Nouveau chapitre en retard, je le sais et je n'ai pas d'excuse. Même si, pourtant, je ne dois des excuses à personne puisque je n'ai jamais promis de suite! Peu importe, bonne lecture!

Drarry4Ever

(rappel : j'ai commencé cette fanfiction avant même la sortie du 6e tome d'Harry Potter, je ne prends donc aucun des 6e et 7e tomes en considération…)

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Chapitre deux : décision

Mon histoire est assez horrible, vous en conviendrez. J'ai sacrifié ma vie entière pour un monde qui, au final, m'a rejeté sans pitié. Même mes plus proches amis m'ont abandonné.

Hermione Granger, devenue sans grande surprise médicomage, m'a laissé tomber le jour où l'Ordre des Médicomages d'Europe (OME) l'a menacée de l'expulser. J'aurais cru qu'elle les aurait envoyés se faire voir, comme n'importe quelle amie aurait fait, mais elle s'en est allée après m'avoir dit un simple « je ne peux plus être ton amie », sans même regarder en arrière. Ce jour-là, je soulageai la plaie béante de mon cœur avec le fait qu'au moins, mon acolyte Ron était toujours là.

Mais ça ne dura pas longtemps. Ron devint quant à lui un célèbre joueur de Quidditch et j'étais fier de lui. Ce n'était pas le meilleur, mais il apportait une grande aide à l'équipe britannique. Ronald Weasley, contrairement à moi, adorait l'attention journalistique, mais quand ceux-ci se sont mis à lui poser mille et une questions sur moi, la jalousie le poussa à refuser qu'on prononce mon nom devant lui. Depuis ce temps, s'il passe devant moi, il fait comme si je n'étais personne… Bien que je sois réellement devenu… personne…

Avant l'importante trahison des deux seuls êtres humains en qui j'avais toujours confiance, il y a eu celle de mes anciens camarades de classe, qui ont commencé par profiter de ma réussite sur le Lord Noir pour réussir leur propre vie, puis m'ont renvoyé d'un geste de la main.

Lorsque je n'eu vraiment plus personne, ce sont les journalistes, les dirigeants, les riches, qui m'ont relégué au statut de mendiant. Ils m'ont enlevé ma baguette, ma maison, mes vêtements, toutes mes années de scolarité ne valent plus rien, je ne vaux plus rien. Je suis une loque.

Je suis le vide. Pire : je ne suis rien.

Mais un rien affamé, maltraité par les passants, un rien ignoré qui pue parce qu'il ne s'est pas lavé depuis des mois. Un rien qui, en se moment, s'installe en boule sur le trottoir, des tonnes d'allumettes brisées étalées autour de lui, pour dormir, un soir de plus…



Je me réveille avec une sensation de douleur intense au ventre. Premièrement, je crois que c'est mon estomac qui hurle famine, pour changer. Mais quand je reçois un coup d'une puissance incroyable – ou parait-il seulement très fort parce que moi je suis très faible? – en plein ventre, je comprends qu'on est en train de me tabasser. Ce n'est pas la première fois que je me réveille de cette façon.

Je suis tout de même chanceux : on ne m'a jamais violé. Merlin sait qu'ils auraient pu. Je suis sans défense et personne n'aurait assez de pitié pour me sauver. « Les agresseurs sexuels sont des moins que rien », mais moi, même si je ne suis rien, je vaux moins qu'un agresseur sexuel aux yeux de la population.

« Laissez-moi… » Murmure-je, ayant oublié que cela ne me vaudrait que quelques coups supplémentaires. Ricanant, ils recommencent de plus belle. La plupart des sorciers qui m'attaquent sont de ceux qui détestent tout ce qui touche aux moldus. Pourtant, ils préfèrent de loin me battre à coups de pieds et de poings plutôt que de se servir de leur baguette. Ça doit leur procurer un plaisir pervers.

Même si je n'ai rien mangé depuis quelques jours, la puissance de leurs coups me fait vomir le peu de bile que mon foie a généré aujourd'hui. Écœurés, mes agresseurs passent leur chemin. Le mauvais goût qui trainera dans ma bouche les prochains jours, en plus de ma mauvaise halène quotidienne, m'aura au moins valut la vie sauve. Non, ils ne m'auraient pas tué, mais ils auraient continué jusqu'à me briser les côtes. Malheureusement, le rien que je suis n'a pas accès à l'hôpital, alors je serais mort d'une infection quelconque de toute façon.

J'ai déjà envisagé le suicide. Mais je m'y suis résigné assez vite : c'est exactement ce que la société attend de moi pour ensuite pouvoir dire dans les journaux que je ne suis en fait qu'un lâche et qu'ils ont bien fait de tout m'enlever.

Parce que oui, au départ, il y en avait qui protestait contre les gestes posés par les dirigeants à mon égard. Bizarrement, plusieurs d'entre eux moururent dans divers accidents. Pas besoin de vous faire un dessin, cela eu pour effet de faire reculer tous ceux qui militaient en ma faveur.

« Oh! Maman, regarde, on dirait qu'il est mort! » Crie une petite fille qui passe près de moi en tenant la main de sa mère.

« Ne t'approche pas chérie, je ne crois pas qu'il soit mort, il pourrait te faire du mal »

Comme si j'allais faire du mal à la seule personne qui ne m'ignore pas?

Soudain, j'ai une illumination. C'en est fini, je dois quitter cet endroit et ne plus jamais y revenir. Les sorciers ne veulent pas de moi? Me considère plus dangereux que la peste noire? Bien, alors je ne veux tout simplement plus d'eux! Voilà!

Je ne comprends pas comment j'ai fait pour ne pas penser à ça, je n'ai qu'à partir et peut-être aurai-je plus de chance du côté moldu? Sûrement, là-bas, au moins, ils ne me connaissent pas.



Par contre, ce n'est pas une solution à prendre à la légère. La seule entrée du monde sorcier que je connaisse, autre que la gare King Cross, est celle du chaudron baveur. Dans un cas comme dans l'autre, il me faut une baguette pour revenir ici. Mais c'est un privilège auquel je n'ai plus droit…

Que vais-je faire si ça ne marche pas? Non, ça marchera. Au pire, je n'ai rien, mais alors rien, à perdre…

Je me relève alors, non sans un gémissement de douleur, et me dirige vers le chaudron baveur, pour sortir du monde des sorciers. Pour sortir de ma vie ici condamnée. Pour me donner une chance que je sais mériter.

Ça y est, je passe la porte. Me voilà à Londres. Londres moldu.

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Je suis fière de moi : c'est mon premier chapitre de plus de 1000 mots! Pour cette fic, j'ai deux buts :

1) Toujours faire des chapitres de 1000 mots et plus;

2) Finir cette fic! (je n'en ai jamais fini une, mais je suis certaine de pouvoir réussir cette fois)

Mais pour réussir (surtout le deuxième point) j'aurai besoin de vous : postez des reviews! Vos commentaires sont la plus belle des motivations!

À bientôt!