La suite, mettant en scène la bataille pour Tate.
Lutte autodestructrice
Il y avait de nombreuses raison pour qu'un corbeau jalouse un phoenix. La beauté et l'immortalité entre autres. Quand le corbeau était un animal d'ombre, foisonnant dans la ville de manière bien peu gracieuse, le phoenix, lui, de sa couleur chatoyante resplendissait au soleil. Pourtant, ce n'est pas vaiment ces attributs que recherchait le corbeau, ce n'était pas ce qui l'avait convaincu d'attaquer le phoenix. Pourtant, la bataille se révèla sans pitié, mais malgré l'immortalité de l'un et la noirceur de l'autre, ni l'un, ni l'autre, ne gagnèrent réellement la partie. Les coups portés étaient de même violence car le même prix était en jeu pour l'un et pour l'autre. Seul l'arrivée d'un chat blessant le corbeau mit fin à cette lutte sans espoir. Car qui d'autre qu'un chat pouvait stoppper la guerre entre ces deux oiseaux?
Mais le prix fut tué dans la mêlée par le chat. Ce prix commun aux deux oiseaux fut perdu. Si au final, seul le corbeau reçu une quelconque blessure physique, les deux protagonistes étaient meurtris.Mais au fond, est-ce que ces deux oiseaux si différents, reliés par un même prix, n'étaient pas le reflet d'une même personne, les deux facettes d'un même coeur? N'était-ce pas alors normal que tout deux soit aussi profondément meurtris par cette lutte aussi inutile que désespérée?
