Bonjour !

Merci beaucoup pour vos messages, sans plus attendre, voici le 2ème chapitre !

Pour les Revieweuses anonymes :

Ellfoy : merci beaucoup pour ta review et tes compliments, oui ce sera Draymione, j'espère que quand Drago arrivera, ça te plaira ! Et oui, je trouvais ça sympa de les faire grandir dans la guerre… Encore merci ! A bientôt xD

Clina : je te réponds à la fois pour All I Need et pour Until We bleed ^^

Merci vraiment beaucoup pour tes reviews sur AIN, tu peux pas savoir à quel point ça me touche ! Parce que je suis une grande lectrice de fanfic et j'adore lire après une journée de boulot et savoir que je peux faire cet effet, tu vois, j'en suis super heureuse !

Pour UWB, bien sur que je t'ai lu jusqu'à la fin, tu rigoles, ça m'a fait super trop plaisir (lol bien français ça !), avoir de longue review, ça fait toujours plaisir ! Donc merci, merci mille fois pour ta review, je suis contente que tu aimes, que tu sois intriguée et puis impressionnée aussi ! Merci, vraiment. J'espère que la suite te plaira tout autant ! A très vite. Merci !

.Chapitre 2

Dans sa chambre, Hermione s'était endormie sans difficultés. Elle dormit tranquillement jusqu'à ce que des flashes incessants troublent son sommeil.

Une prairie. Un homme. Un sourire.

Un cœur qui chavire, des regards qui se croisent.

La première caresse, un effleurement sur sa main.

Le premier baiser, le premier tourbillon dans son ventre.

Une dispute. Peine. Tristesse. Colère.

Une bataille. Colère. Incompréhension. Peur.

Des gens autour d'elle, un jugement impitoyable. Ses amis. Ses ennemis. Lui. La Mort.

Une douleur insoutenable la réveilla. Son propre cri la surprit elle se retrouva assise, la main sur le cœur, des larmes coulant sur ses joues, la respiration coupée.

- Hermione, c'est Lily, tout va bien ?

- Entre, dit-elle entre deux sanglots.

Lily entra rapidement et, la voyant en larmes, s'assit à son côté alors que James restait sur le pas de la porte, à la fois interloqué et ensommeillé.

- Qu'y a-t-il ?

- Je… je… j'a… peux… plus… respirer.

Hermione ne résista plus à retenir ses larmes, elle avait tellement mal. Comme un trou dans le cœur. Comme au moment où elle avait apprit la mort de ses parents. Elle avait l'impression d'être seule au monde. Lily essaya de la rassurer mais ses larmes étaient intarissables. La douleur, à la fois physique et mentale, était insoutenable. Elle vit à peine Lily la mettre doucement dans les bras d'Harry, lui aussi réveillé, tandis qu'elle allait lui préparer une tisane. Toutes ses images de son rêve tournaient en boucle dans sa tête. Cet homme blond qui lui était si cher dans ce rêve et qu'elle perdait. Elle se revoyait encore hurler de désespoir sur son corps mort. Lily revint et lui fit boire la tisane, ce qui réussit à la calmer un peu.

- Ca va chérie ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Un cauchemar, murmura-t-elle, ça fait mal.

- Où ?

Elle posa sa main sur son cœur, les larmes revenant soudain en même temps qu'elle reprenait conscience de la force de sa douleur.

- Ce n'est rien, finis de boire ta tisane, ça va te calmer, tu nous raconteras demain, d'accord ?

Hermione hocha la tête et se recoucha. Harry resta à côté d'elle, elle eut du mal à se rendormir, les images de son cauchemar revenant dès qu'elle fermait les yeux, la douleur irradiant partout en elle. Mais la tisane que lui avait faite Lily était plus forte et elle finit par tomber dans le sommeil. Quand elle se réveilla, Harry était toujours là, endormi à ses côtés. Elle sourit légèrement, caressant doucement ses cheveux qui lui tombaient sur les yeux. Elle se leva ensuite et passa à la salle de bain. Elle avait une tête à faire peur. Elle avait encore mal au cœur et se sentait déprimée. Elle descendit dans la cuisine et y retrouva Lily et James. Lily vint l'enlacer.

- Comment tu te sens ?

- Très bizarre. J'ai l'impression d'avoir perdu quelqu'un que j'aimais plus que tout. Un peu comme à la mort de mes parents, bafouilla-t-elle.

Evie et Sirius entrèrent et James coupa la conversation pour faire ses "au revoir". Harry descendit à ce moment. Il était difficile de les voir partir. Même s'ils étaient de bons sorciers, il y avait toujours un risque qu'ils ne reviennent pas. Hermione remonta se coucher sur le lit et se mit inexplicablement à pleurer. Lily et Harry vinrent la voir pour savoir ce qui n'allait pas.

- Hermione, fit Lily d'une voix forte, raconte-nous ce qu'il s'est passé, tu iras mieux après.

- Je ne sais pas. J'ai eu de sortes de flashes, de moi et de quelqu'un d'autre.

