Bonsoir à tous!

Me voici lancer pour le 1er chapitre!

Je tenais à remercier les reviewers pour l'enthousiasme et la fidélité dont vous faite preuve! C'est un réel plaisir et j'espère que ce chapitre vous plaira!

Je vous laisse à votre lecture!

LSAfor'


« Plus la patience est grande, plus belle est la vengeance »


Chapitre 1:

Le bâtiment de la Torres-Consolidate était l'un des plus impressionnants de Manhattan. Il surplombait de façon presque majestueuse les autres établissements qui prônaient sur l'une des places les plus influentes du monde.

Face à cette façade d'acier qui lui donnait l'impression de se perdre dans le ciel par sa hauteur, Callie se sentait encore plus intimidée que lorsqu'elle était âgée de cinq ans et qu'elle venait rendre visite à son père au bureau.

Elle continua de fixer l'entrée du bâtiment d'un air songeur. Elle repoussait depuis maintenant trop longtemps sa venue ici. Quatre mois pour être précise. Depuis que son père était mort.

Callie n'avait pas eu le courage de revenir ici, dans son entreprise alors que lui n'était plus là. Arpenter les couloirs de l'étage où se situait son bureau était une chose qu'elle appréhendait beaucoup plus que n'importe laquelle des missions qu'elle avait eues à l'Agence. Mais maintenant qu'elle se trouvait dans une impasse dans ses recherches, elle s'était rendue à l'évidence: s'il y avait un lieu où ses réponses se trouvaient, c'était dans le sanctuaire de son père. Et même si elle était sûre que l'Underground était déjà passé par là, il fallait qu'elle tente sa chance.

Après un dernier moment d'hésitation, Callie entra prudemment à l'intérieur du bâtiment. Il ne fallait surtout pas qu'elle soit vue, sinon elle ne ferait qu'attirer l'attention. Après tout, la fille de Carlos Torres était censée être morte depuis deux ans maintenant.

Elle longea le Hall en contournant les vigils qui gardaient l'accueil et s'avança vers l'ascenseur réservé aux employés qu'elle appela à l'aide du badge qu'elle avait volé préalablement. Son plan tournait inlassablement dans sa tête, elle avait tout prévu et le fait de connaitre la moindre parcelle de ce bâtiment était un avantage inestimable.

Elle regarda les numéros des étages défiler sous ses yeux puis lorsque l'ascenseur s'immobilisa au dernier étage, elle sortit avec prudence même si, comme elle le réalisa, ce n'était pas réellement nécessaire vu que l'endroit était pratiquement vide. Callie se félicita d'avoir choisi l'heure du déjeuner et ne perdit pas de temps avant de se diriger vers l'ancien bureau de son père.

Son cœur se serra lorsqu'elle regarda la plaque argentée sur la porte qui indiquait « Carlos Torres ». Comme lui avait appris la jeune fille à qui elle avait volé le badge un peu plus tôt dans la journée, le nouveau dirigeant de l'entreprise avait pris un nouveau bureau, laissant celui-ci comme une sorte d'hommage à son prédécesseur.

Callie avait soupçonné l'Agence d'être derrière cette décision. Ils n'avaient toujours pas réussi à mettre la main sur ce qu'ils cherchaient et souhaitaient probablement garder une main mise sur l'endroit. Ou alors, comme elle l'appréhendait, ils se doutaient qu'elle finirait par venir ici et cherchait donc à la piéger.

Callie secoua la tête et se baissa vers la serrure de la porte. Après tout, elle n'avait pas le choix, il fallait qu'elle trouve ce qui avait coûtait la vie à son père.

Après quelques manipulations, elle réussit à forcer la porte et pénétra à l'intérieur de la pièce. Une vague de nostalgie la gagna lorsqu'elle vit le gigantesque bureau qu'avait l'habitude d'occupait son père. Elle le contourna lentement avant de s'asseoir sur le fauteuil. Elle attrapa ensuite une photo et un sourire triste vint s'étirer sur son visage tendit qu'elle observait les visages heureux d'elle et son père sur l'image.

Carlos Torres avait toujours été proche de sa fille et ce depuis le décès de sa femme lorsque Callie n'était seulement âgée que de quatre ans. Il s'était alors juré de tout faire pour qu'elle ne manque de rien, entretenant ainsi avec elle une relation très fusionnelle. Jusqu'à ce que tout bascule et que sa fille se retrouve condamner à mort.

