Disclaimer 1 : La licence Teen Titans, son univers et ses personnages sont la propriété de DC Comics et de leurs ayant-droits. Aucun profit n'est fait sur cette fiction.

Disclaimer 2 : Cette fiction est l'œuvre de EmaniaHilel disponible en version originale non-intégrale sur ce site sous le titre Just a game. Je ne suis donc qu'un humble traducteur.

Un simple jeu
Chapitre 2 : À haute altitude
Écrit par EmaniaHilel
Traduit par Frank Black 6
Thème 27 : Le Mile-High Club

" Baby did a bad, bad thing... "
( "Bébé a fait une très vilaine chose... ")
- Baby Did A Bad, Bad, Thing, Chris Isaac

Il règne une sorte de calme relatif dans les avions arrivé à une certaine heure de la nuit, songeait Robin, l'esprit vagabond. Dans les vols commerciaux, dans les jets privés et même dans le T-Plane. Relatif parce qu'il y avait tout de même du bruit - le léger bip du radar, le ronronnement lointain des réacteurs - et pourtant, tous ces sons participaient, d'une certaine façon, du silence ambiant.

Habituellement, à chaque fois qu'ils se rendaient quelque part à bord du T-Plane, c'était une véritable cacophonie : des discussions, des disputes, parfois même de la musique, on les voyait s'organiser ou chahuter, tenir des conseils par écrans interposés et quelques fois se distraire grâce à des jeux de vocabulaire futiles auxquels se prêtent certains enfants sur les longs trajets.

Cependant, tard dans la nuit, c'était différent. Ils n'avaient nullement besoin de piloter le vaisseau lorsqu'ils étaient tous réunis. En fait, personne n'avait besoin de se mettra aux commandes lorsqu'ils étaient ensemble puisqu'ils étaient sur pilote automatique comme ils en avaient l'habitude à chaque fois qu'ils revenaient d'une mission harassante. Ainsi, prenant en considération le fait qu'ils avaient dormi plus ou moins quatre heures et des poussières dans les dernières trente six heures, Robin avait dit à son équipe qu'elle avait besoin de repos.

Lui aussi aurait pu se reposer mais l'autopilote n'était pas réactif en cas d'urgence et quelqu'un restait toujours éveillé. Cela ne le dérangeait pas de se charger de cette tâche. En fait, il préférait s'en charger lui-même. Il avait confiance en son équipe mais il avait encore davantage confiance en lui-même. En plus, si quelqu'un devait rester éveillé et ne pas dormir alors qu'ils étaient tous éreintés, il préférait autant se dévouer.

Le silence et le calme lui était confortable. Il ne ressentait pas ce besoin de combler cette absence de bruits avec de la musique ou une conversation. Il ne lisait même pas ni ne regarder la télévision, aucune activité ne lui servait à maintenir les yeux ouverts. La plupart du temps, il se contentait de rester assis en silence face à ses propres pensées. Cela ne voulait pas dire qu'il laissait continuellement circuler le flot de ses réflexions dans son esprit au gré de leur apparition. Il savait que cela ne servait à rien. Il ne méditait pas non plus selon la méthode de Raven mais il appréciait de rester assis dans un environnement silencieux et d'analyser des événements : soit récents comme ce combat que les Titans avaient livré moins de cinq heures plus tôt soit plus anciens tels que des conversations ou des échanges qui s'étaient déroulés entre lui et les autres.

L'un des souvenirs qu'il préférait revivre, du moins depuis peu, concernait le film qu'il avait été voir avec Raven un mois plus tôt. Il ne parvenait toujours pas à croire qu'elle avait réagit comme elle l'avait fait et pourtant tout cela n'était pas un rêve. Bien qu'elle n'y ait pas fait mention ni n'ait dit quoi que ce soit à ce sujet depuis qu'ils s'étaient séparés dans sa chambre. Ce n'était pas un rêve et il avait la facture du blanchisseur pour le prouver.

Elle ne voulait donc pas en parler, ce n'était pas grave. Il pouvait attendre. Elle lui avait promis qu'elle prendrait sa revanche pour le film et il attendait cela.

C'est pourquoi, tard dans la nuit, son pouls s'accélérait toujours en prévision de l'instant où, peut-être, il se retrouverait seul avec Raven. C'est pour cela également que lorsqu'il ressentit une infime altération de l'air dans la cabine de pilotage - un changement presque indiscernable dans l'air qui eut pour effet de faire se dresser les poils sur sa nuque et qui l'amena à identifier l'emploi de la magie quelque part autour de lui - les battements de son cœur s'accélérèrent jusqu'à ce qu'une odeur de lavande et de vanille envahissent ses sens. Il ne laissa transparaitre ni surprise ni crainte bien qu'il était très impatient tandis qu'il faisait pivoter son siège.

Lorsqu'il découvrit qu'elle se tenait à une trentaine de centimètres derrière lui, adossée nonchalamment à la carlingue de métal polymérisé, il se demanda si, oui ou non, chaque fois qu'il la voyait, il avait cette sensation de ne plus pouvoir respirer.

