2ème chapitre posté! A noter que j'ai pas mal de chapitres d'avance, en réalité la fic est déjà presque finie ;P. Là je vous en poste 2 parce-que l'histoire se met en route, c'est normal. Après les premiers retours et un peu de temps (ça dépendra de la vitesse des reviews éventuellement), je publierai cette fiction chapitre par chapitre, en essayant de garder une fréquence régulière d'un chapitre par semaine.
Bisous et bonne lecture :D-Summer Prevent
CHAPITRE 2 :
Je clignai plusieurs fois des yeux. Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas aussi bien dormi ! Le vieux sofa était décidément plus confortable que ce que je pensais. Quelle découverte jouissive ! Et si je restais allongée là pendant encore un jour ou deux ? Franchement, n'avoir aucune responsabilités dans la vie, ça la rendait tellement, tellement plus agréable.
Je sentis mon estomac remuer, et l'entendis dans le même temps grogner, ce qui me fit soupirer. Évidemment, aucune responsabilités, si ce n'étaient les fonctions vitales, dont dormir faisait bien heureusement partie, mais aussi manger. Et pour une fille comme moi, c'était tellement plus facile de dormir dans un coin un peu confortable que de trouver quelque-chose à se mettre sous la dent !
Grommelant, je me redressai en m'étirant, espérant vaguement qu'il restait encore quelque-chose de comestible dans mes placards. Je n'avais pas tellement envie de devoir fouiller les poubelles d'à côté, même si on y trouvait parfois des perles rares, ça restait dégoûtant. Il y avait bien l'argent que j'avais gagné la veille, mais je m'étais promis de l'utiliser pour m'acheter de nouvelles fringues. Quelque-chose qui attire un peu plus l'œil des clients que mon si féminin sweat à capuche.
Ce ne fut qu'en regardant autour de moi que je compris pourquoi le « vieux sofa » m'avait paru aussi confortable. En réalité je ne me trouvais pas du tout chez moi. Je m'en rendis immédiatement compte de par le fait que chez moi, comme je n'avais pas l'électricité, il faisait constamment sombre, alors que la pièce dans laquelle je me trouvais actuellement (une très jolie chambre) était baignée d'une lumière chatoyante.
Je me frottai les yeux, afin de m'assurer que je ne rêvais pas. Et à partir de cet instant je commençai à me demander ce que je pouvais bien ficher là. Mes souvenirs de la veille restaient tellement confus... Peut-être que j'avais trop bu, et que j'avais passé la nuit avec un client ? Quel client ? Non, quand même pas, même bourrée je ne me serais pas laissée avoir... si ?
Je baissai les yeux vers ma tenue, et soupirai de soulagement en constatant que je portais toujours mon sweat à capuche et mes grosses chaussettes de laine trouées. D'ailleurs mes après ski étaient posés au pied du lit. Non, décidément, aucun client n'aurait eu l'idée de passer la nuit avec moi en me voyant dans cette tenue. Du moins je l'espérais.
Non, d'ailleurs des souvenirs confus commençaient à me revenir en mémoire... la fille, l'intruse... Leyna. Stevens.
Je regardai autour de moi, mais visiblement elle n'était pas là. Je me demandais bien où elle était passée. Elle était la dernière personne dont je me souvenais. Non ! Il y avait aussi cet homme... qu'est-ce qu'il faisait chez moi, d'ailleurs ? Oui, cet homme, il me semblait que Leyna lui avait tiré dessus... et après... bon sang, on m'avait droguée ?!
Désormais légèrement inquiète, je m'approchai de la grande fenêtre ouvragée de la chambre, qui était entr'ouverte, et jetai un coup d'œil au dehors.
Au moins ça : je ne me trouvais pas dans un coin perdu loin de toute civilisation, mais simplement, à ce qu'il me semblait, dans un petit hôtel de bord de route, juste au dessus d'une rue marchande dans laquelle s'amassait tout un tas de gens. Pourquoi donc m'aurait-on ramenée dans un hôtel ? Et un hôtel très bien meublé, qui plus était. Mais ce n'était pas avec des jolis meubles et une bonne literie (une TRES bonne literie) qu'on achetait Emy Rald, ils allaient entendre parler de moi. J'eus même la vague idée d'aller les dénoncer à la police avant de me souvenir que aux vues de mon activité professionnelle il valait mieux que je ne mette jamais les pieds dans un commissariat.
