Chapitre 2 :
Nothing but You
Coucou tout le monde, alors voila la suite (et fin) de cette histoire !
Disclamer : Comme d'hab', faut-il vraiment se répéter à chaque fois ?*soupir de lassitude* Bon, tout est à JKR et rien n'est à moi à part le scénario…
Note de l'auteur : /!\ Lemon dans ce chapitre, je préfère prévenir pour ceux/celles qui n'aiment pas.=) /!\ Bonne lecture !
Couple : HP/ DM
Résumé : PostPoudlard et Post T7 sans l'épilogue. «C'était moi qui ne supportais plus la brûlure trop douce de l'alcool. Trop douce par rapport à la flamme qui m'avait embrasé le corps, cette nuit. Dans le parc. Avec toi…» OS HP/DM malgré le début.
OoOoOoOoOoOoOoOoO
En arrivant chez moi, j'appelai Kreattur. Il apparut immédiatement devant moi, bien qu'ayant l'air légèrement fatigué. Je ne me doutais pas qu'il était si tard. Il s'inclina néanmoins.
-Maître ?
-Euh…Je voudrais savoir…si, par hasard…tu saurais quelque chose à propos des liens existant entres sorciers ?
Il parut pris de court par ma question et sembla réfléchir un instant. En attendant qu'il ait trouvé ses mots, je me dirigeai vers le buffet de ma cuisine et en sortit une bouteille de Whisky Pur Feu. Mon corps entier tremblait depuis notre ...entrevue.
J'avalai une gorgée que je manquai de recracher. Je cru d'abord que Kreattur avait changé mon alcool préféré contre un autre liquide infâme, beaucoup trop doux, quand je me rendis compte que c'était mon estomac qui ne supportait plus que je m'intoxique comme je le faisais depuis des semaines. C'était moi qui ne supportais plus la brûlure trop douce de l'alcool. Trop douce par rapport à la flamme qui m'avait embrasé le corps, cette nuit. Dans le parc. Avec toi…
Etait-ce vraiment ce lien qui nous unissait qui m'avait fait revivre ? Ou y avait-il autre chose ?
Je me secouai la tête. Bien sûr que c'était ce lien.
-Vous allez bien, maître ? me demanda gentiment Kreattur.
-Oui…oui, je crois.
Je tournai alors la tête vers lui en refermant la bouteille d'alcool. Elle ne me servirait plus, désormais. Mais comment allais-je faire pour trouver quelque chose qui me brûlerait autant que tu le faisais ?
-Alors, que sais-tu exactement ?
Il tortilla ses mains nerveusement et détourna le regard. Je m'assis sur une chaise, fébrile et impatient. Il fallait que je comprenne. Qu'on me confirme que je ne devenais pas fou. Que ce lien était partagé.
-Kreattur ne connaît pas beaucoup les différents liens qui existent entres sorciers…
-S'il te plaît. Je dois en connaître encore moins que toi sur le sujet.
-Il existe plusieurs liens. Kreattur connait le lien de Mariage, celui d'Amour et celui qui unit un sorcier ayant sauvé la vie à un autre…
-Quelle est la différence entre le lien d'Amour et celui de Mariage ?demandais-je, un peu confus.
-Certains mariages ne sont pas basés sur l'amour, mais sur l'argent ou un contrat, par exemple, maître, alors que le lien d'Amour ne nécessite pas forcément un Mariage. Mais le lien d'Amour n'est pas forcément entre deux personnes amoureuses, ça peut-être aussi entre… entre une mère et son enfant.
Il me jeta un regard éloquent.
-Comme pour ma mère et moi, n'est-ce pas ?
-Oui, maître.
- Et le lien qui unit un sorcier à un autre, parce qu'il lui a sauvé la vie ?lui demandais-je, la gorge nouée.
-Celui-ci est le plus complexe, maître, parce qu'il crée toujours un lien différent entre les deux sorciers.
-Comment ça ?
-Eh bien, cela dépendra des sentiments que les deux sorciers éprouvaient l'un envers l'autre avant de créer-involontairement ou pas- ce lien. Mais il existe très peu de cas avec ce lien. Le lien le plus récurrent est celui de Mariage. Surtout entre deux grandes familles de Sang-Pur.
-Oh. Très bien, Kreattur. Merci, tu peux t'en aller.
