Voilà la suite... et fin :)

Rachel se réveilla péniblement. Autour d'elle, tout était sombre, si bien qu'elle ne pouvait deviner où elle se trouvait. Elle se souvenait être entrée dans sa voiture pour suivre le convoi de Harvey, mais un homme avec un masque de clown avait surgi de la banquette arrière et l'avait endormie en plaçant un mouchoir devant sa bouche. L'odeur âcre du formol était encore présente en elle, et l'écœurait. Soudain, la pièce s'éclaira si fortement qu'elle dû fermer les yeux.

« Bonsoir, Rachel. Tu diras à tes amis de la police de ne jamais me laisser en compagnie d'idiots. Il est vraiment trop facile de s'échapper, avec un peu de technologie explosive !»

Une voix qu'elle reconnaissait entre mille.

« Où est Harvey ? » demanda-t-elle au Joker.

« Il est vivant. Mais tu peux me remercier. J'ai menti au Batman qui a accouru pour te sauver, et il a finalement sauvé ton cher procureur. Sans mon petit mensonge, il serait mort ! Quant à toi, tu as brûlé vive, aux yeux des habitants de Gotham. »

L'homme maquillé éclata d'un rire aussi hystérique qu'à son habitude.

« Je ne savais pas que tu avais autant de succès auprès des justiciers, masqués ou non ! » continua le Joker sur le ton de la conversation.

« Tu ne sais pas grand-chose de moi. »

« Sûrement bien plus que tu ne le crois. »

« Pourquoi je suis là ? »

« Parce que je n'allais pas laisser ces idiots de flics choisir entre ton mec et toi. Regarde comme tu aurais fini... »

Bien évidemment… Il était le Joker, il jouait, et l'idée de l'avoir laissée tranquillement chez elle ne lui avait pas effleuré l'esprit.

« Où sommes-nous ? »

« Un entrepôt au nord de Gotham. Bien sûr, j'aurais adoré t'inviter chez moi, ou alors, comme au bon vieux temps, on aurait pu aller se réfugier chez toi, mais pour des raisons évidentes, je dois rester caché. Tu comprends, je suppose. »

Toujours ce ton gai, et léger. Rachel regarda autour d'elle. Ils étaient dans une simple pièce, dépourvue du tout mobilier. Elle ne put s'empêcher de formuler les questions qu'elle s'était interdit de poser.

« Où étais-tu toutes ces années ? »

« Je suis allé de ville en ville, aidant la pègre à reprendre le contrôle sur ses territoires. »

« Qu'as-tu fait de tes rêves, de tes talents de magicien ? »

Le Joker éclata de rire.

« C'est étrange que tu demandes ! Il y a deux jours justement, je faisais un tour de magie devant Maroni, Gambol et leurs hommes. Mais inutile de s'étendre, ça n'aurait pas été à ton goût. »

Nouvel éclat de rire. Rachel le dévisagea gravement.

« Pourquoi cet air si sérieux ? » demanda alors Jack Napier.

« Et tu oses me dire ça ?! Tu me prends pour qui ? Je ne te crains pas, Jack ! »

Eclat de rire. Encore.

« Tu ne sais pas de quoi je suis capable, Rachel. Tu ne me connais pas. Je suis le Joker, je suis un philosophe, tu sais ! Décadent, certes, d'après mes psychologues. Tous plus fous que moi, d'ailleurs…. Il y en a même une qui a été assez idiote pour tomber amoureuse, tu sais ? »

« Philosophe ? » demanda Rachel en ignorant les commentaires annexes.

« Ton ami le Batman a compris ça, lui aussi. La folie est comme la gravité. Tout ce dont elle a besoin c'est d'une petite impulsion. Bientôt les citoyens de Gotham deviendront aussi fous que moi ! Je ne fais que montrer l'exemple.»

