Auteur : Il fiore del male
Titre : Charmeur
Pairing : Ichigo x Aizen
Disclamairs : Ces magnifiques bishonen ne sont pas à moi, ils sont au fantastique Tite Kubo !
Note 1: ….Salut ! Comme vous pouvez le constatez, ce ne sera pas un one shoot lol. Et je suis moins tortue qu'avant. Merci pour ces reviews, ça m'a fait plaisir et n'hésitez pas à commenter si vous voyez des fautes aussi, je corrigerai XD. Je vais répondre à une lectrice.
Sid : je suis une créole, alors dans mon pays « tchiper » est très répandu lol.
Note 2 : Bonne lecture
Chapitre 2: Quand séduisant rime avec pauvre con
S'avez, quand je vous dis que la vie n'en a rien à foutre de votre avis, je déconne pas. La vie fait bien d'être au féminin d'ailleurs, elle est chiante, comme les filles en gros. Ouais les meufs sont chiantes, c'est bien connu. Quoi ? Les mecs sont inutiles ? Touché, coulé.
J'avais prévu de crever, je lui avais dit que j'avais prévu de crever, bah elle non, elle en a rien eu à faire de mon envie.
Franchement, vous allez pas me croire, mais faut penser que Kami-sama était de retour de ses vacances et ne voulait pas me laisser m'écraser avec l'élégance d'une fiente.
Lors de ma chute, une grande bourrasque de vent m'avait fait tournoyez plus vite vers la droite, s'avez le genre de vent qui donne une syncope aux filles en jupe car ça les déshabillent et les décoiffent carrément. Mon corps fut emporté dans cette direction et lorsque j'ouvris les yeux, je me barrai le visage.
J'atterris dans le feuillage d'un arbre et dégringola rapidement, mes fesses servant de casse noix quoi. Ben ouais, sinon c'est pas drôle.
J'entendis des cris vers le bas. Des meufs encore. Quand je vous dis qu'elles sont chiantes, c'est pas une blague.
Je finis par en avoir assez que mon postérieur souffre autant et m'accrochai à l'une des branches. Chance pour moi, elle ne céda pas sous mon poids.
Je me remis à respirer et restai ainsi quelques minutes avant de me relever dessus, et de sauter pour atterrir parfaitement sur mes pieds.
Je m'époussetai, comme si de rien était, lançai un regard neutre à la bande de fille et me décala de l'entreprise de malheur.
En relevant la tête, je pus voir que la silhouette d'Aizen était toujours sur le balcon. Intéressant. Mon destin de purée de tomate repoussé semblait avoir attiré sa curiosité.
Je levai ma main gauche et lui fit un beau doigt d'honneur. Je ne savais pas s'il pouvait très bien me voir, mais je savais qu'il comprendrait.
Et avant qu'il ne puisse envoyer un quelconque gorille, je m'éloignai de la bâtisse et repris mon chemin pour héler un taxi.
Une fois au-dedans, j'indiquai la direction du parc au chauffeur. J'avais besoin de réfléchir.
Je regardai les établissements se profiler, je n'y faisais pas attention. Le comportement de ces gens me laissait sans voix. Et pour une grande gueule comme moi, c'était une première.
Déjà, expliquons le cas du couple sauvage. Si j'avais compris l'essentiel ça se résumait à ça : ils n'étaient pas dans cette compagnie pour le fun, ils avaient une « mission » à accomplir, le soumis subissait un rentre dedans par un supérieur visiblement incommodant qui finirait par crever si Grimmjow perdait son sang- froid. Et vu le type, il n'en avait pas beaucoup de self-control, contrairement à Ulquiorra. Ils faisaient la paire tous les deux. L'un complétait l'autre.
Je me mis à les envier. Je n'avais jamais eu de relation longue. C'était pas mon truc. Je n'y arrivais pas, même avec une bonne volonté, le délai de deux mois passés, je rompais. Et encore, des fois c'était une semaine. Qu'est ce qui clochait chez moi ?
Je soupirai, les avoir vu aussi amoureux m'avais plus secoué que ce que je ne voulais bien croire. Et pourtant, des couples j'en avais vu sans ressentir quoi que ce soit. Le regard brulant d'Aizen s'imposa dans mon esprit et mon cri fit faire au chauffeur une embardée.
_Désolé, ici ça ira très bien, dis-je en payant.
Le chauffeur n'insista pas et déguerpit aussi vite que possible.
La course terminée, je m'assieds sur un banc et contemplai les familles qui s'y promenaient. Je pris une profonde respiration et me rappela de ma propre famille, puis des évènements.
Cela me mit un coup. J'avais failli mourir putain. Et le second deuil qu'aurait porté ma famille serait encore de ma faute. J'étais une source d'emmerdes, merde !
Oui, encore. Je vous explique. Quand j'avais neuf ans, je n'avais pas ce caractère de merde. J'étais naïf, trop naïf. Je me promenai avec ma mère, on était sur le chemin du retour quand un petit chat était passé devant moi en courant. Entendant les cris d'une femme qui demandait à être aidée j'avais poursuivis le chat, lâchant le bras de ma mère avant qu'elle ne puisse m'en empêcher.
J'avais suivi le chaton jusqu'à une zone reculée de la ville et deux types étaient sorti des buissons pour me prendre en otage. Je n'avais pas résisté bien longtemps et j'avais compris que j'étais tombé dans un piège quand ma mère était venue me chercher avec l'argent pour l'échange. Ça c'était mal passé. Les kidnappeurs voulaient l'avoir elle aussi pour demander une rançon encore plus grande. Elle s'était débattue, m'avait libéré, mais quand on s'apprêtai à fuir, on l'avait cribler de balle. Et elle était tombée raide morte, sous mes yeux sans rien pouvoir me dire avant de partir.