Je décidai de faire le tour de ma chambre d'hôtel. Franchement, c'était très coquet. Je me demandais si leur décorateur accepterait de faire un petit saut dans mon squat un de ces quatre. Paraissait qu'ça méritait un petit rafraîchissement...
« Oh, le bonheur ! », m'exclamai-je, ravie en poussant la porte de la salle de bains.
Une baignoire, une vraie de vraie ! Je me souvenais pas avoir déjà vu une baignoire !
Ouais, du temps où je vivais chez mes parents, j'avais une douche. La baignoire, c'était le summum du luxe.
Je me débarrassai de mon vieux sweat qui sentait la poubelle (Ah non, c'était pas le sweat, c'était moi !), et me fis couler un bon bain chaud (ben quoi ? J'avais des ravisseurs généreux, ça n'arrivait pas à tout le monde!) avant de me plonger dedans avec délectation.
« C'est quoi c'truc ? », marmonnai-je en saisissant un petit sachet dans lequel semblaient se trouver des petits bonbons.
Comme mon estomac grondait toujours, j'ouvris le paquet avec précautions et glissai l'une des petites dragées dans ma bouche, avant de la recracher immédiatement.
« C'est immonde ! », pestai-je.
Je lançai un regard curieux à l'eau du bain, qui s'était soudain mise à mousser lorsque la dragée était entrée en contact avec.
Sans plus d'hésitation, je vidai le reste du paquet dans l'eau du bain, et je fus bientôt entourée de montagnes de mousse qui me dépassaient même la tête par endroits. C'était génial, j'avais l'impression de jouer avec de la neige carbonique. C'était pas possible, j'étais certainement en train de rêver. J'allais me réveiller d'une seconde à l'autre. … raison de plus pour profiter de tout ce qui se trouvait autour de la baignoire... Shampoing ? Bon sang c'était du vrai shampoing ?!
Bref, après une heure de bonheur ultime plongée dans cette baignoire, mon ventre me faisait tellement mal que je me décidai à sortir, à contrecœur. C'était possible, une greffe de l'estomac ? Ca devait bien être envisageable.
Je me dirigeai avec un grognement vers mes affaires, que j'avais jetées en boule dans un coin de la salle de bains, avant de me figer soudain en me rendant compte qu'un peignoir duveteux était accroché à un porte manteau. J'avais bien envie de descendre manger un morceau, et je ne pouvais décemment pas descendre en peignoir, mais quand même... je ne pouvais pas partir sans avoir vérifié qu'il était bien aussi confortable qu'il en avait l'air !
Je décrochai le peignoir du porte manteau, avant de pousser une exclamation de ravissement.
Ca, en revanche, c'était beaucoup plus présentable. Beaucoup beaucoup plus.
Une fois apprêtée, je me regardai dans le miroir de plein pied qui se trouvait au milieu de ma chambre, et m'estimai plutôt satisfaite : épilation complète des jambes et des sourcils, une jolie petite robe noire avec un dos nu en dentelle, et j'avais même réussi à coiffer mes cheveux ! Mes indomptables cheveux ! Ah tiens ! Ils étaient bouclés !
M'estimant satisfaite du résultat, je me dirigeai (enfin) vers la porte d'entrée de ma chambre, et, après l'avoir entr'ouverte et avoir jeté un coup d'œil prudent dans le couloir qui était bien heureusement désert, je fis un pas au dehors et commençai à déambuler de-ci de-là, essayant de suivre les effluves d'un bon petit déjeuner (j'avais le droit de rêver) que je n'arrivais malheureusement pas à repérer.
« Mademoiselle ? ».