« Tu n'es rien d'autre qu'un tueur à la chaîne ! »

« Tu as une vision tellement noire de moi. »

« Nous nous sommes quittés sur le meurtre de ton père, et quand je te retrouve, tu tiens un couteau sur ma joue. Que veux-tu que je pense de toi ? »

« J'ai toujours été comme ça, Rachel. J'ai toujours laissé s'exprimer ma part d'ombre. Et tu fais ça, aussi. Tu savais que j'étais sombre et torturé, et pourtant, tu m'ouvrais ta porte, jour après jour. Déjà quand nous étions adolescents tu n'avais pas peur de moi, alors que tout le monde voyait clair dans mon jeu et m'évitait. »

« Tu mens. Tu as changé. Tu n'étais pas comme ça. »

« Crois ce que tu veux, au fond, tu connais déjà la vérité. »

« Combien de temps vas-tu me garder ici ? »

Le Joker sourit. Rachel remarqua que cette foi-ci, la grimace n'avait plus rien d'effrayant et qu'un éclat animait les yeux maquillés de noir.

« Un changement de sujet dans les règles de l'art ! Disons, le temps qu'il faudra pour que le Batman vienne à ma rencontre pour te venger. »

« Il sera bientôt là, dans ce cas. »

« Je n'en doute pas. Tu es une femme ravissante, n'importe qui tuerait pour toi. »

« Non. N'importe qui m'offrirait des fleurs, si tu veux, mais tuer, ce n'est pas encore une technique de drague populaire. »

Le clown éclata de rire.

« Sarcastique, comment avais-je pu oublier ça ! Et cachotière, avec ça ! Tu pensais pouvoir cacher à ton vieil ami que tu avais des problèmes de couple ? C'est quoi ton problème avec le mariage ? L'engagement ? Ou bien Dent est-il tout simplement un mec trop sage pour toi ? » demanda le criminel sérieusement, comme s'ils partageait des confidences autour d'un café.

« Tu es un malade. »

« Si tu le dis ! Ce n'est pas tout, mais on a des choses à faire ! Un… ami me prête son appartement quelques jours, le temps que la chauve-souris sorte de son trou et que je la tue. Il faut se rendre là bas incognito. »

« Et si je refuse ? »

Le joker leva les yeux au ciel avant de les reposer sur la jeune femme. Il sortit lentement un couteau de sa poche et bloqua Rachel entre la lame et le mur.

« Ne m'oblige pas à l'utiliser. La tentation de te tuer pour de vrai est forte mais au nom d'une certaine moralité, je ne le fais pas. Mais tu n'as aucune utilité vivante. Si je compte juste te relâcher après avoir tué le Batman, rien ne peut pourtant m'empêcher de te zigouiller. Compris ? »

Rachel ne répondit pas mais obtempéra quand il lui fit signe de le suivre.

[…]

Dent était toujours dans le coma. La moitié de son visage était brûlée, mais il était loin de ressembler à Double-Face, le super vilain qu'adorait Bruce dans les comics de son enfance. La peau n'avait pas disparue pour laisser place aux os et aux articulations, mais semblait avoir fondu, dévisageant l'anciennement charmant procureur. Wayne était assis depuis plusieurs heures près du corps inerte, silencieux.

Il était venu à l'hôpital pour essayer de trouver une solution. Peut-être Dent avait-il des informations qu'il pourrait communiquer au sujet de ses ravisseurs ? Peut-être aurait-il une idée pour retrouver le Joker ? Mais visiblement, le procureur n'était pas en état d'aider le Batman. Il devrait se débrouiller seul.

[…]

« Quel endroit charmant, ne trouves-tu pas ? »

« Tu veux vraiment occuper l'appartement d'un type que tu as tué ? »

« Gambol aurait été ravi de me le laisser. On a une vue sur l'immeuble Wayne Enterprise, une vraie merveille, ton ami Bruce n'est pas loin ! Même si le pauvre homme te pleure sûrement. Ton retour sera une bonne surprise! »

Rachel resta silencieuse et déambula dans l'appartement. Il occupait tout un étage. L'argent sale payait mieux que celui gagné honnêtement au fur et à mesure des démantèlements de réseaux, nota-t-elle.

