Disclaimers : Merida , Rapunzel et des anecdotes de leur histoire appartiennent à l'univers de Disney. Harold et des anecdotes de son histoire appartiennent au film d'animation Dragons. L'univers de cette fanfic se passe dans celui des Cinq Légendes…propriétés de Dreamworks mais aussi des livres dont il s'inspire. Je ne possède donc aucun droit (sauf l'histoire sortie tout droit de ma caboche).

Rating : T

Couple : Merida/Harold (finalement j'en ai trouvé un de sûr !), Rapunzel/? Et Jack/ ? (pour ces deux-là j'hésite encore…si jamais vous avez des idées xD)

Merci beaucoup à vous tous (toutes ?) pour vos reviews, vos alerts, vos ajouts en favori ! Je suis contente de voir que cette idée a pu être appréciée…donc pour votre plus grand bonheur (j'espère) je continue cette fanfic en espérant que la suite vous plaira :D

Bien trève de bavardage, voici donc le premier chapitre de cette histoire mais qui se veut davantage comme un chapitre de présentation de nos nouveaux esprits. L'action viendra dans les prochains chapitres )

Les réponses aux reviews anonymes sont à la fin et en attendant je vous souhaite une bonne lecture !

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Spirits of the Seasons

Chapter 1 : L'injustice


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—Un ptit lap-in est enré dans le jar'in. Cheche moi coucou coucou…ye suis caché sous un choux, chantonna de sa voix guillerette la petite Sophie.

—Dépêche-toi Sophie, lança Jamie en prenant le sac d'école de sa sœur.

—Y arrive, piailla la fillette en courant vers son frère, manquant de trébucher.

Les jeunes Bennett sortirent de la maternelle main dans la main. Sophie rigolait en donnant de grands coups de pieds dans les feuilles mortes qui ondoyaient sur le sol. Les arbres de Burgess étendaient leurs feuilles teintées de rouges et de dorés par une douce journée d'Automne.

Les deux enfants arpentèrent les rues en parlant de tout et de rien. Sophie montrait avec un babillage joyeux le joli dessin qu'elle avait fait lorsqu'une grande bourrasque fit s'envoler la feuille.

—Mon dessin, glapit la petite en pleurant.

—C'est le vent d'Automne qui a dû te faire une farce. Attends je vais te le chercher, la rassura Jamie alors qu'il courrait après la feuille peinturlurée d'esquisses enfantines.

La feuille dessina des arabesques dans le ciel avant de tournoyer et revenir vers Jamie qui l'attrapa avant qu'elle n'aille sur la route.

—Tu l'as eu ! Tu l'as eu, chantonna Sophie toute contente.

—Oui mais je vais le ranger dans ton sac. Tu devrais faire attention avec tes affaires, continua Jamie alors que sa petite sœur sautillait joyeusement.

Puis ils partirent le long du trottoir vers leur maison. Un sourire se dessina sur les lèvres d'Harold qui regarda les silhouettes enfantines s'éloigner. Un léger sentiment de fierté étreignait son cœur en songeant qu'il avait pu redonner le dessin aux enfants – même si le fait de voler sur Krokmou avait entrainé la fillette à lâcher sa précieuse œuvre. Il chassa de son esprit la pensée sournoise qui lui chuchotait que malgré son aide les enfants ne l'avaient pas vu.

Krokmou grogna et bougea légèrement, signe que le dragon voulait repartir dans les airs. Harold échangea un regard complice avec le furie nocturne : voler était la meilleure chose au monde pour les deux amis.

—Prêt pour de nouvelles acrobaties ?

Un grondement semblable à un rire s'échappa des babines de Krokmou qui s'envola alors dans les airs, déclenchant un grand vent frais dans son sillage. Les passants serrèrent un peu plus les pans de leur manteau pour se protéger des bourrasques d'automne.

L'Esprit de l'Automne et son dragon fendirent les airs, survolant les maisons de Burgess. Ils montèrent jusqu'aux nuages, puis Krokmou descendit en piquet dans une vitesse effrénée avant de se redresser in extremis au-dessus des arbres. Un cri de joie et un rugissement s'échappèrent des poitrines des deux amis alors que les feuilles prenaient des tons de rouge et d'or sur leur passage. S'accrochant à sa selle, Harold tapota le flanc de Krokmou qui remonta en piquet dans une vrille vertigineuse. Le dragon retourna vers la ville, slalomant avec une rapidité fulgurante entre les buildings.

