Bonjour à toutes et à tous,
Tout d'abord je souhaiterai vous faire part d'un erratum dans le prologue (et je me suis fait taper sur les doigts pour ça), je voulais remercier ma bêta MlleElea (je suis sa bêta orthographe et elle est ma bêta motivation-inspiration-conseillère ^^) sans qui, je crois, je n'aurais jamais repris l'écriture.
On se retrouve en bas chers lecteurs !
[N'oubliez pas que je n'emprunte les marionnettes qu'à l'auteure, Stephenie Meyer. J'écris juste une autre pièce !]
2012 - Seattle
L'école était déjà bien peuplée lorsqu'on entra dans le hall. Comme c'est une école privée, il n'y a pas beaucoup d'étudiants d'inscrits, les têtes reviennent donc vite. L'ambiance est bonne mais on sent quand même qu'il y a des petits clans. Tiens, d'ailleurs un de ces clans vient de passer, quatre blondasses. Tanya, Irina, Kate et Rosalie ; ces trois filles sont les représentations mêmes de ce que je déteste le plus au monde : voiture dernier cri, filles à papa, maquillage à fond, décolletés, mini-jupes et plans dragues en poche. Bref, des vrais pots de peinture! En plus elles se ressemblent tellement qu'on ne sait plus qui est qui... Beurk! Quand elles font claquer leurs talons et passent à côté de nous, j'ai envie de leur cracher dessus. Je regarde Lili, elle est du même avis que moi je le sais, ses yeux lancent un regard noir aux quatre pom-pom girls.
-Toujours dans les parages celles-là! , grogne Alice.
-Ouais, je me demande quand même ce qu'elles font dans cette école? Des études en mannequinat? Je me souvenais pas qu'il y ait cette option...
Alice et moi éclatons de rire en nous dirigeant vers nos casiers. Je prenais mes cours pour la journée quand je remarquais l'absence d'Alice. Aussitôt, je jetais un coup d'oeil aux environs, pas étonnant, le Texan venait de faire son entrée dans le hall. Pas étonnant, je laissais un sourire glisser sur mes lèvres, on aurait presque pu voir de la bave couler de la bouche de Lili. Ricanant légèrement et énervée par son attitude lasse depuis le début de l'année, j'attends qu'il passe près de nous pour bousculer mon amie dans sa direction. Et hop, ni vu ni connu, elle se retrouve dans ses bras. C'est qu'il a des bons réflexes le petiot!
-Oh... Euh... Dé-Désolée... J'ai tré-trébuché..., bégaye mon amie
-Pas grave M'dame. M'dame comment d'ailleurs?
-A-Alice...
-Alors pas grave M'dame Alice, lui sourit-il en lui faisant un clin d'œil avant de filer.
Eh ben si j'avais su qu'elle bégayait quand elle était gênée, je ne l'aurais pas poussée dans ses bras... J'me sens toute con du coup. Un coup que "Mr Sexboy d'Alice" a disparu, je la vois se retourner vers moi et me lancer des éclairs au chocolat. Ça, c'est pas bon pour moi, pas bon du tout.
-Comment as-tu osé? , s'énerve-t-elle.
-Ben quoi? Au moins il connait ton prénom maintenant, bon allez je file j'ai cours de littérature moderne. Bisous!
J'accompagne la parole à mon geste en lui faisant un gros bisou plaqué contre sa joue. Je suis timide? Oui je l'ai dit, mais je ne le suis pas avec mes amis. Je m'en vais avant même qu'elle n'ait le temps de répliquer, comme ça je me fais pas engueuler. Même si elle n'était pas contente, je savais que plus tard elle allait me remercier, une intuition me le disait.
1573 - Château des Voisins
-Ce matin tu m'aideras à accueillir les concurrents pour les tournois, ma fille. Tu devras choisir parmi ceux-ci ton futur mari. Nous l'avons déjà choisi pour toi mais nous voulons voir si notre choix a été le bon. Considère cela comme un jeu.
Gabrielle se renfrogna, c'était le jeu le moins intéressant de la journée. Elle ce qu'elle voulait, c'était aller se détendre et respirer l'air frais avec Mélusine, sa jument. Elle en rêvait quand son père l'interrompit.
-Ils arrivent Gabrielle, ils arrivent, s'émoustille-t-il. Viens, allons les accueillir!
-Oui père.