-Bien. Bonne nuit, maître.
-Bonne nuit, Kreattur, lui répondis-je, d'une voix éteinte.
Je me levai et sortis de la cuisine pour me diriger vers ma chambre. J'avais l'esprit embrouillé et le corps fatigué, comme après un match de Quidditch, comme si j'avais trop vécu d'un coup. Quel est ce lien entre nous, Draco ? Et pourquoi ne le remarques-tu pas ? Pourquoi ne cherches-tu pas à savoir, comme moi ? Es-tu déjà au courant de ce qui m'arrive quand je suis trop près de toi ?
Je soupirai et passa une fois de plus ma main dans mes cheveux indisciplinés.
J'ai toujours détesté quand tu faisais ça, Potter.
M'as-tu tellement observé que tu me connais par cœur ? Autant que moi je te connais ? Je sentis quelque chose remuer en moi, quelque chose qui semblait vouloir crier.
J'entrais dans ma chambre et m'écroulai dans mon lit sans même me déshabiller. Je réfléchissais à ce que Kreattur m'avait dit. Était-ce seulement le fruit de mon imagination ce lien que je ressentais ? Ou le ressentais-tu, toi aussi ? Et s'il existe, est-ce que ça nous a changés ou sommes nous toujours les mêmes ?
Je repensais à ce qui s'était passé cette nuit. Rien de ce que j'avais ressenti jusqu'à aujourd'hui n'était comparable à ça. Et, bien sûr que c'était magique. Rien n'est aussi intense naturellement. Même l'amour que j'avais pour Ginny n'était pas aussi puissant, aussi ... délicieux.
Lorsque je m'endormis ce soir-là, je n'avais trouvé aucune réponse à mes questions et seul ton regard argenté m'accompagna dans les bras de Morphée.
OoOoOoOoOoOoOoOoO
Depuis cette nuit-là, je sors plus souvent de chez moi. J'ai repris les cours. Je me rends à toutes les soirées mondaines auxquelles on m'invite, espérant désespérément te croiser et pouvoir revivre, comme cette nuit-là, sous tes coups et tes assauts. Je voulais te voir. Absolument. Et toi, tu ne venais pas. Tu n'étais jamais là.
Mes amis se réjouissaient que je sorte à nouveau, que je sourie de nouveau. Ils pensaient tous que je me rétablissais, alors que je cherchais ma dose de vie auprès de mon ancien ennemi. J'avais remplacé une addiction par une autre, peut être beaucoup plus dangereuse que l'alcool. A chaque soirée, quand je ne te voyais pas ou quand j'apprenais que tu ne serais pas là, je ne faisais plus aucun effort et je rentrais chez moi le plus tôt possible.
J'aurais pu t'écrire pour qu'on puisse se voir, mais je n'avais plus le courage des Gryffondors et puis, aurais-tu réellement répondu à mes lettres ?
Je savais que non, alors je n'ai rien fait, rien tenté de plus. Et je mourrais lentement, encore une fois. Sans que personne ne le voie. Je te cherchais, sans relâche et toi, tu me fuyais, comme tu l'as toujours fait. Je le sentais au plus profond de moi.
Et le lien entre nous se renforçait. Il prenait de l'ampleur en moi. A présent, je pouvais te sentir. Je sentais ce que tu ressentais. Quel que soit ton sentiment ou ton état d'esprit. Tu étais en moi. Profondément ancré en moi.
Et je sentais que tu avais besoin de moi. Pourtant, tu me fuyais.
Je n'en pouvais plus, alors j'ai trouvé un prétexte pour te voir et t'approcher. Un prétexte cruel, et qui te rendrait plus furieux que jamais. J'espérais que tu me pardonnerais. Je voulais seulement revivre, tu sais.
Un soir je me suis donc présenté chez toi, avec un mandat signé par le ministre lui-même. J'avais peur. Peur de ta réaction et de la mienne, surtout. Mon coeur battait la chamade et j'avais du mal à respirer. Je savais que tu me voyais mais tu n'as rien fait d'autre que m'observer, ta peur se répercutant en moi comme un écho.
