Salut !

Je ne résiste pas à l'envie de vous poster le 2° chapitre...

ATTENTION LA TEMPERATURE MONTE D'UN CRAN ! LEMON EN APPROCHE !

ENJOY !


Les cours avaient débuté le plus tranquillement du monde, si l'on exceptait la tonne de devoirs que les élèves récoltaient chaque jour, en particulier ceux de cinquième et de septième année en vue de leurs BUSE et de leurs ASPIC.

Les semaines s'écoulaient paisiblement pour tous nos amis : Ginny et Harry vivaient le parfait amour, de même que Ron et Luna, les deux couples se battant presque pour occuper la Salle-Sur-Demande à tour de rôle. Drago et Théo ramenaient dans leurs lits une fille différente chaque soir et semblaient ne jamais s'en lasser.

Blaise et Hermione, outre le calme plat de leurs vies sentimentales, avaient instauré une petite vie calme et routinière, dans laquelle ils se complaisaient… du moins, en apparence…

En effet, leurs semaines se suivaient et se ressemblaient, inlassablement : le matin, ils se levaient, lui à 6h30 et elle à 7h00, pour profiter chacun de sa demi-heure à la salle de bain. Après s'être habillés et avoir faits leurs lits, ils vérifiaient leurs affaires de cours, puis descendaient ensemble à la Grande Salle pour prendre leur petit déjeuner. Ils allaient aux cours de la matinée, se retrouvant tous ensemble parfois lors de la récréation du matin, ou, pour certains, pendant les cours communs de Potions, de DCFM, de Divination et de Soins aux Créatures Magique. Puis, une fois leurs repas du midi avalé, ils partaient pour leurs cours de l'après-midi.

Le soir venu, ils remontaient dans leur appartement pour faire leurs devoirs ensemble à la table du salon, avec parfois une halte à la bibliothèque. Vers 20h00, ils descendaient tous les deux rejoindre les autres pour le dîner, puis remontaient finir leurs devoirs, discuter un peu, se doucher et enfin, se coucher.

Voilà la journée typique et hautement transcendante de nos deux Préfets-en-Chef. Les seuls changements étaient dus aux rondes qu'ils faisaient ensemble dans le château les lundis, mercredis et vendredis soirs, de même que quelques réunions avec les autres Préfets ou avec les Professeurs. Autant dire que la routine s'était on ne peut plus installée.

Le samedi soir, en revanche, encore une habitude, mais celle-ci était plus que bienvenue. Ils invitaient leurs amis pour une soirée mémorable où ils mangeaient tous autour de la grande table, puis, une fois le repas fini, s'installaient sur les fauteuils ou sur le tapis, devant la cheminée et entamaient de longues discussions ou s'adonnaient à divers jeux de société, Sorciers ou Moldus. Il arrivait parfois, également, que Drago et Théo emmènent une de leurs conquêtes pour la soirée.

Ce samedi soir de début de novembre, pendant les vacances de la Toussaint, était justement un de ceux-là. Drago avait emmené à son bras Lavande Brown et Théo, son amie Parvati Patil. Ces deux filles étaient connues pour être les plus délurées de la septième année des Gryffondor, et semblaient en être relativement fières.

Ils avaient fini leur repas que Dobby leur avait si gentiment apporté, puis étaient passés au « salon », prenant place tranquillement devant le feu. Après deux parties de Monopoly Sorcier plus ou moins arrosées (Lavande n'était pas venue les mains vides) et les esprits quelque peu embrumés par une Bière-au-Beurre savamment trafiquée et nouvellement en vente chez les Jumeaux Weasley (« Uniquement pour Sorciers avertis ! Peut provoquer une légère tendance à la débauche ! »), les deux nouvelles venues proposèrent un nouveau jeu, qui incluait une bouteille vide, des joueurs assis en rond autour de ladite bouteille et des questions plus ou moins personnelles et intimes. La variante consistait à donner un gage à celui ou celle qui mentait pour répondre.