Je fis volte-face, en saisissant au passage un chandelier qui se trouvait à ma portée, et le brandis d'un air menaçant à... une femme de ménage, qui me regarda d'un air sceptique.
« Ehem... le petit déjeuner est servi au rez-de-chaussée, s'il vous prenait l'envie de manger un petit quelque-chose...
-Oh ! Oui, absolument, répondis-je en accrochant un sourire de façade et en reposant le chandelier. J'adore la déco de cette hôtel, ça me donne envie de partir avec. Euh... c'est par où le rez-de-chaussée ?
-Vers le bas, me répondit la femme de ménage en haussant les sourcils, avant de soudain se mettre à rire. Je plaisante, rassurez-vous. Vous trouverez un escalier un peu plus loin sur votre droite. Les autres doivent certainement vous attendre.
-Merci beaucoup, je... les autres ? ».
La femme de ménage, qui avait déjà tourné l'angle, ne sembla se rendre compte qu'il s'agissait d'une question. Aussi, légèrement inquiète, et me demandant si finalement je ne devrais pas réellement emporter ce chandelier (tiens, Cluedo, ça me rappelait quelque-chose, ça aussi), je me dirigeai vers l'escalier que la femme de ménage m'avait indiqué, avant de le descendre pas à pas, ralentissant à chaque marche, retenant mon souffle...
J'atterris soudain dans une grande salle absolument splendide, au sol carrelé et aux tables dressées d'une manière trop mignonne. Mais la chose qui me frappa le plus fut de remarquer que le restaurant était désespérément vide. Pourtant ce genre d'hôtels attiraient généralement la clientèle.
Non, en fait il n'était pas si vide que ça. Tout au fond de la salle de restaurant, une table, une seule était occupée par six personnes.
Je reconnus immédiatement Leyna, avec ses cheveux violets, puis, avec un peu plus de concentration, l'homme qui avait fait irruption dans mon squat sans y être invité. Ainsi donc il était responsable de notre enlèvement ? Et dans ce cas pourquoi Leyna discutait avec lui comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde ?! Non, pas de confusion, je n'étais pas jalouse. J'étais juste en train de me demander si cette innocente fille au revolver ne m'avait pas fichue dans un sale pétrin en se faisant passer elle-même pour la victime. Auquel cas j'allais la tuer. Au sens propre. Enfin je crois que j'en étais capable. Non ?
« Et voilà notre pou-belle aux bois dormants ! s'exclama un homme d'un air ravi. Bravo. Elle a passé la première étape : survivre au somnifère !
-T'es certain de pas avoir un peu trop dosé ? lui demanda une jeune femme en se tournant vers lui.
-Emy, qu'est-ce que tu fichais ? demanda Leyna en se tournant soudain vers moi. Ca fait deux heures que je suis réveillée !
-Mais moi aussi, figure toi, répliquai-je en croisant les bras. Seulement dans ma vie de hors la loi j'ai appris à profiter de la situation chaque fois que possible. Pas toi, visiblement, ajoutai-je en indiquant d'un signe de menton la tenue qu'elle portait (exactement la même que la veille).
-Écoute, quand je me suis réveillée, le fait de me trouver dans un lieu inconnu m'a un tantinet inquiété, alors j'ai décidé de faire un petit tour et mes pas m'ont menée ici, où j'ai rencontré... eh bien, je te présente nos ravisseurs, lança Leyna en indiquant toutes les personnes qui se trouvaient autour de la table.
-Ouais, je me suis souvenue d'eux – de lui en particulier –, ajoutai-je en indiquant l'ex-gars au sweat à capuche qui portait désormais un élégant costume-cravate, alors que je barbotais tranquillement dans mon bain moussant. Donc je me suis dit que descendre serait pas une mauvaise idée. Tu vois, finalement on a eu le même raisonnement, à peu de choses près.
-... T'as pris... un... bredouilla l'un des gars autour de la table, sourcils froncés et bouche entr'ouverte, avant de ciller et de changer soudain de conversation. Enfin bref ! Maintenant que tout le monde est réveillé – et lavé, visiblement –, Dylan, si tu voulais bien nous expliquer un peu à quoi tout ça rime ? ».