J'ai observé ton Manoir correctement pour la première fois. Ce même Manoir où Hermione s'est fait torturée, où Dobby fut assassiné. Ce même Manoir où tu ne m'a pas reconnu, où je t'ai arraché ta baguette, la seule qui fonctionnait avec un autre que toi. Je m'avançai lentement dans l'allée et sonna, une fois arrivé devant ta porte. J'attendis un instant avant de te voir arriver et m'ouvrir la porte. Tu m'observas bizarrement.
-Potter. Que me vaut l'honneur ?
Et toujours ce sourire sur tes lèvres. Si agaçant. Si provocant. Je voulais te faire ravaler ce sourire et tu le savais. Ton amusement et mon agacement s'affrontaient en moi. Je secouai la tête et croisai ton regard pour la première fois depuis mon arrivée. Et ma volonté flancha. Oh Merlin, pardonne-moi Draco d'être aussi égoïste. Pardonne-moi pour ce que je vais te faire.
-J'ai un mandat du Ministère pour fouiller ton Manoir.
-Quoi ? Mais j'ai été innocenté ! Me cries-tu d'une voix chevrotante.
-Présumé Innocent, Malfoy, fis-je, cinglant en entrant chez toi et en te bousculant au passage.
Ce bref contact de ma main sur ton épaule me fit fermer les yeux de délice.
Tu me regardes passer les yeux ouverts d'effroi et je sens ce que tu penses. Tu as peur que tout le cauchemar que tu as enduré après la Guerre recommence. Toutes ses perquisitions, ces procès…Et tu es en colère après moi, parce que c'est moi qui va fouiller chez toi. Seulement moi. Je sens ta colère bouillonner à l'intérieur de toi. Je me dirigeai vers ton salon lorsqu'à nouveau, tu me pris par le col de ma chemise pour m'acculer au mur. Et enfin, je peux respirer.
-Pourquoi tu t'acharnes comme ça sur moi ? Qu'est-ce que je t'ai fait ?
Je cru que mon cœur allait briser ma cage thoracique tant il battait fort. Je suis sûr que tu le sentais contre tes doigts. Et ça ne fit qu'accélérer sa course.
-Mais t'es parano, Malfoy ! C'est le Ministère qui m'envoie !
Tes yeux fouillèrent les miens.
-Non ! Je sais que c'est toi qui as insisté pour faire cette perquisition! Je le sens !
Ma voix se bloqua dans ma gorge quand tu prononças ces derniers mots. Alors toi aussi, tu ressentais ce lien étrange qui bouillait dans mes veines de façon si délicieuse. Tout n'était pas dans ma tête.
-Quoi ? Chuchotais-je.
Je savais que tu avais entendu. Je te vis baisser le regard sans me lâcher pour autant. Je sentis ta colère disparaître peu à peu. Tu hésitas à parler.
-Je sens ce que tu fais, ce que tu veux. Mais je ne sais pas pourquoi. Et je sais que c'est toi qui as voulu faire cette perquisition. Mais je ne sais pas pourquoi. Je n'arrive pas à le… sentir.
Tu relevas la tête et plongeas tes yeux dans les miens. Mon souffle se bloque alors que ton regard ne reflète que la tristesse. Dans un état second, je me demande si c'est ton cœur qui se serre douloureusement ou le mien.
-Tu sais pourtant que j'ai toujours été forcé. Je l'ai fait par égoïsme, pour ne pas voir mes parents mourir. Tu le sais, n'est-ce pas ? Me chuchotas-tu en te rapprochant légèrement de moi, collant un peu plus ton corps au mien.
-Oui, je le sais. Je l'ai toujours su…
Le contact de ton corps contre le mien m'électrifia la peau bien plus que je ne l'aurais pensé. Je sentis que c'était pareil pour toi. Notre lien devenait de plus en plus puissant lorsque nous étions ensemble. Ton souffle se heurta au mien, comme nous l'avions toujours fait. Pourquoi avais-je l'impression que c'était différent cette fois ? Et pourquoi ne pouvais-je pas séparer mon regard du tien ? Pourquoi ne le voulais-je tout simplement pas ?
-Toi aussi, tu le sens ? Ce lien entre nous ? demandais-je, de plus en plus perdu.
-Oui.