Nos amis étaient donc assis en tailleur autour de la bouteille couchée au milieu et Parvati lança les hostilités :

– Je commence ! s'écria-t-elle en faisant tourner la bouteille qui s'arrêta en pointant l'unique Serdaigle de l'assemblée. Luna ! Dis-nous quand était la dernière fois que tu as fait l'amour !

La blonde regarda sa montre, réfléchit un instant et lança, pas le moins gênée du monde :

– Il y a quatre heures et… vingt-cinq minutes. Ron pouffa en rougissant quelque peu. Parvati acquiesça et lui fit signe de faire tourner la bouteille. Celle-ci s'arrêta en face de Drago.

– Dray ? demanda Luna. Avec qui, ici, as-tu déjà couché ? Drago pinça les lèvres, puis, baissant la tête, répondit :

– Voyons… avec Ginny, trois mois avant qu'elle se mette avec Harry (ce dernier grinça des dents), avec Lavande et Parvati, ensemble (ce qui fit pouffer les deux demoiselles incriminées), et… toi (Ron grogna).

Faisant tourner la bouteille à son tour, il interrogea Harry :

– Harry ! Mon ami… Son sourire goguenard fit froid dans le dos dudit ami qui attendait la sentence avec appréhension. Est-ce qu'il t'arrive de te tripoter en pensant à Ginny ?

– Non, voyons ! lança le Gryffondor, outré. Mais un Halo rouge l'entoura tout à coup, montrant aux autres qu'il mentait. Sous les éclats de rire de ses amis, il dut répondre la vérité.

– Bien ! enchaîna Drago, visiblement fier de lui… puisque tu as osé nous mener en bateau, tu dois te soumettre à un gage, vieux ! Harry grimaça. Alors… réfléchit le Serpentard, faisant durer le suspense. Tu vas te lever, te tourner vers ta jolie rousse et lui faire un Strip-tease d'anthologie ! Tu as le droit de t'arrêter au calbut ! Mais… sois convainquant… murmura Drago, un sourire vainqueur aux lèvres.

Le Gryffondor leva les yeux au ciel d'exaspération, puis, soufflant un bon coup, se leva et agita sa baguette vers la radio en bois qui se trouvait à côté d'eux. Une chanson Moldue et langoureuse s'éleva dans les airs et Harry commença son numéro, se prenant vite au jeu et s'imaginant être seul avec Ginny.

Balançant ses hanches sensuellement, il s'effeuillait lentement, envoyant valser ses vêtements un peu partout dans la pièce et prenant grand soin de jeter ses chaussettes sur Drago, sous les regards médusés de ses amis. Arrivé à la fin de la chanson, il ne lui restait plus que son boxer, révélant une bosse assez proéminente, montrant qu'il avait été quelque peu émoustillé par sa propre prestation.

Il salua la foule qui applaudit en sifflant, puis, tendant la main à Ginny qui adressa un clin d'œil à leurs amis, il se rhabilla d'un coup de baguette et ils quittèrent précipitamment la pièce dans le but manifeste de calmer leurs envies.

Le jeu reprit, au rythme des bouteilles vides et des questions de plus en plus intimes et embarrassantes, ou tout un chacun s'efforçait de répondre sans trop rougir.

– Blaise ! s'écria Théo, de plus en plus éméché. As-tu couché avec une fille depuis Daphné ?

– Et non, mon Pote ! Je n'ai plus couché avec personne depuis le moins de juillet !

Drago et Ron lui tapotèrent affectueusement l'épaule en signe de compassion. Le jeu reprit et Blaise fit tourner la bouteille qui s'arrêta sur Ron.

– Ronny ! Quelle est la position préférée de Luna ?

– La levrette répondit sans hésiter le roux qui adressa un clin d'œil à sa blondinette. D'ailleurs, chers amis, vous nous excuserez, mais il est tard… fit-il en haussant les sourcils de manière suggestive. Luna rigola, mais se leva tout de même, et, d'un signe de la main aux autres, ils quittèrent les lieux sans plus de cérémonie.

