Chapitre 2. Branle-bas de combat à Poudlard.

8 avril 1988

- Dumbledore est très inquiet, vous savez ! Les élèves aussi bien sûr, ils sont terrifiés. Et la petite Babette, oh la pauvre fille ! Elle est partie de mon cours en pleurant ce matin, je n'ai rien dit, parfois il faut savoir être clément, vous savez !

Le professeur McGonagall marchait à grands pas rapides en débitant son discours, suivi par Alastor Maugrey et Nick Williamson. Les deux hommes étaient arrivés il y a quelques instants à Poudlard, et la directrice adjointe les guidait jusqu'au bureau du directeur. Après avoir traversé plusieurs couloirs, et monté une dizaine d'escaliers mouvants, ils arrivèrent devant une statue de gargouille qu'il connaissait pour être l'entrée du bureau du directeur.

- Gnomes au poivre ! lança la directrice ajointe.

La gargouille s'écarta révélant un escalier en colimaçon qui se mit à monter tout seul dès lors que les trois sorciers étaient montés sur les marches. Ils arrivèrent à une porte en chêne, que le professeur McGonagall ouvrit sans toquer. Williamson, comme Maugrey, étaient déjà venus de nombreuses fois dans le bureau du directeur, que soit lors de leurs études ou pour des enquêtes.

Ils entrèrent dans une grande pièce circulaire, le professeur Dumbledore leur tournait le dos et regardait par une fenêtre l'air pensif.

- Alastor, Nick, bienvenue à Poudlard ! Dommage que ce soit dans de si graves circonstances ! s'exclama le directeur.

- En effet, mais nous allons résoudre ce mystère.

- J'y compte bien, dit Dumbledore d'un ton soudain plus sombre.

Le phénix du directeur émit un cri faible, l'oiseau majestueux semblait proche de la résurrection. Le directeur s'assit derrière son bureau, indiquant aux trois autres sorciers de faire de même.

- Nous avons quelques détails à mettre au clair avant de partir dans nos investigations, annonça Maugrey.

- Bien, que voulez-vous savoir ?

- Tout d'abord, questionna-t-il, qui est cette Babette dont vous nous parliez, professeur McGonagall ?

- Babette Dunstan est, enfin était, la meilleure amie de Scarlett Nott. Elles sont dans la même maison, à Serpentard, déclara la directrice adjointe.

Williamson prenait des notes tandis que Maugrey posait les questions, c'était leur façon de fonctionner depuis le début. Cela faisait maintenant quelques années qu'ils travaillaient ensemble et, sans se vanter, Williamson pouvait dire qu'ils étaient assez efficaces.

- Bien, la fille avait-elle un petit ami ?

- Oui, Myron Wagtail, un garçon de ma maison, leur apprit Minerva.

Le professeur McGonagall était également la directrice de la maison de Gryffondor, la maison que fréquentait les deux Aurors lors de leur passage à Poudlard.

- Et c'est donc le professeur Rogue qui a découvert le corps ? demanda Willamson.

- Oui, mais il n'est aucunement suspect, déclara le professeur Dumbledore.

- Bien sûr, nous lui poserons tout de même quelques questions… Sur la découverte du corps, précisa Maugrey.

- Vigilance constante, hein ? dit le directeur avec un sourire malicieux.

Après quelques questions pratiques, les deux Aurors furent conduits par le professeur McGonagall à leur quartier. Leurs appartements se situaient au sixième étage du château. Les deux Aurors entrèrent dans un petit salon chaleureux, il y avait une porte de chaque côté de la cheminée qui donnait chacune sur une chambre confortable. C'était plus que ce dont ils avaient l'habitude lors de leurs missions.

- Vous pourrez manger dans la grande salle, les élèves ont été prévenus de votre arrivée. Et la salle de bain des professeurs, située au quatrième étage, est à votre disposition. Le mot de passe est « Hydraulique ».

