Note d'une des auteures ( Sherlock ! ) : Je poste donc le deuxième chapitre ! :D Et dernier. Avec un petit bonus fait par moi :) J'espère que vous aurez apprécié !


John voulu proposer un verre à Greg et se rendit compte à ce moment précis qu'il avait oublié son portefeuille. Devant son air déconfit et surtout devant l'ouragan qui semblait faire rage chez son ami, Greg proposa tout simplement de payer. John accepta, un poil soulagé et ils s'installèrent à un bar à l'angle de la rue. Il n'y avait personne, et cette fois, il prit un verre d'alcool! Houlà... Greg pensa (à raison) qu'il devait vraiment y avoir anguille sous roche. Peu habitué à boire autre chose que du thé, John péta un câble et déblatéra tout ce qu'il avait sur le cœur à son interlocuteur. Tout! Ses impressions, ses sentiments, sa colère, son incompréhension.

"Qu'est-ce qui s'est passé? Pourquoi était-il inquiet, et pourquoi j'ai réagi comme ça? Merde, c'est un homme, c'est Sherlock qui plus est! C'est un homme! Mais ce n'est pas possible aussi, pourquoi j'étais si bien? Et maintenant je suis si mal..."

Le ton de sa voix faiblit, il avait à la fois envie de pleurer et de fracasser quelqu'un alors il ne savait plus quoi faire... Greg était assez halluciné. Il savait très bien qu'il y avait quelque chose entre eux, il l'avait vu, comme tout le monde, mais il pensait qu'eux aussi s'en était rendu compte, pas que John était complètement aveugle! Il l'écouta parler calmement, vit que John était vraiment bouleversé, sourit discrètement quand il lui raconta l'épisode sur le lit de Sherlock c'est agréable, hein? et le laissa finir. John finit sur son incompréhension d'avoir été attiré par un autre homme. Là-dessus, il pouvait lui parler, il était passé par les mêmes réflexions. Il prit la parole et commença par dire de quoi apaiser un peu son ami, qu'il comprenait sa réaction, qu'il était conscient que ça n'était pas "normal" pour lui. Et petit à petit, tenta de faire comprendre à John que ce n'était pas qu'il était attiré par une femme ou par un homme, mais que c'était parce que c'était Sherlock qu'il avait réagi comme ça. Il tenta aussi de lui faire avouer quelle importance Sherlock avait pour lui. ... John l'écouta, s'apaisa, puis essaya d'admettre ce qu'il entendait. Mais non! Non,

"Non!"

Greg fut interrompu et lui demanda pourquoi non?

"Sherlock est très...important pour moi, c'est vrai. J'ai déjà du mal à exprimer ça! mais je te rappelle qu'on parle de Sherlock là! Pas de n'importe qui! Cet homme n'a pas de sentiments pour quiconque, du moins pas si fort! Et tu n'as pas vu son expression! Et puis non! Je refuse! Merci Greg, pour le verre, pour tout mais je dois y aller."

Il partit rapidement et Greg soupira... Il avait visiblement échoué, enfin au moins il avait écouté, ça le travaillerai peut-être... John sortit et ne sachant que faire, rentra lentement chez eux, au 221b, se disant qu'il irait directement dans sa chambre pour ne pas se retrouver face à Sherlock.

Sherlock s'était replanté trois seringue pleines dans les deux bras avant d'arrêter. Il n'était pas loin de l'overdose, il n'avait rien pris depuis longtemps, et n'avait pas mangé depuis plusieurs jours, les effets étaient plus forts. Il ne pensait plus, il était dans une espèce de brouillard épais qui l'entourait tout entier, aussi bien son esprit que son corps, il se mouva sans savoir où il allait. Sans s'en rendre compte, il arriva dans leur salon. Le Leur. Il se mit à pleurer, sans s'en rendre compte, et sans raison particulière. Il rigolait en même temps. Il marchait difficilement. Tellement difficilement qu'il s'emmêla les pieds au beau milieu du salon, et s'écrasa lourdement sur le sol. Il marmonnait, rigolait, pleurait, se tordait par terre, sanglotait.