Pour mener à bien son recrutement, l'Agence avait dû laisser croire que Callie avait réellement subit sa sentence. Ainsi, elle s'était vu obligé de tout abandonner de son ancienne vie pour pouvoir démarrer sa nouvelle. Son père avait donc eu le droit à la version officielle: sa fille était décédée, assassinée pendant un soulèvement ayant eu lieu dans la prison féminine de l'Etat de New-York, quelques jours avant sa mise à mort.

Et même si ça avait difficile pour elle, Callie avait fini par accepter que son père la croit morte. Elle avait réalisé que pour qu'il soit en sécurité, elle se devait de le laisser croire qu'il l'avait perdu et durant les deux ans qu'elle avait passé en tant qu'agent de l'Underground, elle était persuadée que c'était toujours le cas.

Jusqu'à ce fameux jour où il l'avait retrouvé.

Flash-Back ∞

- Mija ?

Lorsqu'elle entendit cette voix qui lui était si familière, Callie perdit instantanément son sourire et se détourna du vendeur Starbuck à qui elle venait de commander un café pour voir son père la fixait au bord des larmes. Elle sortit immédiatement de la file et s'éloigna à pas précipité dans le sens inverse, tentant en vain d'ignorer les battements rapides de son cœur. Elle venait d'ignorer l'homme qui lui avait donné la vie et qui avait sacrifié la sienne pour elle. Elle venait de se détourner une fois de plus de lui et courait maintenant dans les rues de New-York pour le semer.

Arrivée au coin d'une petite ruelle, elle s'arrêta et regarda par-dessus son épaule pour être sure qu'il ne l'avait pas suivi. Elle ne vit aucune trace de lui et poussa un soupir de soulagement, même si une partie d'elle aurait voulu qu'il la rattrape.

Soudainement, elle sentit une main se poser sur son épaule. Elle tourna la tête et reconnu avec stupeur le visage serein de son père.

- Calliope mija, dit-il d'une voix encrée d'émotion.

Callie leva les yeux vers lui et sentit toutes ses défenses, tous les murs qu'elle s'était construit au sein de l'Agence, s'effondrer comme un château de carte. Elle oublia quelques instants sa prudence et l'enlaça en se laissant aller à pleurer. M. Torres resserra son étreinte et ils restèrent ainsi de longues secondes avant que Callie ne se dégage lentement.

- Je suis désolée papa, s'excusa-t-elle. Tu dois avoir beaucoup de questions…

- En réalité non, coupa Carlos.

Il jeta un coup d'œil circulaire à la rue avant de se tourner à nouveau vers sa fille qui le regardait dorénavant d'un air incrédule.

- Je te cherche depuis des jours mija, continua-t-il. Il faut que je te parle de ceux pour qui tu travailles.

- Tu es au courant pour l'Agence? questionna Callie.

Dire qu'elle était surprise serait un euphémisme. Mais elle n'eut pas le temps de s'attarder plus lorsqu'elle vit son père sursauter lorsqu'un passant leur demanda du feu. Elle le sentit fébrile et nerveux, deux aspects qui ne caractérisaient en rien Carlos Torres.

- Papa, qu'est-ce qu'il se passe?

- Je t'expliquerais tout mais pas ici, répondit Carlos. Viens, ajouta-t-il en lui saisissant la main.

Cependant, Callie ne bougea pas, hésitant à le suivre. Elle était censée retrouver Arizona dans une heure pour une mission filature et si elle n'arrivait pas à l'heure, elle attirerait l'attention et une enquête interne serait ouverte, ce qui mettrait en danger son père. Son nouveau statut d'Agent lui donnait certes beaucoup plus de libertés que celui de recrue, mais elle restait tout de même surveillée et si en temps normal ça ne la dérangeait pas plus que ça, cette fois-ci elle avait peur.

Carlos sembla comprendre les inquiétudes de sa fille. Il revint sur ses pas et lui adressa un sourire qu'il voulut rassurant.

- Ils ne nous trouveront pas là où on va, rassura-t-il. Et on sera plus en sécurité pour parler. Fais-moi confiance.

- Ok, concéda-t-elle.

Callie se dirigea donc vers sa voiture, en compagnie de son père et suivit ses indications à travers la ville, jusqu'à un immeuble miteux à Harlem.

- Tu savais que je n'étais pas morte? demanda après un long moment de silence Callie.

- Oui, répondit simplement Carlos.

