Titre : Bal des Masques
Auteur : Undead Letters
Rating : K / K+
Disclaimer Même chose que dans la partie précédente, tout appartient à Stephenie Meyer
Merci à Justine (deux fois plutôt qu'une), Phanis, VictOow, Mathilde, Mimi, Wooooooki, Écureil Lubrique, Alessia et Petite Lou pour les reviews. Pardonnez-moi pour ma lenteur à poster la dernière partie mais bon, maintenant qu'elle est en ligne, j'espère que vous l'apprécierez.
OoOoOoOoO
Partie II
Maison des Cullen
En périphérie de Forks
Nous arrivâmes bientôt chez les Cullen. Alice m'attendait, assise sur les marches du porche. Les rayons du soleil paraient sa peau de reflets argentés, comme si elle eut été recouverte de diamants. Elle vint à notre rencontre de sa démarche de danseuse et m'attrapa aussitôt par le bras. Elle avait déjà revêtu son costume : une longue robe blanche bordée de fils d'or, sans manche, dévoilant le commencement de sa poitrine, ses épaules et une partie de son dos. Le tout lui conférait une allure royale. J'en restai bouche-bée. Tout comme son frère, qui s'était arrêté derrière moi.
-Je te l'emprunte pour la journée, d'accord? demanda-t-elle à Edward.
Bien inutilement d'ailleurs puisqu'elle m'entraîna à l'intérieur sans attendre la réponse de son frère, bien que je captai un léger grognement de sa part lorsque nous franchîmes le hall. Tout en grimpant les marches, je m'évertuai à expliquer à Alice que je n'avais pas de costume.
-T'inquiète, me souffla-t-elle en souriant.
Nous pénétrâmes dans la chambre de Rosalie, une vaste pièce aux murs blanc crème, dont un entièrement fait de grandes fenêtres donnant sur la forêt. Ma belle amie était assise devant un miroir et s'appliquait minutieusement du rouge à lèvres. Elle se tourna vers moi, souriante, et bien qu'une seule de ses lèvres fût écarlate, je ne pus m'empêcher d'être éblouie par sa splendeur. Un trait noir soulignait la profondeur de ses yeux, dont la couleur ressemblait à de l'or liquide.
-Ton costume est dans la salle de bain, me dit-t-elle en désignant ladite porte.
-Mon…mon costume?
Curieuse, et à la fois craintive de la surprise que me réservait mes deux amies, je poussai la porte et entrai. Dans une housse transparente suspendue devant la porte m'attendait mon costume. Au début, je crus à un immense paquet de feuilles vertes. Puis je compris.
-HORS DE QUESTION!
Mon cri de rage fit pouffer les deux sœurs qui entrèrent dans la salle de bain à ma suite. Rosalie, les poings sur les hanches, et Alice, un sourire mutin aux lèvres, me contemplaient.
-Ne fais pas l'enfant Bella, déclara la blonde d'un ton posé.
-Et puis, ce n'est que le temps d'une soirée, renchérit sa sœur.
Je grognai et secouai la tête. Il était hors de question que je porte ce…cette chose. C'était indécent, vulgaire et pas du tout mon style. Que penseraient Jess, Angela ou Mike en me voyant affublée d'un tel costume ? Pire, que penserait Edward ? C'était tout simplement impensable. J'avais déjà une drôle de réputation au lycée, dût à ma fréquentation abusive des Cullen…
-Tu ne voudrais pas qu'on use de la force ?
La moue contrite de Rosalie ne m'échappa pas. Elle ne voulait pas avoir à le faire – mais elle le ferait. Et puis, me rappela une voix dans ma tête, tu as promis à Edward. Rageant, j'attrapai la housse et expulsai mes 'amies' hors de la salle de bain.
OoOoOoOoO
-Bellaaaaaaa!
Pour la centième fois depuis au moins une heure, je m'observai dans le miroir. La jupe, faîtes de fausses feuilles, épousait parfaitement la forme de mes hanches et finissait au milieu de la cuisse. La peau blanche de mes jambes me fit grimacer mais je me concentrai aussitôt sur le haut, qui était certainement la première chose que l'on remarquait sur cet imbécile de costume. Le haut cachait simplement ma poitrine (la honte), le reste se terminant en voilages de la même couleur que ma peau. Le dos était presque totalement à découvert. J'avais trouvé, dans la housse, deux bracelets en faux or représentant des serpents. Très subtile allusion à l'histoire d'Ève, d'Adam et de la pomme.
-Bella, j'enfonce cette porte si tu n'ouvres pas!
Le grondement d'Alice m'arracha un sourire. J'entendis le soupir exaspéré de Rosalie et consentit finalement à sortir de mon antre. J'ouvris la porte et attendit, hésitante, les commentaires…Qui ne vinrent pas.