Les six restants continuèrent le jeu encore une petite heure, alternant questions et Bière-au-beurre. Puis, Théo et Drago décidèrent qu'il était temps de trouver un endroit tranquille pour assouvir quelques envies avec leurs jolies compagnes. Ils saluèrent et partirent ensemble.

– Ouf ! souffla Hermione en s'affalant à côté de Blaise sur le canapé, alors qu'ils venaient de tout ranger à grands coups de baguette. Je crois que j'ai trop bu !

– Et moi donc ! renchérit le Serpentard. Les jumeaux Weasley m'étonneront toujours ! Ils inventent vraiment des trucs géniaux !

– Ouais… La Gryffondor cala sa tête contre le dossier et ferma les yeux. Elle poussa tout à coup un soupir à fendre l'âme, qui n'échappa pas à son homologue qui se tourna vers elle.

– Qu'est-ce qui t'arrive Mya ? Tu sais ce qu'on dit d'un cœur qui soupire…

– Il n'a pas ce qu'il désire, ouais… je sais…

– Wow ! Je t'ai jamais vue aussi mélancolique !

– T'en as pas assez, des fois, Blaise ? s'enquit-elle en se tournant vers lui.

– De quoi ? demanda-t-il perplexe.

– De ça… répondit-elle, sa main balayant devant elle d'un geste évasif… de tout ce qui nous entoure… de la même petite vie rangée et monotone que nous vivons ! Nous n'avons rien dans nos vies, Blaise ! Ni personne !

– Ben… réfléchit le noir, oui, c'est vrai… mais… que voudrais-tu avoir de plus ?

– Je sais pas… j'ai l'impression de m'ennuyer ! Qu'est-ce que je donnerai pour un peu d'action !

– Un peu d'action ? répéta-t-il incrédule.

– Oui ! De l'action ! N'importe quoi pour sortir de cette monotonie ! Regarde-moi ! Je viens d'avoir dix-huit ans et, à part être la meilleure élève de l'école depuis que je suis arrivée ici, je n'ai rien !

– Sympa pour nous ! ironisa le Serpentard.

– Ce n'ai pas ce que je veux dire, Blaise ! Vous comptez tous énormément pour moi… mais parfois, j'ai envie de tout envoyer valser ! De ne plus me soucier de rien… J'ai envie de m'occuper de moi… D'envoyer balader les bonne mœurs et de faire ce que je veux, et quand je veux !

– Mais de quoi tu parles exactement ? demanda-t-il avec une franche curiosité.

– De sexe, Blaise ! Le jeune homme haussa un sourcil. J'ai bien observé tout le monde, ce soir : Ron et Luna se sautent dessus à la moindre occasion… idem pour Harry et Ginny ! Dray et Théo, eux, changent de nanas comme de chaussettes, et ils ont tous l'air épanouis !

– Ne me dis pas que tu veux faire comme ces deux là et t'envoyer en l'air avec n'importe quel mec ! s'offusqua Blaise, choqué par son amie.

– Non ! bien sûr que non !

– Et alors, quoi ? Je peux pas te donner de conseil sur comment trouver l'amour… je suis mal placé pour ça ! Je pensais l'avoir trouvé… mais tu connais le résultat !

– Non… je ne veux pas trouver l'amour ! Je suis trop jeune pour ça ! Ce que je veux, c'est profiter de la vie !

– Tu veux parler de sexe sans amour ?

– Oui… exactement ! Du sexe, pour le sexe ! Je voudrais trouver quelqu'un qui serait là juste quand j'en aurais envie… évidemment, je lui rendrais la pareille ! Pas de sentiments, donc, pas de disputes, ni de prise de tête… Juste. Du. Sexe !

– Juste du sexe ? demanda Blaise en plissant les yeux, dubitatif.