- Bien, merci de l'accueil, déclara Williamson.

Ils déposèrent leurs affaires, Maugrey installa son capteur de Dissimulation sur la table du salon et glissa son plus petit scrutoscope dans sa poche. Ils partirent directement pour interroger les élèves, avec le trombinoscope à la main.

- On commence par le petit-ami ? proposa Williamson.

- Ah ta fameuse théorie, c'est toujours le mari, hein ? se moqua Maugrey.

- C'est tout de même très fréquent, se justifia son collègue en souriant.

- Bon, si j'en crois l'emploi du temps que nous a donné le professeur McGonagall, il sort de botanique dans cinq minutes.

Les deux Aurors se rendirent donc dans le parc du château, ils s'approchèrent d'un groupe en pleine discussion.

- Il paraît que Maugrey est ici, c'est une légende ce type ! s'exclama une fille aux cheveux roses.

- On raconte qu'il aurait rempli à lui tout seul la moitié des geôles d'Azkaban, ajouta un grand roux.

- Et c'est vrai, déclara Maugrey.

Tous sursautèrent en entendant la voix bourrue de l'Auror, et ils se retournèrent dans un même geste.

- Qui est Myron Wagtail ? demanda Williamson.

- Qui le cherche ?

- C'est toi ? l'interrogea Williamson. Nous sommes Aurors, tu vas nous suivre, on doit te parler.

Myron Wagtail hocha la tête, mit son sac sur son épaule et les suivit sous les murmures de ses camarades. C'était un type de taille moyenne aux cheveux bruns et bouclés, visiblement pas très sportif, et Williamson remarqua aussi qu'il venait de pleurer. Ce qui était plutôt compréhensible. Les trois sorciers s'éloignèrent du groupe, décidant de rester à l'extérieur pour discuter. Les trois hommes marchaient le long des berges du lac.

- Alors, comment ça va ? commença Williamson.

Il essayait toujours de compatir avec les suspects, cela les incitait à se confier à lui. Maugrey et Williamson étaient très forts dans le rôle du bon et du mauvais flic, comme quoi tout n'était pas à jeter chez les moldus, il y avait de bonnes idées.

- Comment ça pourrait aller ? Ma petite amie est morte ! dit Myron Wagtail d'une voix énervée.

- Ça va, ça va, calme toi, on est là pour découvrir qui a commis ce crime !

- Et bien, j'espère que vous allez vite le trouver et qu'il va souffrir ce veracrasse puant, grogna le Gryffondor.

- Nous allons faire tout notre possible pour que la justice soit faite, déclara Williamson.

- Bon, continua Maugrey, tout allait bien entre Scarlett et toi ?

- Oui, bien sûr que tout allait bien, je l'adorais.

- Tu ne lui connaissais pas d'ennemis ? insista l'Auror.

- Non, je ne vois pas qui aurait pu la…

Le Gryffondor ne finit pas sa phrase et fondit en larmes, il s'arrêta de marcher, s'appuyant sur un arbre. Il hoquetait des bouts de phrases incompréhensibles, et Williamson posa sa main sur l'épaule du jeune gars, sans savoir quoi faire. Pourquoi diable n'étaient-ils pas formés par des psychomages ! Ce serait utile vu tout ce qu'ils voyaient.

- Écoutez, dit alors Myron Wagtail en se reprenant, j'étais vraiment amoureux de Scarlett, j'étais fou d'elle ! Jamais je ne lui aurais fait du mal et je ne comprends pas qui a pu lui faire ça. Si je trouve ce mec, je ne donne pas cher de sa peau !

- D'accord petit, on a compris. On va te laisser te reposer un peu, tu en as besoin, déclara Maugrey.

- Vous avez parlé à Babsi déjà ?

- Babsi ? demanda Williamson étonné.

- Babette, sa meilleure amie. Elle saura peut-être vous aider.

- On voulait lui parler, ouais, confirma Maugrey. Tu sais où elle est ?

