Rappel : tous les personnages de cette fiction (ou presque) appartiennent à S. Meyer. Disons, que je m'amuse avec.
Merci à toutes les reviews.
Voici donc un nouveau chapitre. Désolé de ne pas l'avoir publié avant.
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 2 : Une rentrée inattendue (part 2)
PDV Edward
"Arg! Je déteste ce réveil !
Je déteste me lever" pensais-je alors que mon réveil sonnait. Sonnait? Non hurlait, sur ma table de chevet. J'abatis alors ma main sur ce maudit engin, et sortis du lit à contre cœur. " Bah, ça ira mieux après une bonne douche"
Et sur ce, je filais sous le jet d'eau chaude qui acheva de me réveiller. Une fois lavé et habillé, je descendis dans la cuisine, pris mon petit dej tentant tant bien que mal de ne pas faire attention à l'habituelle exubérance d'Alice. Elle était presque plus excitée que lorsque qu'elle parlait de shopping, ou toute autres choses se rapportant à la mode... presque. Cependant, son attitude ne m'aidait, à chasser l'angoisse qui s'était emparé de moi une fois sortie de la douche. Aujourd'hui était ma première rentrée entant que professeur de littérature, d'histoire et de géographie. Bien que j'ai à peine 20 ans, j'étais parvenu à avoir tout ces diplômes très tôt puisque j'avais sauté de nombreuses classes.
Je partis pour le Lycée Français de Forks, une petite ville pleine de verdure d'après ce que j'avais pu en voir. Ne sachant ou il se trouvait, j'étais partis plus tôt afin de pouvoir indiquer la marque à suivre à Alice qui ne voulais pas se risquer à arriver en retard. Ni moi d'ailleurs. Cela faisait maintenant 10 minutes que je tournais en rond, ne trouvant aucuns panneaux indiquant ce lycée. Je commençais à vaguement paniquer à l'idée de rater la rentrée quand j'aperçu une longue silhouette noir se détacher de l'environnement vert sur le bas coté de la route. Je m'approchais de plus en plus d'elle avec la voiture puisque j'étais assez loin quand je l'avais vue. Il m'apparaissait maintenant que c'était une jeune femme qui semblait courir le long de la route. Sa silhouette était gracieuse tandis qu'elle courrait à un rythme assez soutenu. Je ne pu m'empêcher de me demander pourquoi cette jeune femme semblait faire son jogging si tôt et sous la pluie. Arrivé à sa hauteur, je m'arrêtais pour lui demander qu'elle direction prendre pour aller au lycée, baissais la vitre côté passager, et me penchai un peu vers la fenêtre ouverte, afin de pouvoir mieux communiquer avec la jeune femme.
Si j'angoissais à l'idée d'effectuer ma première rentrée, maudissant à moitié cette journée, il était clair que mon moral remonta en flèche et que mon angoisse disparu instantanément en posant mon regard sur le visage de la fille. Elle était d'une beauté presque irréelle, ses cheveux bruns attachés en une simple queue de cheval. Elle était simple, d'dépourvu d'artifices, et ses yeux! Le marron de ses yeux était d'une chaleur que je n'avais jamais lue, jamais vu dans des yeux de cette couleur. Je semblais pouvoir m'y noyer.
Je lui avais demandé mon chemin, et elle avait répondu d'une merveilleuse voix. Cette conversation était plaisante, et je pensais que j'aurais pu rester ici à parler avec elle, si je n'avais eu la rentrée...
- Oh, à mon avis, on se reverra beaucoup plus tôt que vous ne le pensez! dit-elle un sourire aux lèvres. A très bientôt donc.
Et sur cette phrase, elle se remit à courir plus vite encore que tout à l'heure, me laissant pantois à chercher le sens cacher de sa phrase. Qui était-elle? Que voulais telle dire? Que je la reverrai forcement dans cette petite ville ou tout le monde se connaissait?