- Depuis combien de temps le savais-tu?

Carlos ne répondit pas et indiqua de la main à Callie un endroit où se garer. Elle s'exécuta sans rien dire et descendit du véhicule mais sentit son malaise s'agrandir au fur et à mesure qu'elle approchait du petit immeuble.

- Le grand Carlos Torres dans Harlem, j'ai du mal à y croire, tenta de plaisanter Callie.

- Il y a beaucoup de choses qui te surprendraient chérie, répondit Carlos avec un mince sourire.

Ils pénétrèrent à l'intérieur du bâtiment jusqu'à un appartement au deuxième étage. Lorsqu'il déverrouilla la porte, Carlos fit un signe à sa fille lui indiquant d'entrer à l'intérieur. Elle fut surprise de trouver une pièce remplit de matériels informatiques en tout genre. Dans le même style que ceux que manipulait Karev quand il jouait les geeks de l'Underground.

- Je suppose que tu ne viens pas ici pour boire le thé, lança-t-elle en s'avançant au milieu de la pièce.

- Pas vraiment non, répondit Carlos.

Callie se tourna vers lui et l'observa avec un peu plus d'attention. Deux ans s'étaient écoulés depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu et elle avait l'impression que pour son père c'était une décennie qui était passé. Ses cheveux étaient encore plus blanc qu'avant et les rides qui étaient déjà présentes sur son visage et qui lui amenait avant un air de sagesse, lui donnait dorénavant des aspects cadavériques. Il avait aussi perdu énormément de poids et donnait l'impression de porter celui du monde entier.

- Maintenant qu'on est sur ton territoire, tu vas enfin m'expliquer ce qui se passe?

- Je ne sais même pas par où commencer, répondit Carlos dans un rire nerveux.

- Pourquoi tu ne commencerais pas par me dire comment savais-tu que j'étais encore en vie ?

Carlos soupira et s'installa sur le canapé avant de faire un signe de tête à sa fille pour qu'elle le rejoigne. Lorsqu'elle s'assit à son tour, il prit la parole.

- Si j'étais au courant que tu n'étais pas morte, c'est parce que j'en suis à l'origine…

- Je te demande PARDON ?! s'exclama Callie.

M. Torres ferma les yeux et poussa un nouveau soupir. Callie n'avait pas souvenir de l'avoir vu un jour avec cet air de lassitude sur son visage, ce qui eut le don de l'inquiéter un peu plus.

- Lorsque j'ai vu que ton audience n'allait rien donner et que tu allais être condamnée à mort, j'ai demandé à l'Agence d'intervenir, expliqua Carlos. Je ne pouvais pas te laisser mourir…

- Tu travailles pour l'Agence?

- Non, répondit M. Torres d'un ton catégorique.

Il se tourna pour s'approcher un peu plus de sa fille et posa ses mains sur ses épaules.

- Écoute ce n'est pas le plus important à l'heure actuelle, poursuivit-il. Il faut que tu saches des choses importantes sur l'Underground. Ce ne sont pas ceux que tu crois…

Ils furent interrompus par une sonnerie émanant de la poche de Callie. Elle en extirpa son téléphone et se leva d'un bond.

- Merde! jura-t-elle. Il faut absolument que je m'en aille…

- NON!

Carlos se releva à son tour et fit face à sa fille, une expression implorante marquant son visage.

- Tu ne comprends donc pas ? Ils sont dangereux mija, il ne faut pas que t'y retournes…

- Il faut que j'y aille papa, c'est un code noir, expliqua Callie. S'ils ne me voient pas arriver bientôt, ils vont considérer que c'est une désertion et envoyer du monde à ma poursuite. Et je ne veux surtout pas te mettre en danger.

Callie remarqua qu'il ne semblait pas convaincu. Elle s'avança vers lui et posa ses mains sur son visage.

- Je te promets de revenir très vite, ne bouge surtout pas d'ici…

Elle posa ensuite un baiser sur son front et s'en alla rapidement.

Fin du Flash-Back ∞

Lorsqu'elle était revenue deux heures plus tard, elle avait trouvé le bâtiment encerclé par des voitures de polices. Sentant que le pire venait de se produire, elle s'était précipitée vers l'entrée alors que les ambulanciers sortaient un corps dans une civière et lorsqu'elle avait reconnu le visage de son père, elle s'était effondrée.