– Oui ! Est-ce que ce serait trop demander ? Mais évidemment, c'est impossible ! Les bonnes mœurs le refusent ! Un mec peut s'envoyer en l'air quand ça lui chante, sans que ça choque personne ! Par contre, dès qu'une fille veut le faire, elle passe tout de suite pour la dernière des salopes ! Je voudrais pouvoir faire ça sans être jugée, ni par mon entourage, ni par le mec avec qui je couche ! Je veux qu'il ait du respect pour moi et pour mon corps…

Elle se tût, dépitée et un tantinet désespérée. Blaise, lui, était en pleine réflexion… Elle avait tout à fait raison…

– Bon, je suis fatiguée et maintenant que les effets de l'alcool se sont dissipés, je vais aller me coucher… Bonne nuit Blaise. Elle lui colla un baiser sonore sur la joue, puis se leva et se dirigea vers sa chambre.

Blaise se secoua tout à coup :

– Mya, attend ! T'étais sérieuse, là ? Je veux dire quand tu parlais d'un mec juste pour t'envoyer en l'air.

– Euh… oui ? dit-elle en stoppant.

– Et… tu verrais un mec en particulier ?

– Non… pas vraiment… je n'y ai pas réfléchi… répondit-elle en fronçant les sourcils. Du moment qu'il me respecte et qu'il a quand-même un peu d'expérience… Pourquoi ? Tu penses à quelqu'un en particulier ?

– Et bien… oui… à moi ? dit-il d'une petite voix, la regardant à travers ses longs cils noirs.

Hermione resta sans voix un petit moment, puis sourit :

– Tu as bu encore plus que moi, Blaise !

– Non, attends ! Je suis sérieux… Il se leva, la rejoignit et, lui prenant doucement la main, la fit se rasseoir sur le canapé. Écoute : je suis le mec idéal pour se rôle. Hermione haussa un sourcil dubitatif, l'invitant à continuer. Regarde les faits : déjà, on est amis depuis la première année, donc, aucun risque de tomber amoureux l'un de l'autre. Ensuite, et bien… on vit ensemble… alors, même si on n'est pas dans la même classe, c'est quand-même plus pratique pour se voir !

– Mais Blaise…

– Non, laisse-moi finir, Hermy, s'il-te-plaît… Tu parlais de quelqu'un qui te respecterait : tu sais très bien que je ne te ferai jamais de mal ni ne te jugerai sur quoi que ce soit, vu que tu es une de mes meilleures amies. Quand à mon expérience, et bien… sans vouloir me vanter… j'ai quelques années de pratique ! lança-t-il en souriant et en haussant les sourcils de manière suggestive. Il se tut, lui laissant le temps d'assimiler son argumentaire.

Hermione était en pleine réflexion, ses yeux noisette perdus dans les flammes. Elle ne savait pas trop quoi en penser…

– Alors ? Qu'en dis-tu ?

– Euh… j'avoue que je ne sais pas trop… je ne t'ai jamais vraiment envisagé sous cet angle-là ! Mais… tu ne trouves pas que ça pourrait sembler étrange ? Tu l'as dit toi-même, nous sommes amis depuis plus de six ans… ça pourrait tout gâcher ! Et si on se fâchait, pour je ne sais quelle raison ? Je n'ai pas envie de tout foutre en l'air pour une simple histoire de sexe !

– Dis-toi que c'est un service qu'on pourrait se rendre mutuellement : je serai là quand tu en aurais envie, et toi, pareil… On serait seulement deux amis qui couchent ensemble, histoire de relâcher les tensions ! Il leva les mains en l'air pour illustrer l'évidence de ses propos. Mya… on se connait par cœur, toi et moi, depuis tout ce temps… Et puis… on peut dire que c'est juste pour un temps… juste en attendant que toi et moi, on se remette en selle ! On arrête dès que l'un de nous tombe amoureux de quelqu'un… C'est aussi simple que ça !