- Elle doit sûrement être à la bibliothèque, elle n'a pas cours à cette heure-là, leur apprit le Gryffondor.

- Merci petit.

Nick Williamson et Alastor Maugrey se dirigèrent en silence vers le château, laissant le Gryffondor retourner vers ses amis. Les pensées de Williamson s'égaraient, il se demandait si Wagtail était capable de commettre un tel crime, avait-il la carrure d'un tueur ? Il loucha sur son coéquipier et mentor, qui, malgré sa jambe de bois, marchait trois pas devant lui. Depuis son entrée au bureau des Aurors, Nick Williamson respectait et admirait le fameux Auror même si ses méthodes étaient parfois peu orthodoxes, et même s'il était clairement paranoïaque. Si cela ne tenait qu'à lui, toute l'Angleterre sorcière serait surveillée. Il s'était toujours demandé si Maugrey avait un dossier sur lui. Il était évident qu'il avait des dossiers compromettants sur les personnalités du monde magique. Et malgré tout ses défauts, le bureau des Aurors perdrait un très bon élément, voir le meilleur, quand il prendrait sa retraite. Enfin, s'il la prenait un jour.

Ils arrivèrent au château, toujours sans échanger un mot. Nick Williamson avait du mal à se souvenir de l'emplacement de la bibliothèque, il devait bien avouer qu'il n'y avait pas passé beaucoup de temps durant ses études à Poudlard. Mais Maugrey semblait savoir où se diriger, et ils arrivèrent rapidement devant la porte de la bibliothèque. Les deux Aurors entrèrent en silence et repérèrent une fille, assise seule, ressemblant à la photo de Babette Dunstan qu'ils avaient récupérée le matin même.

- Babette Dunstan ? chuchota Williamson à l'attention de la jeune fille.

- Oui ?

- Nous sommes les deux Aurors chargé de l'enquête sur Scarlett Nott, acceptes-tu de nous parler ?

À l'instar de Myron Wagtail, elle hocha la tête et mit son sac sur épaule. Ils sortirent la bibliothèque avant que Madame Pince ne les réprimande. Auror ou pas, elle était intraitable. C'était bien une chose dont se souvenait Maugrey sur la bibliothécaire, car malgré son âge avancé, celui de Madame Pince l'était encore plus, puisqu'elle était arrivée en poste lors de la septième année de l'Auror.

Babette s'assit sur un rebord de fenêtre, regardant les Aurors comme si elle attendait un signe pour se mettre à parler.

- Alors, Scarlett était ta meilleure amie ? demanda Williamson.

- Ouais, on est, enfin était, amie depuis la première année. Il n'y a pas d'autres filles à Serpentard dans notre année, alors forcément ça limite, mais heureusement on est sur la même longueur d'onde. Était sur la même longueur d'onde. Je ne m'habituerais pas à en parler au passé ! finit-elle en haussant la voix.

Maugrey eut l'impression qu'elle allait pleurer, et il n'était pas ravi à l'idée de se coltiner un deuxième adolescent dépressif dans la journée. Heureusement, elle ne s'effondra pas, et Williamson continua l'interrogatoire.

- Tu t'entendais bien avec Myron, son petit-ami ?

Babette Dunstan eut un regard moqueur.

- Sérieusement ? dit-elle. C'est un Gryffondor et je suis une Serpentard, vous ne voyez pas d'incompatibilité ?

- Ils étaient pourtant en couple et dans différentes maisons, fit remarquer Maugrey.

- Oui, et je ne peux pas dire que ça m'enchantait de voir ma meilleure amie agir ainsi. Mais, voyez-vous, leurs parents habitent dans le même village, alors ils se connaissent, euh connaissaient, depuis longtemps. Et c'est un sang pur, c'est-à-dire que c'est pas l'idéal mais ça aurait pu être pire.

- Alors, tu désapprouvais son histoire avec Myron ? insista Williamson.

