Chapitre 2- Reveil
J'atterris dans un endroit ni sombre ni humide et mon corps ne ressentait plus les horribles douleurs que j'avais eu auparavant. J'étais allongé sur le sol qui n'était pas froid, nu comme un vers. Dumbeldore apparut, ce qui me surprit fortement car je ne faisais jamais de rêves. Je senti aussitôt un gène d'être en tenue d'Adam. A peine, cette pensée m'est venue que mes vêtements habituelles me sont apparus. Albus, lui, portait son éternelle robe bleue nuit mais n'avait pas ses lunettes finement taillées d'or en demi-lune. Il mâchouillait quelque chose, sans doute un de ces dragées surprises sélectionnés pour être au citron et lui plaire. Il y avait une légère brume autour lui comme si on était dans les nuages et je ne pouvais voir précisément les traits de son Visage. Malgré tout ce brouillard, j'apercevais ses deux yeux bleus pétillant de malice qui aurait pu bien me faire rire même si mon cœur n'y était pas. Ces deux yeux qui avaient ce regard si triste quand j'avais prononcé la formule impardonnable d'où la petite lueur s'est éteinte à tout jamais. Il hocha légèrement la tête, "Quel vieux sénile" j'aurai pensé si nous n'étions pas devenus amis !
L'ancien directeur de Poudlard au multiple talent avait sorti de son chapeau la gentillesse, la bonté et la générosité pour me sortir, moi, l'Ex-Mangemorts aux cheveux gras de mon pétrin; sauver la Famille Potter de Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Pas-Le-Nom ! J'aurai surtout voulu sauver ma chère et tendre Lily mais j'avais échoué. Il m'avait épaulé pendant tant d'années. Je l'avais renseigné sur les complots le maître des ténèbres préparait. Et Maintenant, je me trouvais face à lui. Je n'avais pas accompli ma mission pour Vaincre Vous-Savez-Qui et j'aurais préférer disparaître comme une petite souris avec ma honte plutôt que d'avoir le courage d'un Griffondor et d'affronter son regard. Mon souhait ne s'exhaussa pas cette fois-ci. J'avais quand réussi à me faire pardonner de Harry Potter et maintenant il savait qui j'étais réellement. Je lui avais confié mes plus profonds sentiments et les pensées les plus enfouies en moi. Je n'étais pas l'homme ténébreux des cachots... J'étais Severus Rogue, le Severus que Lily connaissait avant d'aller à Poudlard. Ma vie n'a été que tristesse et désespoir. On m'avait souvent rappelé que la vie était trop courte pour la gâcher et ne pas en profiter. Ces paroles m'avaient été maintes et maintes fois répéter autant par les membres de l'Ordre que les partisans de Voldemort aussi étonnants qui ça peut paraître. Je devais compter pur certaines personne mais je ne le saurai jamais. Les mauvais souvenirs sont faits pour être oublié. Je devais en parler à Dumbeldore: lui dirent que je n'avais pas complètement rater ma mission. Que l'épée avait été remise, Que Potter connaissait la vérité sur les horcruxes et la manière de vaincre Voldemort. Je devais tenter ma chance.
Je l'appelai mais il n'avait pas l'air de l'entendre ou même d'avoir remarqué ma présence. Un moment de solitude s'installa... Dumbeldore ne me regardait pas, il regardait ou plutôt fixait une seconde présence qui venait d'apparaître. Ce second personnage sembla être un homme, assez mince, vêtu d'une robe noir avec un écusson vert, sans doute venant de la maison serpentard, avec des cheveux noirs comme les plumes d'un corbeau tombant sur ses épaules. C'était Moi-même en personne... mais plus jeune comme si tous les évènements de la guerre ne s'était jamais passés. Le "Jeune" Moi-même caressait une forme d'un rouge vif, comme une flamme et doré. La couleur de l'or scintillait comme des joyaux au soleil et cela l'éblouissait !
Une main se posa sur mon épaule, je me retourna et ne vis personne. Une voix retentit...Dumbeldore venait de me remarquer et me disait toujours en fixant mon double: " Je Vous remercie, vous avez fais ce que vous deviez faire, votre devoir est accompli, je vous félicite, vous pouvez repartir maintenant". Je n'y comprenais rien, et restais figé sur place. Dumbeldore alors se tourna vers moi, je croisai son regard dont la lueur avait regagné les pupilles, et il m'appelât à mon tour "Monsieur, monsieur... Réveillez vous, Monsieur, vous m'entendez ?" Ce n'était pas la voix d'Albus qui parlait. La main invisible se posa sur mon front puis retourna sur mon épaule et commença à me secouer énergiquement. Je ressentais des frisons comme si quelqu'un m'enlevait ma couverture de mon lit douillet au réveil. Albus continuait de m'appeler avec une voix qui n'était pas la sienne. C'était une voix féminine dont le timbre m'était inconnu. Quand l'image se dissipa peu à peu pour laisser place à quelqu'un qui disait les mêmes paroles. Mes esprits me revinrent et je me réveillai enfin.
