Je lui jetais de temps en temps des coups d'œil, elle palissait de plus en plus et semblait luter pour rester éveillé. Les terriens accélérèrent le pas et je dus me mettre à courir derrière eux. Une fois arrivés aux portes du camp mon cœur s'accéléra. Je ne voulais pas entrer mais j'y étais obligée. Un des guerriers alla chercher le guérisseur pendant que nous allions dans la tente de Lexa. Un des hommes de main restant éjecta d'un coup de bras tout ce qui se trouvait sur la grande table en bois. Celui qui portait Lexa sur son dos la posa délicatement dessus avec l'aide du troisième. Je me précipitai sur elle, au même moment le guérisseur arriva.

- Qu'est-ce qui lui est arrivé ? me demanda-t-il avant de me regarder.

Quand il vit qui j'étais il eu un mouvement de stupeur mais retourna vite au sujet central.

- Elle s'est fait mordre par un faucheur.

- Aide-moi à retirer le bandage et ses vêtements.

Il la souleva et je me hâtai de retirer le bandage. J'enlevai ensuite les vêtements qu'elle portait, lui laissant ses sous vêtements. Elle saignait toujours énormément.

- Écoute Clarke, il faut que j'aille chercher plus de bandes et du fil pour la recoudre, pour l'instant prends ce dont tu t'étais servi pour lui faire le bandage et maintiens la pression sur la plaie.

- D'accord.

Je fis une boule avec le tissu ensanglanté et fis pression sur la plaie. Le guérisseur parti.

- Clarke... réussit à chuchoter Lexa.

- Chuuut, ne gaspille pas tes forces Lexa, je suis là, lui répondis-je en la regardant.

Elle essaya de soulever sa tête mais elle retomba aussitôt et elle s'évanouie.

- Lexa !

Je ne pouvais rien faire. Mon cœur s'accéléra et des larmes s'accumulèrent aux coins de mes yeux. Le guérisseur revint.

- Elle s'est évanouie, dis-je paniquée.

- Elle a perdue beaucoup de sang.

Effectivement, je pataugeais dans une flaque de sang. Le guérisseur prit ma place.

- Il lui faut du sang... chuchota-t-il.

- Je sais comment faire une transfusion.

Il me regarda et hocha la tête.

- Va dans ma tente, demande à un des guerriers qui gardent la porte, ils savent où elle se trouve. Cherche une poche en haut de la grosse armoire, tu y trouveras ce dont tu as besoin.

Je sortis en trombe et demandai mon chemin à un des deux gardes qui décida de m'y emmener. Je n'eus pas de mal à trouver ce que je cherchais et courrai aussi vite que je pus pour retourner vers la tente de Lexa. La scène que j'y trouvai me glaça le sang. Le guérisseur était en train d'essayer de recoudre Lexa. Sous la douleur cette dernière s'était réveillée et criait. Elle s'agitait beaucoup trop.

- Appelle un garde ! cria le guérisseur.

J'allai attraper celui qui m'avait guidé et lui demandai de maintenir Lexa. Inutile, aussitôt fut-il arrivé que Lexa tomba de nouveau dans les pommes. Il était urgent de lui donner du sang. J'entaillai légèrement son bras et y introduisis le tube que j'avais trouvé. Puis je respirai un bon coup avant de m'entailler à mon tour pour lui donner mon sang. Le fluide passa à travers le tube et fit son chemin. Le guérisseur finit de la recoudre et lui fit un nouveau bandage.

- Elle a perdu beaucoup trop de sang, dit-il, tu ne pourras pas lui en donner assez...

- Je lui donnerai tout ce qu'il faudra...

Il se mordit la lèvre.

- Assieds-toi, dit-il en me rapprochant une chaise.

Je lui adressai un sourire et m'assis. Je commençai à avoir le tournis, ma tête me faisait mal.

- Ne va pas au delà de tes limites, me dit le guérisseur.

Je ne répondis rien et serrai les poings. Je me sentis partir. La seule chose dont je me souvins fut mon crâne fonçant sur la table devant moi.

Lorsque je me réveillai j'étais allongée sur un lit, dans une tente qui ne me disait rien. Mon bras me faisait mal, un bandage entourait l'endroit où j'avais extrait mon sang. Je m'assis brusquement et ma tête tourna.

- Aoutch...

- Ça va mieux ?

Le guérisseur était là.

- Oui... je crois... j'ai dormis combien de temps ?

- Cinq heures.

- Cinq ! Lexa !

Je voulu me lever mais il m'en empêcha.

- Oula doucement petite, il va falloir que tu manges un peu si tu veux te lever.

- Lexa va bien ?

- Elle est toujours endormie. Elle va s'en sortir, tu lui as sauvée la vie.

Comme je ne répondis rien il m'apporta à manger. J'avalai le plus que je pouvais, pris une grande gorgée d'eau dans la gourde qu'il me présenta et me levai d'un bon. Ma tête tourna à nouveau, le guérisseur me retint.

- Doucement j't'ai dis.

- Je veux voir Lexa.

- Tu peux y aller, je ne l'ai pas bougé, il ne valait mieux pas.

Je sortis de la tente, la nuit était tombée. Il n'y avait presque personne dehors. Je me dirigeai lentement vers la tente de Lexa que j'avais déjà repérée. La plus grande. Une nausée m'envahie mais ne m'empêcha pas d'avancer. J'entrai. La chaise était toujours devant la couche improvisée de Lexa. J'y pris place et posai mes bras sur la table, à côté de son visage. Je la regardais dormir. On lui avait mit une légère couverture et apporté un oreiller, la table ne devait tout de même pas être très confortable. Le sommeil finit par me gagner. Je posai ma tête dans mes bras et m'endormis en un rien de temps.