-C'est…c'est si horrible?
Je rougis brusquement. Je ne m'étais trouvée pas si laide tout à l'heure, dans le miroir, mais face aux deux sœurs…La comparaison était exclue tant je me sentais insignifiante à leur côté.
-Mais non Bella, pas du tout! C'est même magnifique!
Alice me fit un grand sourire et m'examina de haut en bas. Rose, quant à elle, semblait avoir perdu la voix.
-Edward va avoir une crise, marmonna finalement la blonde avec un sourire.
-Je ne peux pas porter ça!
-Mais si tu peux, tu l'as déjà sur toi…
Soudain, Alice m'agrippa et me poussa à l'intérieur. Quelques secondes plus tard, j'entendis la porte s'ouvrir. Edward demanda ensuite à me voir, ce à quoi Rosalie rétorqua qu'il n'en aurait pas le droit jusqu'au bal. Après quelques protestations et plusieurs soupirs exaspérés, il quitta la chambre et je pus enfin sortir. Ce que je me demandais, c'est si Edward avait vu mon costume dans les pensées de ses sœurs…J'espérais de tout cœur que non car j'avais peur qu'il ne me trouve ridicule et, avouons-le, laide.
-Maintenant, passons au maquillage!
Je jetai un regard apeuré à Rosalie qui frémissait déjà à l'idée de pouvoir tester ses idées de maquillage sur moi. Un cobaye, voilà ce que j'étais pour mes deux amies. La belle vampire me fit asseoir, dos au miroir, et entreprit de me 'transformer' en Ève. Je ne compris pas vraiment ce qu'elle fit, elle bougeait à une vitesse insoutenable pour mes simples yeux d'humaine, mais lorsqu'elle s'arrêta enfin, un grand sourire recouvrit son visage. Elle était visiblement très satisfaite d'elle-même. J'allais me retourner mais elle posa ses mains glacées sur mes épaules.
-Les cheveux d'abord!
Je passai une main dans ma tignasse emmêlée, grimaçant.
-C'est nécessaire ?
Je sentis Alice s'affairer derrière moi, ses doigts fourrageant dans mes cheveux. Elle frisa quelques mèches à l'aide d'un fer à friser, en lissa d'autres, puis après ce qui me sembla être une éternité, elle se laissa tomber sur un siège à côté de moi.
-Je ne me souvenais pas que les cheveux d'humain étaient si…indomptables, soupira-t-elle.
-Je crois que c'est une exception propre à Bella, ricana Rosalie.
Passant la main dans sa chevelure blonde, parfaite soit-dit en passant, elle fit la moue. Je savais qu'elle aurait mieux aimé être humaine, ce qu'elle m'enviait beaucoup. Qui eut crut qu'une telle créature, magnifique et éblouissante, pourrait envier une petite mortelle comme moi ?
-Quelle heure est-il ?, demandais-je soudainement.
Lorsque j'étais arrivée, il était encore tôt. Le ciel s'était obscurci et je me rendis compte, après que mon ventre me l'eut bruyamment rappelé, que je n'avais rien mangé depuis ce temps là.
-L'heure de manger!, fit joyeusement Alice.
Elle se dandina prestement jusqu'à la cuisine et revient quelques secondes plus tard, un plateau fumant dans les mains. Affamée, je me jetai dessus et ignorai Rosalie qui pestait parce que j'allais 'détruire mon maquillage'. Parlant de maquillage, je ne m'étais pas encore vue. Avalant brusquement ma bouchée, je me tournai vers le miroir. L'assiette me glissa des mains (et Alice la rattrapa avant qu'elle ne touche le sol). Je touchai ma joue, lentement, comme pour me persuader que c'était bien mon reflet que je voyais dans le miroir.
Ma peau, d'ordinaire rose seulement sur les joues, avait une jolie teinte pèche. J'avais presque l'air jolie…Mes lèvres, enduites de gloss, semblaient plus pulpeuses que d'habitude. Mon regard avait un éclat sauvage, rehaussé par la poudre dorée que Rosalie y avait appliqué. Mes cheveux formaient une masse auburn savamment ébouriffée, me donnant l'air 'sauvage'. Je ne me reconnaissais plus…Et me trouvai magnifique.
-Mon dieu, Rosalie, murmurais-je.
Je devinai l'expression surprise de mon amie et me tournai vers elle. En moins d'une seconde, je me retrouvai à l'étreindre, oubliant la prudence et le fait que ce n'était pas qu'une simple jeune fille que je serrais dans mes bras, mais un vampire.
-Bella, marmonna-t-elle en m'éloignant doucement.
-Oups, désolée, répondis-je.
