Ma revoilà pour un nouveau chapitre ! Plus long que le dernier d'ailleurs =) Je vous laisse découvrir ce que Robert a encore inventé pour la joyeuse Eolia ;)

On se retrouve après, j'ai hâte de vous lire !

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-Mais pourquoi ont-ils besoins de nous à Poudlard et pas au ministère par exemple ? C'est bien votre école de sorcellerie ? Je demande à Ben.

-Oui. Il acquiesce. Je ne sais pas. Enfin du moins j'ai quelques suppositions. Répond mon mentor. Tu connais Tu Sais Qui ?

-Bien sûr ! L'autre barge qui a voulut le pouvoir sur tout le monde des sorciers ? Je souffle un peu agacée que Ben me pense aussi inculte.

-Et bien, tu dois savoir aussi que le jeune Harry Potter l'a envoyé six pieds sous terre en retournant son sortilège de mort sur lui.

-Oui mais je ne vois pas en quoi Black et nos détraqueurs viennent faire là-dedans !

-J'y arrive ! Il réplique en me mettant une petite tape impatiente sur la tête. La maison des Potter était protégée par une forte protection magique et pour cela la famille avait un détenteur du secret de l'emplacement de celle-ci. Sirius Black !

Je m'appuie contre ma chaise en fronçant des sourcils avant de demander :

-Donc si je comprends bien, Black a vendu la mèche au grand barge qui a donc put se pointer chez les Potter et faire un massacre ?

-Oui c'est bien ça. Soupire Ben sous mon peu de considération devant Vous Savez Qui. Et le fils Potter, Harry est en ce moment à l'école. Si tu es un peu intelligente et je commence à avoir des doutes. Tu comprendras que Black ne rêve que d'une chose...

-Venger son maître en tuant Harry ! C'est bon je suis pas débile ! Je coupe fortement agacée par l'humeur de mon titulaire.

Pour la peine j'avale mon déjeuner en silence sous les taquineries de Ben qui essaye de me faire passer ma mauvaise humeur. Mais je ne suis pas du matin et si il continue sur cette voie il risque de me mettre de très mauvais poil et je vais devoir utiliser mon patronus toute la journée. Et je vous assure que c'est épuisant !

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tandis que je fais la vaisselle, Ben vient se planter à côté de moi. Je le dévisage en haussant un sourcil quand je ne le voit pas se faire couler une tasse de café. Je soupire :

-Oh, Oh... Tu as ta tête des mauvais jours..

-Il faut qu'on parle de Robert. Il coupe un peu sèchement.

-Quoi ? Je m'écrie surprise. Mais pourquoi ?

-Parce qu'on ne va pas pouvoir l'emmener à Poudlard. Il n'est pas stable et il pourrait aspirer n'importe qui ! Nous devons partir ce soir ! Gérer dix détraqueurs en extérieur va être compliqué mais ça risque d'être suicidaire si Robert en fait parti !

-Alors tu proposes quoi ? Je m'énerve en posant avec violence une assiette propre sur l'égouttoir.

-Le grand moyen. Il souffle.

Je le dévisage avec horreur. Le grand moyen, c'est une façon plus gentille pour dire qu'il va le tuer. Enfin, on ne tue pas un détraqueur puisqu'il n'a pas d'âme mais à l'aide d'un sortilège complexe on peux le renvoyer dans le néant. Et franchement, bien que ces créatures attisent ma curiosité et mais pas forcément une grande sympathie car n'oublions pas qu'ils me boufferaient à la moindre occasion, je ne leurs souhaitent pas ça, à personne.

-C'est hors de question ! Je crie presque.

-Mais pourquoi ? S'exclame Ben sans comprendre.

-Parce que c'est le premier détraqueur qui me résiste un peu et toi tu veux déjà me le tuer ! C'est hors de question ! Robert sera un bon gardien, il lui faut juste un peu de temps !

-Et tu m'expliques comment tu vas faire en une journée ! Tu n'y arriveras jamais !

-Je le garderais avec moi à Poudlard !