Je secouais la tête pour me remettre les idées en place. Je refermais la vitre, et pris la direction qu'elle m'avait indiqué. Indications qui avaient été très clair, car je trouvais rapidement le lycée, me garais sur le parking réservé aux professeurs, téléphonais à Alice pour lui donner les informations dont elle avait besoin pour trouver le lycée et me dirigeais vers un bâtiment ou l'on pouvait aisément lire "Administration". Tout en marchant, un sentiment de joie s'empara de moi à l'idée de revoir ma belle inconnue dans un temps indéterminé.
L'entretient avec Mr. Blaim c'était très bien passé, et je restais là dans ma voiture à écouter de la musique jusqu'a ce que l'heure de la rentrée arrive. Petit à petit, l'angoisse reprenait le dessus, alors, je fermais les yeux en étant très attentif à la musique afin de me calmer. Cela du prendre plus de temps que je ne le croyais parce, quand mon portable sonnait, bon nombre d'élèves étaient déjà arrivé et convergeaient vers le panneau d'affichage indiquant leur classe et nom de leur professeur principal. Je sortis alors de la voiture pour me diriger vers la classe ou je devais faire ma rentrée.
- Mr. Massen et Melle. Cullen sont attendu au bureau de Mr. Blaim. annonça une voix dans les hauts parleurs.
Génial, j'avais déjà des problèmes avant même d'avoir commencé! Je ne voyais vraiment pas pourquoi le proviseur voulait me voir. Mais, s'agissant du doyen, je changeais mon itinéraire, et me dirigeai vers le bureau de Mr. Blaim.
J'y rencontrai Alice, aussi surprise que moi d'être convoqué chez le doyen.
- Tu sais pourquoi on est là? me demanda telle.
- Non, je n'en ai strictement aucune idée. avouais-je.
-Mr. Massen? Mr. Blaim est près à vous recevoir dans son bureau. Melle Cullen, attendez ici quelques minutes, s'il vous plait.
En sortant du bureau, j'étais quelques peu déconcerté par ce que m'avais demandé Mr. Blaim. Franchement, je ne voyais vraiment pas pourquoi le doyen pensait qu'Alice se plairait mieux dans ma classe. D'ailleurs, ses explications sur le sujet étaient vraiment sans fondements. Enfin, j'avais quand même accepté, puisque, de toute façon, je ne noterais pas moi même les copies de ma sœur, et qu'il était totalement exclu que je lui donne les sujets des contrôles. Je croisais donc Alice dans le couloir en lui disant que le proviseur l'attendait dans son bureau et que je la revoyais dans quelques minutes. Elle fronça légèrement les sourcils, ne comprenant pas, mais ne posa pas de questions et elle parti vers le bureau de Mr. Blaim. Quant à moi, je me dirigeai vers ma salle de cours ou Mr. Swan, le nouveau prof de sport me remplaçait. Il était jeune, bien qu'un peu plus vieux que moi. Je sentais que j'allais bien m'entendre avec lui. Il avait l'air d'un gars plein d'humour, avec un cœur sur la main.
Après avoir frappé un coup bref à la porte, je rentrais dans la salle de classe. Apparemment, Mr. Swan venait juste de finir de vérifier les emplois du temps. Parfait, cela me faisais ça en moins à faire. Je me dirigeais vers Mr. Swan, qui me dit qu'il n'avait pas fait l'appel et qu'il avait vérifié les emplois du temps.
- Merci beaucoup Mr. Swan, je vais prendre le relais maintenant. répondis-je.
Après avoir fais brièvement l'appel, Alice arriva, toute intimidée, ce qui n'était clairement dans son habitude. Elle s'installa, et je repris ma présentation de rentrée. Mon trac m'avait quitté dès que j'avais franchit la porte de la classe, et le fait de ne pas avoir vue le visage de certains de mes élèves ne m'avais pas dérangé. Je pensais qu'ils devaient être timide, un peu comme Alice lorsque qu'elle était rentrée dans la classe. Seulement, dans le cas d'Alice, cela était temporaire, et je ne savais pas si cela était le cas de toutes ces personnes. A moins que cette rentrée ne les ennuie profondément, ce qui était complètement compréhensible. Mais tout cela n'avait pas d'importance. La rentrée terminée, les élèves sortirent plus ou moins rapidement de la salle. Je rangeais donc moi aussi mes affaires et me dirigeais vers la salle des professeurs. J'y rencontrai Mr. Swan.