Aujourd'hui plus que jamais, je le sentais bouillir dans mes veines, dans mon esprit, dans mon âme. Nos visages étaient trop proches, mais pas assez. Nos peaux trop affamés l'une de l'autre, mais trop éloignés. Beaucoup trop. Tout mon corps réclamait le tien. Tout mon être désirait le tien. Mon âme s'accrochait à la tienne. Que nous arrivait-il ?
-Pourquoi est-ce que ça nous fait ça? Me demandas-tu, en fermant doucement les yeux et te rapprochant encore plus de moi. Mais toujours pas assez.
Nos fronts se heurtèrent doucement et mon coeur eut un raté avant de reprendre sa course folle.
-Je…je ne sais pas…dis-je en fermant les yeux à mon tour.J'ai envie ... Je veux...
-Oui ...M-moi aussi ...
Je sens ton souffle se rapprocher du mien, à tel point qu'ils finissent par s'unir. Je ne sais plus ce qui est à moi et ce qui est à toi. Tu es partout et pourtant trop loin. J'entends un gémissement mais est-ce qu'il s'échappe d'entre mes lèvres ou d'entre les tiennes ?
La tension entre nous est tellement forte que j'ai un instant peur qu'elle nous brise. Doucement, je sens tes lèvres se sceller aux miennes. Elles sont aussi douces que de la soie et je crois que jamais personne ne m'a embrassé comme ça. Que personne ne pourra jamais me toucher comme tu le fais. Comme tu l'as toujours fait.
Tes mains délaissent le col de ma chemise pour glisser sur mes flancs. Je frissonne violemment et je te sens sourire tout contre ma bouche. Tu agrippes mes hanches et me rapproche de toi le plus possible. Enivré, j'ouvre la bouche pour approfondir ce baiser. Ta langue s'engouffre à l'intérieur et vient chercher la mienne. Tu la taquine du bout des lèvres. Mes bras s'enroulent autour de ton cou et je m'accroche à tes cheveux d'or pour ne pas sombrer dans l'avalanche d'émotions que tu me fais ressentir.
Tu me plaque plus fort contre le mur et frotte ton corps au mien, soudainement affamé. Ta bouche dévie de ma mâchoire à mon cou et je crois que jamais je n'ai désiré quelqu'un aussi violemment, aussi intensément que toi. J'ai l'impression de perdre totalement pied avec la réalité tant c'est intense.
Ton bassin se frotte contre le mien, voluptueusement, m'arrachant des râles alors que tu déposes des baisers humides dans mon cou. Nos érections se frôlent et je te sens haleter tout contre moi. Le désir est trop puissant pour que nous ayons une chance de gagner le combat.
En avons-nous seulement envie ?
Je sens soudainement l'air se charger d'électricité et je sais que nos magies ont décidées de s'unir ce soir, tout comme nos corps. En ouvrant de nouveau les yeux, je m'aperçois qu'on a atterri dans ta chambre. Un sourire vient fleurir sur mes lèvres.
Mes lèvres attrapent de nouveau les tiennes pour un baiser encore plus vertigineux que le premier. Mes mains agrippent les pans de ta chemise et la déchirent, faisant sauter les boutons à travers la pièce. J'ai envie de te toucher partout, de connaître la douceur de ta peau. Je veux sentir ton coeur battre sous mes doigts affamés.
Je me sépare alors de toi pour pouvoir admirer à ma guise ton torse imberbe et si pâle sous le reflet de la Lune. Tu en deviendrais presque irréel. Je laisse mes doigts courir sur ta peau, mes lèvres te caresser. Je t'embrasse doucement les épaules, te suçote plus violement la nuque, laissant une trace violacée derrière moi. Tu es à moi.
Je continue à t'embrasser le torse descendant plus bas, t'arrachant un râle de plaisir. Mes dents enserrent ton petit bouton rose si grisant. Tu gémis et je ne t'ai jamais vu plus beau qu'en cet instant. Ma langue trace un sillon jusqu'à la lisière de ton pantalon que je défais lentement. Je le laisse glisser sur tes jambes pâles. Puis j'empoigne ton boxer et le descends plus précipitamment, de plus en plus fébrile. Mes mains en tremblent tellement je te veux.