John entra dans le salon, pensant tracer sans regarder autour mais là! Il ne risquait pas de rater le Sherlock à terre au milieu de la pièce! Il alla vite vers lui, et constata immédiatement qu'il était sous l'emprise de drogues. Il en avait repris! Pourquoi? ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas fait, John commençait à espérer qu'il touchait le bon bout... Il était vraiment dans un sale état, il avait dû en prendre beaucoup, il riait et pleurait en même temps, les deux choses étant assez rares! Un peu paniqué, il tâcha de le prendre doucement, il ne fallait pas qu'il reste là. Il l'installa allongé sur son canapé. Décidément, ce n'était pas leur jour à tous les deux! Il ne pouvait qu'attendre que les effets se dissipent, il prépara de quoi faire un thé, un pour maintenant et un pour quand il irait mieux. Le meilleur pour après, il avait besoin de remontant. Il resta sur son fauteuil à le veiller tout en réfléchissant, ses expressions passant aléatoirement d'inquiet à coléreux, d'interloqué à paisible. Il attendit.

Quand il vit John, il recommença de suite à sangloter, il l'avait laissé, SEUL ! Il se mit à l'insulter !

" - LÂCHE ! Tu ME fuis tout autant que TOI ! De toute façon, J'EN AI MARRE DE TON THÉ ET DE…De "

Déjà à court de mots, il attrapa la tasse et la balança contre le smiley présent sur le mur. Tasse qui se fracassa, comme Sherlock s'était fracassé lorsque John était partit.

Armure fissuré! John était dans une espèce de bulle en métal blindé depuis tout ce qui s'était passé, le temps de réfléchir. Il avait oublié de faire attention au reste du monde, et là! La réaction de Sherlock le faisait halluciner! Il pleurait, et il s'énervait comme jamais! Lui, il fuyait? Mais qui? Sherlock? Mais, mais, Sherlock en colère? Il réagit au quart de tour, les pensées fuyant de son blindage:

"QUOI? JE TE FUIS, MAIS C'EST QUOI CE BORDEL? ÉVIDEMENT QUE JE PARS, JE NE FUIS RIEN, JE TE LAISSE JUSTE DE L'ESPACE! J'ai bien vu comme je t'avais DÉGOUTÉ ... tout à l'heure."

Il s'arrêta et réalisa que plus encore que tout ce qui lui avait "semblé bizarre" chez lui-même, c'était la réaction de Sherlock qui l'avait blessé profondément... et sans pour autant comprendre le pourquoi, il s'écroula et se mit à pleurer tout en frappant le fauteuil devant lui, celui de Sherlock.

A la réaction de John, Sherlock, comme lorsqu'il était sous emprise de la drogue, ne réfléchit pas. Il laissa John dans la pièce, se leva, pleurant silencieusement, au même rythme que son smiley, et se dirigea lentement vers sa chambre. Il ferma la porte, et recommença à sangloter, à angoisser. Il avait envie d'hurler, de crier. Il reprit la petite boite qui se trouvait par terre, et chercha d'autres seringues, qu'il trouva rapidement, et se prépara à s'en réinjecter d'autre. Se prépara à l'overdose qu'il ne tarderait pas à avoir.

Qu'est-ce qui lui arrivait? John regarda Sherlock marcher lentement le vers sa chambre, pleurant. Il n'avait jamais vu autant de larmes sur le visage de son ami. Il le regarda encore fermer la chambre, ses propres larmes floutant sa vision. Et soudain, une lumière, un cri dans sa tête lui vrilla les tympans et l'averti que Sherlock allait faire une connerie. Encore. Il le savait! Il se précipita soudain vers sa chambre, manquant de se rétamer à nouveau au passage et heurta la porte:

"SHERLOCK! QU'EST-CE QUE TU FAIS? SHERLOCK, OUVRE!"

Il tentait d'ouvrir la porte, le cœur écrasé par l'inquiétude et oubliant tout le reste, il frappait comme un dingue sur la porte!

Sherlock entendait John frapper sa porte. Oui, il l'entendait. Il aspira le liquide dans la seringue. La tapota du doigt pour évacuer l'air. Entendit John hurler. Prit un bout de tissu et commença à se faire un garrot. Il le fera proprement cette fois ci.

John savait que Sherlock ne lui ouvrirait certainement pas, vu l'état dans lequel il était! Et attrapa le marteau qu'il avait oublié de rangé l'autre jour où il avait ré-accroché le tableau de Sherlock qui s'était fait la malle, et il fracassa la serrure, de toutes ses forces jusqu'à pouvoir entrer. Quelques coups suffirent, il entra comme un dingue et vit Sherlock prêt à se replanter une de ces maudites aiguilles dans le bras:

"NON!"

