Disclaimer : Je n'ai pas créé les aventures d'un petit sorcier qui apprend la magie au Royaume-Uni. Et j'en suis désolée, croyez-moi ! Tout est à JKR.

Note 1 : A la demande de Jes Cullen-Malfoy, qui aime le yaoi et qui m'a demandé « un Draco à la sauce Ron, avec un Arky en accompagnement ». Et parce que je suis gentille et que je l'aime bien, je vais le faire.

Note 2 : Ceci est une fiction yaoi, donc bye-bye les homophobes !


VIEILLE RANCUNE

Longtemps, Ronald Weasley avait détesté Drago Malefoy. Il ne savait même plus pourquoi il le détestait tant – parce que sa famille avait de l'argent, parce que lui était enfant unique, parce que les Weasley et les Malefoy se haïssaient depuis la nuit des temps, parce que Gryffondor et Serpentard se détestaient également... Les raisons ne manquaient pas, quelles soient bonnes ou mauvaises.

De plus, lors de leurs années à Poudlard, Malefoy n'avait rien fait pour paraître agréable à Ron. Il était hautain, arrogant, volontiers insultant envers les Weasley. Lorsque Ron avait des crises de non confiance en soi, comme les appelait tendrement Hermione en souriant, il se souvenait encore des paroles de "Weasley est notre roi" version serpentard. Non, vraiment, le gamin pro sang-pur n'avait jamais attiré la sympathie de Ron, qui avait été plus que ravi de l'éviter après avoir quitté Poudlard – et peu importe que Narcissa Malefoy ait sauvé Harry, pour lui, toute la famille était vérolée.

Puis, Ron s'était marié et était devenu père par deux fois. Il travaillait d'arrache-pied avec George dans la boutique de farces et attrapes, et sa vie était loin de tout ce qui faisait un Malefoy.

Cependant, la première fois qu'il avait revu l'héritier d'une des plus grandes familles de Sang-pur avait été lors d'une visite de ce dernier dans la boutique des Weasley. Accompagné de son rejeton, qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau, il était entré et avait erré d'un rayon à l'autre, achetant des produits pour le petit blond qui semblait enchanté de se retrouver dans le magasin. Plus tard ce même après-midi, quand Ron avait entendu Malefoy appelé son fils, il avait du s'éclipser pour éviter de se moquer de son ancien camarade devant lui – il n'y avait pas idée d'appeler son gamin Scorpius !

Malefoy était revenu plusieurs fois au magasin, mais jamais Ron et lui n'étaient allés plus loin qu'une relation professionnelle. Ils s'étaient ensuite croisés sur le Chemin de Traverse, achetant le nécessaire scolaire de leurs enfants respectifs. Ce qui les avaient amenés à se revoir à King's Cross, où Ron avait mis en garde sa petite Rosie contre Scorpius Hyperion Malefoy.

Tout aurait pu s'arrêter là si Sebastian Arkandias, propriétaire de l'usine de fabrique des éclairs de feu, n'avait pas organisé une fête pour fêter le lancement d'un nouveau balai. Arkandias, qui avait un an de moins que lui et avait été à Serdaigle en même temps que Luna Lovegood, ne faisait pas parti de son cercle proche, mais ils travaillaient parfois ensemble, et sa fille Jes était une amie de Rose, ce qui l'avait poussé à venir à sa fête en laissant Hugo à sa mère.

Ron était invité en tant qu'artisan, ce qui le plaçait dans la même catégorie de métiers qu'Arkandias, tandis que Malefoy était là en sa qualité de Sang-pur – ce qui voulait surtout dire qu'il était là pour faire bonne figure devant les journaux et pousser les lecteurs à acheter ces fameux nouveaux balais.

Les deux hommes se retrouvèrent à la même table, en compagnie de quelques couples qui eurent tôt fait de les écœurer à se parler d'une voix édulcorée et à se tripoter sans arrêt. Ils durent donc parler ensemble, sous peine de rester chacun dans son coin.

Au bout de quelques heures, le Whisky Pour Feu aidant, ils avaient quitté le terrain houleux de leur adolescence et parlaient de leurs enfants et de leurs métiers. Ron dut se rendre à l'évidence et accepter que Malefoy était loin d'être le petit con dont il se souvenait. Le blond était en effet un camarade tout à fait fréquentable et qui possédait, pour ne rien gâcher, une discussion très éclectique.

Ils se revirent ensuite souvent, profitant que Rose et Scorpius deviennent amis pour trouver des excuses à leurs entrevues. Ils pouvaient discuter pendant des heures, et les positions de Malefoy sur les questions d'actualité étaient souvent plus proches de celles d'Hermione que de celles, attendues, d'un Sang-pur de base.