Ton sexe gorgé de sang me fait face et je souffle doucement dessus pour te faire languir. Mes lèvres taquinent ton gland mais ne le touche jamais vraiment. Tu soupire de frustration. Je laisse alors courir ma langue sur toute la longueur de ton sexe, m'enivrant de son goût. Je te lèche encore quelques instants avant de te prendre entièrement en bouche. Bien que nouveau, ce geste me semble naturel, familier. Perdu dans un abîme de plaisir, j'en ressens un encore plus violent. Le tien.
Juste quand je sens que tu vas jouir dans ma bouche, ta main vient remonter mon menton jusqu'à toi et deux lèvres voraces s'emparent des miennes. Je crois que tu me pousse en m'embrassant mais j'ai perdu le sens des réalités quand tu as entreprit de m'enlever ma chemise. Mes genoux heurtent quelque chose et je me sens tomber en arrière. Je sens l'air froid parcourir mon torse et je sais alors que ma chemise n'est qu'un mauvais souvenir. Et toi, tu es là, dans toute ta splendeur, nu, haletant, au pied du lit. Je crois que tu attends mon accord pour me rejoindre. Ne sens-tu pas cette faim de toi qui me ravage le corps ? Ne vois-tu pas mes teux qui te supplient ?
-Viens…
Tu me rejoins alors et te met au dessus de moi. Ton corps lourd sur moi m'affole les sens. J'ai envie de plus. Tellement plus…Ton érection se pressant sur ma cuisse ne m'excite que davantage. Tes lèvres reprennent les miennes, plus audacieuses. Je sens tes mains tremblantes et fébrile sur mon corps, partout, et je m'accroche de nouveau à tes épaules pour ne pas sombrer. Ta main glisse contre mon torse, m'arrachant un délicieux frisson. Tu t'arrêtes à la lisière de mon pantalon. J'halète doucement, mais te laisse continuer. Tu défais doucement la braguette en me regardant intensément mais je ne reculerais pas. Je te veux tellement ...
Tu descends doucement mon pantalon, embrassant chaque parcelle de peau que tu peux atteindre. Je me cambre et gémis sous tes lèvres. De ta main, tu viens caresser la bosse qui dépasse de mon caleçon. Tu l'embrasses à travers le tissu et je sens mon sexe vibrer sous tes assauts. Je me mords les lèvres.
Mes hanches bougent contre ta bouche, réclamant plus. Tu fais alors glisser mon caleçon le long de mes jambes, un sourire gourmand ourlant tes lèvres. Mon sexe érigé se dresse devant toi et sans prévenir, tu le prends en bouche. Mon dos se cambre brusquement et un cri de plaisir s'échappe de mes lèvres. Tu commence des va-et-vient sur ma verge et je ne me suis jamais senti aussi excité de ma vie. Autant en phase avec quelqu'un.
Je sens un de tes doigts me pénétrer doucement .Je crus que la douleur était inévitable mais ce n'est que du plaisir que je ressens. Tu passe alors un deuxième doigt en moi et je me crispe légèrement en fronçant les sourcils. C'est douloureux mais pas désagréable. Quand tu passes ton troisième doigt, je serre les dents mais ta bouche continuant ses va-et-vient m'empêche d'y penser et peu à peu, je me surprends à bouger des hanches contre ta main. Mais alors que je sens que je vais jouir tellement les sensations sont fortes, tu retires ta bouche et rapproche ton visage du mien.
Nos corps en fusion se touchent, nous électrisant la peau de la plus délicieuse des façons. Je sens tes doigts encore en moi. Tu retire ta main qui faisait des va-et-vient en moi, m'arrachant un soupir de frustration et te positionne à ton aise entre mes cuisses. Tu relèves mes genoux et je t'entends murmurer une formule. Une sensation de froid sur mon anus me fait comprendre tes intentions. Tu me regarde alors dans les yeux et d'un coup de reins, tu me pénètre. J'étouffe un cri de douleur.
- Ça va ?
Tu me regardes, indécis. Je vais bien. Mais toi en moi, c'est beaucoup trop...
-Oui. Doucement...
Tu hoches la tête et j'essaye de me détendre, les yeux fermés. Quand je les ouvris pour te regarder une vague intense de plaisir et de douleur mêlées me submergea et je fis bouger mes hanches contre ton bassin. Tu grognes de plaisir, assombrissant tes yeux. Ton corps appelle le mien plus que jamais. Un gémissement me parvient aux oreilles. Tu commences des va-et-vient lascivement en moi.