Mon père l'avait accompagné mais s'était dissimulé pour ne pas attirer d'ennui. Il avait alors surgi en entendant les premiers coups de feu et n'avait pas eu une once de pitié envers les kidnappeurs
Moi j'étais resté en état de choc, à baigner dans le sang de maman et à ne pas réussir à y croire.
Je n'avais pas réussi à pleurer ce jour-là.
Ni même les autres d'ailleurs.
Je m'étais murer dans un profond mutisme et gardait toute ma peine pour moi
J'avais continué à avoir d'excellents résultats mais ne tissais de liens avec personne. Même les psychiatres avaient été inutiles. Je n'avais jamais parlé de ce que j'avais ressenti, et ressentait toujours à quiconque.
Je garderai certainement tout cela pour moi jusqu'à ma mort.
Je passai une main sur mon visage. J'avais l'impression que je repoussai mes soucis et qu'ils revenaient comme un boomerang me percuter. Je veux dire, on m'avait menacé il y a quelques minutes de cela et je n'en avais rien eu à foutre. Aizen avait clairement montré son intention de me violer et j'avais réagi de façon extrême, sans regrets.
J'avais failli de mourir et je n'avais pensé à rien à ce moment. J'étais serein.
Je voulais mourir ? J'en avais pas l'impression. Je n'ai aucun penchant pour ce côté.
Et c'était maintenant que je me sentais fatigué, maintenant que je réalisais à combien de personne j'aurai fait de la peine. Maintenant que je réalisais que j'aurai pu trouver une autre solution comme celle de me battre.
Mais je m'étais enfui. Putain ! Il n'aurait manqué que les cris d'indignation et j'aurai été une parfaite gonzesse.
Qu'est ce qui m'avait pris de réagir ainsi ?!
Tu avais peur, chuchota une partie de ma tête.
Peur ? Moi ? De quoi ?
De ne pas pourvoir lui résister.
Tu déconnes.
T'avais la frousse quand t'as vu que tu bandais, avoue.
Ta gueule !
Non, toi ta gueule. Ce mec t'as fait mouillé comme une pucelle sans même te toucher, juste avec un regard. C'est bien ce que tu voulais trouver non ?
Tu planes, j'ai pas mouillé, je veux rien, chui pas puceau ni gay, merde.
Bi tu connais ?
Je suis pas bi putain, c'était un hasard que j'ai réagi ainsi.
Me fais pas rire.
Sérieux, tu me saoules.
Pourquoi tu te voiles la face ?
Pourquoi tu dégages pas ?
Parce que c'est mon rôle de conscience de te montrer que tu kiffes l'idée que ce mec te serre dans un coin.
Mais bien sûr.
T'as envie qu'il te plaque violemment contre un mur…
Pour me péter la cervelle ?
Qu'il te serre les couilles…
J'y tiens, merci.
Et qu'il te baise jusqu'à ce que tu ne puisses plus marcher.
Genre il est si puissant que j'vais être handicapé ?
Tu prendras ton pied et criera jusqu'à bousiller tes cordes vocales.
Asy, ça devient glauque tes blagues.
Ma schizophrénie pris fin quand mon portable vibra. Je soupirai et remerciai cette personne qui avait permis que la voix dans ma tête cesse. Ceci, avant que je ne vois qu'il s'agisse de Keigo. Hey, fils de pute, comme on se retrouve.
_Allô ? Ichigo ? Pourquoi tu ne réponds que maintenant ?
_Connard, tu sais ce qui s'est passé à cause de ton appel ? J'espère que ce que tu as à me dire est vraiment important sinon je te jure que tes propres parents te reconnaitront plus.
_Hey ! Chui innocent moi. La bande se rejoint ce soir pour fêter le retour de Rukia. Si tu veux défoncer quelqu'un c'est eux.
_T'es trop courageux toi.
_Je sais. Alors tu viens ?
_J'ai une réunion familiale, je sais pas quand ça se termine.
_Le rendez-vous est à vingt heures trente, tu auras le temps, il n'est même pas encore midi là.
Je regardais ma montre.
_Merde ! ça va bientôt commencer, faut que je te laisse.
Je raccrochai avant qu'il puisse en placer une et sorti du parc pour héler un taxi. J'étais trop loin de chez moi pour courir.
Le même petit gars de la dernière fois me pris dans son taxi et accéléra sous ma demande.
_Tu vas devenir mon chauffeur attitré toi à force.
Il rit timidement et je me concentrai sur les minutes qui défilaient. Je ne tenais pas spécialement à voir ma famille mais je ne voulais pas être saoulé par eux. J'énumérai mes priorités : arriver chez moi, me changer, ne pas tuer les membres de ma famille, aller dans cette soirée et dormir. Fier de ce planning où je n'aurai pas à penser à mon étrange réaction face à Aizen, je me relaxai.
Le chauffeur continuait de me regarder à la dérober mais je m'en moquais. Arrivé devant chez moi, je lui donnais plus que ce que je ne devais.
_Viens me chercher vers vingt heures trente s'il te plait.
Il acquiesça tout sourire et reparti tandis que je me précipitai chez moi, ramassai un colis laissé devant la porte à mon nom, pris un couteau dans la cuisine afin de décacheter mon paquet et montai dans ma chambre.