Elle suit son père avec sa dame de compagnie, comme à son habitude, sa mère n'est pas là. Elle se fera porter pâle et n'apparaîtra que pour les tournois et pour accueillir son futur gendre. Gabrielle, Alix et Clovis de Voisins descendent les marches de pierre qui mènent sur la cour alors que les cavaliers font irruption dans ce lieu. On peut les compter par dizaines, plusieurs familles sont venues. Les festivités vont durer un mois, aussi les familles sont venues accompagnées de leurs serviteurs qui logeront à l'extérieur dans les tentes, on a fait de la place dans l'écurie pour les plus beaux destriers des invités et les chambres ont été nettoyées. Les domestiques du château s'affairent depuis deux mois pour préparer le domaine à l'arrivée des invités. Ce que Gabrielle ne sait pas, c'est que cet événement ne servira pas seulement à fêter l'anniversaire de Clovis de Voisins mais également pour fêter les fiançailles de sa fille Gabrielle et de son prétendant.
Les chevaliers sont impressionnants avec leurs armures ; vêtus pour le voyage, leurs têtes ne sont pas couvertes de heaume et on peut voir leurs armoiries sur leurs plastrons. Les premiers à venir saluer Clovis sont inconnus aux yeux de Gabrielle ; ils ont la peau mate du sud de la France.
-Clovis, mon vieil ami de combat! Quelle joie de te revoir! Mais qui est donc cette jolie jeune femme à tes côtés?
-Bienvenue à toi Biabili Lenoir! Cette jolie fille se trouve être ma fille Gabrielle Isabelle de Voisins. Ma fille, je t'ai déjà parlé de Bili, mon ami de guerroyade, du royaume d'Aragon.
-Oui père, murmure-t-elle en se souvenant des récits de son père.
-Mais je vois que tu n'es pas venu seul Bili, serait-ce tes fils que je vois là?
-Oui, je te présente mon aîné Samuel et mon second fils Jacob. Ma femme n'est malheureusement pas venue, j'aurais aimé que tu la rencontres mais avec sa grossesse inattendue, le voyage aurait été trop dangereux pour le futur nourrisson. Mais mon ami, je vois que tu lèves le sourcil au nom de ma progéniture. En fait c'est ma compagne qui les a choisis, elle est de l'est, d'origine juif. Et tu connais les femmes, quand il s'agit d'enfants, elles ont toujours le dernier mot!
-Ah ceci explique cela mon ami, dit Clovis en serrant la main des jeunes hommes, ils ont des noms bien hors du commun.
Les deux jeunes hommes étaient grands et bien bâtis. La peau mate, surement du côté maternel, leur donnait un côté exotique qui ne laissait pas Gabrielle insensible. Surtout celui dénommé Jacob, il paraissait plus de son âge que Samuel. Ce dernier avait l'air fermé et assez sévère, elle aurait tendance à se sentir plus en sécurité dans les bras d'un homme qu'elle comprenait. Elle décida donc d'éliminer Samuel et de garder Jacob sous la main. Ce dernier lui fit un baisemain qui lui donna des rougeurs. Alix, placée juste derrière elle, gloussa légèrement.
2012 - Seattle
J'entrais dans la salle de cours et filais m'asseoir à côte de mon camarade de classe.
-Hey Jake! Comment ça va aujourd'hui?
-Salut Belli Bells! Bien bien, et toi? Alors, as-tu échappé au "matage de Jasper" ce matin?
-Hélas non, elle m'a fait le même coup que tous les matins, qu'elle allait être à la bourre, et patati et patata... Mais cette fois ci, ça a avancé!
-Nan! Raconte!
Je commençais mon résumé quand la prof entra. Mince, je dus me taire et commencer à écouter. Deux heures plus tard, lors de la pause matinale, je finis mon histoire avec Jake. Quand il entendit la fin il écroula de rire.
-Bella t'es vraiment la meilleure, au moins pour une fois elle a été devant le fait accompli. Fais gaffe, je connais le petit lutin, un jour elle va vouloir se venger...
-Mouais, c'est bien ce qui me fait peur.
La sonnerie retentit et on rentra dans la salle de classe. A midi, Alice n'a pas eu le temps de se venger car nous n'avons pas les mêmes emplois du temps. Mais je savais que ce soir, elle allait me faire payer.
Trois heures plus tard, quand la fin des cours fut annoncée, je me dirige vers ma camionnette et attends que la vengeance de Pixie vienne. Quand je la vois arriver, je me dis que je vais prendre cher mais non, elle monte dans la voiture comme si de rien était. Le trajet du retour se fait en chanson, à tue-tête Barbie Girl de Aqua (petite dédicace pour les 4 blondasses). Alice se lâche à fond, comme si elle n'avait pas eu de pause détente de la journée.
Arrivées à la maison, nous nous mettons d'accord sur le repas avant d'aller travailler séparément dans nos chambres.
Le lendemain n'est qu'un jour comme la veille, qu'un jour comme tous ceux d'avant et tous ceux qui vont suivre. Heureusement les vacances arrivent assez rapidement et nous allons pouvoir repartir dans nos familles communes pour une petite semaine. Ce sera aussi une semaine de révisions avant les examens blancs.