Alice me tendit mon assiette en m'informant qu'il ne restait qu'une demi-heure avant le bal. Aussitôt mon estomac se noua et je ne pus rien avaler. À la place, je demandai:
-Partons-nous avec les garçons ?
-Naaa. Ils prennent la Volvo.
-Nous, on prend la voiture de Rose…Et c'est moi qui conduis! termina Alice avec un grand sourire.
À la simple pensée que mon amie allait conduire ce monstre sur quatre roues, je me sentis encore plus maussade. D'autant plus que je ne serai pas avec Edward avant d'arriver à l'école et que, je devais l'avouer, il me manquait sérieusement. Je poussai un soupir.
-Arrête de soupirer Bella.
-Désolée.
-À quoi tu pensais ? me demanda Alice.
-À rien…
-Bella…
-À Edward, termina Rosalie à ma place.
-Si ce n'est pas mignon!
Mes deux amies se mirent à rire et je me sentis encore une fois comme la simple petite humaine, stupide et enfantine.
-C'était comment l'Halloween dans ton temps, Rose ?
La jolie blonde me jeta un regard décontenancé puis fit mine de réfléchir. Alice, elle, se tourna vivement vers sa sœur. Ne se souvenant pas de sa vie d'humaine, sa réponse l'intéressait beaucoup.
-Nous mettions une citrouille avec une chandelle à l'intérieur sur le pas de la porte. Pour éloigner les mauvais esprits. Rien de bien…amusant.
Haussant les épaules, elle se tourna le miroir et entreprit de se repoudrer le nez. Je jetai un regard à Alice, craignant d'avoir offensé Rosalie, mais mon amie secoua doucement la tête et alla enlacer sa sœur. Je fus touchée par la complicité entre les deux jeunes femmes, la ressemblance de leurs traits malgré le fait qu'elles ne provenaient pas réellement de la même famille. Se détachant de la blonde, Alice me regarda avec un grand sourire.
-Bon, on y va ?
OoOoOoOoOoO
En route vers Forks
Je m'étais transformée en boule de stress vivante. J'étais nerveuse, affolée. Et pas seulement pas que j'étais dans la même voiture qu'Alice, qui conduisait beaucoup plus vite que la limite permise (comme toujours). Non, mon angoisse venait d'une toute autre source : le bal. Les garçons étaient déjà arrivés, selon Rosalie, et toujours selon cette dernière, s'impatientaient. Je tripotais une feuille ornant ma jupe, me demandant combien de temps je pourrais tenir sans vomir partout.
Le trajet se déroula trop rapidement à mon goût et déjà nous arrivions devant l'école. L'aire de stationnement était remplie et nous dûmes nous garer un peu plus loin, à mon grand bonheur. Plus je retardais l'instant où tout le monde, mais surtout Edward, me verrait ainsi habillée, mieux je me sentais. Le téléphone d'Alice sonna, elle le porta à son oreille pour raccrocher aussitôt. Sûrement un des Cullen, car une conversation humaine aurait été un peu plus longue.
-Ils nous attendent à l'intérieur, fit Alice comme si elle avait deviné mes pensées.
Je recommençai à me sentir mal. Tout tournait autour de moi et je cessai brusquement d'avancer. Mes jambes tremblaient. Je devais être belle à voir, figée au beau milieu de la rue, un air paniqué au visage. Rosalie, qui m'avait devancée, se retourna soudainement. Je sentis la main froide d'Alice se poser sur mon épaule.
-Ça va aller ? me demanda-t-elle de sa voix douce.
J'hochai rapidement la tête et leur marmonna de continuer, que j'allais les rejoindre. Rose refusa mais devant l'insistance de sa sœur, obtempéra. Je me retrouvai alors seule, avec mes angoisses et mes sombres pensées en tête…Toujours ce même vieux complexe, celui de ne pas être assez bien pour Edward, qui revenait me tenir compagnie. Mes pas dérivèrent vers le parc, à quelques mètres du lycée. Il était désert, comme je l'avais souhaité. Je me sentis soudain lasse. Jamais je n'avais fait attendre Edward, jamais je ne m'étais passée de sa présence aussi longtemps…Et pourtant, j'étais si nerveuse que je ne pouvais me résoudre à aller le rejoindre. J'étais assise sur une balançoire et me laissait bercer par son grincement, seul bruit à troubler le silence, quand je le sentis derrière moi. Me retournant brusquement, et manquant de tomber par la même occasion, je me retrouvai coincée contre son torse. Son odeur familière m'enivra aussitôt et je me sentis mieux. J'avais presque oublié mon costume, tant sa présence m'apaisait.
-Tu es époustouflante, murmura-t-il à mon oreille.