Je sentis une main me caresser les cheveux et je me réveillai brusquement.

- Lexa !

Elle était en train de me regarder, passant sa main dans mes cheveux.

- Lexa !

Je me redressai précipitamment, plaçai mon visage juste en face du sien, tout proche, et la regardai dans les yeux.

- Pourquoi tu m'as sauvée la vie Clarke ?... Tu me détestes.

- Lexa...

Des larmes remplirent mes yeux et quelques unes tombèrent sur ses joues. Je pris son visage dans mes mains et fonçai sur sa bouche. La sienne était brulante et la mienne, pâteuse, vint contraster. Je sentis une de ses mains venir se poser sur mon dos tandis que je décollai mes lèvres pour les récoler un instant après. Le mouvement se répéta encore quatre fois et je finis par me reculer, manquant d'air.

- Pourquoi... chuchota-t-elle.

- Je t'aime...

Ma voix s'était coincée et avait sonnée comme si j'étais apeurée.

- Je ne pouvais pas te perdre toi aussi...

Je redescendis sur son visage pour l'embrasser à nouveau. Cette fois sa langue, aussi chaude que ses lèvres, entra en contact avec la mienne. Elle respirait fort, moi aussi. Nos bouches et nos langues entrèrent dans une danse passionnée. Ses mains vinrent se poser sur mes joues, comme si elle voulait avoir plus d'emprise sur le baiser. Ma main gauche me soutenait en agrippant la table, l'autre caressait les cheveux de Lexa. Le guérisseur entra dans la pièce et nous nous décollâmes précipitamment. Cependant il ne semblait pas avoir remarqué ce que nous faisions.

- Je suis venu changer tes bandages Lexa.

- Je peux le faire si tu veux, proposai-je.

- Pas de problème. Et il faudra les changer toutes les cinq heures.

- D'accord, répondîmes Lexa et moi à l'unisson.

- Je vous laisse, dit le guérisseur, je pense que vous avez pas mal de choses à vous dire.

- Dis aux gardes que personne n'entre, sous aucun prétexte, lui ordonna Lexa.

- Bien sûr.

Il sourit et sortit. Je posai mes deux mains sur la couverture.

- Je peux ? demandai-je en faisant mine de la descendre.

- Pourquoi cette question ?

- Tu es en sous-vêtements...

- Oui, et c'est en partie toi qui m'a déshabillée tout à l'heure, donc tu m'as déjà vue...

- J'ai pas vraiment eu le temps de regarder...

Je retirai la couverture et observai son corps allongé. Le bandage autour de son ventre commençait à rougir. Je le retirai délicatement puis imbibai un morceau de tissu d'alcool pour désinfecter la plaie. Lexa fit la grimace et émit un petit son qui signifiait la douleur.

- Pardon... dis-je.

- C'est rien, c'est rien.

Je finis de nettoyer la plaie et fit un nouveau bandage. Je faisais tout pour être douce. Quand mes mains entraient en contact avec sa peau elle frissonnait, ce qui faisait rater des battements à mon cœur. Je m'approchai ensuite de son bras pour retirer le bandage fait à l'endroit de la perfusion. Je nettoyai aussi la plaie, ce fut apparemment moins douloureux, et fis un nouveau bandage.

- Et voilà ! m'exclamai-je en posant son bras sur la table, tu devrais t'allonger dans ton lit, ce serait plus confortable, je vais t'aider.

- Merci...

Je passai mon bras sous son cou et elle accrocha les siens autour de mes épaules. Une fois qu'elle fut assise sur la table mon bras descendit pour se glisser sur sa taille. Elle m'agrippa et je l'aidai à se mettre sur pied.

- Ça va ? demandai-je.

- Oui, je me sens juste un peu faible...

- T'as besoin de repos.

Nous marchâmes lentement jusqu'à son lit. Je me baissai pour l'aider à s'allonger. J'avais mon bras derrière son épaule, j'étais donc toute proche d'elle. J'enlevai mon bras mais gardai mon visage près du sien. Je la regardai attentivement. Nos lèvres se rencontrèrent encore une fois. Tout en continuant le baiser, mon genou gauche se leva pour aller se placer à la gauche de Lexa. Je me retrouvai ainsi à califourchon sur elle. Ses mains vinrent se poser sur mes hanches, sous ma veste, que je n'avais toujours pas quittée. Entre deux baisers je décidai de la retirer. Elle me sourit avant que je ne retourne sur sa bouche et que ses mains regagnent mes hanches. J'entrepris de lui caresser le ventre, au dessus de son bandage. Sa peau frissonna et devint de plus en plus chaude. Ma main monta et caressa sa poitrine à travers son soutient gorge. Un gémissement lui échappa, je me reculai pour la regarder, elle rougit et attrapa mon visage pour recoller sa bouche contre la mienne. Puis elle souleva mon t-shirt et je l'aidai à me l'enlever. Mon pantalon subit le même sort et le contact de ses mains chaudes sur ma taille me fit frissonner de plaisir. Elle pouvait maintenant caresser mon dos à loisir et ne s'en priva pas, se baladant ainsi sur mes fesses et le haut de mes cuisses. Je réussis à glisser mes mains dans son dos pour retirer son soutien-gorge. Je pus maintenant caresser ses seins nus. Des nouveaux gémissements lui échappèrent mais cette fois elle n'en fut pas gêné, au contraire, cela l'incita à retirer le mien et à venir caresser ma poitrine. Nos souffles se mélangeaient, nos gémissements se donnaient la réplique et nos baisers s'intensifiaient. J'étais bien, mais une émotion violente me frappa d'un coup. J'arrêtai net notre baiser et me redressai légèrement. J'éclatai dans un sanglot incontrôlable et mes larmes vinrent mouiller les joues de Lexa.

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