Il était ravi qu'elle ne puisse pas voir ses yeux.

« T'es censée dormir, lança-t-il un sourire aux lèvres.

- Tu veux que je m'en aille ? demanda-t-elle. »

Il lui répondit sans hésitation :

« Non. »

Il examina le sérieux qui se dessinait sur les traits de son visage.

« Quelque chose ne va pas ? s'enquit-il, soucieux. »

Elle ne s'efforça même pas de lui dissimuler son sourire.

« J'étais en train de méditer, commença-t-elle tandis qu'elle s'avançait dans sa direction, et une pensée m'a traversé l'esprit, une question en fait, à laquelle je ne trouve pas de réponse et qui ne veut plus que me quitter.

- Et quelle est cette question ? »

Elle était à présent suffisamment proche pour observer le tableau de bord par-dessus son épaule.

« Pourquoi restes-tu éveillé même lorsque l'autopilote est activé ? »

Il haussa un sourcil :

« C'est ça ta question ? s'étonna-t-il. »

Elle haussa un sourcil comme pour l'imiter ou peut-être pour lui demander s'il pensait vraiment que ce pouvait être sa question et il sourit.

« L'autopilote est inefficace en cas d'urgence, répondit-il.

- Cyborg n'apprécierait pas que tu remettes en cause la réactivité du T-Plane. »

Il rit doucement :

« Sauf le respect de Cyborg, ajouta-t-il. »

Elle regardait le fuselage tout autour d'elle qui n'était guère plus large que celui de n'importe quel autre avion.

« Alors, quelle est ta question ? la relança-t-il.

- Il n'y a vraiment pas beaucoup d'espace là-dedans, non ? »

Il se doutait plus ou moins qu'il ne s'agissait toujours pas de sa question.

« C'est suffisant. »

Elle l'observa par-dessus son épaule, il y avait quelque chose dans son regard qui effaça le sourire de Robin de son visage. Et bien qu'il n'identifia pas ce « quelque chose » immédiatement, si l'accélération de son rythme cardiaque constituait une indication, alors son corps l'avait reconnu.

« J'imagine que l'appréciation varie en fonction du projet que tu as en tête, rétorqua-t-elle posément.

- Pourquoi est-ce que j'ai dans l'idée que tu as justement un projet en tête ? »

Elle sourit d'un air fourbe puis acquiesça lentement, gardant un contrôle complet sur elle-même.

« En effet.

- Tu devrais pas aller dormir ? demanda-t-il dans une tentative de récupérer un semblant de contrôle sur la conversation, le jour sera levé lorsque nous atteindrons Jump City et Dieu sait quand se présentera la prochaine occasion de récupérer. »

Elle avala la courte distance qui les séparait encore puis se tint à ses côtés, les yeux rivés avec intensité sur le tableau de bord. Il fit pivoter son siège pour voir ce qui avait attirer son attention.

« Tu ne vas pas aller te coucher, pas vrai ? »

Elle le regarda du coin de l'œil et ce ne fut qu'à cet instant qu'il s'aperçut qu'elle s'était penchée en avant et que ses yeux étaient juste au niveau des siens.

« J'ai pas sommeil. »

Elle se redressa et tourna son visage dans sa direction pour le détailler du regard dans son ensemble.

« Mais je pourrais te maintenir éveillé… »

Il tendit le bras et se saisit de sa main avant qu'elle n'ait eu l'occasion de la retirer de l'accoudoir du siège.

« Je ne vais pas m'endormir. »

Elle lui adressa un sourire qui se dessina lentement sur son visage, similaire à celui du chat qui vient de dévorer le canari.

« Bien. »

Son cœur battait aussi vite qu'avant un bon combat ou que pendant la résolution d'une énigme complexe. Il ne put s'empêcher de sourire.

« Et c'était quoi ta question alors ? reprit-il »

Elle se tourna vers le tableau de bord et s'appuya à nouveau sur son accoudoir, se rapprochant tellement de lui qu'il pouvait ressentir la chaleur de sa peau se presser contre la sienne. Elle tendit la main et laissa ses doigts survoler la console tandis qu'elle cherchait visiblement quelque chose.

« Qu'est-ce que tu cherches ? demanda-t-il, curieux.

- Ah, s'exclama-t-elle. »

Et il observa ses doigts qui prestement commutèrent l'interrupteur, désactivant ainsi le pilote automatique.

Robin réagit en un instant et s'empara du gouvernail : grâce à sa réactivité, le vaisseau ne fut qu'agité par des turbulences minimes.

« Pourquoi t'as fait ça ? demanda-t-il en cherchant à atteindre l'interrupteur pour le commuter à nouveau. »

Mais ses doigts n'en eurent jamais l'occasion parce que, brusquement, la main de Raven se retrouva sur la sienne et l'emprisonna entre ses doigts. Ce contact le paralysa instantanément et il lui fallut un moment pour se rendre compte qu'il était toujours à bord du vaisseau. Elle éloigna sa main de l'interrupteur et leurs regards se croisèrent à nouveau, terriblement proches.