—Génial mon grand ! Allez direction Central Park pour recolorer un peu New York, s'écria Harold.

De nouvelles bourrasques se frayèrent un passage entre les passants alors que le dragon et l'Esprit volaient vers de nouveaux horizons.

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—Wouhouuuu, hurla Merida

Elle étendit les bras en laissant éclater sa joie, sautillant sur un des monts ocre qui poussait entre les vastes plaines désertiques de l'Australie. Le vent jouant dans ses boucles rousses alors qu'un grand sourire illuminait son visage. Elle remonta une des bretelles de sa robe froissée et d'un vert bleuté, réajusta sa ceinture de liane, parsemée de bruyères et de campanules, resserra les lanières de cuir de son carquois autour de sa ceinture et sauta dans le vide. L'Esprit de l'Eté écarta les bras, fermant les yeux de bonheur en sentant le vent souffler le long de sa peau et l'adrénaline couler dans son cœur d'immortel.

Elle effleura la surface du sol, son corps se transformant en des dizaines de petites flammes bleues. Sous l'océan azuréen la rouquine fila vers les grands canyons dans un éclatement de lumière bleutée. Hilare, Merida vola un peu plus vite, plongeant dans les profondeurs ensoleillées des canyons. Une de ses mains toucha la surface de l'eau claire, créant une longue trainée de perles aqueuses et de vapeur sous l'effet de la vitesse et de la chaleur de la jeune immortelle.

Alors qu'elle remontait les rapides, Merida aperçut un pont surmontant les gorges du canyon. Elle crut y voir un étrange attroupement et sa curiosité piquée au vif la poussa à aller voir de plus près de quoi il retournait.

Sur la rambarde du pont un jeune garçon se tenait tremblant, jetant des regards nerveux à ses parents et au moniteur qui resserrait la corde élastique autour de son ventre. Un gémissement apeuré s'échappa de ses lèvres alors que ses yeux plongeaient dans le vide.

—Eh bien alors Charlie ? Tu ne veux plus sauter mon garçon, demanda son père avec un sourire rassurant. Tu sais ce n'est pas si terrible que ça, tu as bien vu quand je l'ai fait ?

—Oui mais, balbutia le petit.

—Si tu n'as pas envie, tu n'es pas obligé de le faire mon chéri, tenta sa mère.

—Non j'ai envie mais…

—Allez mon garçon ne t'en fait pas, dit en souriant le moniteur. Il te faut juste un peu de courage pour faire le grand saut.

Le rire grelot de Merida retentit au-dessus de la tête du professionnel, elle sauta lestement sur la rambarde puis s'approcha du jeune Charlie.

—Si ce n'est que ça, je veux bien t'aider Charlie, murmura-t-elle en faisant apparaître une petite lumière bleue qui émit un joyeux bruissement en voletant dans l'air.

La petite lumière bleue s'approcha devant les yeux de l'enfant qui la regarda intrigué. Ses lèvres murmurèrent silencieusement le mot « feu-follet ? » mais soudain la petite lumière traversa sa poitrine. Charlie eut un hoquet de surprise avant qu'un large sourire se dessine sur son visage. Tout content il se tourna vers ses parents et le moniteur, une lueur de détermination brillant dans ses yeux.

—Tu es prêt, demanda avec un sourire l'homme en vérifiant une dernière fois les liens.

Charlie hocha la tête puis se tourna vers le vide, inspira et sauta. Il hurla de bonheur en sentant le vent soufflait sur son visage alors que des frissons de plaisir parcouraient son corps sous l'effet de la chute libre. Il avait la sensation de voler et Merida riait avec lui, l'accompagnant dans sa chute vertigineuse jusqu'à ce que l'élastique se tende.

—Alors comment c'était, lui demanda son père lorsque Charlie remonta.

—C'était génial ! Maman tu as vu comment je suis descendu ? J'ai eu l'impression de voler, c'était troop cool ! Tout allait vite et j'ai pas eu peur une seule fois.