Les sensations sont au-delà de ce que j'avais imaginé. Tout est plus fort et pourtant plus doux. Je sens, à travers mon propre plaisir, celui que tu ressens à cet instant et rien n'a jamais était plus fort que cette sensation là. Rien ne le sera jamais plus. Je m'accroche à tes épaules en bougeant les hanches toujours plus vite, toujours plus fort. L'une de tes mains attrape mon sexe vivement et tu fais des va-et-vient dessus, m'arrachant des soupirs de plaisir. Tu heurte soudain un point sensible qui me fait me cambrer tellement le plaisir est puissant. La douleur n'existe plus. Quand je te demande de refaire ce coup de reins qui m'a fait crier, tu accélère le rythme de tes hanches et m'embrasse de façon possessive. Je suis à Toi.
Tes râles de plaisirs sont le plus beau son que j'ai jamais entendu. Je gémis en rythme et fais accélérer tes coups de butoirs en moi. J'en veux tellement plus. Quand je sens la jouissance arriver, je me mords la lèvre inférieure violemment. Je joui entre nos deux corps en long jets brûlant. L'odeur du sperme me parvient immédiatement. Tu continues tes va-et-vient et jouit peu après moi en soupirant mon prénom. Pour la première fois.
Tu retombas lourdement sur mon torse et j'enroulai mes bras autour de ton corps. Tu nichas ta tête dans mon épaule. Le silence nous entourait, seules nos respirations qui se calmaient venaient le perturber. Je me sentais en paix avec moi-même. J'aurais pu rester ainsi toute ma vie, le nez enfoui dans tes cheveux et ton corps sur le mien mais tu te retiras de moi et te couchas à mes côtés en me fixant de tes yeux orageux. Je détournai le regard, une boule au ventre.
-Harry ?
Je frissonnai de plaisir. C'était la deuxième fois que tu utilisais mon prénom cette nuit et il glissait entre tes lèvres de manière exquise. Je plongeai mon regard à nouveau dans le tien.
-Oui ?
-Qu'est-ce qui nous arrive ?
-Je ne sais pas, avouai-je.
Tu soupires.
-Je crois que c'est à cause du lien qui existe entre nous.
Tu hausse un sourcil sceptique.
-Le lien qui s'est créé quand je t'ai sauvé cette nuit-là, dans l'incendie, t'expliquais-je.
Je te voie pâlir légèrement, et je sens que tu penses à tout ce que tu as perdu pendant la Guerre. Tes parents, ta famille, ton honneur. Tu prends sur toi et fait un effort colossal pour continuer la conversation. Je t'admire pour ça, je crois.
-Oh… C'est vrai que les liens entre sorciers sont vraiment étranges et les sorciers ne réagissent pas eux-mêmes de la même façon à chaque fois.
-Je sais. Et maintenant ?
-Comment ça ?
-Qu'est-ce qu'on est réellement l'un pour l'autre ? Que doit-on faire ?
Tu fronce les sourcils, perplexe.
-Je n'en sais pas plus que toi, Harry. Tout ce que je sais, c'est que je ressens ce que tu ressens et que ... je me sens mieux quand tu es vers moi.
Mon cœur eut de nouveau un raté. Gêné, tu détournes les yeux un bref moment.
-Moi aussi, avouais-je, à mi-voix.
Tes yeux argentés s'ancrent à nouveau aux miens. Tu te racle la gorge, hésitant.
-Comme ni toi, ni moi ni pouvons rien, alors autant l'accepter, tu ne crois pas ?
Je sens que tu veux me demander quelque chose, mais que tu as peur de ma réponse.
-Si. Qu'est-ce que tu me propose ?
- De se voir. Régulièrement. Dès que l'un d'entre nous en a ... besoin.
Tu rougis, encore plus gêné que tout à l'heure. Et moi, je suis perdu.
- Se voir ?
Je sens une pointe d'agacement en moi, lorsque tu jettes un regard éloquent autour de nous. Aux vêtements éparpillés au sol, aux draps défaits et à nos deux corps nus l'un contre l'autre.
-Oh...Bien sûr. Se voir.
Tu m'offres de coucher avec toi pendant un temps indéterminé, dès que j'en éprouve le besoin. Je comprends maintenant pourquoi tu craignait tant ma réponse.