« Tu ne veux pas m'aider à répondre à ma question, Robin ? lui demanda-t-elle presque dans un murmure puisque la distance entre eux était si réduite qu'un mot énoncé plus haut que dans un murmure semblait être hurlé.

- Je… »

Il s'interrompit et s'éclaircit la gorge l'espace d'un instant.

« Dois-je en déduire que ta question à un rapport avec le dispositif de pilotage automatique ? l'interrogea-t-il. »

Avec douceur, elle tira sa main hors de portée des poignées du gouvernail auxquelles sa main gauche s'agrippait toujours solidement. En un mouvement qui sembla aisé, elle changea de place pour se retrouver face à lui.

« Si on veut, reprit-elle pour répondre à sa question sans vraiment y répondre. »

Elle maintint la main de Robin autour de sa taille, elle la touchait en fait à peine.

Avant qu'il ne puisse à nouveau ouvrir la bouche, pour lui demander ce qu'elle fabriquait ou, une énième fois, quelle était la question, Raven le poussa pour l'éloigner un tout petit peu de la console et s'avança entre ses jambes de telle façon qu'elle se tenait debout entre lui et le tableau de bord, sa main gauche tenant toujours la main droite de Robin. Lorsque sa main gauche commença à glisser le long de la poignée du gouvernail, elle la replaça dans sa position initiale en faisant claquer sa langue pour signifier son mécontentement.

« Allons, allons, Robin, le sermonna-t-elle gentiment, il faut que tu gardes les mains sur le gouvernail… »

Elle marqua une pause le temps de placer sa main droite sur le côté correspondant du levier de contrôle, s'emprisonnant en fait dans la cage que formait ses bras, son bassin au-dessus, ses jambes en dessous.

« Si tu les enlèves, eh bien… »

Elle laissa courir ses mains le long des siennes, embrasant chaque endroit de son corps qu'elle touchait et ce même à travers le tissu de son uniforme. Elle s'arrêta lorsque ses mains eurent atteint son torse et elle haussa les épaules en ajoutant :

« J'aurai alors la réponse à ma question mais nous n'aurons guère eu de plaisir à la trouver, tu ne crois pas ? »

Robin avala péniblement sa salive et resserra l'emprise de ses mains sur le métal froid des poignées du gouvernail. Tandis que Raven laissait ses mains voyager le long des muscles de sa poitrine et que, peu de temps après, elle les posait un moment sur ses abdominaux, Robin ne doutait plus que la jeune femme eût un projet en tête.

Et bien qu'il devait à présent faire un petit effort supplémentaire pour se concentrer suffisamment et comprendre les choses qui l'entouraient, il reçut son message cinq sur cinq. À la seconde où il lâcherait le gouvernail, la petite exploration de Raven prendrait fin.

Il n'était pas certain de vouloir cela.

Il s'accrocha donc et attendit. Mais plus ces petites mains chaudes descendaient, plus il lui était difficile de maintenir son emprise sur le métal plutôt que de chercher à atteindre ce corps qui était si proche.

« Alors, commença-t-il mais les doigts adroits de la jeune femme commencèrent à se captiver pour les contours de l'écusson « R » qui se trouvait à l'endroit exact de son cœur. »

Il dut s'éclaircir la gorge pour conserver sa capacité de parole malgré ce qui se passait. Un tel contact innocent et le voilà incapable d'empêcher l'accélération des battements de son cœur comme s'il pressentait une opportunité plus grande par la présence de ces doigts.

« C'est volontaire ? le questionna-t-elle.

- Comment ça ? demanda-t-il, les yeux rivés sur le ciel par-delà le vitrage blindé. »

Il se disait :

' Peut-être que si je ne la regarde pas, je garderai un meilleur contrôle.'

« Ton emblème à l'exact endroit de ton cœur. »

Il jeta un coup d'œil dans sa direction mais lorsque il lui sembla qu'elle était en train de le caresser plutôt que de dessiner les contours de l'écusson, il s'empressa de regarder à nouveau le ciel.

« Je n'avais aucune envie de m'en faire un emblème, avoua-t-il, mais si cela avait été le cas, j'imagine que ça aurait été l'endroit.

- Dans des temps reculés, commença-t-elle sur un ton de conversation, comme si chaque léger mouvement, chaque déplacement pour trouver davantage de confort n'entrainait pas une friction de ses jambes nues contre les siennes ni n'accentuait la proximité de sa chaleur, les gens gardaient près de leur cœur les choses qui leur étaient précieuses. »

Elle leva les yeux dans sa direction.

« D'où la poche poitrine sur les costumes. »

Il ne savait guère quoi répondre à pareil discours.

« C'est juste une lettre. »

La main de Raven se posa à plat sur le R et elle ferma les yeux. Le regard de Robin se perdit dans l'expression pensive qui se dessinait sur son visage.