Je commençai à me déshabiller quand je senti une aura maléfique derrière moi.
Ni une ni deux, je pris le couteau ramassé récemment dans la cuisine et l'envoya sur mon agresseur.
Un rire tonitruant empli la chambre et le mastodonte aux longs cheveux noirs relevés en arrière et au cache œil délogea le couteau de son bras.
_Bien Ichigo, bien. Tu ne t'es pas rouillé.
_Tu n'as toujours pas changé toi. Qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?
Le type à la peau bronzé lécha le sang sur le couteau en regardant mon torse d'un air lubrique.
_Rappelles moi pourquoi tu ne veux pas coucher avec moi ?
_Rappelles moi ce qui me retiens de te buter ?
_Excellent neveu. Plus tu me repousses, plus tu m'excites.
Oui, vous avez bien entendu. Ce taré voulant investir dans la consanguinité était mon oncle. Que voulez-vous ? On ne choisit pas sa famille.
_Kenpachi. Vire de là. Tu rempli trop mon espace vital.
C'était aux deux sens du terme. Ce mec à la peau mate était un véritable géant et il me mettait trop mal à l'aise pour que je puisse continuer à me changer devant lui. Ça m'oppressait.
_Bientôt je remplirai ton cul Ichigo, t'en fais pas pour ça.
Frisson d'horreur. Il avait l'air sérieux quand il disait ça ce con.
_Quittes à choisir, je préfère qu'un autre que toi le fasses, répliquais je en faisant allusion à Aizen.
Pause sur image. J'avais dit quoi là ? J'avais pensé à quoi là ? AAAAAAAAAAH ! Non ! J'avais dit quoi comme connerie là ? Putain c'était pas possible ! AAAAAH ! Mesdemoiselles, arrêtez de crier, je le fais assez bien tout seul. Putain l'embrouille !
Ce fut la première fois que je vis Kenpachi Zaraki muet. Il rétrécit son seul œil et son regard se fit plus perçant. Je déglutis. Putain. Etre plus dans la merde que ça, c'était possible ? Visiblement oui. Supplément de merde à votre service !
_T'as changé de bord ? Demanda-t-il.
_Sérieux, tu y crois ?
_Généralement, tu m'aurais répondu d'aller me faire foutre ailleurs ou un truc du genre. Là, tu déclares que l'idée de te faire culbuter ne te déranges pas.
_Mec, faut que tu calmes la boisson. J'ai jamais déclaré ça.
_C'est ce que j'ai entendu.
_On sait tous que t'es malentendant.
Kenpachi eut un mauvais rictus et se déplaça sans que j'y comprenne rien. Je me vis juste soulever par une force semblable à celle d'un ours et plaqué ventre et visage contre mon matelas.
Le pauvre meuble gémis sous notre poids et sous la brutalité dont il subissait les effets.
_Y'a un truc que tu sais pas Ichi. J'ai toujours été sérieux à ton sujet. Alors si les hommes t'intéresse maintenant, j'vais pas me gêner.
Il avait dit ça en collant sa bouche contre mon oreille et son bassin contre mes fesses. Son kimono noir n'était qu'un bien mince tissu qui ne m'empêchait pas de ressentir son membre, trop imposant et dur à mon goût contre mes fesses.
_Putain de merde, t'es mon oncle bordel ! Lâches moi Zaraki !
Non pas que s'il n'était pas mon oncle je me serai intéressé à ce fou furieux. Mais j'aurai au moins ressenti moins de dégout vis-à-vis de lui. Admettons-le. Il était très loin d'être moche. Plus que bien bâti, musclé, drôle à certain moment, intelligent et vif, il était un homme intéressant. Et pour les femmes aimant les dangereux fous virils et détraqués, c'était le jackpot. Mais je n'étais pas une femme et ce n'était pas non plus de mon cru.
_Ichi, chuchota-t-il. Je ne suis pas ton oncle et tu le sais. On n'a pas de liens de sang. L'adoption, c'est un papier.
Kami-sama. Grand-père, pourquoi avoir adopté ce cinglé ? Ton dégénéré de fils ne te suffisait pas ? Tu avais en tête de créer un clan de mabouls ?
J'essayais de me débattre mais mes mains étaient solidement maintenues derrière mon dos et mes pieds entravés par la présence de Kenpachi. Il m'entravait qu'avec une main. Mon impuissance me fit serrer les dents. Il lécha mon oreille et la mordilla doucement, m'arrachant à mon insu un cri de plaisir. J'étais sensible des oreilles ! Pas à ce fou !
_Si en plus tu gémis comme ça, tu crois que tes fesses feront long feu ?
_Sérieusement, c'est pas drôle. T'as envie de te faire coffrer pour harcèlement, pédophilie et viol ?
_T'aurai fait une piètre carrière dans le droit, toi. Où est la pédophilie ? J'ai trente-trois ans et toi vingt-trois. T'es plus que majeur sexuellement.
Putain ! Il se souvenait de mon âge !
_Soit disant t'avais une mauvaise mémoire.
_J'oublie rien te concernant.
Flippant.
_Tu m'intéresses depuis que t'es gosse. C'est toi qui l'as cherché avec ton accueil et ta gentillesse. Tu me câlinais même.
_J'étais un enfant ! Et jetais surtout très con, ça compte pas.
_Pour moi oui. J'ai attendu assez longtemps, j'ai envie de toi.