Il se jeta sur lui et voulu lui arracher avant qu'il ne commette l'irréparable, il risquait trop gros à se piquer une nouvelle fois! Mais Sherlock ne semblait pas de cet avis et il brandit l'aiguille pour l'enfoncer furieusement dans le bras de ... John! Qui s'était interposé pour lui prendre et s'était en fin de compte trouvé sur sa trajectoire!

Tout se passa très vite, mais Sherlock avait quand même ses réflexes d'opérationnels. Quand il se rendit compte qu'il n'avait pas planté l'aiguille dans SON bras mais dans celui de John, il n'appuya pas sur la seringue et l'enleva rapidement, s'écarta, se mit hors de portée et réessaya une seconde fois.

La douleur de l'aiguille dans son bras ne lui fit ni chaud ni froid, puisqu'il vit avec horreur Sherlock sur le point de recommencer mais fit exploser littéralement le reste de bulle blindé qui lui restait. Le temps d'un battement de cœur qu'il rata, assurément, il ne vit plus qu'une chose qui pourrait arrêter un Sherlock pareil:

"MERDE SHERLOCK, ARRÊTE! JE VEUX PAS VIVRE SANS TOI, JE T'AIME!"

Il s'arrêta et se glaça lui-même de ce qu'il venait de dire, attendant complétement figé, l'esprit aussi défoncé que devait l'être celui de Sherlock. Il attendait, ne sachant quoi faire!

Sherlock s'arrêta, complétement figé à l'entente de ses paroles. Il lâcha la seringue, qui tomba au sol dans un bruit mât. Puis, totalement épuisé, s'écroula.

John attendait. Mais la réaction ne vint pas, du moins aucune de celle qu'il attendait, et le regarda commencer à s'écrouler. Il se précipita et le rattrapa, il était grand! Mais il parvint à le poser comme il put sur son lit. L'inquiétude qui le rongeait à nouveau lui fit oublier la gêne ou la panique qu'aurait pu engendrer sa déclaration, il vérifia qu'il était comme il faut et se posa à côté de lui, assit. Il lui prit la main, complètement amorphe et la serra, la garda dans les siennes, le regard perdu, il regardait Sherlock et priait pour qu'il se rétablisse. Maudit soit son impuissance, il ne pouvait qu'attendre! Sherlock avait l'air de souffrir et lui se rapprochait au fur et à mesure, rongé..!

Sherlock avait mal partout. Il avait mal à la tête, au ventre, aux jambes. Il avait surement des bleus, il avait dû tomber plusieurs fois. Il se rappelait très bien ce qui s'était passé... Du moins, jusqu'avant qu'il ne prenne la drogue. Il ne se souvenait de rien de concret. Il se voyait tomber, pleurer, jeter une tasse, John hurler, lui pleurer, puis John hurler encore une fois, et plus rien. Il ne se souvenait d'aucune parole. Mais il se doutait bien qu'il n'avait pas dû rien se passer. Au contraire. Il sentit quelque chose serrer sa main. John ?! Il ouvrit les yeux.

Sherlock ouvrit les yeux! Il est là, il est en vie! Dieu, qu'il aille bien, s'il vous plait! Il ne contrôla plus rien et le tira vers lui pour le serrer contre lui.

"J'ai eu peur, j'ai eu si peur..!"

Puis se mis à pleurer encore, il était soulagé, il ne voulait pas penser aux conséquences, il avait failli perdre Sherlock, il refusait de le laisser partir! Il refusait tout ce qui pourrait l'éloigner de lui... même ce qu'il avait pensé plus tôt, comme une vague, l'acceptation et l'affection le remplit et il compris que peu importe tous les obstacles à la con qu'il s'était créé, il ne désirait rien au monde de plus que Sherlock à ses côtés!

Il était totalement ahuri. John le prenait dans ses bras. John pleurait. John s'était inquiété pour lui. Après être resté immobile pendant quelques instants, il se laissa submerger. Il passa ses bras autour de John et le serra aussi fort que possible, comme une bouée de sauvetage, et pleura ! Il ne savait pas pourquoi, et n'arrivait pas à l'arrêter. Il serra John encore plus fort.