- Hey! m'interpella celui-ci. Et cette rentrée, ça c'est bien passé?
- Je m'attendais à bien pire si tu veux mon avis. J'avais du mal à dormir ces derniers temps rien qu'à y penser. Mais maintenant que c'est passé, ça va beaucoup mieux.
- Je vois ce que tu veux dire! J'ai fait ma première rentrée hier, et je dois dire que j'étais moi aussi incapable de dormir normalement. A moins que mes insomnies n'est rien avoir avec la rentrée... me dit-il d'une voix chargée de sous-entendus.
- Ah, Emmett, qu'est que je suis content de te revoir ! Toujours fidèle à toi-même à ce que je vois. J'en viens même à me demander si tu n'as pas effrayé ma classe. J'ai du voir seulement la moitié des visages des élèves de ma classe.
-On ne me changera pas. dit-il dans un grand sourire. Rose et moi, on est marié maintenant. Et elle travaille dans un garage qu'elle vient d'ouvrir dans la ville d'à côté, alors si tu as un problème de voiture, va la voir. Ma Rose à des mains en or!
Encore une phrase avec un double sans! Emmett était vraiment un marrant. Aucune pudeur!
- J'y penserais. Dis-moi, j'ai une Melle Swan dans ma classe, c'est ta sœur?
- Hein? Oh, non, c'est ma cousine. Même s'il est vrai que je la considère comme ma petite sœur. Je l'adore! il n'y a qu'elle et Rosalie qui puisse me remettre comme ça à ma place quand je deviens, tu sais…, quand je vais un peu trop loin dans mes propos, quoi !
- Vraiment? Elle ne m'a pourtant pas donné l'impression de pouvoir te tenir tête. Elle m'avait l'air plutôt timide en fait. Mais elle se cachait peu être après que tu lui es foutu la honte devant tout ces amis !
- Ma cousine, timide? Alors là, elle est exactement le contraire. me dit-il. Crois-moi, cette petite n'a pas la langue dans sa poche. ajouta t-il avec un haussement de sourcil qui voulait une fois de plus tout dire.
- Ah, hé bien je crois que je vais avoir toute l'année pour le découvrir. Peut-être que la rentrée l'a rendue plus timide qu'a son habitude. Bon, dis-moi plutôt comment tu as fini dans ce trou à rats? D'ailleurs, j'aimerais bien que tu me dises comment t'es venu l'idée de devenir prof de sport. Je me suis toujours posé la question.
- Ce trou à rats? C'est une façon de voir les choses. Je suis devenu prof de sport parce que j'adore le sport, tout simplement, et que j'adore transmettre ma passion pour le sport aux autres. En fait, l'envie d'enseigner m'est apparu clairement comme une évidence quand j'ai réussi à faire comprendre le baseball à une petite fille. Et cette envie s'est amplifié quand je l'ai vu appliqué tout mes conseils, et qu'elle à réussit à renvoyer la balle avec la batte assez loin. J'étais très fier d'elle, d'autant plus connaissant sa maladresse maladive et relevant totalement du handicap. Et cette lueur dans ces yeux, son rire, sa propre fierté. ça reste un de mes plus beaux souvenirs. Quand j'ai obtenu mon diplôme à la fin de l'année scolaire dernière, je n'avais pas prévu de me retrouver dans le même lycée que ma cousine, seulement Rosalie voulait se rapprocher de son petit frère, et de sa famille, donc on a emménager ici. Et comme un poste de prof de sport était libre, je me suis présenté. Bon, je ne peux pas prétendre que le climat de la région est celui que je préfère, mais cela est un prétexte de plus pour rester au lit toute la journée. Bon et toi, comment t'es tu retrouvé ici, dis-moi?