« Je peux le sentir battre sous ma main, murmura-t-elle. »

Il était tellement captivé par l'apparence de ses traits et la sensation de sa paume contre son cœur qu'il lui fallut un moment pour se rendre que l'autre main avait continuer ses déplacements, son exploration jusqu'à s'arrêter à la jonction entre le haut et le bas de son uniforme.

Il n'avait pas le souvenir qu'elle eût su comment, au juste, il enfilait et retirait son univers jusqu'à ce que les doigts habiles de sa main gauche eurent déniché la peau de son ventre sous le haut son uniforme. Au contact inattendu de sa main contre sa peau nue, il sursauta.

Raven rouvrit les yeux et ce qu'elle vit alors dut la ravir, puisqu'elle sourit alors, lentement. La main droite toujours sur son cœur, la gauche entamait de petit cercles sur sa peau comme si elle découvrait le contact de la peau pour la première fois.

« La plupart des gens négligent l'importance du toucher, commenta-t-elle toujours sur le ton de la conversation comme si elle ne sentait toujours pas la manière dont Robin pressait inconsciemment ses jambes contre l'extérieur de ses cuisses, comme si elle craignait de disparaître s'il arrêtait. »

Ses mains se crispèrent sur le métal rigide et froid qui composait les poignés du gouvernail et les muscles de ses abdominaux réagirent à son toucher, sans que son cerveau n'en est consciemment donner la commande semblait-il. Son cerveau d'ailleurs était tout sauf sur les rails même si Raven tentait apparemment d'avoir une discussion plus profonde avec lui au sujet des avantages que constituaient les cinq sens du corps humain.

« Je commence à en saisir les… »

Le souffle de Robin l'abandonna lorsque la main de Raven descendit le long de ses abdominaux pour gagner son flanc, ses doigts effleurant très légèrement la ceinture de son pantalon.

« … avantages, acheva-t-il dans un soupir. »

Il devinait son humeur, il la ressentait en fait, telle un vague qui se serait écraser contre son corps. Il sourit et se sentit obligé de jeter un œil dans sa direction pour s'assurer qu'il n'était pas simplement en train de se faire un film. Lorsqu'il vit la lueur dans ses yeux, il sut qu'il ne se trompait pas.

Les doigts de Raven découvrirent les contours saillant d'une cicatrice provoquée par un couteau le long de son flanc gauche et son humeur la quitta comme un soupir. Elle redevint sérieuse et son attention se concentra sur sa main qui avait disparue sous le haut de son uniforme. Elle retira sa main droite de son cœur et s'en servit pour lever sa chemise, révélant ainsi l'endroit qu'elle était en train d'explorer. Son regard se concentra sur la parcelle de peau légèrement décolorée et elle fit la moue. Il jeta un œil dans sa direction et l'empathie qui se lisait sur les traits de son visage le mirent presque à mal.

« Avant la fondation des Titans, expliqua-t-il, j'étais idiot et je baissais ma garde, ce punk m'a frappé le premier et m'a entaillé le flanc avant que je n'aie pu m'esquiver. »

Elle fit alors quelque chose de si surprenant que le T-Plane quitta sa trajectoire en réponse à l'à-coup trop brutal donné par Robin sur le système de navigation : elle venait de baisser la tête et de poser ses lèvres sur la cicatrice.

La voix endormie de Beast Boy se fit entendre au travers du système de communication :

« Eh mec ! C'était quoi ça ? »

Robin se figea et Raven releva la tête pour l'observer et temporiser.

« Qu'est-ce qui s'est passé, bordel ? s'enquit à son tour Cyborg.

- Est-ce qu'on subit une attaque ? questionna Starfire. »

Robin haussa un sourcil à l'adresse de Raven et fixa son regard de manière significative sur l'interrupteur du système de communication placé sur le tableau de bord. Elle lui sourit puis se retourna, toujours au centre du cercle formé par ses bras, et le commuta.

« Tout va bien, leur répondit Robin en priant pour que sa voix leur paraisse aussi neutre qu'il voulait qu'elle soit, une erreur de calcul de ma part, rien d'autre. Vous pouvez vous rendormir les gars. »

Raven, il s'en aperçut au moment où il commuta à nouveau l'interrupteur, riait doucement.

« Je crois qu'il est temps que je te dise quelle est ma question, annonça-t-elle en changeant de position. »

Durant un instant, il songea à faire une quelconque remarque spirituelle au sujet de sa question mais à ce moment précis, elle passa sa jambe gauche par-dessus sa jambe droite de telle façon qu'elle enjambait celle-ci à proprement parler. Ses mains remontèrent avec douceur et chaleur le long de son torse, contre sa peau sensible, repoussant davantage la partie haute de l'uniforme pour en faciliter l'accès. Elle s'arrêta lorsque l'une de ses mains se trouva juste au-dessus de son cœur qui battait à tout rompre et que l'autre lui fut parallèle, elle tira profit de sa position et se pencha en avant, si près de son visage qu'elle était sur le point de l'embrasser. Il ne put s'empêcher de la détailler du regard, les yeux écarquillés derrière son masque.