Cette dernière semaine avant les vacances fut éprouvante pour tout le monde, je sentais que Lili était un peu à bout, elle s'en sortait plus avec tous ses projets. Son histoire avec Jasper était dans le même cas que ses projets, rien n'avançait. Le jeudi, comme tous les jeudis, c'était la soirée pour les étudiants. Ce mercredi, en cours de littérature contemporaine, je reçois un message d'un numéro inconnu..
"Chers étudiants, rendez-vous ce soir au Northwest 117 Street à Seattle pour une soirée 100% pré-vacances. Au programme : alcool, piscine, et autres jeux. Venez vous éclater jeudi à partir de 19h30. Signé : l'étudiant fêtard!"
Ce message me paraissait des plus étranges, je décide donc d'en discuter avec Jake et Lili à la pause déjeuner. Lorsque midi sonne, j'envoie un message à mes deux amis pour savoir où ils sont. Je sais qu'ils ne s'apprécient pas vraiment mais je dois avouer qu'en ce moment ils faisaient beaucoup d'efforts, ils mangeaient ensemble et commençaient à déconner. J'étais fière d'eux. Alice ne lançait plus des piques à Jake et vice-versa.
"On mange ensemble ce midi. J'ai un truc à vous montrer. B."
"Ok princesse, ça marche. J'arrive à la cafét dans 5 min! J."
"J'ai déjà réservé une table, je sais pas pourquoi mais je savais que t'allais dire ça. A tt de suite. A."
Eh bien Lili était très prévoyante, j'avoue que parfois elle avait des pressentiments qui s'avéraient être véridiques. Quant à Jake, je connaissais son emploi du temps, je sais qu'il est en sport et qu'il lui faut du temps pour se changer et prendre sa douche. Je pénètre dans le self et repère immédiatement Alice, assise toute seule à une table. Tiens, elle est près du blondinet, comme c'est bizarre... Je me glisse près d'elle avec mon plateau.
-Alors Lili, on mange végétarien aujourd'hui?
-Ouep, j'ai eu un cours sur l'art et l'animal. Ça m'a dégoutée! Du coup, en avant les légumes!
Je ris face à sa réflexion. Je sais que ça ne durera pas et que ce soir elle fondra sur le poulet au curry qui je vais lui préparer.
-Alors Bella, tu voulais me parler de quoi?
-On attend Jake et j'te dis ok?
-Oki!
1573 - Château de Voisins
Du haut de leurs montures, descendent d'autres nobles. Gabrielle ne les aime pas immédiatement, ils ont des yeux noir de jais et les cheveux ébènes à la peau pâle. Tout comme les Lenoir, Gabrielle n'a jamais entendu parler d'eux. Heureusement, Alix a écouté des conversations et a dû traîner dans les cuisines car elle chuchote quelques mots à l'oreille de la jeune femme.
-Les Volturi, d'Italie. C'est eux qui sont les plus nombreux, ils sont de la famille du pape.
-Merci, lui murmure Gabrielle.
Un homme assez grand et fin, surement le seigneur du royaume, s'avance vers Clovis qui s'empresse de lui serrer la main.
-Bienvenue dans ma demeure Aro! Je te présente ma fille Gabrielle et sa dame de compagnie Alix. Ma femme s'excuse de son absence, elle ne supporte pas le soleil.
-Merci beaucoup Clovis. Je suis venu accompagné comme tu me l'avais proposé. Voici mes fils : Caïus, Marcus et Demetri. Ma femme Heidi, ma fille Jehanne et nos serviteurs sont restés à l'extérieur de l'enceinte, ils montent leurs tentes.
-Nos domestiques vous ont-ils bien indiqué l'endroit qui vous est réservé? Heidi et Jehanne pourront loger au château vous savez?
-Oui, elles sont juste là-bas pour diriger le chantier.
-Assisterez-vous ce soir au banquet ainsi qu'au bal?
-Oui, nous viendrons. A ce soir Clovis.
Le clan Volturi reprend la route vers leurs terrains. Les Lenoir les suivent de près mais gardent leurs distances. Ils n'ont pas l'air de les apprécier plus que ça. Avant de passer la herse, Jacob lance un dernier regard à Gabrielle qui sent ses joues s'empourprer.
Quelques minutes plus tard, quand son père est aux commandes des festivités et du menu pour le soir (dindon grillé), Gabrielle ne peut s'empêcher de remonter dans sa chambre se changer. Alix la suit de près, apparemment pas très satisfaite de la décision de la jeune femme.
-Mais Gabrielle, vous ne pouvez pas aller vous promener! D'autres invités vont arriver! Vous allez défaire votre coiffure!
-Je préfère de loin aller me détendre que d'accueillir des nobles comme eux. Les Volturi, je ne les aime pas, ils sont bizarres. Quant aux Lenoir sont sympas mais je trouve que son fils Samuel est un peu trop froid, distant. Alors crois-moi, pour me détendre je préfère aller chasser.
