Bonjour/Bonsoir ! comme vous pouvez le voir, voici le deuxième chapitre de cette fanfiction, avec la précedente avant première et les nouveaux épisodes qui sont pour bientôt, j'étais dans le mood ahah :) j'espère qu'il vous plaira autant que le premier, en tout cas je tenais à vous remercier pour toutes vos gentilles reviews J Comme d'habitude, n'hésitez pas à aller checker les pages Facebook et Twitter des Petits Fans en attendant les nouveaux épisodes, surtout celui de noël , et à laisser vos avis sous cette fic, ça fait toujours chaud au coeur ! (NB: je précise que les propos tenus Laurence sont uniquement représentatifs de son opinion dans cette fiction, et ne représentent absolument pas la mienne.)
Sur ce, bonne lecture!
Chapitre 2 :
Alice attendait la réponse de Fred avec une légère boule au ventre.
Fred prit le paquet de cigarettes posé sur la table, et en alluma une. Son amie ne la quittait pas des yeux pendant qu'elle commençait à parler.
« - Tu sais, ce boulot pourrait m'offrir pleins d'opportunités, en plus je connais déjà le métier, j'ai pas à m'en faire pour ça, mais…
Fred se tut et regarda Alice pendant quelques secondes. Enfin, elle reprit :
Mais… je voudrais pas te causer de soucis… »
« -Quoi ? Mais qu'est ce que tu racontes…
-Tu vois Alice, j'ai appris à me foutre du jugement des autres, j'ai vécu dans pleins d'endroits différents. Rien ne m'a jamais rattachée à une personne, ou un endroit en particulier. Mais toi, t'as grandi, bossé dans la même ville, et maintenant tu vis même ici. Tu sais comment sont les gens. Le commissaire chargé de l'enquête… Il est proche de toi? »
Alice afficha un sourire triste.
« -Pas…plus trop. »
Fred marqua une pause. Elle s'était attendue à ces paroles, et elle se sentait terriblement coupable pour son amie. Enfin, elle reprit :
« -Et c'est beaucoup à cause de moi. Alors si…si je dois travailler avec toi, la dernière chose dont j'ai envie c'est que tu te mettes ton patron et tes collègues à dos. Je sais que cette… situation, c'est nouveau pour toi, mais je le dis, et je te le répéterais autant de fois que tu voudras l'entendre, je ne me suis jamais sentie aussi bien avec quelqu'un, Alice. Alors...si tu veux pas que j'aille à ce rendez-vous, j'irais pas. »
Un grand silence suivit les paroles de Fred. Alice fronçait les sourcils. Enfin, elle se décida à parler.
« -Tu sais quoi ? T'as raison. Je m'en carre de leurs avis. J'ai vécu ici toute ma vie, et je suis plus une petite fille. Alors c'est pas leurs avis qui vont me faire dégager. Par contre, détrompe-toi sur une chose : même si ouais, c'est nouveau pour moi, moi aussi je me sens bien avec toi. Et c'est pas ça qui va m'empêcher de faire mon travail. Alors tu vas aller à ce rendez-vous, tu vas en mettre plein la vue à ce macho de Jourdeuil, et tu vas décrocher ce travail ! »
Fred regardait son amie. Elle était agréablement surprise, et elle sentie son cœur se gonfler d'amour et de fierté à l'égard de la rousse. Alice avait pris la nouvelle beaucoup mieux qu'elle ne l'imaginait.
Elle repoussa derrière son oreille une des mèches de la rouquine qui était tombée sur son visage pendant qu'elle faisait son monologue. Les deux filles se sourirent pendant un moment.
« -Oh merde.
Alice avait regardé sa montre, qui indiquait Neuf heures et demie.
Il faut que j'y aille. »
Alice se dirigea vers la porte de son appartement suivie de Fred, prit sa besace et son manteau qu'elle avait laissés la veille dans le corridor, et après avoir laissé ses clefs à la brune, hésita une fraction de seconde, puis embrassa sa compagne, qui souriait, et parti rapidement en dévalant les escaliers de son immeuble.
oOoOo
Il était onze heures et demie. Le commissaire sortit de sa Facel Vega et regretta immédiatement : il faisait un froid monstre. Il regretta d'avoir encore une fois cédé aux yeux de biche implorants de sa secrétaire.
En effet, en arrivant au bureau, elle lui avait servi le café en le suppliant d'aller voir Alice et de lui rendre son écharpe. Il avait refusé, prétextant qu'il avait du travail. Elle avait insisté, il avait de nouveau refusé. Elle était retournée à son bureau en faisant la moue, ne lui adressant pas la parole de toute la matinée, et lorsque qu'il avait besoin d'aide, Marlène répondait avec sarcasme qu'elle aussi avait du travail. Alors, sur un coup de colère, il avait pris l'écharpe de la rousse qui traînait encore sur le porte manteau, et il était parti en claquant la porte.