Elle lui sourit.

« Ah-ah, Jeune Prodige… Les yeux sur l'horizon. »

Son regard se recentra sur le ciel devant lui puis se porta brièvement sur elle à nouveau, assez longtemps pour la faire rire. Elle ne l'embrassa pas, en fait elle ne s'approcha même pas suffisamment pour qu'il puisse espérer lui voler un baiser. Au lieu de ça, elle se servit de sa position pour prendre appui et passer sa jambe droite au-dessus de la jambe gauche de Robin. Une fois dans cette position, elle se colla contre son torse, ses jambes de part et d'autre de celles du jeune homme, dans le cercle de ses bras. Et puis, comme si cela ne suffisait pas, elle s'assit.

Il ne s'était jamais rendu compte à quel point son cul était très légèrement vêtu jusqu'à ce qu'il se retrouve pressé contre ses genoux.

« Raven, qu- ? lâcha-t-il dans un souffle tandis qu'elle l'interrompit en posant ses lèvres contre les siennes. »

Suivant son instinct, sa main gauche se plaça derrière sa tête mais elle se retira avant même qu'il n'ait eu l'occasion de commencer à apprécier l'instant.

« Les mains sur le gouvernail, Jeune Prodige, lui rappela-t-elle tandis que ses mains continuaient d'explorer la peau de son torse et de ses abdominaux.

« Et les yeux sur l'horizon ou nous devrons mettre un point final à cette petite exploration. »

Il laissa sa main dans ses cheveux et continua de la fixer du regard.

« Qu'est-ce que tu me fais, Raven ? murmura-t-il. »

Durant un instant, il crut apercevoir un sourire fugitif se dessiner sur son visage mais elle baissa à cet instant la tête et se rapprocha encore de lui, l'obligeant à saisir le gouvernail à deux pour empêcher le T-Plane de partir en vrille. Alors suffisamment proche, elle se pencha en avant jusqu'à ce que ce que ses seins touchent son torse et que sa joue frôle la sienne, ses lèvres si près de son oreille.

« Tout ce que j'ai envie de te faire, lui répondit-elle dans un murmure. »

Elle se recula en laissant sa joue frotter contre celle de Robin de manière plus affirmée.

« Et ce, tant que tu ne m'arrêteras pas.»

Il ne poussa pas de gémissement, tout juste laissa-t-il échapper un léger soupir très maîtrisé. Il lui fallut cligner plusieurs fois des paupières pour éviter que son regard ne dévie du néant ténébreux à l'extérieur.

« Qu- »

Les lèvres de Raven avaient déniché une parcelle de peau à l'endroit exact où commençait sa mâchoire qui semblait exercer une fascination sur elle et il lui fallut s'arrêter pour avaler sa salive. Péniblement. Il s'éclaircit la gorge puis essaya de poursuivre lorsqu'elle fut descendu au niveau de sa gorge.

« Qu'est-ce que tu as en tête ? »

Ses mains de chaque côté de la tête de Robin, elle s'appuyait de tout son poids sur le dossier du fauteuil. Elle se mit à bouger et il comprit alors qu'il était impossible qu'elle ne saisisse pas avec exactitude le haut degré de satisfaction que lui procurait la situation actuelle. Elle s'assit haut sur ses genoux et plongea son regard dans les blancs de son masque.

« On dirait que tu as déjà quelque chose en tête. »

Il sentit le sang lui monter aux joues jusqu'aux pommettes, et à son étonnement, il ne put que sentir monter en lui l'excitation générée par le fait que, sans ses mains, il savait qu'il était dans l'incapacité de changer quoique ce soit à la pression qu'exercé sur lui ce cul légèrement vêtu sous le poids de Raven.

Il lui fallut plus de temps que d'habitude pour considérer la situation - après tout, ce n'était pas tous les jours que Raven lui offrait une version plus qu'intime d'une danse de contact.

' Bon sang, songea-t-il tandis qu'elle se laissait glisser le long de son corps et que sa bouche s'emparait de la peau de son, évitant de justesse sa pomme d'Adam, arrête de réfléchir. »

C'était un miracle qu'il se souvînt comme respirer.

Malgré l'intimité du moment et les choses qu'ils avaient dites et faites jusque là, il trouva le moyen de rougir encore lorsqu'il lui répondit :

« Laisse-moi lâcher le levier de commande et je te montrerai dans le détail ce que j'ai en tête. »

Elle se déplaça légèrement, se frottant d'un air presque absent contre son corps très alerte, les mains sur ses épaules, comme si elle cherchait à trouver son équilibre.

« Tu n'as pas envie de connaître ma question, Robin ? demanda-t-elle d'une voix basse et intime. »

Il s'efforça de resserrer son emprise sur le gouvernail pour ne pas amener Raven exactement là où il voulait qu'elle fût lorsque cette dernière allégea la charge de son poids sur ses jambes et cessa de le toucher.