Assise sur la rambarde du pont, Merida regardait avec un sourire attendrie le garçon qui laissait éclater sa joie suite à sa sensation forte. Elle ressentit un léger pincement au cœur en songeant que Charlie ne s'était même pas rendu compte que c'était grâce à elle qu'il avait trouvé le courage de réaliser sa passion de chute libre.

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—Bien les enfants, vous avez deux heures pour réfléchir à votre projet. Tous les objets dont vous avez besoin sont au fond de la classe, vous êtes libre de faire ce que vous voulez du moment que vous respectez le thème du projet. Oh ! Et une dernière chose…Soyez créatif.

Avec un sourire la maitresse slalomant entre les différents groupes qui parlaient tous entre eux de leur projet. Certains imaginaient un grand livre d'image en relief, d'autres des jeux de cartes, d'autres encore la création de bijoux. Ca chahutait, ça piaillait, ça rigolait…et pendant ce temps Caleb, Claude et Pippa regardaient leur feuille vierge sans la moindre petite idée inventive qui vint trotter à leur esprit.

De dépit, la brunette longiligne lâcha un profond soupir en cachant ses yeux sous son bandana tandis que les jumeaux regardaient soit le plafond soit les feuilles d'automne qui tombaient doucement des arbres. Pippa plissa le nez d'ennui, songeant que Jamie avait bien de la chance de ne pas faire l'option arts plastique. Elle qui adorait d'habitude laisser son imagination vagabonder au grès des projets que la maitresse proposait, voilà que pour une fois elle désirait se trouver à jouer dehors plutôt que de laisser ses mains donner vie aux idées artistiques qui fleurissaient dans sa tête.

—Alors on fait quoi, demanda Caleb en jouant avec son bonnet rouge.

—Je n'en sais rien, gémit Pippa. Je sais presque rien des contes.

—Pff, quel dommage que Jamie ne soit pas avec nous. Pour le coup ses connaissances sur le fantastique nous auraient bien aidés, marmonna Claude en jouant avec son stylo.

La fenêtre était ouverte, laissant une légère brise se faufiler dans la salle de classe. Pippa eut même l'impression de sentir le parfum fleurie de la rose mélangée au myosotis et au muguet, mais elle devait surement rêver. Le nez collé contre la vitre, Rapunzel poussa un cri de ravissement en voyant tous les enfants s'agiter dans la classe.

—Fantastique ! Ah tous ces projets sont merveilleux, s'enthousiasma l'Esprit du Printemps alors qu'elle pénétrait dans la pièce en sautillant.

Elle trépigna de joie, riant joyeusement en admirant toutes les œuvres d'art enfantines qui étaient exposées dans la pièce. Elle courrait d'un endroit à l'autre de la salle, sa blouse vaporeuse couleur parme et aux motifs fleuris bougeait au rythme de la vivacité de ses mouvements, ses pieds effleuraient le sol dans des trépignements de bonheur alors que sa longue chevelure qu'elle avait soigneusement tressée – et même attachée sa chevelure s'arrêtait à ses chevilles – laissait éclore une myriade de fleurs colorées.

Soudain les yeux de Rapunzel se posèrent sur le petit groupe d'amis qui jetait un regard abattu sur leur feuille désespérément vierge. Avec un grand sourire la jeune fille s'assit brusquement sur une chaise vide à côté du petit garçon noir au bonnet rouge, sa sacoche en cuir remplie de divers objets –pinceaux, feuilles, petits pots de peintures, pelotes, aiguilles…et bien d'autres objets pour occuper son esprit pétillant – heurta violemment le bord de la table.

—Oups. Désolée, chantonna-t-elle de manière euphorique tout en resserrant sa ceinture dont elle avait gravée elle-même les motifs. Alors qu'elles sont vos idées les enfants, continua Rapunzel en remontant ses manches bouffantes.

Les enfants ne répondirent pas mais Rapunzel ne s'en formalisa pas. Elle finissait par avoir l'habitude.

—Qu'est-ce qu'on peut faire sur le thème des contes, marmonna piteusement Claude.

—Les contes ? Les contes ! Ah ! J'adore les contes il y a tellement de choses à dire, s'enthousiasma la blonde en battant des mains.

