Hello! Me voilà de retour. Juste pour vous dire que je posterais la fiction tous les dimanche, ou un dimanche sur deux. Donc à dimanche pour le chapitre 3!

Enjoy!


Chapitre 2 : Nouvelle vie, nouveaux ennemis

- Hermione, ma belle il faut qu'on aille en cours !

La voix de Ginny me tira de mon sommeil agité. J'avais ressassé la scène de la veille toute la nuit. Il fallait que je me ressaisisse. Cela allait être dur mais je m'en savais capable.

- Quoi ?

- Comment ça « quoi » ? C'est l'heure !

- L'heure de quoi ?

- D'aller en cours ! Tu viens de louper le petit-déjeuner ! Heureusement que tu as la meilleure amie du monde parce que je t'ai pris de quoi grignoter.

- Oh, mais… Je suis en retard !

- Oui effectivement…

Je me levais d'un bond et me mis à courir dans tous les sens, cochant des cases imaginaires de ce que je devais emporter.

Une fois prête, du moins à peu près prête, je me tournais vers Ginny.

- Tout va bien Hermione ?

- Oui pourquoi ?

- Tu as une petite mine…

- C'est la fatigue c'est tout. Je me suis couchée tard hier.

Ginny haussa les épaules. Je ne pense pas qu'elle m'ait cru, mais ce n'est pas étonnant. Je sais qu'elle avait eu des soupçons cet été, mais je ne lui avais jamais rien raconté de peur qu'elle ne souhaite plus me parler par la suite.

- On y va ?

Changer de sujet me semblait être une meilleure idée là tout de suite.

Après avoir laissé Ginny devant la salle de métamorphoses, je me hâtais de descendre vers les cachots. Un retard le premier jour ne serait certainement pas l'idée du siècle pour bien commencer l'année scolaire.

Je passais devant Rogue sans lui adresser le moindre regard, et me précipitais vers la table où Ron et Harry avaient déjà pris place.

- T'étais où ?

- Je dormais Ron.

- Tu… quoi ?

- Je dormais, tu sais ce truc qu'on fait le soir. C'est hyper agréable tu devrais essayer un de ces jours.

- Très drôle…

Harry me jeta un regard surpris.

- Tu t'es levée du pied gauche ?

- Non, pardon. Je n'ai pas entendu mon réveil et ce n'est certainement pas mon colocataire qui allait me réveiller.

- Tu m'étonnes.

Je le vis regarder dans la direction de Malfoy mais décidais de ne pas faire la même chose.

- Taisez-vous !

Rogue venait d'entrer dans la pièce, un air presque sympathique sur le visage.

Le cours avait à peine commencé depuis 10 minutes lorsque quelqu'un frappa à la porte. Sur ordre de Rogue un élève de troisième année pénétra dans la salle, l'air terrifié.

- Ne restez pas planté là ! Parlez !

- Je… Je…

- Oui mais encore ?

- Hermione Granger et Blaise Zabini sont attendus dans le bureau de Monsieur le Directeur.

Il avait dit ça si rapidement que je crus avoir mal entendu. Ce fut le coup de coude d'Harry qui me ramena à la réalité.

- Et bien Mademoiselle Granger ?

La classe entière me regardait. Mince, j'avais dû me perdre dans mes pensées. Je me levais, et me précipitais vers la porte.

Le trajet me parut durer une éternité. L'élève de troisième année avait disparu sans demander son reste, trop heureux de ne pas avoir à escorter deux élèves de deux maisons ennemies.

Mais Blaise Zabini était-il réellement mon ennemi ? Il n'avait jamais été désagréable, plutôt toujours en retrait des Serpentards. Il n'avait jamais été, maintenant que j'y réfléchissais bien, agressif ou mauvais envers moi. En fait, je ne lui avais jamais parlé. Tout ce que je savais de lui c'était qu'il venait d'une grande famille de sorciers, qu'il était à Serpentard et qu'il était le meilleur ami de Malfoy.

- Après toi.

Ah, on était arrivé devant le bureau de Dumbledore. Il fallait définitivement que j'arrête de me perdre dans mes pensées.

- Merci.

J'esquissais un sourire timide et passais devant lui.