L'homme en costume-cravate leva les yeux vers moi, et m'indiqua le siège qui se trouvait à la gauche de Leyna comme s'il s'était contenté de m'inviter à déjeuner avec la plus plate des courtoisies, et pas de m'enlever en me droguant au somnifère.
Bien que réticente, je tirai lentement la chaise vers moi, et finis par me laisser tomber dessus, regardant autour de moi avec une certaine appréhension.
« J'approuve Dartagnan, je voudrais bien savoir ce qu'on fiche tous ici. Surtout moi, en fait les autres je m'en fous, ajoutai-je pour être plus claire.
-Je m'appelle Daniel, me fit remarquer Dartagnan avec un sourire froid. Da-niel. Atlas.
-Bon O.K autant pour moi j'approuve la mappemonde, soupirai-je. Quelqu'un pourrait répondre à ma question, maintenant ?
-Je crois que c'est moi qui vais m'y coller, répondit costard-cravate en resserrant ladite cravate autour de son cou, l'air mal à l'aise. Donc... je m'attendais pas à ça, excuse-moi, mais... en fait t'as vraiment aucune idée de qui on est ? ».
Je regardai costard-cravate avec des yeux ronds. C'était quoi, ça, un genre de test ? J'étais censée deviner leur identité ? Leur nom ? C'était certainement une caméra cachée. Oui, sûrement ! Leyna me semblait un peu trop être de connivence avec ces types.
D'ailleurs elle me regardait désormais avec des yeux ronds, et formait silencieusement avec ses lèvres un mot que je n'arrivais pas à déchiffrer, bien que me concentrant intensément.
« ...Des fous à lier? traduisis-je finalement en me tournant vers costard-cravate, sourcils haussés. Oui, je valide cette réponse, monsieur ! ».
Leyna, l'air exaspéré, se passa une main sur la figure avant de se tourner vers costard-cravate.
« Je t'avais bien dit qu'elle vivait en ermite. Elle a même pas l'électricité.
-Pas besoin, on parlait même de nous dans le journal papier il y a un an, marmonna costard-cravate.
-Je pense pas qu'elle lise les journaux, lui répondit Leyna le plus naturellement du monde.
-Elle est là ! fis-je remarquer. Vous avez pas bientôt fini vos messes basses, là ? Vous avez intérêt à me répondre tout de suite si vous voulez pas que je prévienne les flics.
-Dixit la petite criminelle notoire qui a la phobie des commissariats, répliqua l'homme au chapeau, celui qui s'était moqué de moi.
-Et qu'est-ce qui te fait dire ça, tu lis dans les pensées, peut-être ? maugréai-je en lui lançant un regard noir.
-Non, mais je lis plutôt bien les expressions corporelles, et t'as serré les poings et plissé le nez en parlant de la police. Une mauvaise expérience ? Une nuit en garde-à-vue ? Bingo ! Va pour la nuit en garde-à-vue », répondit l'homme au chapeau avec un sourire.
Je le regardai avec des yeux ronds. Un phénomène de foire. J'étais tombée au beau milieu d'une réunion de phénomènes de foire. Du moins je pouvais toujours le supposer.
« N'approche pas tes ondes mentales de moi, répliquai-je finalement en faisant mine de repousser l'homme au chapeau.
-T'as vraiment jamais entendu parler des Cavaliers ? s'exclama l'autre fille qui se trouvait autour de la table. Oh non sérieux mais tu viens de quelle planète ! Même avant que je les rejoigne ils étaient mondialement connus ! Encore plus dans le monde de la magie !
-Euh... quel rapport avec la magie ? demandai-je en fronçant les sourcils, avant de taper dans mes mains. Vous êtes tous des artistes de rue, c'est ça ? ».
Ils échangèrent tous un regard appuyé, avant de se tourner de nouveau vers moi.
« Effectivement, répondit le beau gosse, qui n'avait pas encore pris la parole jusque là. On peut dire qu'on a tous commencé comme ça, dans un certain sens.