Le commissaire s'en voulait d'avoir été si faible. Mais il se consolait en se disant que de toute façon il était destiné à revoir la rousse, vu qu'un jour ou l'autre cette petite fouine serait revenue vers lui pour lui soutirer des informations sur les enquêtes en cours.
En arrivant devant la porte de l'immeuble, Laurence décida qu'il n'aurait qu'a lui dire qu'il était de passage et que contrairement à elle, il était bien élevé, et qu'il en avait donc profité pour faire un détour et lui rendre son vêtement.
Laurence gravit les nombreux escaliers jusqu'à l'appartement d'Alice, et frappa violement sur la porte. Décidément, il n'était vraiment pas matinal et le froid ne lui réussissait pas.
On ne répondait pas à l'intérieur, il frappa donc plus fort.
Pour toute réponse, il entendit un bref « j'arrive ».
Quand la porte s'ouvrit enfin, le commissaire ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes.
« -mais qu'est ce que… »
Frédérique Dulac, ancienne suspecte dans l'affaire Blanche Dulac, pour qui il n'éprouvait pas la moindre sympathie se tenait devant lui, en petite tenue, toute aussi sous le choc.
« -Mademoiselle Dulac ? Mais qu'est ce que vous fichez ici ? » Déclara sèchement le commissaire, qui était à la fois médusé et hors de lui.
Fred referma un peu la porte, et se pencha de sorte à ce qu'elle puisse cacher le bas de son corps, dépourvu de vêtements convenables.
« -Je vous ait déjà dit que je m'appelle Fred. »
Le commissaire la dévisagea avec colère, et lui jeta un regard noir.
« -Je ne suis pas venu ici pour parler anthroponymie avec vous mademoiselle. Je vous demande ce que vous foutez chez Avril. »
Fred le regarda avec le moins de sympathie possible dans le regard.
« - Je peux vous poser la même question. »
Le commissaire sorti l'écharpe de sa poche, et l'agita devant les yeux de la brune.
« -je suis venue rendre ça à votre… amie. Elle l'aurait oublié dans le bureau du légiste. Mais…
Le commissaire dévisagea Fred, toujours en sous vêtements, d'un regard insistant de haut en bas.
Apparement, je vois que ce n'est pas avec lui qu'Avril passe le plus de bon temps. » dit le commissaire sèchement.
Sans un mot, Fred tandis la main, puis elle déclara :
« -Elle est partie à la Voix Du Nord, mais je peux lui rendre ce soir si vous voulez. »
Le commissaire fronça les sourcils. « Ce soir… »
Alors comme ça Fred habitait chez Alice maintenant ?
Mais il ne perdit pas son sang froid, et d'un air arrogant, presque avec dégoût, regarda tour à tour la jeune femme, puis sa main encore tendue. Il rangea l'écharpe dans la poche de son costume.
« -Bien. Je vois qu'Avril n'est pas ici, je ne vais donc pas m'attarder plus. Au revoir, mademoiselle... Dulac. »
Pendant que Fred fermait la porte en soupirant, de soulagement ou d'agacement, elle-même ne savait pas, Le commissaire dévalait les escaliers. Il était furieux.
Alors comme ça Avril continuait à voir cette affreuse bonne femme ? Comment diable avait elle pu lui cacher ça ? Et Marlène, elle le savait ?
Oui, elle le savait. Elle avait voulu qu'il se rende compte de la relation contre-nature des jeunes femmes par lui-même, et ainsi l'avertir sans trahir son amie, il en était sur.
Laurence avait un goût amer dans la bouche. Il remonta à bord de sa Facel Vega, sa chère voiture qui elle, ne le trahissait jamais. Sans s'en rendre compte, il avait roulé tout droit vers la voix du nord.
Laurence entra dans les locaux d'un pas furieux. Tout le monde se dégagea sur son passage, et il prit soin d'ignorer les « bonjour » et autres salutations venant de ceux qui le reconnaissaient, ou qui étaient tout simplement polis.
Lorsqu'il atteint le bureau d'Avril, le commissaire entra en trombe dans celui-ci.
Alice, qui était justement en train de transporter des cartons d'archives pour les poser sur son bureau, sursauta si violemment qu'elle fit tomber ceux-ci par terre, qui s'ouvrirent et déversèrent leur contenu aux pieds du commissaire.
« -Mais merde Laurence ! Ça vous amuse de ficher la trouille aux gens comme ça ? »
Le commissaire ne bougea pas d'un poil. Il regardait Alice qui s'affairait à ramasser tout le joyeux bordel. Il ne lui avait même pas dit bonjour, après deux semaines écoulées sans la voir, ni l'avoir dans les pattes. Elle non plus d'ailleurs. Il se contenta seulement de dire :
« -Vous l'avez revue, hein Avril ? »
Alice s'interrompit et se releva.
« -Mais de quoi vous parlez ?