Hermione ferma les yeux et s'adossa sur le canapé, le cerveau en ébullition… Après tout, pourquoi pas… c'était ce qu'elle voulait, non ? Et Blaise avait raison : qui d'autre pourrait tenir ce rôle mieux que lui ? Tout de même, ce n'était pas vraiment raisonnable… Mais avait-elle envie d'être raisonnable ? Non ! Ne venait-elle pas de dire que, justement, elle voulait envoyer balader les bonnes mœurs ? Ce qu'elle voulait, précisément, c'était casser cette image d'élève modèle et de petite fille sage que tout le monde connaissait ! Blaise se proposait de lui en donner l'occasion… Et elle allait saisir sa chance ! Et puis, si ça ne marchait pas, ils seraient toujours à temps, d'arrêter, non ?

Elle ouvrit les yeux, souffla un bon coup, puis se tourna vers son ami, le regard déterminé.

– D'accord, Blaise ! Je veux bien essayer. J'accepte ta proposition, mais à trois conditions.

– Les quelles ?

– La première : pas de sentiments, pas de prise de tête.

– Ça me va… la deuxième ?

– Dès que l'un de nous veux arrêter, il le dit, et c'est sans aucune conséquence.

– Absolument d'accord. La dernière ?

– La dernière, et bien… quoi qu'il se passe entre nous, nous serons toujours amis… D'accord ?

– Aucun problème… J'ai juste une question, cela dit : est-ce qu'on garde ça secret, ou bien on le dit aux autres ?

– Je ne sais pas… t'en penses quoi, toi ?

– Je pense que ça pourrait rester notre secret… et puis, ça rajouterai encore plus de piment… dit-il en souriant.

Hermione ressentit tout à coup comme des papillons dans son estomac.

– Ok, alors on garde ça secret !

– Cool ! Ça va être super, tu vas voir ! Puis, regardant sa montre, lui demanda le plus naturellement du monde : il est presque deux heures du matin : tu es fatiguée ou tu veux commencer tout de suite ?

– Non, merci, sourit-elle… Je vais aller prendre une douche et me coucher… Peut-être que demain matin tu auras changé d'avis !

– Comme tu veux… bonne nuit Mya ! lui dit-il en embrassant sa joue.

Hermione se leva et rejoignit sa chambre. Elle prit son pyjama sous son oreiller (un ensemble débardeur et shorty en satin rouge, brodé de dentelle noire que Ginny et Luna lui avaient offert pour son dernier anniversaire : « Ce n'est pas parce que tu n'as personne que tu ne dois pas être sexy pour dormir ! ») et se dirigea vers la salle de bain.

Pendant qu'elle se lavait, elle réfléchissait à l'étrangeté de la situation et à ce qu'elle s'apprêtait à faire. C'était vraiment dingue ! Trop dingue ! pensa-telle en finissant de se rincer… En fait, c'était du n'importe quoi ! se disait-elle pendant qu'elle s'habillait… Vraiment n'importe quoi ! conclut-elle alors qu'elle revenait dans sa chambre. Non ! C'est impossible ! Nous ne devons pas faire ça ! décida-t-elle tout à coup. Elle devait lui dire qu'elle avait changé d'avis avant qu'il ne se fasse trop d'idées…

Elle réfléchit encore une bonne demi-heure, pesant une dernière fois le pour et le contre, puis elle se secoua, prenant enfin sa décision, et ouvrit la porte à la volée… pour se retrouver nez à nez avec un Blaise plus séduisant que jamais ! Ou plus exactement nez à torse, puisque le Serpentard noir était torse nu, les cheveux un peu humides gouttant sur son torse musclé et son bas de pyjama de velours vert bouteille.

– Oups ! Excuse-moi, Mya, mais tu avais oublié ta baguette à la salle de bain… Je voulais te la rapporter avant que tu la cherches partout… Tu es sûre que ça va ? demanda-t-il perplexe, en regardant son amie.

Hermione avait du mal à ne pas dévier son regard vers ce torse si attirant… Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elle le voyait ainsi, mais ce soir, elle ignorait si c'était l'étrange conversation qu'ils avaient eut plus tôt dans la soirée, ou bien autre chose, mais elle avait le cœur qui battait à tout rompre, la respiration coupée et elle sentait ses joues s'empourprer au fur et à mesure qu'une douce chaleur envahit son corps.