—Mmmh…on pourrait faire un livre d'image, tenta Pippa.

—Un autre groupe est déjà en train de le faire, répondit Caleb d'un ton morne.

—Un truc sur le Père-Noël…la Belle au Bois dormant, continua la brunette.

Mais les hochements négatifs que rencontraient chacune des propositions des enfants ne cessaient d'assombrir le visage de ces derniers alors que les minutes s'égrenaient joyeusement et que les autres enfants se donnaient avec ardeur dans leur projet. Rapunzel fit un petit sourire qui ressemblait plus à une moue. Le soupir que lâchèrent en chœur les enfants lui fendit l'âme et la poussa à prendre les choses en main.

—Un petit coup de main ne fera pas de mal, dit-elle d'un ton joyeux.

Alors Rapunzel se pencha au-dessus de la table en face de Claude et souffla dans sa main. Des pétales de fleurs s'envolèrent entre ses doigts pour venir chatouiller le nez du petit garçon noir qui cligna des yeux sous l'effet de la surprise. Un immense sourire éclaira alors son visage.

—J'ai trouvé, s'exclama-t-il avant de se pencher au-dessus de la table d'un air conspirateur (il ne remarqua même pas que son front effleurait celui de l'immortelle). Pourquoi on ne représenterait pas les planètes dans le livre du Petit Prince ?

— Avec les personnages y vivant dessus, demanda intriguée Pippa.

—Mais oui on fera l'astéroïde avec la rose, la planète du géographe, du roi, de l'allumeur de réverbère et tout et tout, continua Claude enthousiaste.

—Et on pourrait faire un peu comme le système solaire sauf que le soleil serait la Terre vu que c'est l'endroit où il rencontre l'aviateur, ajouta Caleb séduit par l'idée de son frère jumeau.

—Ou alors on peut faire le Petit Prince s'envola avec ses oiseaux…et on utilisera du papier mâché pour faire les oiseaux, continua Pippa qui trouvait l'idée géniale.

Les enfants discutaient joyeusement, écrivant une foule d'idée sur leur feuille alors que Rapunzel les regardait toute contente.

—De rien les enfants, chuchota-t-elle-même si ils l'avaient jamais remerciée.

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—Tu ne connais pas la nouvelle ? Jack Frost est devenu un Gardien et les enfants croient en lui.

Rapunzel avait appris la nouvelle d'Iris, l'Esprit de l'Arc-en-ciel. Sous la douce brise printanière d'avril, la blonde était restée silencieuse, les yeux agrandis par la surprise et le désappointement. Elle avait finalement sourit, sautillant presque de bonheur, dans un élan de joie forcée de voir que l'Esprit de l'Hiver ne serait plus seul. Comme cela avait été dur de feindre jusqu'à ce qu'Iris parte dans le monde pour étendre des morceaux de son manteau coloré. Et quand Rapunzel se retrouva seule, elle se laissa lentement glissée sur l'herbe verdoyante en sanglotant. Là où ses larmes tombèrent des jacinthes pourpres et des soucis fleurirent.

Cette nuit, dans la clairière où elle avait vu le jour, l'Esprit du Printemps était demeurée recroquevillée sur elle-même, muette. Ses yeux verts chargés de chagrin avaient porté un regard douloureux à la Lune éternellement silencieuse. Elle n'avait même pas eu la force de poser de nouveau sa ritournelle incessante et répétitive sur le pourquoi de son existence. Le silence finissait par la fatiguer.

Elle avait doucement fermée les yeux alors que des larmes silencieuses roulaient sur ses joues. Et dans le silence des bois sa voix résonna dans l'air, vaine mélodie de consolation.

Fleur aux pétales d'or, repend ta magie,

Inverse le temps, rend moi ce qu'il m'a pris,

Ses cheveux s'illuminèrent, sa tresse se défit, rependant des pétales dans la clairière. Et l'immense lumière capillaire glissait lentement entre les arbres, ondoyant entre les brins d'herbe, faisant naitre des bouquets floraux multicolores par dizaines sous la clarté de l'astre lunaire.

Guérie les blessures, éloigne la pluie

Ce destin impur, rend moi ce qu'il m'a pris…

Ce qu'il m'a pris.