« Je suppose que je n'ai pas le droit de sortir d'ici ? »

« Tu supposes bien, mais je n'ai pas trop le choix, tu avoueras. Bon, ce n'est pas tout mais j'ai du boulot ! Sois sage, je n'ai pas envie de salir un de mes beaux couteaux… » avertit le Joker avant de quitter l'appartement.

[…]

Tout le monde savait à quoi il ressemblait, tout le monde était en alerte suite à la disparition de Dent, le Batman voulait sa peau, et pourtant, il sortit sans encombre. Il marcha vers l'hôpital et dû se faire plus discret pour entrer. Sans problème pourtant -il était le Joker que diantre !- il rejoignit la chambre de Dent. Voir le corps ainsi étendu du procureur ne lui fit aucun effet, mais lorsqu'il aperçu son visage massacré, il ne put s'empêcher de frissonner…de plaisir. Il aimait tellement voir le monde brûler, et Harvey Dent illustrait à la perfection cette métaphore. Sans réfléchir davantage, le Joker tira sur un des fils qui reliait le procureur à la vie. Puis, éclatant d'un rire remplit d'une hystérie glaciale, il tua Dent, fil après fil.

[…]

« Rachel ? »

Le silence ne lui répondit pas et le Joker accéléra ses pas, ouvrant toutes les pièces à la volée, se mettant en colère contre son amie. Mais il la trouva finalement endormie, sur le canapé d'une pièce qui servait de bureau. Et de sale d'exécution, mais Rachel n'avait pas pu le deviner. Le clown s'approcha de la jeune femme et la souleva, l'amenant endormie dans la chambre voisine. Il ne pouvait dire pourquoi, mais il n'aimait pas la voir allongée sur ce qui avait servi de lit de mort à de nombreux hommes. Le sang et la violence ne lui allaient pas. Elle était bien trop pure pour ça.

Il se souvenait de leur adolescence. A chaque fois qu'ils mettaient un film violent ou sanglant, il le regardait avec fascination, tandis qu'il la voyait du coin de l'œil mettre une main devant ses yeux. Et pourtant, c'était elle qui insistait pour mettre ce genre de films. Comme si elle voulait s'entraîner, s'habituer… Il pensait vraiment ce qu'il lui avait dit la veille. Rachel était attirée par l'Ombre, par le chaos, même si jamais elle ne franchirait le pas qui la mènerait dans les ténèbres. Elle avait préféré devenir avocate, trouvant là la meilleure façon de côtoyer le mal sans y plonger. Ils étaient si semblables, tous les deux. Dès le premier jour, il l'avait su. Mais il n'avait pas eu la force de rester du bon côté, alors qu'elle n'avait pas franchi la barrière pour le rejoindre. Ils auraient pu être si heureux, tous les deux… Au lieu de ça, il avait dû fuir, pour la protéger.

[…]

« Harvey Dent est mort aujourd'hui. Il semblerait qu'il ait été assassiné alors qu'il était dans le coma au Gotham Central Hospital. La police n'a pour le moment pas fait de déclaration officielle, mais nous pouvons certainement penser que le Joker est à la base de tout ça ? Peut-être ce monstre qui agite Gotham voulait-t-il terminer le travail mis à mal par le Batman, la nuit dernière ? Quoi qu'il en soit, le procureur qui incarnait l'espoir à Gotham nous a quittés, cet après-midi. »

Le Joker n'eut pas le temps de réagir que le message avait été diffusé. Quel idiot d'avoir autorisé Rachel à allumer la télévision… ! La jeune femme le regardait, mais il ne voulait pas tourner la tête vers elle, gardant le regard obstinément tourné vers l'écran.

« Ne me dis pas que tu as fait ça… Jack, ne me dis pas que c'est toi. »

Il aurait aimé tourner la tête, lui dire qu'il avait débranché Harvey avec beaucoup de plaisir et que si elle avait quelque chose à redire, il pouvait lui dessiner un joli sourire avec un de ses couteaux. Mais il n'y arrivait pas. S'il ne l'avait pas tuée, c'était parce que c'était Rachel, et pour la même raison, il ne pouvait pas lui dire qu'il avait détruit sa vie.