_Christo, pourquoi ?
_Parce que t'es trop bandant. Ton corps appelle à la luxure.
J'vais créer une association pour les gens comme moi alors.
J'entendis des bruissements de vêtement et je vis la main de Kenpachi venir m'ôter mon pantalon.
Il allait réellement me faire ça ? Je ne l'avais jamais réellement détesté mais là, je senti une sourde colère monter en moi. Je me débattu plus fortement et me mis à crier.
_Plus tu crieras, plus j'aurai envie de m'enfoncer en toi. Y'a personne. Ton père est allé accueillir les invités pour les guider. Ils ne connaissent pas la nouvelle adresse.
Je n'avais quand même pas échappé à un viol pour en subir un autre quand même ! C'était pas possible.
Il prit mon membre en main et s'appliqua à le faire durcir. J'aurai aimé avoir un meilleur contrôle sur mon corps mais j'y arrivai pas. Cet enfoiré était doué.
_Je te jure…que si tu le fais… je te haïrai jusqu'à ce que je crève, soufflais-je entre deux respirations.
_Je t'apprendrai à aimer. Au fur et à mesure, tu verras.
« Au fur et à mesure » ? Il comptait recommencer ?!
_J'te buterai.
_Essaies toujours, répondit-il en riant.
La pression sur mon sexe se fit plus forte et je ne pus retenir mes cris. Toujours collé à moi, Kenpachi frotta son pénis à mon entrée et mon corps, dans sa perdition, ne tenta même pas de l'éviter.
Il m'attacha les mains avec sa ceinture de kimono et me retourna.
_Je veux voir tes expressions pour cette première fois.
Je n'avais même plus envie de répliquer. J'en avais assez de cette situation.
_Pourquoi tu me fais ça ? Avec tous les culs que tu peux avoir, pourquoi le mien Zaraki ?
Le grand brun s'arrêta, son membre toujours en main.
_Tu veux une déclaration de sentiment ?
Quelle horreur !
_C'est pas mon genre mais…
_Non, je veux savoir si, quand ma mère t'avais dit de prendre soin de moi, tu penses qu'elle faisait allusion à ça ! Tu crois qu'elle est comment dans sa tombe là ? A voir que son beau-frère s'apprête à violer son fils ? T'es venu rectifier le tir de l'autre connard ?
Il m'attrapa violemment par la mâchoire et me fit le regarder dans les yeux.
_Tu crois que j'vais pleurer ? Ma voix tremblait mais c'était de rage. Si je n'avais pas pleuré au décès de ma mère, pourquoi pleurerai-je pour ça ?
_Répète ce que tu as dit.
_De quoi ?
_Répète ! Rectifier le tir de qui !? C'est qui le batârd qui a voulu te prendre ?!
WTF ? Le gars me faisait une crise de jalousie là où quoi ?
_En quoi ça te regarde ? Tu veux rencontrer un mec de la même espèce que toi ?
_Je pense que t'as pas du piger un truc avec moi Ichi. Je ne partage pas.
_Pourquoi les meufs tu ne disais rien ?
Je sais, vous allez vous dire. Il est sur le point de se faire violer et il discute tranquille avec son oncle au lieu de chercher à s'enfuir. Mesdames, vous ne connaissez pas ce type. Il peut me tuer sans forcer, je prends mes précautions, un faux pas et j'y passe.
_Je ne frappe pas les femmes. Et je ne les ai jamais trouvés gênantes. Je savais que tu finirais par t'en lasser et que tu chercherais des hommes pour te faire jouir. Elles c'était que pour te défouler, nan ?
Dans le genre enfoiré, il était bien classé lui.
Je lorgnai sur son sexe et retint de justesse un cri de jeune fille. Doux Jésus ! Ce monstre pensait qu'il allait rentrer dans quel cul avec ça ? Ahaha, le mien ? Chui pas dans une compétition de boitage avec Ulquiorra, sérieux.
Il avait suivi ms réactions et avait eu un sourire goguenard.
_J'vais prendre mon temps et effacer chaque marque de ce salaud sur toi avant d'aller le tuer. J'vais jouir sur toi et en toi, comme ça, tu seras marqué pour de bon.
Kami-sama, si t'es là, fais un truc comme ce matin pour me sortir de ce merdier.
A l'instant même où il relâcha mon visage pour caresser à deux mains son sexe, je fis une roulade arrière, me réceptionnai sans faute sur mes pieds et bondi jusqu'à la salle de bain.
Je n'eus que le temps de refermer la porte derrière moi avant que le colosse ne la frappe et en un dixième de seconde, je la verrouillai. Elle pourrait tenir assez longtemps, cette porte était en bois massif. Je défie l'entrave de mes bras et rattachai mon pantalon.
Je ne me préoccupai aucunement des ordres de Kenpachi. Putain, qui était assez con pour ouvrir une porte à son geôlier ? Je cherchai mon portable et fort heureusement, il était toujours dans ma poche. Je composai immédiatement le numéro de mon paternel.
_Fils indigne ?
_Yo, dépêches de rentrer sinon je tue ton frère.
Entre nous, c'est moi qui avais le plus de chances d'y passer.
_Il est déjà arrivé ? Tu vas bien ?
_Si tu savais qu'il était sérieux, pourquoi tu ne m'as rien dit ?
_Comment ? Il t'a fait quoi ?
_Oh rien. Il allait juste me baiser sauvagement et me marquer avec son sperme. Rien de folichon.
_J'arrive !
Et il raccrocha.