La voix de Rapunzel s'étrangla dans sa gorge obstruée par des sanglots qui se cognaient aux portes de ses lèvres, ne demandant qu'à libérer une souffrance qui dormait depuis plus de deux cent ans dans son cœur. Sa chevelure cessa de briller, rendant à la nuit ses droits et dans les bois envahis par des champs fleuris et chatoyants…des pleurs troublèrent la quiétude de la pénombre.

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Merida ne s'était même pas donné la peine de répondre au Farfadet lorsque celui-ci lui avait annoncé la dernière grande nouvelle dans le monde des Esprits et des Légendes. L'Esprit de l'Irlande s'était même reçu une flèche, qu'il avait réussi à éviter de justesse, lorsqu'il s'était montré un peu trop insistant auprès de la rousse.

Jack Frost…un gardien…Comment l'Esprit de l'Hiver avait-il pu avoir cet honneur ?! Elle tremblait de rage à tel point que sa longue chevelure s'embrasa, déclenchant pour les humains une montée des températures par une douce journée d'avril. La météo pensa que l'été avait de l'avance et encouragea les gens à profiter des beaux jours, puis on revenait à nos occupations après avoir lancé un débat quelconque sur un potentiel réchauffement de la planète…L'idée qu'un Esprit souffre, d'une solitude mêlée à l'injustice d'une Lune muette, ne leur effleura jamais l'esprit. Et Merida continuait de trembler de rage, essayant vainement de comprendre comment un esprit associé au froid, à la mort de la nature et à bien des catastrophes avait pu être reconnu par des enfants qui trépignaient de joie à l'approche de la chaleur et des longues vacances d'été. C'était injuste.

Furieuse, l'Esprit de l'Eté était parti dans un éclatement de feu-follets bleutés, parcourant avec rage l'Afrique qu'elle avait choisi d'occuper en attendant le départ du printemps. Ce jour-là l'Afrique connut les plus violents orages de l'année alors que le ciel sombre était strié d'éclairs lumineux, semblable à des flèches scintillantes et que le grondement du tonnerre ressemblait à des sanglots.

Et lorsque la nuit vint étendre son voile sombre elle trouva recroquevillée dans une grotte surplombant une savane, une rouquine aux boucles ruisselantes de pluie, tentant vainement de retenir les reniflements et le flot de larmes qui perlaient sur ses joues. Et la Lune scintillait doucement dans le ciel, contemplant silencieusement cette Esprit solitaire.

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Cette nuit Harold contempla le firmament alors que son cœur se serrait douloureusement. Ses converses faisaient des cercles dans la terre, ses doigts jouaient avec la fermeture éclair de sa doudoune brune et duveteuse, ses lèvres se crispèrent alors que le poids de la solitude pesait sur les épaules de l'Esprit de l'Automne.

Il se rappela les paroles de l'Esprit d'Halloween – qui était à ce moment-là déguisé en Hannibal Lecter (une petite manie de cet esprit fantasque qui passait le plus clair de son temps à choisir en quel personnage effrayant il allait bien pouvoir se déguiser au cours du mois, voire même de la semaine) – et son cœur se serra douloureusement en songeant à la chance qu'avait Jack Frost. Il l'enviait en cet instant et aurait donné n'importe quoi pour pouvoir être vu ne serait-ce que par un enfant. Il lança un regard douloureux à l'Homme de la Lune qui se contenta de brillait dans le ciel…sans même daigné répondre à ses appels silencieux.

Un grognement retentit à côté d'Harold, un faible sourire éclaira le visage du jeune homme qui se tourna vers le dragon allongé tout près de lui. Sa main passa affectueusement sur les écailles de Krokmou qui en retour lui donna un coup de langue sur le visage. Un maigre rire s'échappa des lèvres de l'Esprit alors que le dragon le regardait de ses grands yeux jaunes.

—Ca va aller, murmura Harold plus pour lui-même que pour Krokmou. Ca va aller, on s'en moque de toute façon…puisqu'on est tous les deux.

Krokmou émit une sorte de ronronnement puis frotta sa tête contre la joue du jeune immortel, tentant de le rassurer. Harold soupira en jetant un dernier regard à la Lune. Puis il remonta la capuche de son sweat vert et se lova sous les ailes de Krokmou pour dormir sous les étoiles printanières. Auprès de son seul meilleur ami.