« Jack… Regarde-moi, et dis-moi que ce n'est pas toi… S'il te plait, Jack… »

Il tourna les yeux vers elle et elle y lut ce qu'elle ne voulait surtout pas lire. C'était lui, il était un meurtrier, il avait tué des dizaines de personnes, il avait poignardé son père, et il avait tué Harvey. Comment avait-il pu faire ça ? Sans réfléchir, elle le gifla avant de se mettre à sangloter. Pourquoi était-il revenu, pourquoi avait-il sali les souvenirs qu'elle avait de lui en gâchant sa vie et tuant ceux qu'elle aimait ?

« Je voulais te rendre service. »

« Pardon ? » demanda Rachel, surprise d'entendre le Joker murmurer.

« Tu l'aurais vu après l'accident… Il était défiguré. Il n'aurait plus été capable d'incarner l'espoir de Gotham. Il aurait probablement sombré dans la folie… »

« Dans la folie ?! Tu oses parler de folie ?! Il était mon fiancé ! »

« Votre couple courait dans un mur. »

« C'était un être humain, Jack. Tu n'as pas le droit de vie ou de mort sur les gens, comme tu le penses… »

« Je l'ai fait pour toi. Je te le jure. »

« Ne fais plus rien pour moi ! Disparais, comme tu l'as fait il y a quinze ans. »

« C'est ce que tu veux ? »

Soudain, Batman et la pègre n'avaient plus aucune importance. Il n'avait jamais voulu qu'elle le déteste. Quand il avait quitté Arkham, il avait espéré l'oublier. Il avait voulu se persuader qu'elle n'avait aucune valeur pour lui. Mais depuis qu'il avait croisé sa route à Gotham, tous ces actes semblaient indiquer le contraire. Il ne l'avait pas tuée, il l'avait prise avec lui, il avait voulu la protéger. Encore.

« Oui. »

« Alors vas-t-en. J'ai rendez-vous ce soir avec le Batman, puis, soit je serai mort, soit je m'en irai. Tu es libre d'annoncer à tout le monde que tu es vivante. Pardonne-moi si j'ai bousillé ta vie. »

L'humanité reprenait le dessus quand elle était là et il le sentait. Il discutait, réfléchissait normalement et n'avait pas envie de rire hystériquement ou de dégainer son couteau à tout bout de champ. Mais ça n'était pas lui. Elle referma la porte sans un regard pour lui et il explosa le vase près de lui sur le mur d'en face.

[…]

Il l'avait déjà presque oubliée. Toute son énergie était à nouveau focalisée sur le Batman. Il été resté connecté à la chaîne d'informations et visiblement, Rachel n'avait pas réapparu publiquement. Il était caché au dernier étage d'un immeuble désaffecté, et entendait ses hommes affronter les flics et le Chevalier Noir aux étages inférieurs. Calmement, il fixait l'horizon. Les chiens étaient affamés et ça ferait une bonne entrée en matière de les lâcher sur la chauve-souris.

Chauve-souris qui arriva enfin à lui. Il lâcha les molosses et éclata de rire en les voyant attaquer. Puis il se jeta sur le justicier en attrapant une barre e fer au passage, le rouant de coups. Mais la combinaison noire semblait solide. Cela ne gênait pas le Joker. Il se retrouva projeté en arrière mais continua de rire.

« Je n'ai rien à perdre, prend ton temps ! » réussit-il à articuler entre deux éclats de rire.

« Je ne te tuerai pas. »

Quelle déception. Même le Batman n'était pas un adversaire à sa hauteur. Il décida de le provoquer.

« Tu voulais sauver ta petite Rachel, mais je l'ai tuée. Tu n'as pas envie de m'étriper ? Tes balloches ont disparu ? Allez, sois joueur ! »

Le Chevalier Noir jeta le Joker un peu plus loin et ignora le rire inapproprié.

« Qu'attends-tu ? »

Le justicier resta debout et regarda le Joker rire à ses pieds.

« Tu veux des détails pour te mettre en colère ? Tu n'y arrives pas tout seul, c'est ça ? » provoqua l'assassin.

Batman ne broncha pas.