-Ouais, un certain sens, répliqua Daniel Atlas. J'étais quand même au dessus de ça.
-C'est pas toi qui faisait des tours de cartes dans la rue après avoir perdu Henley ? demanda la fille de l'air le plus innocent du monde.
-J'avais beaucoup de succès ! se défendit Atlas, agacé.
-Bon, j'adorerais vous entendre raconter votre vie pendant des heures et des heures, mais s toujours votre réponse. Même si les croissants sont excellents, si vous me dites pas pourquoi je suis ici, je vais certainement pas tarder à partir. Ils font des doggy bag, dans cet hôtel ?
-Bon O.K. ! soupira costard-cravate. Les gars, je vous avais déjà parlé de la possibilité plus qu'imminente d'agrandir l'équipe ? L'arrivée de Lula dans notre équipe l'année dernière a
accru la popularité des Cavaliers bien plus que je n'aurais osé l'espérer, autant auprès de la gente masculine (cela va de soi) qu'auprès de la gente féminine, car les femmes peuvent au moins s'identifier à un membre de l'équipe, et c'est ce dont le public a de plus en plus besoin de nos jours : l'identification. Ca fait un an que je fais le tour des États-Unis pour dénicher de nouveaux talents, et ces deux là ont gagné le jackpot. Leyna Stevens, Emy Rald, vous avez l'honneur de vous voir proposer une place au sein de l'équipe des Cavaliers. Qu'est-ce que vous en dites ?
-Grave, ça va être cool ! répondit Leyna avant d'enfourner un pain au chocolat.
-Ah, c'était ça que tu voulais dire! m'exclamai-je soudain, après une inspiration divine. C'était pas « des fous à lier » mais « les Cavaliers » ! J'aurais pas compris de toute manière. Sinon, pépère, je suppose que ça veut dire que tu nous proposes un job ?
-En quelque sorte, oui », répondit costard-cravate.
Je réfléchis pendant une dizaine de secondes. Ils avaient l'air plutôt bien payés. Dans tous les cas ils gagnaient certainement mieux leur vie que moi actuellement. Et même si je n'aimais pas du tout les responsabilités, ça avait l'air plutôt fun de travailler pour eux. Ou avec eux, après tout je ne savais pas du tout qui était le patron.
« Dis-leur que je refuse, dis-je à l'adresse de l'homme au chapeau.
-Quoi ? fit ce dernier en fronçant les sourcils.
-Allez, dis-leur ! soupirai-je.
-Mais ils sont là, t'as qu'à leur dire toi même...
-Non, ça marche que si c'est toi qui le dit, répliquai-je en croisant les bras.
-Euh... elle refuse l'offre, répéta l'homme au chapeau en se tournant vers costard-cravate.
-Eh ben NON j'accepte ! m'exclamai-je soudain en tapant du poing sur la table. Waouh, ça fait toujours autant de bien de le contredire, celui-là ? Tu t'es trompé-euh, ajoutai-je à l'adresse de l'homme au chapeau.
-Elle est folle, commenta Atlas en haussant les sourcils. Lula ? Vous allez bien vous entendre.
-Merci, je prend ça pour un compliment. Tous ceux que tu trouves fous sont super amusants, alors ça veut dire que je suis super amusante ? Oh t'es trop mignon ! ».
Je me demandais bien comment autant de personnalités aussi différentes les unes des autres pouvaient former une équipe. Mais après tout, on disait bien que « les opposés s'attirent », alors je supposai que l'équipe devait marcher plutôt bien. Je me tournai vers Leyna, qui regardait cette joyeuse compagnie d'un œil presque dubitatif, avec l'air de se demander si elle avait bien fait d'accepter.
« Bienvenue dans la team », lui dis-je en lui tendant une main amicale.
Elle regarda tout d'abord ma main d'un air suspicieux, avec l'air de se demander si je ne cachais pas un couteau dans ma manche. Finalement, elle la serra avec enthousiasme.
« Bienvenue dans la team », me répliqua-t-elle avec un sourire.