J'étais glacée et il s'en rendit bientôt compte car il recula un peu, suffisamment pour que nos deux corps ne se touchent plus. Il me donna un baiser sur le front et, devant mon air insistant, m'embrassa rapidement sur les lèvres. Je le sentais prudent, sur ses gardes, et n'en comprenait pas la raison. Je lui lançai un regard interrogateur. À la place d'y répondre, il retira sa cape et la posa sur mes épaules. Un instant…Sa cape ?
-Mais tu es…tu es Superman ? réussis-je à articuler.
Mais oui, il était vraiment déguisé en Superman. Incroyablement beau dans son costume de super héro, il semblait presque humain. Seuls sa peau trop blanche et ses yeux entourés de cernes violets démontraient le contraire, bien qu'aucun humain sauf moi ne fût au courant. Je me surpris à sourire bêtement, tout en le contemplant. L'effet Edward, que voulez-vous.
-Qu'est-ce que tu regardes? me demanda-t-il en souriant.
Et j'aurais juré que s'il avait été humain, il aurait rougit.
-Désolée de t'avoir fait attendre, rétorquais-je à la place. J'imagine que tu veux que nous allions au bal ?
-Sauf si tu ne veux pas y aller.
Avais-je bien entendu ? Edward était plus que conscient que les bals me rebutaient. Alors pourquoi me donnait-il le choix, alors qu'il m'avait presque obligé à y aller? C'était inhabituel de sa part. Normalement il aurait insisté pour que nous y fassions un saut, juste pour montrer à tout le monde que je n'étais pas différente des autres parce que je sortais avec un Cullen. Et il avait mis un point d'honneur à faire comme si j'étais comme les autres adolescentes de mon âge, alors qu'il savait que ce ne serait jamais le cas.
-Tu ne voulais pas y aller ?
Mon air surpris le fit rire, et je ne pus m'empêcher de me joindre à lui.
-Que ce soit au bal ou ailleurs, l'important c'est qu'on passe la soirée ensemble non ?
-Oui mais…
-Maintenant que je te donne le choix, tu veux y aller?
-Non mais…
-Alors nous n'irons pas.
Il s'assied sur la balançoire à côté de la mienne et me prit la main. Il m'embrassa délicatement les doigts. Le contact de ses lèvres me fit frissonner, mais je réussis à me tenir tranquille. Nous étions tous les deux silencieux et je le sentais heureux, en paix. C'était un sentiment que je partageais. Il m'arrivait souvent, surtout lorsque j'étais avec lui, d'avoir l'impression que le temps ralentissait sa course, qu'il se stabilisait pour me permettre de goûter pleinement des moments comme celui-ci. Ses yeux étaient vrillés aux miens et j'y décelai du désir, ce qui eut pour effet d'accélérer les battements de mon cœur. Il le sentit sûrement car il se mit à rire. Je me joignis à lui.
-Je t'aime, me murmura-t-il soudain.
Ce fut la seule phrase qui rompit le silence. Nous n'allâmes pas rejoindre les autres au bal ce soir-là. Nous restâmes assis, l'un près de l'autre, à observer la lune qui paraît de reflets argentés le moindre objet, le moindre vivant. Sa main dans la mienne, je me sentais en sécurité. Ce moment, jamais je ne l'oublierai. Je sais que, malgré les années qui passeront et même si je deviens vampire un jour, je conserverai cet ultime souvenir en mémoire. Car lorsqu'il m'avait dit 'Je t'aime', le temps s'était vraisemblablement arrêté.
Quelqu'un a déjà écrit : Certains moments ont un goût d'éternité. Ceux passés avec Edward, qu'ils appartiennent au passé ou au futur, en font partis.
OoOoOoOoOoO
Partie I : Terminée
Partie II : Terminée
Et bien voilà la fin de mon OS sur Twilight. J'ai quelques doutes sur la fin, et sûrement la retravaillerais-je un jour, mais pour l'instant je veux savoir ce que vous en pensez. Est-ce à la hauteur du premier chapitre ? Je l'espère, car j'ai mis beaucoup de cœur et d'efforts à terminer cette fic.
En terminant, je voudrais remercier un de mes amis (qui se reconnaîtra, du moins je l'espère) qui m'a donné envie de terminer l'écriture de la dernière partie du Bal des Masques. Sans son intervention, et sans ses nombreuses questions sur l'écriture en général qui m'ont faites réaliser à quel point j'aimais écrire, je n'aurais probablement pas terminé cette histoire. Donc merci encore une fois mon cher, et dis-toi qu'une partie de ce texte t'es dû. Merci aussi à ceux qui lisent et commentent mes histoires, c'est un véritable plaisir de se savoir encourager :)
Il ne me reste plus qu'à vous dire à la prochaine, lorsque je reviendrais avec une nouvelle fic!
Undead . Letters