Tu ferais mieux de te grouiller gros, sinon mon cul allait s'en souvenir.
Alors que je plaçais mon portable dans ma poche, la porte sortit de ces gongs et je me retrouvai face à mon oncle fou furieux.
_T'as osé l'appelé !
Mec tu croyais quoi ? J'ai l'air stupide ou c'est comment ?
Je n'eus même pas le temps de m'éloigner qu'il plongea sur moi, toujours à poil. Ma tête se frappa contre le lavabo et je sentis un liquide poisseux couler le long de ma tempe. Ma vision devint floue et je luttais pour qu'elle ne s'obscurcisse pas plus.
_Ichigo, haleta-t-il en se masturbant.
Les mouvements flous me semblèrent plus rapides et je senti sa main sur mon corps me caresser, puis son sexe et le mien être collé et frotté par sa main ferme.
Il s'approcha et m'embrassa goulument. Sa langue, sa passion, son envie, tout se déversait en moi sans que je puisse l'arrêter. Ma tête me faisait mal, le sang me piquait les yeux. Je ne pouvais même plus me débattre. Ça allait réellement se passer comme ça ?
Plus il augmentait la cadence, plus mes plaintes et ses grognements s'intensifiaient.
Il finit par jouir sur moi et toujours groggy, je ne puis rien y faire.
Je sentis sa semence chaude et poisseuse dégouliner. Il tenta de m'enfourner son sexe dans la bouche mais je gardai solidement la bouche fermée. Je refusais de sucer ce mec !
_Comme tu veux, souffla-t-il en relevant mes fesses.
Il s'apprêtait à mettre ses doigts humidifiés par sa salive dans mon entrée quand une silhouette l'envoyer valdinguer plus loin.
Puis après un court débat, je vis le corps de mon oncle s'affaisser.
Mon père était arrivé.
_Ichigo ! Tu vas bien ?
Je mis un temps à répondre et ma bouche était pâteuse.
_J'ai la gueule de quelqu'un qui va bien ?
_Si t'as toujours ta réparti, c'est que tu vas pas si mal.
_Tu lui as fait quoi ?
_Je lui ai administré son traitement. J'ai légèrement triplé la dose.
Légèrement ? Faut croire que ta main est lourde alors.
_Depuis quand sui-t-il un traitement ?
_Depuis que nous avons remarqué son obsession pour toi.
_Comment ça ?
Il me releva et me passa mon peignoir.
_Kenpachi est quelqu'un de spécial avec quelques soucis mentaux.
_Sans rire ? J'avais pas remarqué que mon oncle ne déconnait pas sur le fait qu'il voulait me baiser !
_Je veux dire par là qu'il est un orphelin de guerre. Il a vécu la guerre, comme ces enfants soldats en Sierra Leone, tu comprends ?
_Putain, j'avais un kamikaze dans ma famille.
_Il ne connaissait rien des émotions et était très brutal et dangereux. Père l'a adopté pour ça.
_Grand-père a mauvais goût.
_Il voulait un garde du corps que l'on ne soupçonnerait pas et avec qui je pourrai me sentir à l'aise. Kenpachi a même dépassé ses attentes. On l'a éduqué et il est devenu une arme habile. Il n'avait pourtant aucune expression émotive particulière, jusqu'à ta naissance.
_Hum, toute la merde pour moi, super.
_Il était fasciné par un nouveau-né et Masaki s'en amusait. Elle le laissait être en contact avec toi et toi, tu étais une véritable boule de tendresse plus jeune.
_Arrêtes j'vais rougir.
_On ne se préoccupait donc pas de tes attentions envers lui. Mais père et moi avons commencé à comprendre que quelque chose clochait quand on a remarqué qu'il essayait de t'isoler. Une fois c'est Masaki qui vous a retrouvé en train de vous faire des câlins. Elle n'a rien pensé de mal, juste que vous jouiez mais moi j'ai décidé de l'éloigner de toi.
_Oh merde, j'ai failli y passer gamin.
_Je l'ai donc envoyé s'occuper de mes affaires dans un pays étranger mais il revenait à chaque vacances scolaire te voir et son désir pour toi ne cessait de se lire dans ses yeux et dans ses actes.
_J'aurai plutôt cru qu'il voulait me tuer.
_Il s'est juste adapter à ton nouveau caractère, rien de plus.
_Ok, merci du compliment.
_J'ai donc préféré t'envoyer dans un autre pays avec tes sœurs à chaque vacances. ça l'énervait, on se disputait souvent pour ça. Puis il n'est plus revenu mais les psychiatres disaient que son obsession pour toi ne cessait de diminuer puis avait complètement disparu.
_Ces incompétents, dis-je en roulant des yeux.
_Ils ont été induit en erreur. Il disait même qu'il ne parvenait pas à se souvenir de ton âge à cause de ces séquelles.
_C'est faux. Il m'a bien fait comprendre que je suis plus que majeur sexuellement, hein.
_J'ai vu ça. D'un certain coté ce n'est pas de sa faute. Il a juste aimé la première personne lui ayant témoigné beaucoup d'affection.
_Pas de bol pour ma poire.
_Essaye de ne pas trop le haïr, fils.
_Je ne le hais pas, j'ai pitié de lui. Il est tombé amoureux du mec qu'il fallait à tout prix éviter.
Mon père me regarda avec un regard que je ne parvenais pas à définir.
_Ne reste plus seul avec lui et essaye de ne pas être trop proche non plus.