-Ça me va.
La majeure partie de mon esprit approuvait avec ferveur, surtout après avoir goûté à ta peau. Mais quelque chose en moi gronda, comme pour protester.
OoOoOoOoOoOoOoOoO
A partir de ce moment là, on se "voyait" pratiquement toutes les semaines. C'était facile à deviner où et quand nos rendez-vous allaient avoir lieu. Notre lien nous guidait. Et le plus souvent, toi comme moi attendions le dernier moment pour nous voir. Je savais très bien que tu détestais être à ce point accro à moi, à mon corps. Moi aussi, je détestais ça. Alors nous faisions tout pour retarder ce moment.
Un jour, je suis resté dormir chez toi, sans vraiment le vouloir, sans vraiment l'avoir préméditer. Le lendemain, nous étions chacun à un bout du lit mais nous n'avions jamais aussi bien dormi. C'est là que tout a changé, je crois. Que tout est devenu compliqué. Du moins, de mon côté. Toi, depuis ce moment là, tu étais ... distant. J'avais de plus en plus de mal à comprendre tes émotions, tu semblais vouloir me les cacher. Je n'insistai pas, sachant que si je le faisais, tu aurais fuit.
Moi, j'avais aussi plus de mal à comprendre ce que je ressentais. Mon corps et ma tête étaient en parfait accord. On se voyait, on couchait ensemble et ça leur suffisait. Mais il y avait toujours cette chose en moi. Elle prenait de l'ampleur au fur et à mesure que l'on se voyait. Et cette chose tout au fond de moi voulait plus de ta part. Elle voulait te voir plus souvent. Il fallait que je la fasse taire à chaque fois, de peur de me trahir devant toi.
Tout changea réellement entre nous au début de l'hiver. Cela faisait déjà plusieurs mois que nous nous voyons. Hermione commençait à avoir des soupçons. Elle se doutait bien que je voyais quelqu'un. Peut être même pensait-elle à toi. Je préférais ne rien lui dire. D'ailleurs, quel mot aurait pu qualifier notre relation ?
Ce soir-là, je rentrais de chez Ron et Hermione, lorsque je sentis une violente douleur au niveau de la tempe. Puis, ce fut au niveau de la lèvre. Je tombai à genoux, haletant. J'avais l'impression de recevoir des coups. Je compris que c'était tes émotions que je ressentais. Mon souffle se bloqua dans ma gorge. Je transplanai, sans réellement avoir d'endroit en tête, seulement toi.
J'atterris dans une ruelle sombre et vide. Des éclats de rire au loin me glacèrent le sang. Je me mis à courir vers les voix et lorsque j'aperçus la scène qui se jouait sous mes yeux,le choc me cloua sur place. Une rage meurtrière enfla en moi. Je serrais les poings, les yeux rivés sur les hommes ivres qui te frappaient, alors que tu étais déjà à terre.
Ma magie sortit de mon corps sans que je puisse la contrôler. Elle renversa violemment les trois hommes qui atterrirent à plusieurs mètres de nous, inconscients. Lorsque je tournai mes yeux vers toi, la rage reflua, laissant place à une angoisse aiguë qui me transperçait les entrailles. Je sortis ma baguette et te lança les quelques sorts de guérison que je connaissais. Tu te releva avec difficulté, le visage ensanglanté, le souffle court.
- T-tu vas bien ? bégayais-je, mort d'angoisse.
-Oui, ils n'ont pas eu le temps de ... d'approfondir notre charmante entrevue, réponds-tu, ironique.
-Que s'est-il passé ?
-Il faut croire que pour certains, il n'existe aucune différence entre un père et son fils. Et que, si l'un est Mangemort, alors l'autre doit l'être forcément.
Tes yeux croisèrent les miens. Je te lança un sort pour enlever le sang sur ton visage. Une vague de reconnaissance enfla doucement en moi.
-Merci.
Je hochai la tête. Tu détournas le regard. Ta voix se fit plus dure.
-Ne crois pas que parce que tu m'as sauvé, je vais te tomber dans les bras. J'en ai marre de tout ça.
Mon coeur eut un raté. La colère s'empara de moi.
-C'est toi qui a proposé ce marché! Je ne t'ai jamais rien demandé, moi !