- Bah, en fait, je savais que mes parents allaient déménager dans cet état. Et ma mère, tu sais comment elle est, elle n'aurait pas supporté de me voir trop loin d'elle. Donc une fois mes diplômes en poches, j'ai entrepris de cherché un poste d'enseignant dans la région. Ce lycée avait une bonne réputation, et comme il y avait un poste vacant, j'ai tenté mon coup bien que j'étais presque sur de ne pas l'obtenir en raison de mon jeune âge, mais finalement j'ai reçu un courrier m'indiquant que le poste était à moi. Deux jours plus tard, j'ai appris que ma famille emménageait dans la même ville que le lycée dans lequel j'allais travailler. En apprenant cela, ma mère était folle de joie. Et tu sais aussi bien que moi que les valeurs familiales ont toujours été importantes pour ma mère et pour moi. J'étais aussi heureux qu'elle. Moins enthousiaste certes, mais très heureux quand même.
- Je comprends. T'inquiète, quand on peut avoir sa famille près de soi, autant en profiter parce qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver. Rosalie, en voulant se rapprocher de sa famille, m'a aussi permis de retrouvé de retrouver ma cousine, alors je ne m'en plein pas. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu avais peur que ton âge soit un problème pour l'obtention de se poste.
- J'ai eu mon bac à 15 ans, tu te rappel ?. Alors, je pensais que le fait d'avoir 20 ans aujourd'hui serai un obstacle. Le fait d'être un prof aussi jeune, avec un écart d'âge aussi faible avec les élèves aurait pu constituer un problème. D'ailleurs, j'ai eu beaucoup de refus de poste à cause de cela avant d'être accepté ici. J'avoue que je commençais à perdre espoir.
- Ah, oui c'est vrai! Le bac à 15 ans ! Mr. Q.I! me dit-il en me donnant un gentil coup dans l'épaule.
- Je n'aurais jamais cru que je te dirais ça un jour, mais je suis soulagé d'avoir un autre prof ayant un âge assez proche du mien. Les gens plus vieux s'accordent plus d'importance, du fait de leur ancienneté. Soit on leur plait, soit on est ignoré. Avoir un nouveau et jeune prof en collègue, est assez réconfortant.
- Entièrement d'accord! Les autres profs ont en plus l'avantage de déjà se connaitre, ce qui donne ajoute une plus grande difficulté à l'intégration. Bon, moi il faut que j'y aille, Rosalie va encore me passer un savon si j'arrive en retard pour le repas. Tu veux te joindre à nous? Je suis sure que Rose sera enchanté de te revoir.
- Hé pourquoi pas?
Emmett était vraiment quelqu'un de bien. Ma mère comprendrait si je ne mangeais pas à la maison ce midi. Après tout je suis majeur, et j'ai besoin de renouer avec Emmett. Il était l'un des seul ami que j'avais eu à la fac, mais je l'avais perdu de vu ces deux dernières années puisqu'il avait changé de fac. Sur ce, nous quittâmes la salle des profs pour rejoindre le parking des professeurs. Sur le parking des élèves, il n'y avait plus qu'une voiture, et une moto. D'ailleurs, la propriétaire s'apprêtait à partir quand quelqu'un l'interpella. Elle enleva donc son casque en faisant bouger ses cheveux avec beaucoup de grâce, surement pour mieux pouvoir mieux comprendre se que lui voulait son interlocuteur. D'ici, je n'arrivais pas à d'instiguer son visage, ni à l'identifier, mais c'était normale puisque je ne connaissais pratiquement personne ici pour le moment. Pendant que je regardais cette scène, je répliquais à une réplique hilarante d'Emmett. Décidemment, ce mec était Laurel et Hardy à lui tout seul. Arrivé près de notre parking, je l'informais qu'il fallait que je repasse chez moi avant d'aller chez lui. Il m'indiqua le chemin à suivre pour aller chez lui, et se dirigea vers sa Jeep. Ainsi, c'était à lui, qu'elle appartenait? Cela ne m'étonnait pas tellement; ça collait avec son caractère. Je me dirigeai vers ma voiture, et le suivi sur la route pendant un petit moment. Une moto me dépassa, et son conducteur frappa à la vitre de la voiture d'Emmett.