Ron ne se souvenait plus quand leur relation avait changé, dépassant quelque chose de strictement amical pour devenir plus intime. Cela devait remonter à l'entrée en sixième année de Rose, quand celle-ci lui avait annoncé qu'elle sortait avec Scorpius. Ron en avait parlé avec Drago, et soudain, ils s'étaient tus tous les deux pour observer l'autre.

Le Weasley avait noté les cheveux blonds de son interlocuteur, fraîchement lavés comme en témoignait l'odeur de shampooing fruité qui s'en échappait, les yeux gris inquisiteurs mais allumés d'une lueur chaleureuse et tendre. Et puis, il n'avait plus rien vu, ses yeux fermés. Mais il avait senti les lèvres rugueuses de Malefoy, senti ses doigts fins qui serraient sa nuque et caressaient ses cheveux. Il respirait l'odeur de son parfum, qui n'arrivait pas à couvrir ses effluves naturelles de plantes, de parchemin et d'encre – comme si Drago passait tellement de temps à travailler que la fragrance de ses outils de travail s'était inscrite sur sa peau.

C'était leur premier baiser, suivi de quelques semaines sans se revoir. Puis Ron avait fixé rendez-vous à Drago dans une auberge moldue où il avait réservé pour la nuit. Très vite, les baisers ne leur suffirent plus, et leurs mains découvrirent l'autre corps, le caressant, cherchant les points qui donneraient du plaisir à l'autre. C'était plus désordonné qu'avec une femme, plus brouillon, plus viril aussi.

Lentement, ils se déshabillèrent mutuellement, sans s'arrêter pour réfléchir à ce qu'ils faisaient. Ils en avaient envie tous les deux, et ce désir tendait leurs corps, les rendant réceptif au moindre toucher. Ils prenaient du plaisir à faire durer les préliminaires, s'embrassant, léchant le corps de l'autre sous toutes ses coutures, s'excitant de toutes les manières imaginables. Ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient, mais ça leur venait, instinctivement.

Ils se laissèrent tomber sur le lit, Drago allongé sur le dos, Ron étendu au dessus de lui, leurs sexes tendus en contact. Ondulant du bassin, le Weasley fit gémir son condisciple, s'efforçant de garder la tête claire pour éviter de faire mal à son amant. Des conversations qu'il avait eu avec son frère Charlie, homosexuel déclaré, lui revinrent en mémoire. Doucement, tout en embrassant Drago, il glissa un doigt dans son anus. Avec tendresse, de l'autre main, il caressa le torse de son amant, s'attardant sur ses tétons, et il fut récompensé par des gémissements surpris, bientôt remplacés par des bruissements excités.

Tout aussi délicatement, il avait glissé un deuxième, puis un troisième doigt, laissant à chaque fois à Drago le temps de s'habituer comme le temps d'arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Mais à présent, Ron avait retiré ses doigts, et Drago était plus excité que jamais. Tendrement, il plaça son membre à l'entrée du fondement de Malefoy puis il le pénétra précautionneusement, grimaçant de concert avec son amant. Arrivé au bout, il s'immobilisa, se soutenant sur l'une de ses mains pour ne pas écraser son compagnon et utilisant l'autre pour caresser le corps offert sous lui. Progressivement, il sentit les muscles de Drago se détendre, lui offrant plus d'espace, et sa respiration se fit plus rapide, chatouillant agréablement son épaule.

Ron reprit alors ses mouvements, cherchant à donner du plaisir à Drago tout en en ressentant le plus possible lui-même. La température de la pièce augmenta alors que ses mouvements se faisaient plus brusques, dictés par son désir. Sous lui, le corps de Drago se mouvait de concert, apparemment tout aussi sous la domination de ses envies. Soudain, il sentit Drago se tendre de nouveau, et la semence de ce dernier s'éparpiller sur leurs ventres tandis que Malefoy criait son prénom. Ron vit un dernier mouvement, puis se libéra dans un dernier râle, se laissant tomber aux côtés de son compagnon, la tête sur sa poitrine.

Alangui, il entendait les battement de cœur de Drago ralentir alors qu'ils avaient tous deux stoppé toute effusion. Les respirations avaient repris un rythme calme, normal, lorsqu'ils se décidèrent à bouger. Posément, chacun se rhabilla, puis ils sortirent de la chambre. Un dernier baiser, un lieu de rendez-vous et ils repartirent chez eux, gardant en mémoire le souvenir de cette nuit extraordinaire, la première.


Mon premier lemon ! Jamais je n'aurais imaginé que ce serait ainsi !

Enfin bref, dites-moi ce que vous en avez pensé. Et n'oubliez pas que même si eux sont des sorciers et n'en ont pas besoin, nous, nous devons utiliser des préservatifs !

Portez-vous bien chers lecteurs !