- Tu sais pourquoi on est là ?

- Aucune idée.

Etrange, lui non plus n'avait aucune idée de ce que pouvait nous vouloir Dumbledore.

Zabini toqua à la porte.

- Entrez !

La voix de Dumbledore nous parvint de derrière le panneau en bois. Nous nous lançâmes un regard entendu et je poussais la porte.

Lorsque nous pénétrâmes dans la pièce, Albus Dumbledore se tenait derrière un solide bureau en chêne. Face à lui se tenaient, assis, un couple qui paraissaient avoir dans les cinquante ans.

La femme, à gauche, était vêtue d'une longue cape de velours vert. Ses cheveux étaient tirés en un élégant chignon. Elle était grande et élancée. Ses yeux me parcouraient de la tête aux pieds, comme si elle cherchait à deviner quelle personne j'étais, rien que par le regard. Quant à l'homme, il était tout aussi grand et élancé, un regard froid, un air hautain. Il était vêtu d'un élégant costume noir. Il ne paraissait pas heureux de nous entrer, mais plutot indifférent. Comme si nous n'étions qu'une affaire qui devait être vite réglée. « Nous » ? Comment ça « nous » Hermione ? Tu ne sais même pas pourquoi vous êtes là ! Si ça se trouve ils se sont trompés de personne. Oui ça doit être ça.

- Mademoiselle Granger, Monsieur Zabini, bienvenue !

Dumbledore, comme toujours, avait cet air espiègle, un peu mystérieux.

- Monsieur le Directeur, Père, Mère.

Je me tournais surprise vers Zabini. « Père, Mère » ? D'accord Dumbledore s'était définitivement trompé.

- Bonjour Monsieur le Directeur. Excusez-moi, mais je pense qu'il doit y avoir une erreur.

- Non du tout Mademoiselle Granger. Nous ne nous sommes pas trompés.

Alors là, j'abandonne. Je ne comprends plus rien.

- Mademoiselle Granger, je vous présente Monsieur et Madame Zabini.

- Euh… ravie de vous rencontrer.

- Mais qu'est-ce que je fais là ?

- Je vois dans votre regard que vous vous demandez quelle est la raison de votre présence. Avez-vous reçu une lettre récemment ?

- Oui. J'en ai reçu une hier. Les hiboux faisaient une distribution de courrier tardive.

- Bien. L'avez-vous lu ?

- Non pas encore.

Dumbledore hocha la tête, l'air pensif.

- Excusez-moi mais, quelqu'un peut-il m'expliquer ce que je fais ici ?

- Miss Granger, je crois que vous savez que vous avez été adoptée il y a 17 ans.

- Oui professeur...

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que la suite va me déplaire.

- Mademoiselle Granger je vous présente vos parents biologiques.

Il pointa du doigt le couple Zabini. Ok, là c'est sûr je ne comprends plus rien.

- Mais je viens d'une famille moldue Monsieur, pas d'une famille sorcière.

Dumbledore me regarda avec empathie.

- Nous sommes tes parents. C'était il y a 17 ans, nous n'avons pas pu te –

- Nous n'avons pas voulu de toi, et on ne veut toujours pas de toi.

- Blaise !

Ok, Zabini n'est pas si gentil que ça finalement.

- Ça tombe bien Zabini, j'ai aucune envie d'être issue d'une famille de Mangemorts.

La femme face à moi prit un air choqué et l'homme me lança un regard mauvais.

- Et bien, tout est réglé. Au revoir Monsieur le Directeur. Blaise.

Zabini senior attrapa le bras de sa femme et transplana. Ah tiens, c'est possible de faire ça ici ?

- Et bien Monsieur le Directeur, si nous en avons fini ici, je m'en vais.

- Monsieur –

Mais Zabini avait déjà tourné les talons et était sorti du bureau.

- Et bien, je vais suivre le même chemin si vous permettez.

- Mademoiselle Granger !

Je me retournais.

- Oui ?

- Je comprends la difficulté de la situation mais vous devriez essayer d'apprendre à les connaître. Après tout ce sont vos parents biologiques. Et Blaise est votre jumeau.

Je hochais la tête et sortis rapidement.