Soudain, toutes ses précédentes résolutions volèrent en éclat.

Elle attrapa Blaise par la nuque, l'attira dans sa chambre et claqua la porte. Ne lui laissant pas le temps de dire quoi que ce soit, elle le poussa contre le mur et plaqua violemment ses lèvres contre les siennes !

Blaise, tout d'abord sous le choc, reprit très rapidement ses esprits et répondit à son baiser avec tout autant de fougue. De ses bras, il entoura la taille de son amie et, d'un habile mouvement de hanche, inversa leur position, la plaquant durement contre le mur.

Longtemps, on n'entendit dans la chambre d'Hermione que le son de soupirs et de grognements tandis que leurs baisers devenaient plus enflammés de minutes en minutes.

Les mains de Blaise montaient et descendaient le long du dos de la brunette, pendant que celle-ci le serraient d'avantage contre elle. Un gémissement s'échappa des lèvres de la Lionne quand les mains Serpentard passèrent sous ses fesses et la soulevèrent, la pressant encore plus entre lui et le mur. Elle entoura sa taille de ses jambes et il commença à bouger doucement son bassin, faisant frotter sa virilité durcie contre la féminité de la belle.

Leurs gémissements à tous les deux se firent plus audibles, et, commençant vraiment à manquer d'air, Blaise délaissa ses lèvres rougies pour descendre dans son cou, lui arrachant encore plus de soupirs.

Resserrant sa prise sous les fesses de la Gryffondor, le Serpentard se dirigea vers le lit où il la déposa délicatement et repartit à l'assaut de sa gorge, laissant de petites marques rougies tout autour de son cou, alors qu'il aspirait, léchait, suçotait sa peau douce et délicate.

Hermione laissait ses mains parcourir son torse lisse, se régalant de sentir les frissons qu'elle lui procurait.

Blaise passa sa main sous son débardeur et commença à caresser le ventre plat, remontant petit à petit vers ses seins, qu'il voyait pointer à travers le tissu. Lui demandant d'un regard l'autorisation, il fit passer le vêtement par-dessus sa tête et l'envoya de l'autre côté du lit.

Immédiatement, la pudeur d'Hermione lui fit ramener ses bras croisés sur sa poitrine, soustrayant au Serpentard affamé la vue des deux globes blancs désirés.

– Mya, sourit-il… pas de timidité entre nous…

Souriant à son tour, la jeune fille laissa donc l'accès à son amant.

– Tu es si belle… n'ait pas honte de ton corps… lui murmura-t-il en la caressant, faisant dresser les deux petites pointes rosées à l'aide de ses pouces.

La bouche du jeune homme prit bientôt la place d'une de ses mains, tandis que celle-ci descendait dangereusement vers le sud, jouant un moment avec l'élastique du shorty de satin.

Hermione était en train de perdre la tête. Elle fondait sous les baisers et les caresses de Blaise, et sentait tout le désir de son amant contre son intimité de plus en plus chaude et humide. Elle gémissait et soupirait de plus en plus, ses mains caressant tantôt le dos, tantôt les fesses musclées, et ne contrôlait plus son bassin qui venait se frotter outrageusement contre celui du jeune homme.

Tout d'un coup, la langue du Serpent se mit à dessiner des arabesques sur son ventre, ses côtes et autour de son nombril, la faisant se tortiller de plus en plus.

Lui lançant des regards coquins, il lui sourit en passant doucement ses doigts de chaque côté du shorty, le faisant lentement descendre le long de ses jambes.

Hermione ferma les yeux, se forçant à faire refluer la rougeur écrevisse de ses joues. Elle poussa un petit cri de surprise, vite remplacé par des gémissements de plaisir lorsqu'elle sentit les doigts de Blaise chatouiller sa féminité.

Il déposait des baisers brûlants à l'intérieur de ses cuisses et elle eut l'impression de se consumer.