Arrivé chez moi, je saluai mes parents, et discutais avec ces derniers et les informais de mon absence du midi. Ensuite, je discutais un peu avec Alice sur sa rentrée. Elle sautait partout, et n'avait plus rien à voir avec la jeune fille toute timide qui était rentrée dans ma classe tout à l'heure. Elle me dit qu'elle avait trouvé bizarre son changement de classe, et encore plus bizarre de m'avoir comme professeur mais qu'elle était plus que ravie de ce changement. Elle allait m'expliquer pourquoi quand son téléphone sonna. Elle resta au téléphone avec son interlocuteur pendant près de 5 minutes. Quand elle raccrocha, elle annonça à mes parents qu'elle non plus ne mangerait pas à la maison ce midi. Elle monta alors déposer ces affaires dans sa chambre pendant que j'en faisais de même, et quand je redescendis et me dirigeai vers ma voiture. Alice y était déjà assise et attachée du coté passager. Me pinçant l'arête du nez devant son comportement, je montais à mon tour dans la voiture.
- Ne fais pas cette tête, je vais au même endroit que toi. me dit-elle avant que j'ai pu dire quoi que ce soit.
- C'est heu, Melle Swan qui t'a invitée chez elle? demandais-je au bout d'un moment. Tu t'es fais des amis drôlement vite dis donc!
- Oui. Et non. Je la connaissais depuis beaucoup plus de temps que tu ne le soupçonne. Je suis partie un camp d'été avec elle cette année et l'année dernière. C'est d'ailleurs grâce à elle que j'ai changé de classe. Ah, je l'adore!
- Attend, tu veux parler de ta grande copine dont tu n'arrêtais pas de parler cet été? Comment ça se fait que tu ne savais pas ou elle habitait? Et bon sang, qu'elle relation entretient-elle avec Mr. Blaim pour avoir pu influencer ton changement de classe?
- Oui ma super grande amie. J'avais complètement oublié le nom de la ville et je n'ai pas fais le lien avec le fait qu'elle m'avait dit habiter dans, je cite, " la ville la plus verte et la plus pluvieuse des Etats-Unis". Et si tu veux tout savoir, elle est la Présidente du Conseil des élèves, ce qui explique mon changement de classe, et le fait que les explications de Mr. Blaim étaient confuses puisqu'elle voulait me faire la surprise.
« " La ville la plus verte et la plus pluvieuse des Etats-Unis" » ? J'avais déjà entendu ça quelque part. Je gardais ce détail en mémoire pour plus tard.
- Donc, je suppose qu'elle sait que je suis ton frère?
- Yep! Mais t'inquiète pas va, elle sait tenir sa langue!
- Vraiment? répondis-je dans un sourire en repensant aux révélations d'Emmett.
- Oui, elle sait tenir sa langue! dit-elle. Quoique... ajouta telle, elle aussi un sourire aux lèvres.
J'arrivais maintenant devant une grande villa cachée aux milieu des arbres. Celle-ci était simple et magnifique à la fois. Je descendis donc de la voiture, en même temps qu'Alice, et je sonnais. Quelques secondes plus tard, Emmett vint nous ouvrir, suivi de près par Rosalie.
- Salut, Edward! Je ne te présente pas Rosalie, ma femme. Rosalie, je ne te présente pas non plus Edward.
- Edward ! Bon sang, qu'es ce que tu fais là ! demanda une Rosalie totalement surprise.
- Il se trouve que je suis le nouveau prof de français, d'histoire et de géographie du charmant lycée français de Forks. Au fait, je vous présente Alice, ma petite sœur.
- Bonjour Mr. Et Mme. Swan dit Alice, un peu mal à l'aise. Ravie de vous rencontrer.
-Arg ! En dehors du lycée, je ne suis pas ton prof, alors par pitié ne m'appelle pas Mr. Swan. J'ai l'impression d'avoir 60 ans. Et c'est déjà difficile à supporter au lycée. Donc appelle-moi Emmett.
-Et appelle-moi Rosalie, dit cette dernière avec un grand sourire.
-Je peux savoir d'où vous vous connaissez ? demanda Alice d'une petite voix.
-Nous avons été dans la même fac pendant 3 ans. Répondit tout simplement Rosalie.