Ben part dans un rire nerveux qui n'augure rien de bon avant de s'écrier excédé :

-Et tu m'expliques comment tu vas faire pour expliquer à un détraqueur qu'il doit rester près de toi ?

-MAIS IL EST TOUT LE TEMPS PROCHE DE MOI ! Je crie en montrant la fenêtre du doigt.

Effectivement, Robert se tient à une cinquantaine de mètre de la Cabane en flottant paresseusement, la tête tournée dans notre direction.

Ben semble se calmer d'un coup et demande doucement piqué par la curiosité :

-Depuis combien de temps ça dure ?

-Depuis que je m'occupe de lui. Je réponds en allant me poster à la fenêtre à côté de mon mentor.

-Alors ça... Je n'ai jamais vu un tel comportement chez ces créatures... il chuchote plus à lui -même qu'à nous.

-Alors qu'est-ce qu'on fait ? Je demande en posant mes mains sur mes hanches.

Ben me toise avec amusement avant de hausser les épaules et je reprends :

-Tu sais très bien que tous les détraqueurs du parc sont déjà sortis plusieurs fois, il n'y à que Bruno qui va te demande une réelle surveillance. Moi je pourrais veiller sur Robert, il m'écoutera, j'en suis sûre ! S'il te plaît Ben, laisse moi au moins essayer. Si il dérape, tu pourras le renvoyer au néant !

-Et si il aspire quelqu'un ?

-Il n'aspira personnes d'autres que Sirius Black. Je le veillerais jour et nuit ! Tu me connais, tu sais que je suis responsable !

-Ce que je sais. Il dit en posant une de ses mains sur ma hanche. C'est que tu as la fougue d'une jeune dresseuse de 23 ans, dans sa première année de travail ! Nous verrons comment ce passe le vol jusqu'au château. Si il se tient bien durant, c'est qu'il y a de bonnes chances pour qu'il s'adapte. Mais si il aspire quelqu'un, tu sais que le ministère te réservera le même sort !

-Je sais... Je murmure en enlaçant mon mentor. Il ne le fera pas, j'en suis certaine. Je vais aller lui expliquer !

Sur ce je tourne les talons et j'entends à peine Ben chuchoter :

-C'est bien ça qui m'inquiète...

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-Hé Robert ! ROBERT ! J'appelle en riant mon détraqueur qui se pointe devant moi.

-Tu sais quoi ? Je reprends. Tu vas avoir le droit à ta première sortie ! J'ai bataillé dur pour ne pas que Ben te tue car d'après lui tu es inapte pour notre société mais moi je suis sûre que non ! Tu piges ?

Comme d'habitude Robert reste planté devant moi à flotter sans faire le moindre geste et j'éclate de rire parce que parfois j'ai vraiment l'impression de le déprimer.

-Je me demande qui de nous deux est le détraqueur tu sais ! Bon, comme pour les exercices tu n'as pas montré de réelles aptitudes, il va falloir que je te garde tout le temps avec moi, tu comprends ?

Pas de réaction... Je reprends :

-Parce que je suis certaine que tu peux être un bon détraqueur ! Il te faut juste un peu de temps, c'est tout. Donc tu resteras proche de moi comme ça je t'empêcherais d'aspirer tout le monde et ça t'évitera d'être tué. D'accord ?

Pas de réaction... Je m'éloigne en haussant les épaules et j'espère vraiment que cette fois il a pigé quelque chose. Pourtant, le froid du détraqueur ne me quitte pas. Je fronce les sourcils en me retournant et je vois mon Robert qui me suit comme un petit chien. Un sourire barre mon visage, je fais quelques pas en arrière, un peu hésitant et Robert continue de me suivre. Je crois que si j'étais suicidaire, je me serrais jeter au cou de mon encapuchonné, tellement la joie irradie dans mes veines. Je m'écrie :

-Génial Robert ! T'as pigé ! Viens vite ! On va montrer ça à Ben !

Je m'élance en courant jusqu'à la cabane avec Robert sur les talons...