Alix soupire, elle sait qu'elle ne peut rien contre l'esprit sauvageon de sa maîtresse et amie, elle sait que celle-ci n'est pas adepte de la mode et de la popularité. Depuis son enfance elle tente de se faire discrète mais bientôt ses devoirs la rattraperont. Quelques minutes plus tard, la jeune demoiselle ressort vêtue d'un pantalon d'homme et d'une tunique sombre assortie au pantalon. Ses cheveux sont nattés à la va-vite. Alix s'empresse d'entrer dans la chambre, comme elle s'en doutait, la jeune femme avait laissé la robe chiffonnée sur le sol et les bijoux de cheveux sur le lit. Alix s'empressa de ranger tout cela en maugréant contre Gabrielle.
Pendant ce temps-là, la jeune damoiselle sellait Mélusine. Elle empoigna son arc au passage et partit avec sa jument dans les bois. Le comté de Limoux, où les De Voisins De Cornebarrieu habitaient, était un comté fleuri en ce mois de mai, les coquelicots transformaient les champs du vert en rouge. Gabrielle galopait sur la plaine lorsqu'elle entendit quelque chose bouger à ses côtés. Elle intima à Mélusine de ralentir l'allure et pénétra dans les bois. Elle descendit de sa jument et l'attacha à un tronc avant de continuer vers la proie qu'elle avait repérée : un daim. Elle banda son arc, visa l'œil de l'animal et lâcha la corde. La flèche alla se planter dans la tête de la bête, sans aucune souffrance comme elle le voulait. Elle se rapprochait de l'animal quand elle entendit des branches craquer derrière elle. Elle se retourna vivement pour voir qui l'espionnait.
2012 - Seattle
Jake arriva et je le vis littéralement s'affaler sur la chaise près de moi et se jeter sur son déjeuner. Le burger eut une durée de vie d'environ... 1 minute. Pauvre Burger, paix à son âme...
-Bfon alorfs Bfella, de quoi tu foullais nous parler ? , tente de s'exprimer Jake en mangeant... Beurk!
-Eh bien, ce matin j'ai reçu un sms un peu bizarre.
Je sors mon portable et le montre à mes amis dont les réactions sont quelques peu extrêmes.
-Fchouette! Une teuf! On y fa?, s'écrie Jake.
-Mais tu sais pas de qui il vient? C'est dangereux Bella, c'est peut-être un piège! , s'inquiète Alice.
Les extrêmes, comme je disais. Ils m'embêtent! Moi je ne sais jamais quoi décider à cause d'eux. Je suis prise entre deux feux, un dilemme. Une idée me vient alors. Je me lève et écoute mes envies. Je vais jusqu'à la table des populaires...
-Salut Jasper, tu me connais pas mais moi si. Est-ce que tu vas à la soirée étudiante jeudi?
-Euh... ouais... Bella c'est ça?
-Exact! Merci! A demain alors.
Je me retourne et vois la mine déconfite de ma Lili qui a presque de la bave qui coule. Et voilà, le culot c'est ça! J'aime ce que je viens de faire. J'avais envie d'y aller et je viens de trouver un super moyen de convaincre Alice de m'y accompagner. Je me rassieds auprès de mes amis, sentant le regard des autres sur moi, des regards que je laisse glisser.
-Ma décision est prise. On va à cette soirée!
-Mais...mais t'as fait quoi là Bella?
-Eh bien, j'assure mes arrières. Jake t'as envie d'y aller non?
Il me répond en hochant la tête, une petite feuille de salade pendouille entre ses dents. J'ai envie de rire mais je me retiens. Je me retourne alors vers Alice avec un grand sourire. Je vois bien qu'elle met du temps à comprendre mais garde confiance, j'espère qu'elle va prendre en compte que j'ai bravé ma timidité pour elle.
-Nan... nan Bella, t'as pas fait ça? Tu lui as pas demandé d'être mon cavalier! Sale gnouffe!
-Mais nan, je lui ai juste demandé qu'il était présent à la soirée. Et comme il a dit oui, tu vas y aller. En plus, ça t'apporte la preuve que cette soirée n'est pas fictive.
Et toc! Jake lève un pouce, il a encore la bouche pleine le morfale. Alice, elle, tourne la tête vers la table de Jasper mais je la vois rapidement faire glisser ses cheveux noirs en mode "rideau". Il va vraiment falloir faire quelque chose pour qu'elle sorte de sa coquille...
Et voici le premier chapitre de cette histoire. J'espère qu'il vous a plu ! N'oubliez pas de faire péter la bubulle pour faire vivre l'artiste ! Reviewez si vous voulez la suite !
Twikissou !
Mil'