« Non, lui lança-t-il en réponse. »

Bien que ses yeux restaient fixés sur le ciel qu'ils traversaient, chaque nerf de son corps était extrêmement sensible à chacune des parties de celui de Raven et à l'endroit où celles-ci le touchaient ou manquaient de le faire.

« Pour l'heure, je me fiche bien de ta question. »

Elle rit et tout à coup, ses mains se mirent à caresser son visage.

« Tellement franc, commenta-t-elle avec humour. »

Lorsqu'elle retira ses mains et que son poids se fit ressentir à nouveau, il jeta un œil dans sa direction et ne put que constater que son attention était captivée par la peau de son abdomen qu'elle avait laissée à découvert après ses précédentes explorations. Le regard qu'il vit dans ses yeux le fit sourire au moment même où le besoin au-dessous de sa ceinture devenait encore plus pressant.

« Je ne m'imaginais pas que tu pourrais douter de mon intérêt après le film du mois dernier, lança-t-il pour essayer de la tenter.

- Ah, le film… répéta-t-elle d'une voix douce. »

Son souffle effleura sa poitrine et ses jambes aidèrent le reste de son corps à se rapprocher suffisamment du sien pour qu'il puisse en sentir la chaleur, il dut se retenir de pousser son corps vers le sien pour réduire complètement l'écart entre eux.

« …Ce qui nous ramène à ma question.

- Je ne… commença-t-il lorsque, sans prévenir, elle remonta le long de son corps, glissant presque contre lui, ce qui eut pour effet de lui faire retenir sa respiration, cela afin de pouvoir inhaler le souffle de Raven lorsqu'elle posa ses lèvres contre les siennes. »

Il mit tout ce qu'il avait dans ce baiser puisque c'était le seul contact sur lequel il avait une maîtrise. Il lui était difficile de garder les yeux ouverts et sur le pare-brise plutôt que de s'abandonner totalement à ce baiser et lui était encore plus pénible de garder les mains sur le levier de commande au lieu de les plonger dans ses cheveux, pour s'assurer qu'elle ne puisse pas se dérober mais tout cela n'était que jeux d'enfant comparé à la force de volonté qui lui était nécessaire pour ne pas lui asséner de coup de rein tandis qu'elle l'affrontait pour dominer ce baiser.

Lorsqu'elle se sépara enfin ses lèvres des siennes, il était plutôt ravi de voir qu'elle avait été obligé d'agripper ses mains de chaque côté du repose-tête pour maintenir son équilibre et que la pression qu'exerçait ses jambes sur ses cuisses faiblissait un peu, devenant tremblante tandis qu'ils haletaient au même rythme pour reprendre leur souffle. Il commençait à trouver ses marques dans ce jeu, songea-t-il avec un sourire.

« Quelle est ta question, Raven ? l'interrogea-t-il toujours à bout de souffle, dirigeant sans rien pouvoir y faire son regard vers le sien. »

Elle se rassit, l'intérieur de ses cuisses se retrouvant alors de part et d'autre de son bassin, et tandis que ses mains commencèrent à descendre depuis ses épaules jusqu'à son torse puis plus bas encore, abandonnant l'exploration et la flânerie, comme plus motivées, sa respiration se coupa une nouvelle fois.

« Tu m'y fais penser, dit-elle sur un ton de conversation au moment où ses mains s'arrêtaient juste en-dessous de sa ceinture. »

Ses doigts trouvèrent le bout de la cicatrice au sujet de laquelle elle l'avait questionné, et elle la parcourut du bout des doigts d'un air absent.

« Tu as dit que tu avais un excellent contrôle, la nuit du film, tu te souviens ? »

Son regard rencontra brièvement celui de Raven.

« En effet. »

S'il reconnaissait sa fanfaronnade au sujet de son contrôle ou plutôt le souvenir qu'il en avait, il ne les remettait nullement en question. »

Ses mains descendirent encore de quelques centimètres, elle se pencha en avant comme pour trouver une position plus confortable.

« J'ai eu l'impression que quelque chose dans mon relâchement avait brisé ce contrôle, poursuivit-elle.

- C'est le cas, répondit-il avec concision dans l'espoir qu'elle ne se rende pas compte que sa gorge se serrait d'impatience qu'il lui était difficile de se concentrer sur la conversation plutôt que de se demander ce que les mains de Raven allaient faire ensuite.

Elle le surprit alors en se déplaçant soudainement et en venant s'asseoir plus haut sur ses jambes au lieu de bouger ses mains, de telle façon qu'il sentait la chaleur qui émanait de son corps contre la peau presque douloureuse du sien. Elle parut faire une pause, comme pour le laisser apprécier la sensation de leurs corps accolés l'un à l'autre avant de se pencher en avant, semblant presque chercher à traverser son corps et il lui fut absolument impossible de douter de l'origine de l'humidité contre lui qui accompagnait la chaleur et lorsqu'il prit conscience qu'elle était aussi excitée que lui, il aurait bien pu venir là, dans l'instant s'il n'avait pas déjà une telle conscience de son contrôle. Et malgré cela, il eut un soubresaut à ce contact et le jet fit un léger écart sur la droite.