Quelques jours après, le titre du New-York Times affichait que le PDG de Torres-Corporate était mort d'une overdose dans un quartier malfamé de la ville. Elle avait été obligée de lire un article qui dénigrait son père, indiquant qu'il avait été retrouvé dans un appartement miteux à Harlem avec une grosse quantité d'ecstasy.

La raison officielle avait été que la cause de sa mort avait été sa dépendance à la drogue.

Mais Callie savait que les seuls responsables étaient ses employeurs. Son père savait des choses donc il fallait qu'ils se débarrassent de lui. Et elle, comme une idiote, elle s'était éloignée. Il l'avait supplié de rester, de ne pas partir et elle ne l'avait pas écouté. Elle avait voulu le protéger et au lieu de ça, elle les avait menés tout droit à lui.

Callie secoua la tête pour chasser de son esprit ses pensées, retira son sac à dos puis s'installa derrière l'ancien bureau de son père. Après un instant d'hésitation, elle commença à chercher dans tous les recoins de la pièce. Au bout d'une heure de fouille, elle se résigna, poussa un cri de rage et balança un coup de poing contre le dossier du fauteuil. Une douleur la gagna lorsqu'elle se rendit compte qu'elle venait de taper contre quelque chose d'extrêmement dure. Un énorme sourire se dessina sur son visage alors qu'elle attrapa son sac. Elle en sortit un couteau et sans cérémonie le planta dans le dossier du fauteuil de bureau et déchira le cuir qui le composait. Elle plongea sa main à l'intérieur et en sortit une petite boite métallique.

- Bingo! s'enthousiasma-t-elle

Elle s'apprêta à l'ouvrir lorsqu'elle entendue un bruit émanait de l'extérieur. Callie fourra rapidement la boite dans son sac, le remis sur son dos et s'avança précautionneusement vers la porte avant de l'entrouvrir. Elle vit plusieurs hommes en costumes qui encerclaient le bureau de la secrétaire.

- Il faut que l'on accède immédiatement à l'ancien bureau de M. Torres, dit autoritairement une voix qui lui sembla familière.

- Je ne peux pas vous laisser entrer sans un mandat ou un truc dans le genre, répondit la secrétaire.

Callie poussa un juron en refermant la porte. Elle se doutait qu'en venant ici, elle se ferait surement encerclé par ses anciens collègues mais elle avait tout de même espérait que ce ne serait pas le cas.

- Et bien on va être obligé de passer au plan B, se dit-elle à elle-même.

Elle attrapa le pistolet qu'elle avait glissé dans sa ceinture et rouvrit la porte discrètement avant de sortir.

- Elle est ici! s'exclama un homme qu'elle reconnut comme étant Ross.

Avant qu'elle n'ait pu esquisser le moindre geste, elle entendit plusieurs coups de feu. Elle se précipita vers les escaliers et commença à les monter. Connaissant les méthodes de travails de l'Agence, Callie savait que le bâtiment devait surement être encerclait et le toit restait donc sa seule solution. Elle eut seulement le temps de grimper quelques marches qu'elle fut rattrapée par deux hommes.

- Salut les gars! lança-t-elle avec un sourire.

L'un d'eux leva son arme vers sa direction mais elle fut plus rapide et le désarma d'un coup de pied, avant de l'assommer de sa propre arme. Elle utilisa ensuite le corps de sa victime comme bouclier pour se débarrasser du deuxième.

- Toujours un plaisir de vous revoir, dit ironiquement Callie à l'adresse des deux corps inertes avant de reprendre son ascension vers le toit.

Arrivée en haut, elle ouvrit sans aucun mal la porte et s'avança au milieu de la piste où atterrissait en temps normal les hélicoptères puis jeta un coup d'œil circulaire autour d'elle. Elle s'avança ensuite au bord et chercha le gros câble qu'elle avait repérait un peu plus tôt et qui était relié à un poteau électrique d'une rue adjacente au bâtiment. Lorsqu'elle le trouva, elle retira une sangle de son sac. Derrière elle, la porte s'ouvrit de nouveau à la volée.

- Plus un geste Torres!

Callie esquissa un grand sourire avant de se tourner vers son interlocuteur et de pointer également son arme sur elle. Il s'agissait d'une femme aux cheveux blonds et aux yeux d'un bleu azur que Callie trouvait très envoutant.