Rapidement, la bouche du Préfet remplaça ses doigts sur son petit centre des plaisirs, tandis que son index se frayait un chemin dans ses profondeurs chaudes et humides.

Il amorça un doux va et vient qui la fit se cambrer et haleter. Un deuxième doigt lui arracha un gémissement lorsqu'il rejoignit le premier, et c'est dans un rapide mouvement que Blaise l'emmena au bord du précipice. Lorsqu'il la sentit prête à basculer, il se débarrassa prestement de son pantalon et de son boxer, puis remonta son visage au niveau de celui de son amie.

– Tu es toujours d'accord, Mya ? demanda-t-il d'une voix rendue rauque par le désir.

Sidérée qu'il lui laisse encore le choix de refuser malgré l'état dans lequel ils étaient tous les deux, elle accrocha son regard, puis passa sa main entre leurs deux corps nus pour se saisir de sa virilité tendue à l'extrême.

Il fut pris d'un violent frisson lorsqu'elle amorça un léger va-et-vient, puis le plaça elle-même devant son entrée. Il ne réfléchit pas plus et s'enfonça doucement en elle. Il serra les dents et se concentra de toutes ses forces pour ne pas venir tout de suite, tellement elle était serrée ! Il resta un moment sans bouger, appuyé sur les coudes pour ne pas l'écraser. Elle releva ses jambes pour entourer sa taille, puis, se regardant, ils se sourirent.

Blaise débuta alors de lents va-et-vient qu'Hermione accompagna de ses hanches. Voyant qu'elle se mordait les lèvres pour ne pas crier, il passa tendrement un pouce sur sa bouche et lui dit :

– Mya… laisse-toi aller… rappelle-toi : aucune gêne entre nous !

Là-dessus, il accéléra et approfondit ses coups de reins, lui arrachant enfin des gémissements de plus en plus sonores, qui se transformèrent vite en cris.

Sentant qu'ils étaient tous les deux proche du précipice, le Serpentard passa ses bras dans le dos de son amie et la redressa en même temps qu'il s'asseyait sur ses talons. Elle se retrouva assise à califourchon sur lui, son buste collé à son torse, les pointes dressées de ses seins frottant contre ses pectoraux.

Elle captura la bouche de Blaise pendant qu'il l'aidait à se mouvoir sur lui en empoignant ses hanches, leurs mouvements gagnants en vitesse et en profondeur. Tout à coup, Hermione décolla, plantant ses ongles dans le dos de son ami qui se cambra à son tour et se déversa en elle.

Essoufflés, épuisés, ils se laissèrent tomber mollement sur le lit, côte à côte, attendant que leurs palpitations se calment.

Au bout de plusieurs longues minutes, Blaise se retourna vers son amie, la tête en appui sur sa main :

– Alors ? J'avais raison, non ? C'était une super bonne idée !

– Oui… j'ai bien fait de t'écouter… c'était super ! répondit-elle en souriant.

– Pour moi aussi c'était super… on recommence quand tu veux… Enfin, pas maintenant… il est presque cinq heures du matin !

– Quoi ?! Déjà ? Heureusement qu'on est en vacances !

– Ouais ! On ferait mieux de dormir… Il lui colla un baiser sur la joue et quitta son lit en remontant la couette sur elle. Bonne nuit, Mya ! Et il partit en souriant.

Hermione se retourna, se pelotonnant dans sa couette, le sourire aux lèvres… C'était ça ! Exactement ce qu'elle voulait ! Pas de prise de tête, pas de gêne entre eux : ils faisaient l'amour, puis chacun dormait dans son propre lit. Ils s'embrassaient sur la bouche lorsqu'ils étaient « amants », puis sur la joue une fois leurs ébats finis, alors qu'ils redevenaient « amis ». C'était parfait… Il fallait que ça dure comme ça ! Elle ferait tout pour cela en tout cas.


Alors, ça vous a plu ? vous en voulez encore ?