« Je n'ai pas encore libéré mon pouvoir, Dick, lui expliqua-t-elle, son souffle réchauffant la peau toujours à découvert de son ventre, je n'utilise rien d'autre que mon corps. »

Il baissa les yeux sur elle et laissa presque échapper un gémissement en la voyant.

« Alors, où en est ton contrôle, là ? lui demanda-t-elle d'une air suffisant. »

Il lui sourit.

« Je crois que tu devrais pousser un plus loin l'exploration avec tes petites mains habiles pour le découvrir, Raven, lui répondit-il. »

Ses mains se resserrèrent sur le gouvernail alors avec une telle force qu'il devina qu'elle le ferait souffrir lorsque le jour se lèverait.

« Tu veux dire comme ça ? l'interrogea-t-elle, laissant ses mains descendre sous son bas-ventre pour caresser ses hanches.

- Oui, soupira-t-il.

- Et comme ça ? »

À cet instant, ses mains remontèrent et se glissèrent sous la ceinture de son pantalon.

« Presque, répondit-il dans un demi-soupir, les yeux toujours ouverts et fixés sur l'écran malgré le trouble qui envahissait sa vue et l'obligeait à lutter avec difficulté pour ne pas les fermer. »

Elle décolla son bassin de son corps puis le recolla, de manière presque inconsciente, presque comme si elle voulait l'apprécier grâce à son corps et il ne put réprimer un gémissement lorsqu'elle recommença ce geste, associé à la sensation de ses mains qui faisaient glisser de plus en plus la ceinture de son pantalon le long de ses hanches pour rendre accessible une plus grande partie de son corps.

« Hmmm, marmonna-t-elle en posant son visage contre son torse. »

Son nez rencontra la peau sensible de ses côtes de la même façon qu'un chat flairerait son odeur.

« Alors… commença-t-elle tandis que le souffle de sa voix jouait avec les petits poils de son corps, peut-être comme ça ? »

Elle se leva sans prévenir après avoir posé cette question, ses mains ne le touchaient plus et l'incroyable chaleur aguicheuse qui était collée à lui venait de disparaître. Sa capacité de concentration lui revint brutalement dans son entièreté, son regard se portant immédiatement sur elle juste à temps pour la voir commencer à se lever entièrement.

La réaction de Robin fut immédiate et instinctive.

« Oh, je crois pas, non ! lança-t-il presque dans un grommellement. »

Ses mains lâchèrent le gouvernail, activèrent l'autopilote par réflexe avant de se saisir d'elle par les épaules et de la ramener contre lui, tout cela en un mouvement qui sembla homogène et qui prit Raven totalement au dépourvu. Avant qu'elle n'eût le temps de se ressaisir, Robin plongea une main dans ses cheveux et maintint sa tête immobile tandis qu'il se levait à moitié de son siège à la rencontre de ses lèvres et lui volait un baiser. À son étonnement, elle se plia à sa volonté et ne chercha nullement à dominer le baiser, elle apprécia passivement la sensation de ses mains qui s'agrippaient à elle et la pressait contre lui de façon possessive tandis que ses lèvres et sa langue exalter sa bouche. Mais lorsque ses mains commencèrent à se diriger vers les parties plus intimes de son corps, les mêmes que celles dont-elles s'étaient servis pour l'aguicher, elle rompit le baiser et le poussa pour créer un espace suffisant entre eux pour qu'elle puisse le regarder dans les yeux. Il put y apercevoir une lueur d'étonnement et de passion, la même qu'il avait l'occasion de rencontrer une seule et unique fois lorsque Raven avait été submergée par le désir de plus d'une douzaine de personnes. Mais avant qu'il ne pût faire davantage que reconnaître ce regard, il y eut une brutale impulsion magique et elle disparût, laissant ses bras vides et son corps froid.

Il sentait qu'elle était toujours dans le compartiment et se retourna pour découvrir qu'elle se tenait près de la porte, les cheveux en bataille, les joues rouges et les yeux vifs - comme si elle était atteinte d'une espèce de fièvre mais la satisfaction se lisait également dans son regard.

« Et maintenant, qui a le contrôle ? lâcha-t-elle, encore légèrement essoufflée, le désir semblant être une chose palpable entre eux. »

Il sourit et se leva mais avant qu'il n'eût pu faire un seul pas, elle disparut complètement.

« J'imagine que j'ai la réponse à ma question, là, lui lança-t-elle depuis son propre quartier par le biais du système de communication. »

Robin établit le contact et fit claquer sa langue :

« Disparaître en plein milieu de la conversation ? répondit-il, c'est vraiment pas fair-play. »

Il s'assit et s'efforça de ne pas songer à l'état embarrassant dans lequel il se trouvait.

« En fait, je dois même dire que c'est de la triche ça, Raven.