Nous étions maintenant dans le hall d'entrée, quand des pas dévalant les escaliers se firent entendre, et une tempête s'avança vers nous. C'est à ce moment là que je reconnu la belle inconnue de ce matin. Elle était tout aussi belle que lorsqu'elle courrait ce matin. Elle était également la jeune femme a la moto. Mince ! En faisant l'appel, j'avais lu son prénom. Comment s'appelait-elle ?
-Bonjour tout le monde ! Alice, viens avec moi ! dis-t-elle en prenant Alice par le bras et l'amenant vers l'escalier. Contente de voir que vous ne vous êtes pas perdu, ajouta telle à mon intention devant mon air ahuri.
J'étais le seul à pouvoir comprendre qu'elle faisait référence à notre rencontre de ce matin. Je comprenais aussi pourquoi je n'avais pas pu voir son visage un classe. Elle ne voulait surement pas que je l'a reconnaisse pendant l'heure de classe.
-Bella ? Pas de bêtises surtout avec Jasper et Alice, me dit Emmett, dans un sous-entendu à peine caché.
Bella ! La mémoire me revient d'un coup. Isabella Swan. Cependant, Emmett l'avait appelé « Bella ». Etait-ce un surnom ? Préférait-elle qu'on l'appelle comme ça ? Je n'avais que des questions et pas de réponses. Tout ce que je pouvais dire, c'était que son prénom collait parfaitement à sa personne.
-Bah oui, c'est ça ! Donne-moi des ordres sous mon propre toit. Mais surtout ne t'inquiète pas, les murs sont si bien isolés que tu nous entendras pas si on décide de faire une partouze ! Bon appétit, bien sûr!
- Oh, et Emmett, je compte sur ta discrétion ! ajouta telle dans un regard suggestif qu'Emmett sembla déchiffrer sans mal, sans pour autant se départir de son air choqué. Moi, en revanche, j'étais complètement largué. Mais j'étais presque sur que cette dernière remarque n'avait cependant rien à voir avec le reste de la conversation.
Bella embarqua donc Alice dans les escaliers, laissant un Emmett bouche grande ouverte devant sa répartie. Bien sur, j'étais légèrement choqué, bien qu'amusé de cet échange. A côté d'Emmett, Rosalie luttait pour ne rire devant l'air ahuri de son mari.
La main de Rosalie claqua alors sur la tête d'Emmett qu'elle accompagna d'un « Idiot, ferme la bouche, tu vas avaler une mouche ».
Après cette scène, je comprenais mieux pourquoi Emmett m'avait dit que seul Bella et sa femme étaient les seules à savoir lui clouer le bec! Bien que je savais déjà le don qu'avait Rose pour contrôler les paroles ou actes de son mari.
Le repas se passa dans une ambiance de détente, et je réalisais pleinement qu'Emmett et Rosalie étaient toujours ces deux personnes exceptionnelles, pleines d'humours et de charismes. Ces deux là étaient faits pour être ensemble, et on pouvait facilement voir qu'ils s'aimaient passionnément au vue de la façon dont ils se regardaient. Il était déroutant de voir que, malgré la silhouette et la beauté de Rosalie, celle-ci était devenu mécanicienne au lieu d'avoir fait carrière dans le mannequinat. Après le repas, Rosalie me laissa en compagnie d'Emmett car elle devait travailler sur la paperasse. Nous parlons de tout et de rien.
- J'ai une question. pourquoi est-ce ta cousine ta fait remarquer que tu lui donnais des ordres sous son propre toit? demandais-je au bout d'un moment.
- Peut-être parce qu'elle est vraiment chez elle, contrairement à moi et Rosalie.
- On n'est pas chez toi?
- Non, en apprenant qu'on allait habiter dans cette ville, Bella s'est gentiment proposé de nous héberger. La villa est trop grande pour elle toute seule. Elle contente de nous avoir chez elle, sinon elle ne nous l'aurait pas proposé. Et j'avoue que cette offre tombait à point nommé puisque l'argent non utilisé à permis à Rosalie d'ouvrir son garage.
- Je ne suis pas sur de tout comprendre. Pourquoi c'est Bella qui ta fait cette offre, pourquoi pas ton oncle et ta tante?