-Arrêtez de jouer aux cons avec moi Avril. Vous l'avez revue, cette… Femme, la photographe… Fred, c'est ça ? je l'ai vu ce matin chez vous. »
La rousse était surprise dans un premier temps, puis elle rougit. Elle baissait les yeux. Le commissaire savait, dorénavant. Après avoir repris ses esprits, elle bredouilla :
« -Pourquoi vous êtes allé chez moi ? »
Le commissaire sorti l'écharpe de sa poche, et la lança à Avril, qui l'attrapa au vol.
« -Vous l'avez oubliée au commissariat, andouille. J'étais de passage, et Marlène le savait, alors elle me l'a confiée, et en bon gentleman j'ai sonné chez vous, pensant tomber sur vous, et voila que je me retrouve nez à nez avec cette parisienne écervelée… En petite tenue d'ailleurs. Les nuits sont plutôt chaudes en ce moment Avril ? »
Alice allait exploser. Elle ne pouvait pas laisser son amie se faire insulter gratuitement. Elle ne pouvait plus laisser le commissaire détruire ses relations, se mêler sans cesse de ses histoires.
Rapidement, le rouge de honte qui teintait le visage de la journaliste se transforma en rouge de colère.
« -Hé oh, c'est bon, vous avez fini ? Vous allez arrêter de nous insulter, moi, et Fred ? et d'abord, si ça vous met tant mal à l'aise que ça de vous retrouver face à elle, bah fallait pas aller chez moi ! Ah, et encore une chose, vous risquez de la croiser souvent, dans les jours à venir, vu que Jourdeuil va l'embaucher à la voix du nord, comme photographe ! Eh oui, faut croire qu'il existe encore de braves hommes modernes dans ce monde ! »
Le commissaire n'eut ni le temps de réagir, ni le temps de répondre, car Jourdeuil fit irruption dans le bureau.
« -Mais qu'est ce qu'il se passe ici ? On entend crier depuis mon bureau !
-Tiens, mais voilà justement l'homme moderne ! »
Jourdeuil, qui fusillait Alice du regard, venait de remarquer la présence de Laurence.
« -Commissaire ? Qu'est ce que vous faites la ? Ça faisait longtemps qu'on ne vous avait plus vu, je commençais à croire que vous étiez en froid avec notre Alice ! »
Alice ne disait mot. Elle regardait ses pieds, et redoutait la suite.
Le commissaire levait les yeux au ciel, pendant que Jourdeuil riait à sa propre blague.
« -Plus sérieusement commissaire, si vous êtes la c'est pour une raison ! Y'a du nouveau ? »
Le commissaire ne put s'empêcher de sourire à cette remarque.
« - Du nouveau ?
Il ricana.
Que diriez vous de ce titre, par exemple : « Une journaliste de la voix du nord qui entretient des relations coupables avec une photographe suspectée de meurtre » très parlant non ? »
Alice se décomposait. Le commissaire venait de tout raconter à son supérieur. Elle savait qu'elle aurait dû s'y attendre, et que de toute façon elle aurait dû lui dire à un moment ou à un autre, mais elle se disait que le plus tard serait le mieux. Or, c'était maintenant trop tard. Elle fixait toujours ses pieds, car elle savait que si par malheur elle levait la tête, la prochaine une de la voix du nord aurait pour titre : « une journaliste étrangle un commissaire dans les locaux de son lieu de travail. ». Alors elle ne bougeait pas.
Jourdeuil renchéri :
« -Attendez voir, la bonne femme dont vous parlez, ça ne serait pas Frédérique Dulac ? J'avais l'intention de l'engager dans les prochains jours, mais je croyais qu'elle avait été blanchie…
-Oh vous savez, ce genre de personne, même innocentée n'est jamais vraiment un exemple à suivre, et peut même avoir une très mauvaise influence sur certaines personnes… n'est ce pas Avril ?
-Alice, c'est vrai ce que dit le commissaire ? »
Alice sentit se senti bouillir de colère. Elle avait l'impression d'être de nouveau une enfant, qu'on aurait dénoncée à des adultes après qu'elle ait fait une bêtise, et qu'elle devait se justifier.
« -De quoi ? » Cracha Alice, excédée, a l'égard de son supérieur.
« -Que toi, et Mademoiselle Dulac… »
La rousse sentait deux regards insistants posés sur elle.
Elle n'en pouvait plus. Elle avait tenu trop longtemps. Jourdeuil pouvait penser ce qu'il voulait. Dorénavant elle s'en contrefoutait. Elle avait envie de rester avec Fred, et tant pis si elle devait perdre son boulot.
Alice ne dit pas un mot, prit sa besace et mit son manteau, et s'avança vers la porte de son bureau. Elle plongea son regard dans celui du commissaire pendant un court instant, et y mit toute la déception et le dégout qu'elle y put. Puis, en ouvrant la porte, elle regarda son rédacteur en chef, et déclara avant de sortir des locaux :
« -Elle s'appelle Fred. »