- Oui, enfin non, je ne lui ai jamais dit de ne pas sortir avec lui, mais je n'ai jamais d'effort pour être ami avec Myron, expliqua Babette. C'était sa vie privée, et ça restait, et restera toujours, ma meilleure amie.

- Ok, je vois. Lui connais-tu des ennemis ? demanda Maugrey.

- Non pas que je sache, enfin rien de sérieux, car il y avait des Serpentards qui se moquaient d'elle à cause de Myron mais je pense qu'ils auraient été jusqu'à la tuer !

- On ne sait jamais, vigilance constante !

La Serpentard parut ne pas saisir la remarque de Maugrey, et les deux Aurors prirent congé, décidant qu'ils lui avait assez parlé pour la journée. Maugrey aurait vraiment voulu interroger Severus Rogue, mais Dumbledore n'était pas pour, évidemment. Mais, on ne savait jamais, tout pouvait arriver ! Ils retournèrent un moment à leur chambre et Maugrey vérifia que rien ne lui avait dérobé ainsi que l'état de scrutoscope, puis ils descendirent manger dans la grande salle.

La majorité des élèves les regardaient en chuchotant, et Maugrey était sûr que les rumeurs n'avaient pas mis long feu à faire le tour du château. Peut-être qu'un élève viendrait spontanément leur parler dès le lendemain ? Mais il ne fallait pas rêver non plus, ils allaient devoir secouer l'arbre avant que les fruits ne tombent.

- Bon, on interroge qui demain ? demanda Williamson, une fois qu'ils furent revenus dans leurs appartements.

- Qui interrogerais-tu si je n'étais pas là ?

- Les autres Serpentards, dit Williamson sans réfléchir. De plus, Babette Dunstan nous a bien dit que certains se moquaient de la victime.

- Je suis d'accord, on interrogera les autres élèves de septième année pour commencer. Alors, tu as l'impression que ta théorie du petit-ami se confirme ? questionna Maugrey.

- Ouais, c'est possible qu'il l'ait tué dans un accès de colère ou de jalousie, il semble possessif vis-à-vis d'elle. Mais attendons d'en savoir plus.

Alastor s'installa confortablement dans son fauteuil, tout en gardant son œil magique sur la porte et sur la fenêtre, tandis que son vrai œil regardait son interlocuteur.

- Quelle était ta matière préférée à Poudlard ? demanda Williamson après un moment de silence.

- La défense contre les forces du mal, évidemment.

- Hum, c'est vrai que c'est évident, dit l'Auror d'un ton songeur. Mais, tu vois, je préférais les soins aux créatures magiques, c'était vraiment la matière qui me plaisait le plus. J'ai eu optimal à mon Aspic de soins aux créatures magiques.

Nick Williamson resta pensif, et son collègue ne disait rien non plus. C'était étrange de revenir à Poudlard, plein de souvenir lui revenait sans qu'il le veuille. Il était assailli par son passé, des choses qu'il pensait avoir oublié et enterré lui revenait sans prévenir. Ce n'était pas toujours désagréable, mais cela le faisait tout de même un peu douter.

- J'ai jamais vraiment voulu être soigneur, je voulais faire régner l'ordre, arrêter les criminels, ce genre de chose. C'est ce que l'on fait, non ?

- Ouais, maugréa son collègue.

Il appréciait Williamson, mais parfois, il parlait trop. Maugrey savait pourquoi il vivait seul, outre le fait qu'on ne pouvait jamais avoir totalement confiance en quelqu'un, il aimait sa tranquillité silencieuse.

9 avril 1988

- Bon, on commence ?

- Je ne vois pas en quoi je peux vous aider, mais allons-y.