Je ne me suis pas effondrée tout de suite. J'ai attendu dix minutes, juste le temps d'arriver sans ma chambre. Enfin non, pas vraiment. Dans ma salle commune. Et comme une salle commune est une salle qui se partage, je me suis effondrée devant la personne avec qui je la partage. C'est-à-dire Malfoy.

Mince. Ça c'est clair que ce n'était pas prévu.

- Hermione ! Tout va bien ?

- Fiche-moi la paix !

- Je…

Je ne pris même pas la peine de l'écouter et me précipitais dans ma chambre.

Dix minutes s'écoulèrent, dix minutes pendant lesquelles je ne pensais qu'à une chose. Blaise Zabini est mon frère jumeau. Et ça c'était sacrément étrange. Et le pire, c'était qu'au milieu de toute cette guerre, je venais d'apprendre que mes parents biologiques étaient des Mangemorts.

Toc. Toc.

- Va-t-en Malfoy !

- C'est Ginny.

Je me précipitais vers la porte, l'ouvrais et laissais entrer ma meilleure amie.

- Tout va bien ?

- Non, rien ne va.

Ginny me serra dans ses bras et m'entraîna vers le canapé qui occupait un coin de ma chambre.

- Raconte-moi tout.

Et, alors que j'avais caché une partie de ma vie à mes amis pendant tout l'été, je lui racontais tout.

- Alors, tu es amoureuse de Malfoy ?

- Je l'étais !

Ginny haussa les sourcils. Décidemment, là-dessus elle n'allait pas me croire.

- Est-ce que tu m'en veux ?

- Non. J'aurais aimé que tu me le dises, mais non je ne t'en veux pas. On ne choisit pas de qui on tombe amoureuse, ni de quelle famille on vient. Donc, si je résume, Malfoy et toi êtes sortis ensemble durant l'été, tu as appris que tu étais adoptée, puis Malfoy t'as insulté et t'as largué parce qu'il a eu la trouille de ce qui lui arriverait si quelqu'un de Poudlard découvrait votre histoire. Et aujourd'hui, tu as appris que les Zabini étaient ta famille biologique.

Toc. Toc.

- Oui ?

Harry et Ron entrèrent dans ma chambre. Mon cœur s'arrêta de battre. Comment allais-je dire à mes deux meilleurs amis, les plus grands ennemis de Drago Malfoy, que j'en étais amoureuse.

- Je…

- Elle est amoureuse de Drago Malfoy.

Je me retournais vers Ginny, un air outré sur le visage.

- Quoi ? Il fallait bien leur dire non ?

- Je-

- D'accord.

Je regardais avec surprise Harry.

- Tu ne m'en veux pas ?

- Du tout. Ron non plus d'ailleurs. N'est-ce pas Ron ?

- Oui, Oui, bien sûr.

- Je-

- Ecoute Hermione, je ne suis pas ravi que ce soit Malfoy, mais je ne veux que ton bonheur alors si tu dois être avec lui pour être heureuse je ne m'y opposerais jamais.

- Moi non plus.

Je leur adressais un grand sourire.

- Merci, vraiment. Mais je ne suis plus avec lui.

- Pourquoi ?

- Il l'a traité de Sang de Bourbe.

- Ginny !

- Quoi ?

- Il a fait quoi ?

Je crois que je n'avais jamais vu Harry et Ron aussi furieux. D'ailleurs je trouve que Ron se précipite un peu trop vite hors de ma chambre.

- Ron, attends !

Nous lui courûmes après.

- Malfoy je vais te-

- Tu vas faire quoi Weasley ?

- Stop !

Ils se retournèrent tous deux, me regardant comme si j'étais devenue folle.

- J'en ai assez. Ma vie ne fait qu'empirer ces derniers temps.

- Ecoute Hermione je –

- Toi, tu te tais. Tu m'as brisé le cœur mais tu sais quoi, j'ai d'autres problèmes bien plus importants que toi.

- On est bien d'accord Granger.

Je me retournais avec stupéfaction.

Zabini venait d'entrer et à sa tête je pouvais deviner que lui non plus n'étais pas ravi à l'idée d'être mon frère.