_Oh non, du tout. Je vais me coller à lui et aller dans une pièce où y a personne. Quand même papa, j'ai trop envie de me faire défoncer le trou de balle par ce malade !
Je vis mon père soupirer fortement et se passer une main sur sa figure, l'air lasse.
_Les invités vont bientôt arrivés, va te préparer, j'vais le mettre dans la chambre d'ami.
Je regardai mon père soulever le grand brun et lui passer son kimono avant de l'amener hors de ma chambre.
Ce n'était pas un traitement dont il avait besoin, c'était d'une camisole de force.
Une fois seul je me regardai dans l'immense miroir et soupirai. Ce qui venait de se passer me surpassait. Un cri de rage se déversa en moi et j'abattis mon poing sur le miroir qui éclata immédiatement en morceau. Je n'eus que faire de la douleur et continuai d'y placer mon point à chaque cri.
_Saloperie … !
J'avais bandé.
_De putain…. !
Pour un mec.
_De bordel… !
J'avais aimé.
_De merde !
Et j'avais gémi comme une salope.
Je repris mon souffle en entendant mon père frapper à la porte. Je ne répondis rien. Je me regardai dans le miroir et pris ma tête à deux mains. Le sang sur mes mains et ma tête se mêla et me donna un air encore plus pathétique.
_C'est pas possible, soufflais-je. Je n'aime pas les hommes
Niark, niark, niark.
Putain, toi commences pas !
Allons, est-ce une façon de parler à sa conscience ?
Tu te casses saleté ! J'veux pas entendre tes conneries !
Mec, pourquoi l'idée de kiffer prendre une bite dans ton cul te met dans cet état ?
Trop cru putain !
Y'a que comme ça qu'on se comprend.
J'ai toujours couché avec des femmes ok ? J'ai toujours pris du plaisir avec des femmes. Donc c'est pas maintenant que tu vas venir remettre en cause mon orientation sexuelle.
Faut varier.
Non merci.
Tu fais une indigestion là.
J'ai ce qu'il faut pour passer ça.
Tes parents t'ont bridé sans que tu t'en aperçoives.
Foutaises !
Ta mère ne cessait de te dire qu'elle avait hâte que tu grandisses pour être grand-mère et ton père et tes sœurs y mettaient leurs sauces.
Rien à voir.
T'as jamais démarré aussi vite avec une femme.
Et ensuite ?
T'aurai encore plus adoré si Aizen était à la place de Kenpachi.
Mec tu vires fou. Qui prendrait plaisir à se faire violer ?
Rappelles moi tes réactions de taleur s'peuplait ?
Tu me fais chier.
C'est pas un crime d'être homosexuel, Ichigo.
Par contre c'est un crime de harceler les gens donc casses-toi !
Et sur un rire plein de sarcasmes, ma conscience se barra pour mon plus grand soulagement. Sérieux, il aurait été un être humain, je serai allé en prison pour meurtre.
Je me mis sous le jet d'eau chaude et me frictionnai énergiquement avec un gan de crin pour retirer toutes les marques de Kenpachi. Plus jamais je ne laisserai ce type m'approcher. Je dû me laver et me brosser les dents au moins cinq fois pour me sentir moins sale.
Ma peau était rouge vive mais je m'en moquais. J'avais réellement failli me faire violer ! Quelqu'un y croit à ça ? Sans blague, y'a personne que ça choque que dans une matinée mon cul est sauvé deux fois in extrémis ? Ah ? Vous voulez qu'il y passe justement ? Hein ? Avec Aizen de préférence ? Merci du soutient.
Je mis un autre peignoir, un bleu nuit et prit un comprimé dans ma trousse à pharmacie pour mon mal de tête. Après avoir analysé les dégâts fait à ma tête et mes mains, je pris deux bandages et une bande à gaze avec un désinfectant. Je me soignai et rangeai le tout dans un soupir.
_« Avoir envie d'être plaqué violemment contre un mur » hein ? Dis-je en répétant les paroles de ma conscience. Voilà où ça mène le plaquage ! Ouverture crânienne putain ! Et là, j'ai eu un extra ! C'était le lavabo !
Je l'aurai tellement niqué s'il était un être réel cette conscience, tellement niqué !
Je mis mon kimono à motif de dragon noir sur fond orange et descendit les escaliers afin de rejoindre la grande salle qui nous servait de réunion.
Un bruit sur ma gauche attira mon attention et j'évitai de peu une fourchette qui se logea dans un tableau. Sans perdre une seconde, je décrochai l'ustensile de cuisine et la renvoyai à mon expéditeur avec les compliments de la maison, c'est-à-dire, un coup de pied dans la face.
Un autre arriva et je le fis valdinguer avec un ippon puis je tordis le bras du troisième type en le jetant sans ménagement sur un autre qui arrivait.
Un vieil homme à la longue barbe blanche et aux yeux fermés leva la main en signe d'arrêt et aucun ne fis un pas de plus.
Tchip, c'était la journée ma parole.
_Ichigo, tu t'es ramolli.
_Vas dire ça à Kenpachi, vos avis divergent.
Le vieil homme ouvrit un œil et m'examina avec plus de précision.
_Non, pas de doute. Pour être aussi blessé, tu t'es bien ramolli.
Je me dirigerai vers l'ancien et le serra dans mes bras.
_Toujours aussi accueillant, hein grand-père ?
_Toujours aussi insolent gamin. C'est bon de te revoir. Comment vont Karin et Yuzu ?