John ne put retenir un frisson, Sherlock le serrait! Et fort, il semblait s'accrocher à lui, comme s'il avait peur qu'il s'en aille! Un flot de soulagement le submergea, il allait bien, et il tenait à lui! Il resta comme ça un long moment, juste à se calmer, ne plus pleurer, palpant la réalité, tentant de la comprendre. Est-ce que..? Est-ce que ça voulait dire qu'il avait accepté ses sentiments, est-ce qu'un Sherlock avait pu accueillir des sentiments? Il sera un peu plus puis relâcha son étreinte. Il voulait regarder Sherlock dans les yeux, il était encore bourré d'inquiétude.

"Ça va? Comment tu te sens?"

Il lui demanda cela en lui enlevant les cheveux mouillés de son visage, il avait transpiré. Il fit ce geste avec douceur, maintenant qu'il s'était aperçu à quel point Sherlock était précieux... pour lui!

Le brun frissonna au geste de son... Ami. Il lui répondit par un hochement de tête et ne résista pas à l'envie qui le submergeait. Il rapprocha John, et enfoui sa tête dans son cou. Le gardant près de lui.

Sherlock lui revint dans les bras, et son visage... il avait du mal à rester concentré avec tout ça! Épuisement dû à la fatigue, toute la tension retombait d'un coup, et Sherlock qui calait sa tête contre son cou, trop d'un coup! Bien trop, il était partagé entre s'écrouler, reprendre Sherlock contre lui et ne plus jamais le lâcher, lui dire ce qu'il avait sur le cœur ou l'embrasser... l'embrasser? Tiens, c'était nouveau ça comme envie! Il choisit la troisième option, réservant la dernière pour plus tard.

"Pardon Sherlock je... j'ai eu peur tout à l'heure, je veux dire... quand tu t'es réveillé après que je me soit cogné, j'ai vraiment eu l'impression de t'avoir dégouté... et je.. je n'ai pas su quoi faire!"

Il enfonça sa tête dans les boucles de son ami et respira... attendant.

"Me dégouter ? Pourquoi tu me dégouterais ?"

Il dit ça avec le ton Tu-Es-Un-Idiot-Finalement ! Il décida de le rassurer "Tu ne me dégouteras jamais ! Voyons, John !" Il caressa son dos de haut en bas en disant ça et fit un baiser sur sa tempe. Il en avait envie !

Jamais! Seigneur, merci! Et... il l'avait devancé! Il l'avait embrassé. Il ferma les yeux instant le temps de savourer la situation puis ne tint plus, il recula juste assez pour voir son visage et posa ses lèvres sur les siennes, rapidement, avant de se cacher dans son cou... Il avait fait quoi là? Encore bourré d'incompréhension sur lui-même et ENCORE inquiet, comme toujours il fourra sa tête contre Sherlock avec plus de conviction qu'une loutre fuyant un prédateur.

Sherlock n'avait même pas eu le temps de profiter des lèvres de John contre les siennes ! Et il n'avait pas l'intention de reculer pour qu'il puisse le voir apparemment ! Il arracha John de son cou et posa doucement ses lèvres sur les siennes, souriant en même temps. Il le maintint près de lui, sa main posée sur sa mâchoire.

Il n'en fallut pas plus à John qui avait l'impression de mourir de bonheur, il l'embrassa vraiment cette fois, comme il avait voulu le faire plus tôt. Il encadra le visage de Sherlock de ses mains et appuya ses lèvres contre les siennes, les mouvants doucement, tendrement. Puis il les mordilla légèrement, et passa sa langue dessus, demandant l'accès à Sherlock. Qui lui donna volontiers ! Ils s'embrassèrent pendant de longues minutes, et se regardèrent en souriant, comme un idiot pour John et timidement pour Sherlock.


Bonus:

Ils étaient assis sur le sofa de Sherlock, deux tasses de thé fièrement posé sur la table basse, Sherlock habillé, et John tranquillement assis contre lui, sa main serrant la sienne.

Sherlock prit sceptiquement sa tasse, et avala doucement une gorgée du thé nouvellement acheté de John, spécialement pour lui.

" Alors ? Il est bon ?"

" Ouais..."
Sherlock n'allait quand même pas se laisser apprivoiser si facilement ! Mais il ne put s'empêcher de finir sa tasse en quelques gorgées, se délectant au maximum. John ne retenait pas son sourire, et lui serra la main. Même s'il était sûr que ça lui plairait... Il l'avait plu ou moins admit...