« Elle a du souffrir, quand l'essence a brûlé et qu'elle a prit feu, tu ne crois pas ? »

L'homme en noir rugit et dégaina un poignard d'une de ses chaussures. Il fit un pas vers le Joker et n'eut pas le temps de se baisser que quelqu'un tomba accroupi entre eux.

« Rachel ? »

Derrière elle, le Joker cessa de rire. Que faisait-elle là ?

« Arrête. Tu l'as eu, ne deviens pas comme lui, ne deviens pas un assassin. » intima-t-elle au Batman.

« Tu es vivante ? »

« Je te raconterai. Maintenant, pose cette arme. »

Surpris, le justicier lâcha le poignard qui tomba en résonnant dans la pièce vide. Les flics gravirent les dernières marches du bâtiment et encerclèrent le Joker, l'amenant à leur suite.

[…]

Elle avait tout raconté à Bruce quand ils s'étaient retrouvés seuls, puis avait dû remplir une déposition dans les règles de l'art devant le commissaire Gordon. Dans sa cellule, le Joker ne bougeait pas et la fixait. Ou plutôt, il la scrutait.

« J'aimerai lui parler… » demanda-t-elle à son ami flic.

« Il est dangereux. »

« Je vous ai tout raconté, vous savez qu'il ne me fera pas de mal. »

Gordon hésita encore un peu et fit signe à un agent de transférer le Joker dans une salle d'interrogatoire.

[…]

« Ils me font confiance pour leur donner les éventuels renseignements que tu peux me donner et ne nous écoutent pas. Nous sommes seuls, sois tranquille. » expliqua Rachel au Joker tandis que celui-ci lançait un regard noir vers la vitre sans teint.

« Pourquoi tu es revenue ? » demanda-t-il en s'approchant d'elle.

« Pour éviter que Batman ne se salisse les mains. »

« Oui, j'ai compris que tu connais bien celui qui se cache sous le masque. Mais tu as voulu qu'on discute, alors jouons carte sur carte, veux-tu ? Pourquoi ? »

« Je ne voulais pas qu'il te tue. »

Il s'approcha d'elle et elle s'adossa au mur.

« Sainte Rachel. » railla le Joker.

« Quand tu es parti, je me suis retrouvée terriblement seule. Je n'ai pas compris que tu t'en ailles, que tu m'abandonnes. Tu n'étais pas un meurtrier, tu avais vengé ta mère et tu rentrais plus dans la catégorie des héros à mes yeux. Mais tu es parti. Alors je t'ai tellement détesté que j'ai commencé mes études de droit. J'ai juré d'enfermer le maximum de voyous dans ton genre. »

« Je ne pouvais pas rester. Tu ne pouvais pas rester en contact avec un type comme moi. Je suis un assassin, Rachel. Je suis le Joker. »

« Non. Tu es Jack Napier. Tu n'es pas un meurtrier, quand tu es avec moi… »

La jeune avocate plongea son regard dans le regard sombre du clown. Ce dernier la dévisagea et s'approcha encore d'elle.

Se laissant emporter par la frustration qu'avait engendrée le passé, par les passions inabouties de leurs adolescences, Rachel et le Joker se laissèrent emporter dans un baiser désespéré. Il la sentait s'accrocher à lui comme si sa vie en dépendait et il la serra un peu plus contre lui.

Il comprit alors que si des années auparavant, il avait eu le courage de l'embrasser comme il le faisait maintenant, il aurait pu changer les choses. Mais la réalité les rattrapa.

Un coup frappé à la porte marquait la fin de l'entrevue. Le Joker recula d'un pas, regardant Rachel avant de détourner le regard et de quitter la pièce, sans un mot.

Seule dans la cellule, l'avocate repensa à une phrase que lui avait dite Jack, des années auparavant.

« Dans leurs derniers moments la plupart des gens révèlent qui ils sont réellement. »

Et il était celui qu'il avait toujours été pour elle. Un homme bien.


Voilà ce que m'inspirait le Joker; un personnage profond que j'avais envie de réinventer un peu.
J'attends vos avis avec beaucoup d'impatience ! :)

Antsybal