Tu ne répondis pas et passa une main lasse sur ton visage.
-Tu sais très bien que nous n'y pouvons rien ! C'est le lien qui ...
-Oublie un peu ce lien, bon sang ! Moi, je l'ai bien fait et ça n'a strictement rien changé !
Tu pinças les lèvres, tu semblais en avoir trop dit. Je te regardai, surpris par ces paroles.
-De quoi tu parles?
-Oublie ça.
Tu fis mine de vouloir partir mais je te retins par le bras et te tourna vers moi.
-Explique toi, grondais-je.
Tu soupiras et tes yeux croisèrent les miens. Tes épaules se relâchèrent et les émotions que tu me cachais depuis quelques temps surgirent en moi violemment. Dans un état second, je sentis la chose au fond de moi qui semblait danser de joie.
-Tu as compris, maintenant? demandes-tu, un peu amer.
-Comment ... comment as-tu réussis à me cacher ça?
Tu te redresse légèrement.
-Disons que j'en ai pris l'habitude.
Je te lance un regard perplexe. Tu soupire et détourne un instant les yeux.
-Il faut que tu sache quelque chose. J'ai fait quelques recherches. Le lien n'a rien changé en nous. Enfin, il nous fait ressentir ce que l'autre ressent mais c'est tout.
Tes yeux plongèrent à nouveau dans les miens.
-Le lien n'a pas changé les sentiments que l'on ressentais l'un pour l'autre. Ils étaient déjà en nous. Ca n'a fait que ... les décupler.
-Alors ça veut dire que tu ...
-Oui. Exactement.
-Mais.. depuis quand ?
Tu pince un peu les lèvres.
-Depuis la sixième année ...murmures-tu du bout des lèvres.
Le choc me cloue sur place. L'évidence s'impose à moi.
-Je te sentais toujours en train de m'observer. Au début, ça m'agaçait prodigieusement. Et puis...je me suis demandé pourquoi tu m'observais tout le temps. Ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant à observer son ennemi. Alors, moi aussi je me suis mis à t'observer. Tu m'énervais beaucoup au début mais petit à petit, je me suis sentis attiré. Et, un jour, sans m'en rendre compte, je me suis réveillé et je me suis rendue compte que j'étais ...
-Que tu étais amoureux.
Tu me lanças un regard douloureux. Mon cœur se serra.
-Oui. Voila pourquoi tout doit s'arrêter. Je n'arrive plus à supporter de n'avoir qu'une petite part de toi.
Je fronçai les sourcils. Depuis quand la terre tournait-elle à l'envers ? J'étais censé être celui qui attendait plus de ta part.
-Attends. Tu veux dire que tu... tu n'as pas compris ce que je ressentais depuis tout ce temps ?
-Ne joue pas avec moi, Harry.
-Je ne joue pas. Tu ne ressentais pas cette chose en moi ? Pourtant, je croyais que c'était pour ça que tu étais aussi distant...Je pensais que tu avais compris que moi aussi, je...Moi aussi, Draco...
Ton regard fouilla le mien, cherchant le mensonge. Puis je te sentis explorer mes émotions, que je relâcha. Je te laissais explorer mon cœur à ta guise. Tes yeux s'écarquillèrent. A ce moment-là seulement, nous nous sommes rendu compte de l'impact de notre conversation.
Tu me souris d'un vrai sourire ni moqueur, ni cruel. Un sourire qui m'est entièrement destiné. Et alors peu importe ce qui pourra m'arriver, parce que je sais que tu seras à mes côtés. Comme tu l'as toujours été. Le destin peut jouer de drôle de tour, finalement. Et en voyant tes yeux ce soir, je me fais la promesse que la prochaine fois que je vois Ginny, je la remercierais pour m'avoir trompé ce jour-là. Parce que tout cela m'a mené à cet instant.
Tes lèvres se scellent aux miennes et ce baiser à un arrière goût de promesse que je savoure pleinement.
Et à partir de cet instant, nous n'attendions plus le point de non retour avant de se voir. C'était l'envie qui nous poussait à voir l'autre, plus le besoin. Ce qui était beaucoup mieux.
FIN
Je ne suis pas totalement satisfaite de la fin, mais je préfère ne rien modifier pour le moment. Merci d'avoir lu :)
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