- Qui ça ?

- Je ne sais pas. Un homme, d'une vingtaine d'années peut-être. Nous avions l'air amoureux. Enfin je crois. C'est dur à dire. J'avais plein d'images qui défilaient en même temps. Enfin des flashes très rapides de nous deux. A la fin, il se passait quelque chose de grave. Je crois qu'il était mort. Et je pleurais sur son corps. Et je me suis réveillée en criant, et j'avais mal. Je ne comprends pas. C'est comme si j'avais perdu une partie de moi.

- Aujourd'hui tu te reposes. Ok ?

Hermione hocha la tête et se recoucha. Elle les entendit sur le pas de la porte, mais ne fit rien pour les écouter. Elle n'en avait pas la force. Elle sentit quelqu'un s'asseoir sur son lit. Sûrement Harry.

- Tu veux qu'on regarde un film ? (Hermione secoua la tête en signe de négation.) Une comédie ? Allez ! Une comédie !

Hermione haussa les épaules mais ne dit rien, se redressant un peu pour voir la TV. Elle se laissa faire. Harry commentait joyeusement le film et lui amena à manger. Elle sentait bien que Lily et lui s'inquiétaient, mais elle n'avait aucune force pour bouger ou penser. Elle n'arrivait qu'à souffrir.

Le deuxième jour se passa à peu près de la même façon. Hermione était parfois secouée de sanglots sans comprendre pourquoi. Elle ne comprenait pas, ce qui la mettait dans cet état. Ce fut le troisième jour qu'Harry décida de réagir. Il ouvrit furieusement les volets et se posa devant sa meilleure amie qui ouvrit difficilement les yeux.

- Il est presque midi, Hermione, alors tu vas me faire le plaisir de te lever, de te doucher, de t'habiller et de te bouger un petit peu !

- Mais…

- Il n'y a pas de mais ! Regarde-toi ! Il y a trois jours, tu étais celle qui me disait de continuer à me battre et te voilà à te morfondre ? Et bien non, je sais que la mort de tes parents a été terrible et je sais que je ne peux pas comprendre ta douleur ! Mais tu es vivante ! Ce cauchemar t'a apeuré et terrifié, je le conçois. Mais ça ne sert à rien de rester là à pleurer sur ton sort ! Jedusor est toujours là, dehors, à tuer ! On risque tous notre vie ! On a besoin de toi parce que tu es l'une des meilleurs et ce n'est pas en restant là que cette putain de guerre va finir ! Allez, dépêche-toi, je t'attends dans un quart d'heure dans la salle de duel ! Si tu n'es pas là, je reviens te chercher et ça va mal aller pour tes fesses, Hermione !

Sur ce discours rageur, Harry sortit de la chambre. Hermione se leva difficilement, retenant ses larmes. Harry ne lui parlait que très rarement de cette manière. Ils étaient toujours sur la même longueur d'onde. Elle savait qu'elle se conduisait comme une idiote mais elle n'y pouvait rien. Enfin si, elle pouvait faire quelque chose. Aider. Se bouger. Avec Harry. Elle savait qu'il serait toujours là pour elle comme elle serait toujours pour lui. Elle devait ne penser qu'à ça pour avancer.

Un quart d'heure plus tard, douchée, rassasiée après un bon petit-déjeuner, elle rejoignit Harry dans la salle de duel. Il l'attendait en lisant un bouquin de sorts de défense. Il la regarda avec un air à la fois gêné et sûr de lui, la défiant de lui reprocher son discours.

- Je suis désolée, Harry.

Il hocha la tête et se leva du bureau.

- Allez, au combat.

Avant qu'elle n'ait eu le temps d'acquiescer, il attaqua, la faisant rouler par terre. Furieuse, elle contre-attaqua. Le duel dura un bon quart d'heure puisqu'ils étaient de force égale. Hermione crut l'emporter quand la baguette d'Harry vola dans les airs mais elle sentit un sort la pousser contre le mur. Rapidement, Harry se retrouva au-dessus d'elle, debout avec une baguette et un grand sourire.

- Gagné ! Alors ?

- Tu… t'as pas utilisé ta baguette !

- Je sais ! Je me suis entraîné pendant que tu faisais le légume.

- Désolée, répéta-t-elle en grimaçant.

- Tu veux me raconter ? Et après, je te raconte tout ce que je sais ? Proposa-t-il en fermant la salle et lançant un sort d'assourdissement.

- Okay… Je ne sais pas vraiment, c'est juste ce cauchemar qui m'obsède.

- Ce garçon…

- Oui, c'était bizarre. Plein de flashes sur notre relation. Même si ce n'est pas vraiment une relation, c'était rapide, violent et très éprouvant émotionnellement. Je ressentais vraiment des choses fortes. Et puis, je crois qu'il est mort et, tout s'est envolé. C'est comme si je perdais quelqu'un de proche sans l'avoir connu. Ca m'a fait mal sans que je comprenne vraiment pourquoi. La même douleur qu'à la mort de mes parents. Je ne savais pas quoi faire pour enlever cette douleur.