- Comment ça ? s'étonna-t-elle, j'ai établi les règles dès le début. »

Au ton qu'elle employait, il pouvait presque la voir hausser les épaules.

« T'avais peur ? ironisa-t-il

- Moi ? répéta-t-elle avec une pointe d'incrédulité qui constituait une nuance reconnaissable, pour lui du moins, au ton monocorde qui était le sien. Si tu avais eu un meilleur contrôle, qui sait jusqu'où j'aurai du aller pour obtenir une réponse à ma question.

- Alors, c'est ma faute ? reprit-il en riant doucement malgré lui. »

Elle demeura silencieuse et il ne put qu'imaginer la façon dont les différentes réponses possibles qui lui traversaient l'esprit devaient affecter les traits de son visage.

« Je dirai que ce n'est la faute de personne, répondit-elle enfin, c'était une expérience et j'ai ma réponse donc je dois concéder que c'est un succès. »

Il secoua la tête :

« Ouais, pour toi peut-être.

- Eh bien… »

Elle sembla hésiter un moment.

« Lorsque nous serons de retour à Jump City, tu pourras toujours retourner dans tes cinémas préférés.

- Oui. »

Il baissa d'un ton et se cala dans son siège.

« En effet, on pourra y retourner. »

Le changement de personne ne lui échappa pas et il ne se figurait pas qu'il en serait autrement.

« Je n'ai jamais dit que je viendrai avec.

- D'accord, lui concéda-t-il, mais souviens-toi : tu ne seras pas toujours dans un compartiment auquel je n'ai pas accès, Raven. »

Le système de communication resta un moment silencieux, puis :

« C'est une promesse ? lui demanda-t-elle. »

Bien qu'il y avait une pointe d'humour dans le ton utilisé, il y avait surtout quelque chose d'autre qu'il commença à identifier, malgré tout. Quelque chose qui le mettait encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà.

« Oh tu peux en être certaine, répondit-il. »

Seule dans l'intimité de son quartier, Raven frissonna en entendant le ton déterminé employé par Robin et songea que peut-être, juste peut-être, elle avait réveillé quelque chose de plus fort que ce qu'elle était prête à affronter.

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Plus tard, après l'atterrissage et alors qu'ils déchargeait le T-Plane, Cyborg ne put s'empêcher de remarquer l'air épuisé de son coéquipier et leader.

« Robin, mec, t'as pas dormi, pas vrai ? lui demanda Cyborg.

- Non, pas réussi, répondit Robin en jetant un coup d'œil, qui aurait pu être décrit comme dangereux, en direction de Raven. »

Si qui que ce soit l'avait aperçu bien sûr.

« Je comprends ton problème avec le pilote automatique mais mec, franchement… Je continue de croire qu'il faudrait que tu lui laisses sa chance, tu crois pas ? »

Robin soupira tandis qu'il plaçait son sac en bandoulière sur son épaule.

« Ouais, je crois que je commence à entrapercevoir les avantages de l'autopilote, en fait, concéda-t-il en s'éloignant. »

Cyborg était sur le point d'interroger son chef sur ce commentaire lorsqu'un léger éclat de rire provenant de l'endroit où se trouvait Raven l'en empêcha par son étrangeté. Le temps que Cyborg se tourne dans sa direction et croise son regard, Raven était redevenue fidèle elle-même, normale et uniforme. Elle ne sembla même pas remarquer que Cyborg l'observer.

« Bizarre… murmura-t-il pour lui-même. »

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Note de l'auteur : Alors, c'était comment les enfants ? Chaud ? Ennuyant ? Alors ?

Playlist : Une fois encore, la musique a joué un rôle prépondérant dans la motivation de ce texte, m'a permis de dépasser ma pudeur et m'a aidé à rédiger les parties les plus explicites, les plus sexy (enfin, j'espère). Voici un échantillon :

1. Temptation, Diana Krall
2. I Know, Fiona Apple
3. Mine, Savage Garden
4. Baby Did A Bad, Bad, Thing, Chris Isaac
5. Slippage, Goldfrapp
6. Stripped, Depeche Mode
7. Querer, Cirque du Soleil
8. Freak on a Leash, Korn
9. When Doves Cry, (remake from Baz Lehrman's Romeo & Juliet)
10. Prelude 12/21, AFI
11. Animals, Nickelback

Note du traducteur : Malgré tous mes efforts, je n'ai pu trouver de traduction satisfaisante au terme « Mile-High Club ». Selon la définition donné par la version anglaise du site Wikipedia, il s'agit d'un terme d'argot qui désigne l'ensemble des individus qui, à bord d'un avion, se livrent à des relations d'ordre sexuel.
En outre, il m'a été impossible de retranscrire l'un des jeux de mots du texte. Lorsque Raven appelle Robin par son prénom, Dick, ce dernier est écrit en italique, ce qui insiste sur ce dernier. En fait, « dick » désigne vulgairement l'organe reproducteur masculin. Cela me semble avoir son importance même si c'est impossible à retranscrire en français.