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Ils étaient quatre.

Quatre esprits représentant les saisons et qui avaient dû vivre dans l'ombre des Légendes qui occupaient leurs saisons. Dans l'ombre même de la grande Mère Nature. Ils avaient dû affronter la solitude, l'ignorance ou le vague intérêt de certains esprits. Ils avaient rependu neige ou pluie, fait tomber les feuilles ou pousser les plantes. Ils avaient fait à chaque fois le bonheur des enfants. Chérubins recevant toute leur attention et les remerciant en passant au travers de leur corps.

Ils étaient quatre esprits si différents et reliés par le fil de la solitude.

Et aujourd'hui Jack Frost avait tranché le lien qui les réunissait en devenant visible aux yeux d'enfants qui croyaient désormais en lui. Il les avait abandonnés aux ténèbres de la solitude en devenant un des Gardiens.

Ils étaient maintenant trois esprits…seuls et invisibles aux yeux du monde.

Le printemps amènerait Pâques et l'éveil d'une nature florissante. L'Eté apporterait sa chaleur et ses orages. L'Automne ferait tomber des feuilles aux tons rougeoyants alors que des bourrasques fraiches se glisseraient entre les passants.

Mais personne ne s'intéresserait à Rapunzel, Merida et Harold.

Ils étaient trois esprits adressant des regards douloureux à la Lune alors que leur cœur se serrait de chagrin devant une telle injustice.


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NB : Les soucis et les jacinthes pourpres évoquent la douleur et le chagrin dans le langage des fleurs.

Fin du premier chapitre ! Alors qu'en pensez-vous :D ? Tous avis, commentaires, critiques seront les bienvenus. J'espère que les personnages sont plus ou moins fidèles à eux-mêmes (et petit info hormis Charlie tous les enfants sont tirés du film Les cinq légendes) et j'ai vu que parmi les reviews quelqu'un m'a demandé quel était mon rythme de publication. Honnêtement je peux pas donner de précisions...vu que je suis en prépa et que j'écris parfois sur d'autres fandoms les chapitres pourront arriver de manière un peu irrégulière...mais globalement on va dire que je vais essayer de publier un chapitre par semaine (voir toutes les deux semaines). Avec les vacances qui arrivent je vais essayer d'écrire un peu plus de chapitres...enfin trêve de bavardage.

Merci de m'avoir lu et j'espère vous retrouver pour les prochains chapitres =)


Réponses au reviews anonymes


Amazone98 : je suis contente que ce premier chapitre te plaise et oui les fanfictions en français sur ces quatre-là sont très rares (il y en d'ailleurs une en français dans la section Rise of the guardians/How to train your dragon), j'espère que mon histoire continuera à te plaire. Et sinon...oui Merida, Harold et Rapunzel auront une particularité tout comme Jack qui est le gardien de l'amusement...mais je n'en dis pas plus tu le découvriras au fil de l'histoire :P

Une lectrice : merci pour ta review et j'espère pouvoir un jour lire ta fanfiction sur ces quatre merveilleux personnages.

EDIT : A L'INTENTION DE THEBIGFOUR : Je ne trouve pas très sympa de ta part que tu me bouscules, m'insulte et me menace ensuite de plagier MON histoire autrement dit MES idées juste pour le plaisir d'avoir une suite dont je suis justement en train de rédiger le chapitre en question. Si tu allais un peu sur mon profil tu verrais en outre que depuis la dernière fois que j'ai mis à jour cette histoire pas moins de douze fics ont vu le jour sur mes dix précédentes que j'avais posté, que j'ai d'autres projets en cours que je veux finir pour pouvoir mieux me consacrer à la suite de cette fanfic, que la vie privée/irl a malheureusement des priorités que je ne peux laisser passer car je suis désolée de te le dire mais avant d'être AUTEUR je suis aussi HUMAINE. Par dessus je te trouve incroyablement culottée d'avoir l'affront en tant que LECTRICE d'oser penser et même menacer de me VOLER MON HISTOIRE juste pour avoir une suite ! Si tu veux me pousser à écrire plus vite en faisant ça tu m'as juste profondément énervée.