_Elles vont bien, elles seront légèrement en retard à cause de l'école.
_Karin est devenue plus femme ?
_Euh… tu jugeras par toi-même, éludais-je en ne me risquant pas sur ce terrain.
Je conduisis mon grand-père jusqu'à la salle et prit place à ses côtés.
_Mais en fait, où est Iceman ?
_Kurosaki, puis-je savoir qui tu oses appeler ainsi ?
_Quad on parle du loup, on en voit la queue.
_Aurais-tu l'obligeance de cesser avec ce ridicule surnom ?
_Bya, on se connait depuis si longtemps. Pourquoi mettre une barrière entre nous ?
_Cette barrière n'est visiblement pas suffisante.
Je me mis à rire et me releva pour prendre dans mes bras le fidèle conseille de mon grand-père.
_Je vois que d'autres personnes se sont chargées de corriger ton insolence, dit-il en touchant mon front avec douceur.
Une ombre passa dans mes yeux et il l'avait vu. Son regard changea et il me fit une réelle caresse en m'obligeant à le regarder.
_Qui t'as fait ça ? Murmura-t-il.
Je détestais quand Bya me faisait ça. Quand il mettait de côté sa froideur pour moi et me parlais avec autant de douceur. Ça me mettait mal à l'aise et je me sentais faible. Il y avait même des fois une irrépressible envie de tout lui dire et de me confier. Il n'était que légèrement plus âgé que moi et était veuf. C'était lui qui avait le plus soutenu mon père au décès de maman. Une sorte de reconnaissance peut-être ? Il avait pris le rôle que je n'avais pas pu endosser moi-même. Celui de sortir mon père de la dépression.
Je fermai les yeux et pris une profonde respiration. Je ne devais pas craquer maintenant. Et surtout pas devant une assemblée car je savais qu'ils nous observaient.
Je jouai la carte du sourd.
_Rukia ne vient pas ?
Il hocha imperceptiblement la tête, l'air de me dire qu'on règlerait ça plus tard et il retira ses mains de mon visage.
_Elle a du mal avec le décalage horaire et s'excuse pour ça. Mais puisque tu la verras ce soir, il n'y a pas de mal non ?
_J'ai l'impression que tu me reproches quelque chose.
_Ramène la moi aussi saine que tu l'as trouvé.
_Sincèrement, les filles aux poitrines trop lisses c'est pas mon trip.
Les filles ne sont pas ton trip, me nargua ma conscience.
Je me retins de justesse de pousser un puissant « ta gueule ! ». Byakuya Kuchiki n'était pas un homme devant lequel on pouvait dire un juron tranquille.
_Ichigo, prépares toi à remettre ta vie ici même.
_Désolé Kuchiki-san mais on n'a encore besoin de lui. Une autre fois ptet ?
_Merci vieux, ma valeur à tes yeux me touche.
Mon père ne répondit pas et se plaça auprès de mon grand-père qui se releva avec sa canne et la frappa sur le sol.
_Je déclare la réunion familiale ouverte !
Vous savez, je vous aurai bien raconté comment c'était déroulée cette réunion mais nous savons tous que vous vous en foutez. Moi-même je m'en foutais de ce qui s'y passait, c'est pour vous dire.
Si je devais résumé tout cela, ça se tiendrait en six grandes étapes : le reste de ma famille était arrivé, ils avaient beaucoup trop parlé en mangeant et je m'étais mis à pioncer en me prenant à chaque fois des claques par mon grand-père, ils m'avaient testés sur divers plans et j'avais malheureusement été au-delà de leurs attentes, on m'avait désigné pour de bon héritier de cette colossal fortune et je n'avais eu qu'à fermer ma grande bouche, il y aurai un gala pour mon entrée dans ce monde dans une semaine environ et j'avais joué l'homme invisible avec Kenpachi qui n'avait cessé de chercher mon regard ou encore mon corps après la réunion.
Ce fut vers dix-huit heures que tout le monde reparti chez soi ou dans leurs hôtels et moi lessivé par cette journée, je me dirigeai vers une pièce reculé de ma maison où je pourrai dormir sans risquer de me faire attaquer par quiconque.
Mon père m'interpella à ce moment.
Jamais tranquille, bon sang !
_Où vas-tu ?
_Dormir, je sors plus tard.
_Comment s'est passé ton entretien avec Shinji-san ?
_Ce n'est pas lui qui m'a reçu. C'est Aizen.
Mon père releva un sourcil face à l'absence de la marque de politesse envers le dirigeant de Las Noches.
_Et c'était comment ?
Si tu savais…
_Ben… commençais alors que mon portable sonna. Je dois décrocher, on en reparle après.
_Ichigo ?
Chaude, grave, rauque et sensuelle. Rien que ça me permettait de n'avoir aucun doute sur l'identité de l'homme qui m'appelait.
Je ne pipai mot et décollai l'appareil, l'air d'halluciné. C'était un appel masqué. Genre j'allais le rappeler ?
_Hum, où es passé cette langue bien pendue de ce matin ?
_Dans ton cul, m'entendis-je répondre.
Un rire charmeur se fit entendre et je serai les poings. Faut que j'arrête de divaguer.
_Ça me plairait bien, oui. Je serai curieux de voir tout ce que cette jolie langue rose peut faire.
Je me mordis la lèvre et tentai de me focaliser sur autre chose que sa voix. Mais qu'est-ce qu'elle était excitante !
_Tu veux quoi ?