- Tu as encore mal ?

- Oui. Mais c'est moins fort. Ou plutôt je m'habitue.

Harry hocha la tête, réfléchissant. Il était aussi inquiet qu'elle.

- Tu crois que c'est grave ?

- Non ! Enfin je ne sais pas, ce n'est peut-être qu'un rêve. Je sens que maman est inquiète. Et…

- Et ?

- Il y a eu une attaque au village n°5. Heureusement, on était en déménagement et très peu on été pris au final. Ils soupçonnent une taupe parmi nous. Je crois qu'ils se doutent de qui, mais ils ne veulent pas nous le dire. Il faut donc faire attention.

- Mon dieu ! Il y a eu des morts ?

- Non mais des blessés.

- Et moi qui étais là à pleurer sur mon sort… Bon, maintenant, montre moi comment tu as fait pour ne pas utiliser ta baguette.

- J'ai mis deux jours à le faire et je n'y suis arrivée que deux fois. La colère aide.

- Mettons-nous au travail.

Ils passèrent l'après-midi à y travailler, lisant des livres sur le sujet, essayant ensuite de le mettre en pratique. C'était long, difficile et douloureux mais ils s'accrochèrent et réussirent quelques sorts, surtout de défense, pour empêcher quelqu'un de s'approcher trop près.

A la fin de la journée, ils étaient vidés mais content d'eux-mêmes. Hermione se sentait bien mieux. La douleur persistait, néanmoins bouger lui avait fait beaucoup de bien. Dès qu'elle le put, elle s'isola avec Lily pour s'excuser une nouvelle fois et lui raconter ce qu'elle avait redit à Harry à propos de son rêve. Lily paraissait inquiète mais ne savait pas d'où cela pouvait venir, et conclut que cela lui avait juste rappelé de mauvais souvenirs. Hermione voyait bien que cela l'inquiétait plus qu'il ne le fallait et elle s'en voulut. Cette guerre finirait par les rendre fou.

Le lendemain, Harry et Hermione recommencèrent leur entraînement intensif. Ils furent vite rejoints par Neville Longdubat et Kate Abbott, une sorcière qui avait déjà fini Poudlard et qui avait intégré, de son propre chef, l'Ordre. Ils travaillèrent leurs stratégies offensives tout l'après-midi. Ils avaient aussi de longues conversations sur leurs études à Poudlard leur volonté de se battre pour faire tomber Voldemort. Il était toujours bizarre pour Hermione d'entendre Neville l'appeler Le Seigneur des ténèbres mais elle savait qu'il n'avait pas le choix à l'école, de l'appeler comme ça. Eux l'appelaient bien Jedusor pour ne pas tomber sur le tabou dont il avait frappé son nom.

.

Les journées passaient et se ressemblaient étrangement. Les « jeunes » s'entraînaient sérieusement, partaient parfois dans les villages pour en faire le tour, vérifier les sorts qui les protégeaient, voir si aucun Mangemort ou partisan de Jedusor ne tournait autour. Hermione ne parlait plus du cauchemar mais elle y pensait sans cesse. La douleur présente en elle ne lui laissant que peu de répit même si elle arrivait maintenant à la maîtriser.

Un soir, après le retour de James et Sirius, une nouvelle dispute éclata autour des Weasley. Molly s'inquiétait de plus en plus et voulait protéger ses deux derniers enfants. Sirius se mettait de son côté alors qu'en face Maugrey et Rogue refusaient catégoriquement de leur révéler des choses sur l'Ordre alors qu'ils étaient proches de Mangemorts. Les deux frères jumeaux, Fred et George, qui venaient d'y faire leur entrée dans l'Ordre furent questionnés pour avoir leurs avis.

- Et bien, on a essayé de les en empêcher. Mais plus tu empêches Ginny de faire quelque chose et plus ça lui donne envie de le faire, commença Fred.

- Mais je ne pense pas qu'elle pense comme eux. Bon, Ron est plus… continua Georges.

- Influençable. Mais on n'a pas trop osé leur en parler. Ils disent que c'est juste des copains, qu'ils ne peuvent pas rester ennemis, c'est aussi pour se protéger.

- On ne pense pas qu'ils doivent rentrer maintenant, c'est tôt.

- Mais après ça peut être trop tard…

- Vous n'avez pas pensé à en faire des agents doubles ? Demanda alors Kate Abbott. Je sais que c'est une décision difficile, mais cela pourrait être un grand avantage pour nous.

- Hors de question de les mettre en danger de cette façon sans qu'ils ne le veuillent, coupa Arthur Weasley.

- La discussion est close pour le moment, termina Maugrey.

.

.

Voilà pour ce deuxième chapitre ! Alors ?

Je ne savais pas trop comment faire le rêve, alors j'espère que ça parait pas trop idiot, que ça passe !

La semaine prochaine, un nouveau personnage arrive… qui ça peut donc être ? lol

A très vite !