de sixième sens pour deviner lorsqu'il était en galère. Tu as bientôt fini de boucler la valise ? J'aimerais bien que ce soit terminé avant qu'on aille dîner avec Neville et Luna.
- Presque. Je ne sais juste pas quels t-shirts emmener, mentit Ron.
Dès que la phrase eu franchit la barrière de ses lèvres, il se maudit intérieurement pour ne pas avoir trouvé une excuse plus crédible. De l'autre côté de la porte, il entendit Hermione pouffer.
- Eh bien, je ne te savais pas aussi soucieux de tes tenues, se moqua t-elle, pas dupe pour un sou.
- Dis que je m'habille comme un épouvantail tant qu'on y est… râla Ron. J'ai décidé de faire un effort pour les vacances, voilà tout !
- Hum… Quelqu'un à séduire ? demanda Hermione sur un ton qui s'était fait plus sulfureux.
Ron esquissa un sourire. Il ne pouvait pas résister à sa copine quand elle lui parlait de cette façon.
- Peut-être bien… répondit-il, entrant dans le jeu.
- Je vois. Intéressant… souffla Hermione de l'autre côté de la cloison. Mais tu sais, pas besoin d'attendre d'être là-bas pour commencer.
Mon Dieu, cette fille serait sa ruine, songea Ron avant d'ouvrir la porte pour se jeter sur sa petite amie.
Sa dernière pensée cohérente fut que ces vacances s'annonçaient définitivement très agréables !
Pansy : Ta valise est prête ?
Drago jeta un oeil à son portable sans pour autant prendre la peine de le déverrouiller pour répondre. De toute façon, la réponse n'aurait pas plu à Pansy. Il n'avait toujours pas commencé son sac. Il avait bien le temps de s'en occuper… plus tard. Pour l'instant il était occupé à profiter de son vendredi soir en ne faisant rien. Après l'affaire qui l'avait occupé ces trois dernières semaines, il méritait bien une petite pause. Courir à travers la ville pour rassembler des preuves l'avait épuisé. Le fait que son associée soit malade n'avait pas aidé non plus. Heureusement, Astoria était maintenant rétablie et il pouvait partir en vacances en toute sérénité… Enfin, si on pouvait qualifier des vacances avec Pansy de sereines.
Pansy : Je te rappelle que le portoloin est à 8h demain matin !
Ce qui me laisse encore… huit heures, calcula Drago. Tout à fait faisable. No stress.
Il opta donc pour une réponse succincte.
Drago : Ok.
Il était satisfait. Non seulement il économisait de l'énergie mais en plus, aucun doute que cela agacerait Pansy. C'était sa manière à lui de se venger d'elle pour l'avoir inscrit à ces vacances sans son accord.
Puis, éteignant son portable, il s'installa confortablement dans son canapé pour reprendre sa séance de flemmardise. Au bout d'une dizaine de minutes, il se rendit compte que ses paupières se fermaient toutes seules. Bon, juste quelques minutes, soupira t-il intérieurement, cédant à la fatigue. Après j'irais faire ma valise.
Drago se réveilla en sursaut quelques minutes plus tard. L'esprit encore embué par le sommeil, il mit quelques secondes à réaliser que le son qui l'avait réveillé n'était autre que la sonnerie de son portable.
« Drago Malefoy, marmonna t-il en décrochant, la bouche encore pâteuse.
- Drago ? Drago ? Tu es où ? On va partir là ! Le portoloin est prêt ! lui parvint la voix anxieuse de Pansy. Et pourquoi est-ce que ton portable était éteint ? On a dû utiliser un sort pour le rallumer à distance !
- Hein ? Quoi ? Mais… Qu'est-ce que tu racontes Pansy ? Ce n'est pas l'heure de partir…
Il ne s'était assoupi que quelques minutes après tout... Il devait être autour de minuit vingt. Drago jeta néanmoins un coup à l'horloge murale pour s'en assurer. Et étouffa un cri de surprise lorsqu'il réalisa qu'elle marquait sept heures cinquante sept.
Il lâcha un juron fleuri et se leva d'un bon.
- Drago ? fit la voix de Pansy à l'autre bout du fil.
- Je… J'arrive ! Deux minutes ! Attendez-moi ! s'écria le jeune homme avant de se ruer dans sa chambre pour préparer un sac en quatrième vitesse.
Les vacances commençaient bien…
Le jour J, 7h32
« Apparemment, c'est une boîte de conserve, expliqua Tracey en désignant le tas d'ordures qui leur faisait face. Il faudrait qu'on fouille un peu pour la trouver. Dessus il y a marqué...
- Il n'y a que ça, des boîtes de conserves… la coupa Théodore. Il vaut mieux qu'on attende qu'elle commence à briller.
Sans surprise, ils étaient les premiers au point de rendez-vous pour prendre le Portoloin. Tracey était tellement stressée de louper le départ qu'elle avait insisté pour qu'ils y soient dès 7h15.