_Ah oui. Ta charmante réponse m'a fait m'égarer. J'ai appelé pour te dire que je t'attends demain à sept heures tapantes.
_Seconde tentative de viol ?
_Qui sait ?
_Genre tu crois que je suis assez con pour venir ?
_Je te donne le poste, Ichigo.
Je sentis mon membre durcir à l'entente de mon prénom. Il avait une manière de le prononcer tellement…ah ! Stop, je devais rester lucide.
_Je m'en fous. Je veux plus bosser pour toi. J'ai trouvé mieux ailleurs.
_Comme ?
_Ça te regarde pas, bye Aizen.
Je raccrochai sans lui donner le temps de répondre et mis mon portable sous silencieux quand je le vis sonner à nouveau.
Ce type était néfaste pour ma santé mentale. Fallait que je l'évite comme la peste si je ne voulais pas que ma vie parte en couille. C'était déjà mal barré.
Je rejoignis la pièce et après avoir sommairement examiné les lieux, je la fermai à double tours et me laissai tomber commun phoque sur le lit. Trop d'émotions fortes aujourd'hui, j'vais besoin d'une pause.
Je pris tout d'abord du temps car je revis les évènements de la journée défilée devant mes yeux puis je m'endormi comme une masse en ignorant élégamment mon sexe toujours dur.
Quand je me réveillai et que je pris mon portable pour voir l'heure je hoquetai de surprise.
_Vingt-deux heures ?! Sérieusement, j'ai dormi autant ?
En voyant tous les appels manqués venant de Keigo, de Renji et de Rukia je sus que j'avais merdé. Et en beauté. Oh merde, ils vont me tuer !
Je me relevai à toute vitesse de mon lit et composai le numéro de Renji quand je m'aperçus que mes jambes étaient collantes.
_Putain c'est pas vrai, soufflais-je les yeux ronds.
_Allô ? Allô Ichigo ? Putain t'es où ?! T'es plus qu'en retard là, Rukia est furax.
Je ne parvins pas à décoller mes yeux de mon entrejambe souillée par ma semence et ne pus reconnecter mon cerveau.
_Il t'es arrivé un truc ? Tu vas bien ? Oh j'te cause bouffon ! T'es où là ?
_Je…désolé, je ne suis pas en état de faire la fête.
_Quoi ? Tu te fous de moi j'espère ?
_Dis à Rukia que je me ferai pardonner, mais là je ne peux vraiment pas.
De nouveau, je raccrochai sur mon interlocuteur. Ça devenait une manie ça.
J'allumai la lumière et me déshabillai pour contempler l'œuvre de ma perdition.
J'avais joui.
Dans mon sommeil.
Ca m'était arrivé qu'à mes débuts ça. Ou encore après avoir couché avec une fille. Mais là, il n'y avait rien me faisant pencher sur ça.
Je n'avais tout de même pas fantasmé sur l'un de mes deux violeurs quand-même ?! Nooon, pas possible. Sincèrement, mauvaise foi ou pas, je ne savais pas à quoi c'était dû et je ne voulais pas le savoir. L'ignorance est préférable dans certains cas. Celui-ci était un cas majeur. Je me dirigeai vers la douche et me débarbouillai pour retourner me coucher, toujours autant secoué de ma découverte.
Le lendemain, à mon réveil, j'entendis Yuzu et Karin tambouriner en cœur contre ma porte et je me relevai du lit regrets.
_C'est pour ? Demandais-je en ouvrant la porte.
_Ichi-nii, il y a un mec super trop beau gosse venu te voir.
_Ouais, il est bien mieux que celui d'y hier. J'avais presque crus que tu n'avais pas de goût.
_Celui d'hier ? Pas de goût ? Heyyyy chui pas gay !
_Ouais, Hanatarou-kun. Il a dit que tu lui avais demandé de passer te chercher vers vingt heures trente mais tu pionçais, répondis Karin.
_Ce n'est pas grave si Ichi-nii aime les hommes, chuchota Yuzu.
Père céleste ! Mes sœurs me pensaient homosexuel !
_Oh merde !
_Ca tu peux le dire, il avait l'air très triste après ça.
Je pris la direction de l'entrée pour aller voir qui était mon visiteur quand je me souvins des paroles de mes sœurs.
« Super trop beau gosse » ? Non. Pas possible.
J'étais devant la porte et je tournai la manche en essayant de me convaincre.
Ça ne peut tout de même pas être…, me torturais-je en ouvrant la porte.
_Aizen !
L'homme à la mèche rebelle et aux yeux si troublants fit apparaitre un mince sourire aux commissures de ses lèvres avant de faire un pas de plus face à moi.
_Content de te revoir aussi, Ichigo.
Je refermai la porte et me frottai les yeux. Puis je lançai un méchant regard à mon entrejambe, l'air de le défier de se dressé.
C'est chaud ma gueule, on va pas recommencer comme hier quand même.
_Ichi-nii ? Alors ? C'était qui ?
_Personne, répondis-je précipitamment. Allez-vous préparer.
Aizen ouvrit la porte et s'appuya contre le chambranle.
_D'où tu rentres comme ça chez moi ?
_D'où tu refermes la porte sur moi ?
_Mais qu'est-ce que tu fais là ?
_Je suis venu te chercher. Comme tu as raccroché sur moi hier. J'en ai déduis que tu ne comptais pas venir.
Oh merde, pensais-je en un cri intérieur.
Chapitre de 21 pages, y'a du progrès lol. Merci d'avoir lu, n'oubliez pas de commenter.