Elle n'avait pas revu Arizona Robbins depuis qu'elle s'était enfuie de l'Agence et l'avoir face à elle en cet instant lui faisait ressentir une panoplie de sentiments. De la haine, de la colère, un sentiment de trahison mais aussi, et sans qu'elle n'y puisse rien, Callie ressentit un sentiment de joie.

- Je dois dire que je suis surprise de te voir, déclara Callie sans se dépêtrer de son sourire. Je ne pensais pas que mon cas exigeait l'intervention du bras droit du Colonel…

Arizona s'approcha doucement de son ancienne recrue, son arme toujours pointée sur elle, lui faisant ainsi face.

- Lâche ton arme Torres, dit-elle d'une voix neutre. Ne m'oblige pas à te tirer dessus…

Callie laissa échapper un rire.

- Mon ancien mentor m'a toujours appris qu'il ne fallait jamais baisser son arme, répondit-elle. Et j'ai toujours eu tendance à respecter ce qu'elle me disait…

Elle remarqua la mâchoire d'Arizona se serrer mais la blonde sembla garder son calme. Callie recula discrètement vers le bord jusqu'à sentir le vide sous ses talons. Elle jeta un rapide coup d'œil en direction du câble pour le repérer.

- Rends-toi et tu auras encore toutes tes chances, poursuivit Arizona calmement.

Un éclair de colère passa dans les yeux de Callie qui redressa la tête et croisa de nouveau le regard azur de la personne qui lui avait longtemps inspiré confiance.

- Nous savons toutes les deux que jamais je ne te suivrais Arizona, lança Callie, alors cesses ton baratin…

Elles se fixèrent quelques secondes sans qu'aucune d'elles n'esquisse le moindre geste. Callie sentait son cœur battre à toute rompe et elle ne savait pas si c'était le fait qu'elle s'apprêtait à sauter d'une des plus hautes tours de New-York ou si c'était le fait d'avoir Arizona face à elle, mais pour la première fois depuis longtemps, elle se sentit perdre son calme.

- Vous saviez que je viendrais ici, dit-elle brisant ainsi le silence, dans le bureau de la personne que vous avez froidement assassiné. C'est comme ça que ça fonctionne, n'est-ce pas?

- Donnes-moi ce que tu as trouvé et je te promets que je ne te ferais aucun mal…

Un nouveau rire s'échappa de la gorge de Callie.

- Ça fait longtemps que je ne crois plus en tes promesses, répondit-elle froidement.

Callie baissa son arme et la jeta aux pieds d'Arizona, faisant ainsi détourner le regard de la blonde pendant quelques secondes et en profita pour se laisser tomber dans le vide. En une fraction de seconde, elle s'accrocha au câble à l'aide de la sangle et descendit à vive allure jusqu'en bas.

L'atterrissage fut assez rude, amenant quelques séquelles physiques, mais Callie était plutôt satisfaite. Elle avait trouvé quelque chose et elle avait réussi à échapper une nouvelle fois à l'Agence. Elle jeta un dernier regard vers le toit de Torres-Consolidate avant de s'en aller.

Arizona arriva au QG de l'Underground dans une colère noire, ce qui n'échappa pas à ses collègues.

- J'ai l'impression que la mission Torres a été un échec, lança Mark Sloan de son bureau alors qu'elle passait devant lui.

- LA FERME! s'exclama-t-elle avant d'aller s'enfermer dans le sien.

Arrivée à son loft, Callie ouvrit la boite qu'elle avait trouvée dans le bureau de son père et y trouva une clé USB. Elle alluma son ordinateur et l'inséra au moment où son téléphone sonna. Elle attrapa l'appareil et répondit.

- Comment ça s'est passé? demanda la personne au bout du fil.

- Impeccable, répondit Callie. J'ai réussi à récupérer quelque chose et je m'apprête à voir ce que c'est.

- Je m'en suis douté lorsque j'ai vu l'humeur massacrante de Robbins.

Callie esquissa un sourire qui disparut rapidement.

- Fais attention à toi Mark. Je ne veux pas que tu te mettes en danger à cause de moi.

- Ne t'inquiète pas Torres, répondit Mark. Je sais être très prudent…

Callie hocha doucement la tête puis raccrocha après lui avoir dit au revoir. Elle se reconcentra sur son écran d'ordinateur et ouvrit le seul et unique fichier qui se trouvait sur la clé. Lorsque le document s'ouvrit et qu'elle comprit de quoi il s'agissait, une expression victorieuse vint se dessiner sur le visage de Callie.