Titre : Précieuse petite fleur
Auteur : ylg/malurette
Base : Tangled (Raiponce)
Personnages : Gothel & Rapunzel
Genre : maternage abusif
Gradation : PG-13 / T
Légalité : cette version est la propriété de Disney, ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Thème : "touching/cuddling/getting physical" pour LadiesBingo (câliner)
Prompt : hug day - subverted
Nombre de mots : 550+

oOo

Gothel aime sa fille très, très fort, oh, sa précieuse petite fleur... Rapunzel ne doit jamais douter de cela. Elle est toujours à la toucher, la câliner, caresser sa chevelure. Du coup, quelle importance si de temps en temps des mots blessants lui échappent ? C'est pour son bien après tout. Elle ne dit que la vérité ; il faut qu'elle la protège contre le monde extérieur, un monde tellement cruel qu'il la détruirait en un rien de temps. Il faut donc qu'elle lui apprenne. Ça n'est pas Gothel qui est cruelle envers Rapunzel, c'est ce monde qui l'est, et qui, malgré ses efforts pour le tenir à distance, s'insinue parfois jusque dans le sanctuaire de leur tour.
Alors quand les mots blessent Rapunzel, Gothel étouffe ses mauvais sentiments dans une étreinte. Entre ses bras, Rapunzel peut se rassurer : elle se tiendra toujours entre elle et le monde, elle fera rempart de son propre corps s'il le faut.
Elle la garde tout contre elle, elle la serre bien fort. Rien ne viendra jamais s'immiscer entre elles. Seulement ce que Gothel décidera, et ça ne fera pas grand' chose.

Elle lui apporte les plus belles robes qui soient quand elle grandit trop pour les précédentes.
Elle cuisine pour elle, elle la nourrit des meilleurs aliments qu'elle trouve ; plus tard elle lui apprend à cuisiner et à prendre soin d'elle-même et à tenir leur maisonnée pour les jours où elle n'a pas d'autre choix que de la quitter.
Rapunzel a appris à parler en répétant les mots de Gothel quand elle se sentait bien seule autrefois, avec pour toute compagnie un bébé qu'elle ne considérait pas encore comme une personne, et qu'elle se parlait à haute voix pour meubler le silence. Elle a appris à chanter en imitant la berceuse que Gothel chantait encore et encore en brossant sa chevelure interminable.
Elle la câline souvent, une habitude prise quand Rapunzel était encore petite. Sur ses genoux, elle observait les images et les signes dans les grimoires que Gothel lisait ; elle demandait, et ça ça veut dire quoi ? Alors Gothel lisait à haute voix et la laissait faire le lien avec les mots sur la page. Comme Rapunzel comprit vite, elle finit de lui apprendre à lire.

Elle brosse et brosse et brosse sa magnifique chevelure dorée et lui apprend à peigner ses propres boucles noires sans les tirer ; leurs cheveux sont bien différents mais tout aussi beaux dans leurs genres. Elle apaise ses angoisses de mots doux, tout le temps qu'elle brosse cette admirable chevelure, elle lui donne des petits noms tendres, et des promesses de toujours s'occuper d'elle.
Du même mouvement de sa brosse, c'est comme si elle balayait les cauchemars. Elles chantent en chœur et se serrent l'une contre l'autre. Elles n'ont chacune que l'autre au monde, après tout, elles sont le monde entier l'une de l'autre, seules dans cette tour...

Oui, Rapunzel ne doute jamais que Gothel l'aime... à sa façon. Du moins, elle aime ses cheveux, sa magie, leur lien. Elle la gardera de tout danger, à l'écart, là entre ses bras, elle ne la laissera jamais partir et se perdre.