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-BEN ! BEN ! Je crie

le dénommé sort de la cabane alerté par mes cris et quand j'arrive essoufflée à sa hauteur, je m'exclame :

-T'as vu, il a compris ! Robert a enfin compris quelque chose ! Je lui ai dit qu'il fallait que je le surveille et depuis il ne me lâche plus les baskets !

-Oui. Répond Ben un peu mitigé. Je sais pas si tu devrais te réjouir on t'inquiéter mais essayons ça.

D'un coup de baguette, il fait apparaître le test « des trois proies » puis il s'adresse à moi.

-Maintenant, qu'il t'écoutes un minimum, essayes !

Je me tourne vers Robert en haussant les épaules et je lui dis :

-Ok Rob' ! Tu dois sentir qui est le meurtrier et les victimes. Tu ne dois en aspirer qu'une seule. Le meurtrier ! Les autres, TU-LES-LAISSES !

Comme d'habitude, il reste planté devant moi avant de se détourner lentement sous la moue septique de Ben. Je regarde le detraqueur humer les proies, la main crispée sur ma baguette tandis que Robert commence à faire son long râle, m'indiquant qu'il est en train d'aspirer une victime.

Pour une fois, il a choisit la bonne d'office mais je crains qu'il ne s'en prenne aux autres une fois sa proie aspirée.

Pourtant, pour la première fois, il renifle les deux victimes avec un air suspicieux avant de se détourner et de revenir vers moi, l'air fière de lui.

Mon cœur se gonfle de joie alors que Ben manque de se décrocher la mâchoire et je m'exclame :

-Bravo Robert ! Tu as été formidable ! Il faudra faire pareil au château, pigé ?

Mon encapuchonné me dévisage et je murmure avec indulgence :

-Ah oui, t'as récompense !

Sur ce, je laisse la tristesse envahir mon cœur et si Robert pouvait danser la gigue je crois qu'il ne s'en serait pas privé. Le froid envahit la moindre parcelle de mon âme et je secoue la tête en reprenant mon souffle :

-Allez, ça suffit comme ça ! Expecto patronum !

Un magnifique ours polaire sort de ma baguette et ce place devant moi avec une attitude protectrice. Robert s'éloigne de quelques mètres en continuant de me fixer pendant que la chaleur de mon patronus m'envahit avec délectation.

Finalement, Ben rompt le silence en déclarant avec éloquence :

-Et bien, il est temps de préparer les détraqueurs pour le voyage !

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-On est loin du château ? Je demande à Ben en enfourchant mon balais.

-Une petite heure de vol. il répond avant de déclarer en amplifiant sa voix : DETRAQUEURS, NOUS ALLONS NOUS RENDRE DANS UN LIEU OU VOUS SEREZ LES GARDIENS. JE VEUX QUE CE VOL CE PASSE SANS INCIDENT. VOUS CONNAISSEZ POUR LA PLUS PART LA MARCHE A SUIVRE. ROBERT, TU IRAS AVEC TA DRESSEUSE. QUAND A TOI, BR...BRUNO, TU RESTERAS PRES DE MOI !

A MON SIGNAL...C'EST PARTI !

Je pousse alors fort avec mon pied pour prendre rapidement de l'altitude en vérifiant que j'ai bien sanglée mon sac au balais. Robert flotte à côté de moi et je m'amuse à faire des vrilles autours de lui. Ben me rappelle à l'ordre et je prends aussitôt une attitude plus sérieuse. Les détraqueurs sont très calmes. Bruno et je souris en repensant à Ben l'appeler pour la première fois ainsi, vole tranquillement à côté de son dresseur tandis que les autres créatures flottent en formation.

Je m'inquiète légèrement quand nous passons au dessus d'habitation mais Robert à l'air de s'en ficher royalement et je me détends au fur et à mesure du vol.

J'ai vraiment hâte d'arriver mes doigts sont gelés à cause de l'air glaciale de l'hiver et je rêve d'un bon bain et d'un feu joyeux qui craque dans l'âtre.

C'est sans m'en apercevoir que nous arrivons à la lisière de Poudlard où les fenêtres du château luisent de mille feux dans la nuit...