Williamson et Maugrey étaient face à Herbert Montague, Serpentard de septième année, connaissant Scarlett Nott et potentiellement suspect. La journée avait commencé sur les chapeaux de roue, Maugrey avait insisté pour parler au professeur Rogue, ce qui n'avait rien appris de plus aux deux Aurors que ce qu'ils savaient déjà. Williamson avait le sentiment que dès qu'ils se déplaçaient dans les couloirs, on chuchotait sur eux, on parlait du crime. Inévitablement, cette histoire était sur toutes les lèvres.

Herbert Montague était le premier élève qu'ils interrogeaient, il était assis devant eux dans un bureau que le professeur McGonagall leur avait passé. Williamson se souvenait bien du frère aîné de Montague qui était quelques années en dessous de lui à Poudlard. Herbert, comme son frère, était assez baraqué et avec des cheveux châtains coupés courts.

- Alors, tu connaissais bien Scarlett Nott ? demanda Williamson.

- Pas plus que ça, répondit le Serpentard en haussant les épaules.

- Pourtant, tu as été dans sa classe durant sept années.

- Oui, mais ça veut pas dire qu'on était très proche, marmonna le Serpentard.

- Hum… que pensais-tu de son petit-ami, Myron ?

Herbert Montague fronça les narines, et eut un air de dégoût qui en disait long.

- Ce n'était pas mes affaires, c'était sa vie.

Visiblement, Maugrey n'était pas convaincu par les dires du Serpentard.

- Les autres Serpentards s'entendaient-ils bien avec elle ? demanda-t-il.

- Vous leur demanderez.

- Bien sûr, nous le ferons, mais qu'en pensez-vous ? insista Maugrey

- Je pense qu'il y a d'autres pistes à explorer, dit-il en se penchant avec un petit sourire en coin qui ne plaisait pas du tout aux deux collègues.

- Quelles pistes ? demanda Williamson.

- Eh bien, l'hybride qui sert de garde-chasse, Hagrid, n'a-t-il pas été condamné pour un crime quand il était élève ici ?

Cette fois, ce fut Maugrey qui esquissa un signe de dégoût.

- Dumbledore ne croit pas qu'Hagrid soit coupable, dit l'Auror.

- Bien sûr, Dumbledore est l'ami de tout le monde, lança Montague d'un ton moqueur.

- Je n'aime pas beaucoup ce ton ! s'exclama Maugrey.

- Bien, lança Williamson, coupant son collègue. Je pense qu'on a fini pour aujourd'hui, si nous avons d'autres questions, nous reviendrons vous voir.

Williamson s'était levé en parlant, il voulait arrêter cet entretien avant que ça tourne mal. Le Serpentard quitta la pièce en gardant son sourire moqueur sur les lèvres, et lorsqu'il se retourna une dernière fois avant de passer la porte, l'Auror remarqua qu'il portait un étrange collier qui lui rappelait vaguement quelque chose, mais quoi ?

- C'est vraiment un sale type, grogna Maugrey une fois que le Serpentard fut parti.

- J'étais à Poudlard en même temps que son grand frère, c'était son portrait craché, un peu raciste sur les bords et pas vraiment opposé à tu-sais-qui.

Maugrey hocha la tête en marmonnant des mots que Williamson ne comprit pas.

- Faut qu'on envoie un hibou à Scrimgeour pour lui parler de l'avancée de l'enquête, déclara Maugrey.

- L'avancée de l'enquête ? s'exclama Williamson. Quelle avancée ?

- Ne sois pas si défaitiste, on a plusieurs pistes.

Williamson regarda son aîné sans vraiment comprendre ce qu'il disait, encore une fois, l'Auror avait un Poudlard Express d'avance.

Une fois le compte-rendu fait au directeur du bureau des Aurors, ils passèrent le reste de la journée à relire le dossier et leurs notes. Mener une enquête, ce n'était toujours être sur le terrain et courir après des criminels, il fallait aussi faire de la paperasse, de la paperasse et de la paperasse. Et ça, pensait amèrement Williamson, on ne le découvre qu'une fois que l'on est diplômé et en poste.