- Les parents de Bella ne sont jamais là. Ou alors, 2 à 3 jours par ci - par là. Ils travaillent beaucoup, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne l'aiment pas plus que tout. C'est une situation compliquée, mais Bella l'a comprit et elle ne leur en tient pas rigueur.
- Mais alors pourquoi il n'y a aucune photos d'eux ici. Qu'ils ne soient jamais là ne veut pas dire que ce n'est pas leur maison, si?
- C'est tout comme. Les parents de Bella n'aiment vraiment pas les photos. C'est du à leurs style de vie.
- Mais cela veut dire qu'elle vivait seule ici avant ton arrivé en ville?
- Plus ou moins. heu, la plupart du temps, Jasper venait dormir ici. C'est comme une seconde maison pour lui. Encore plus maintenant que Rosalie habite ici.
Jasper? C'était pas le nom d'un de mes élèves? Alors, il est le petit ami de Bella. En fait, même si pour je ne sais qu'elle raison, cela me gênais, mais je n'étais pas surpris. Après tout, une belle jeune femme comme elle devait attirer les regards. Cependant, je n'étais pas sur de comprendre pourquoi, l'aménagement de Rosalie en ville avait conforté le fait que Jasper se sente ici chez lui.
- Je suis pas sur de tout comprendre.
- Ouais, moi aussi au début. Je pensais que, vu le temps que passait Jasper et Bella ensemble, ils allaient finir ensemble. Mais je me suis rendu compte qu'ils étaient juste ami. Jasper est le meilleur ami de Bella depuis de nombreuses années. Depuis que j'ai rencontré Rosalie, en fait. Jasper est le frère de Rosalie.
- Oh! Je vois.
Donc tout s'explique. Bizarrement je ressentais un soulagement à l'idée que Bella n'ai pas de petit ami. Quoique, ça j'en étais pas sur, mais au moins, elle ne sortait pas avec Jasper. Non mais Edward, qu'est que tu me fais là? C'est ton élève, il ne se passera rien entre vous. Jamais. Elle fait ce qu'elle veut de sa vie. Le seul rôle que tu puisses jouer dans sa vie, c'est tout faire pour qu'elle, et tes élèves aient leur bac à la fin de l'année. Point barre.
Nous continuâmes à parler, de nos familles respectives essentiellement. Nous plaisantions bien tout les deux. J'étais content d'avoir retrouvé mon ami. Au bout d'un moment, Rosalie vint nous rejoindre. Discutant toujours autour d'un café, nous rattrapions le temps perdu. Un peu plus tard, ce fut au tour de Bella, Alice et Jasper - que j'avais identifié comme tel grâce à l'incroyable ressemblance avec Rosalie- de faire irruption dans le salon tout en discutant, en direction du garage. Alice lâcha même un " Oh mon Dieu! C'était trop bien!", -en référence à la réplique cinglante de Bella tout à l'heure- qui me fis rire aux éclats. Ce dernier ne s'arrangea pas en voyant la tête qu'avait Emmett. Deux minutes plus tard, une demande de Bella interrompu notre conversation. Apparemment, elle demandait ou était le siège auto... pour Alice? Bella demandait-elle cela pour ce moqué gentiment de la minuscule taille de ma sœur? En tout cas, Emmett, puis Rosalie entrèrent dans son jeu parce que cette dernière lui répondit qu'il était sur une étagère. Cette échange, bien que bizarre me fis rire.
- Alors comme ça Rosalie, tu penses vraiment que ma sœur a besoin d'un siège auto?
- Non, mais disons que je me fis au jugement de Bella. Je lui fais confiance pour ces choses là. répondit-elle avec un grand sourire.
- D'accord, d'accord. Je reconnais que ma sœur est petite, mais delà a avoir besoin d'un siège auto! Quoique... Bon, c'est pas que je n'apprécie pas le moment, ni cette conversation, mais il faut que songe à rentrer chez moi, moi aussi.
Nous discutâmes encore quelques minutes, puis je pris le chemin de la maison. Etonnement, quand je rentrais, Alice n'était pas encore là. Je me demandais quel détour les filles avaient pu faire, mais bon, elles avaient surement plein de truc à se dire.