Théodore soupira. Il aurait bien aimé rester au lit une demi-heure de plus. Sa semaine n'avait pas été de tout repos, et il était complètement claqué. Vivement qu'ils arrivent à l'hôtel pour qu'il puisse piquer un somme, songea t-il.
- Qu'est-ce que tu veux faire en arrivant ? demanda Tracey, complètement surexcitée par le départ si proche. Je pensais faire un tour de l'hôtel et des alentours avant d'aller piquer une petite tête dans la piscine… Ensuite, on pourrait aller à la zone d'activités pour se renseigner sur ce qu'ils proposent. Et, bien entendu, il faudrait qu'on participe au match de water-quidditch cette après-midi !
Théodore était fatigué rien qu'en écoutant ce programme.
- Hum… Je comptais me reposer un peu, d'abord… osa t-il.
Il se recolta un regard agacé de son amie. Il aurait dû s'y attendre. Tracey était le genre de personne qui ne supportait pas de rester en place cinq minutes. Il fallait toujours qu'elle soit en train de s'activer.
- J'espère que tu ne comptes pas lézarder toutes les vacances ! râla t-elle.
Ben, c'est un peu le principe des vacances, non ? pensa t-il mais il se retient de l'exprimer pour ne pas envenimer la situation.
- Non, non, soupira t-il. Juste aujourd'hui… J'ai eu une semaine compliqué.
Tracey s'apprêtait à répliquer quand soudain ils entendirent des voix qui s'approchaient jusqu'à ce qu'un groupe de personne tourne au coin de la rue. Tracey plissa les yeux, tentant de les reconnaître.
- Ce n'est pas Harry Potter, ça ? s'écria t-elle en lui attrapant le bras.
- Crie plus fort, il ne t'a pas entendu, ironisa Théodore.
Cependant, son amie avait raison. Une fois le groupe un peu plus proche, il reconnut Harry Potter et ses deux acolytes de toujours, Hermione Granger et Ron Weasley.
- Il n'est plus avec l'autre, là ? demanda Théodore. La soeur de Weasley ?
Tracey leva les yeux au ciel, comme profondément agacée par la stupidité du jeune homme.
- Ils ont cassés il y a au moins cinq mois ! Théodore, voyons ! C'était dans tous les journaux !
- C'était dans Sorcière Hebdo, tu veux dire…
- Et dans la rubrique People de la Gazette du Sorcier !
- Excuse-moi d'avoir mieux à faire que de lire les rubriques People…
Tracey plissa les yeux mais ne répondit pas car Potter, Weasley et Granger étaient désormais à leur hauteur. Ils saluèrent les nouveaux venus.
- Vous partez aussi dans le Pacifique ? demanda Tracey, plus pour être polie qu'autre chose.
Théodore leva les yeux au ciel. Il détestait ce genre de conventions sociales qui vous obligeait à faire la conversation à des inconnus sous prétexte qu'ils étaient d'anciens camarades de promotion. Certes, ils avaient été en classe ensemble pendant sept ans, mais ils n'avaient jamais eu ne serait-ce qu'une discussion au cours de leur scolarité.
- Oui, c'est ça, répondit Granger qui n'avait pas l'air plus à l'aise en leur présence, mais paraissait déterminée à se montrer courtoise. Nous avons vraiment craqué pour la destination.
La discussion se poursuivit ainsi entre les deux femmes, jusqu'à ce qu'elles finissent par se détendre un peu, se trouvant même une passion commune pour les balades au bord de la plage. Comme s'il n'y avait que vous… ironisa Théodore intérieurement. Il remarqua du coin de l'oeil que Potter et Weasley avaient l'air au moins aussi blasés que lui.
- Et donc pour récurer les chaudrons j'utilise du jus de mandragore, ça marche très bien, expliqua Tracey. Parce que les sorts de nettoyage ça finit toujours par endommager le fond du chaudron.
- Je suis bien d'accord, répondit Granger, visiblement très intéressée. J'ai toujours ce problème. Merci pour le tuyau.
Alors que Théodore allait pousser un énième soupir, il remarqua du coin de l'oeil que deux autres voyageurs arrivaient au loin. Il distinguait encore mal les formes, mais il semblait y avoir une femme et…
Son sang se glaça dans ses veines.
Cette haute silhouette, ces épaules carrées, cette démarche féline et souple, ce port droit et fier… L'homme se rapprocha encore et bientôt Théodore pu aussi reconnaître ce sourire arrogant et sûr de lui, ces délicieuses fossettes, ces yeux noirs d'encre et cette peau… Oh cette peau. Sans aucune imperfection, juste parfaite, couleur ébène. Il avait trop de fois passé sa main sur cette peau brune pour ne pas la reconnaître.
Il n'y avait aucun doute à avoir sur l'identité de l'homme qui s'avançait vers eux.
Blaise Zabini. Son ex.