Et 5 min plus tard, J'entendis un moteur de voiture. C'était une magnifique mini bleu nuit, à capote ouvrante, datant d'une dizaine d'année. Une superbe voiture, selon moi. Alice descendis du véhicule après avoir dit au revoir à son amie, et rentra à la maison. La voiture fit demi tour et disparu, comme avalé par toute la verdure environnante.
En rentrant, j'avais parlé avec Alice. Cela me faisait du bien de la retrouver. Après 5 ans de fac, j'étais content de pouvoir me rapproché de ma famille. Certes, au départ, en vu de mon jeune âge, j'étais resté avec mes parents. Cependant, ma majorité atteinte, j'avais pris un peu le large, pour pouvoir gouter un peu les joies de l'indépendance.
Même si beaucoup de personnes considéraient leurs années fac comme les meilleures années de leur vie, cela n'avait pas été le cas pour moi. Encore une fois en raison de mon jeune âge. Il en avait été de même pour mes années lycée. J'avais sauté beaucoup trop de classes à mon gout pour profiter comme il se doit des plaisirs de l'adolescence en même temps qu'eux. J'avais été en avance sur tout par rapport au gens de mon âge. J'étais plus intelligent, plus mature, plus grand en taille. Toue ma progression rapide dans le milieu scolaire m'avait fait grandir. Être en présence de personne plus âgé que moi avait accéléré ma croissance, si bien que, vu de l'extérieur, on aurait pu croire que j'étais du même âge que mes camarades de classe. Seulement, mon intelligence ne m'avait pas valu de bonnes critiques. Toutes les personnes qui avaient été dans ma classe étaient frustré, voir complètement jalouse du fait que, malgré le fait que j'ai 3 ans de moins qu'eux ne m'empêchais pas d'être le premier de la classe. Du coup, je n'avais jamais réellement eu beaucoup d'ami. J'en avais eu quelque uns à la fac, mais ils ne constituaient pas des amis proches. A par Emmett, peut-être.
A la fac, j'avais fais mon lot de conneries et de découverte du à mon âge bien sur. J'étais plus jeune que toute les personnes de ma promotion, et malgré le fait d'être très mature pour mon âge ne m'empêchais pas de ne pas pouvoir m'amuser des mêmes choses qu'eux. Il restait cependant des choses pour lequel, j'avais encore un intérêt à l'époque, alors que mes camarades avaient déjà dépassé ce stade.
J'avais donc parlé avec Alice, et nous parlions de tout et de rien. Elle me parlait de ces camarades de classe qu'elle avait rencontrée grâce à Bella. Et elle était encore plus enthousiaste quand elle parlait de cette dernière. Alice avait vraiment l'air d'apprécier Bella, et j'étais content pour elle. Je me demandais si je devais lui parlé de ce que m'avait apprit Emmett cet après-midi. Finalement, je le fis. Parce que je voulais savoir se qu'elle en pensait. Parce que je n'en pouvais plus de ses longues tirades. Elle m'apprit qu'elle savait la plupart des choses que m'avait dit Emmett, mais qu'elle ignorait par exemple que ces parents étaient quasiment tout le temps. Elle m'apprit aussi que, même si de l'extérieur, Bella semblait extravertie et aimé de tous, elle ne s'attardait jamais sur sa vie privée. Bella n'aimait pas en parler. Ensuite, elle me demanda de me raconter des anecdotes sur la fac. Ils impliquaient souvent Emmett d'ailleurs. Puis nous passâmes à table, toujours dans la bonne humeur.
Nous passâmes la soirée en famille à discuter de choses et d'autres tout en jouant à un jeu de société. Quand il se fit tard, nous montâmes tous nous coucher dans nos chambres respectives. Après m'être mis un simple pantalon de pyjama, je me glissai dans mon lit, et lu un livre que j'avais commencé à lire la veille. Cependant, au bout d'une demi-heure, je réalisais que j'étais vraiment fatigué. Je reposais alors mon livre sur la table de chevet, me mis sur le dos et écoutais de la musique grâce à mon Ipod. Et doucement, je partis dans le pays des rêves. Le pays ou tout est possible, ou rien n'est interdit…f
