Note : les personnages ne m'appartiennent pas!

J'espère que l'histoire n'est pas trop lente à votre goût (ou le contraire!). SVP n'hésitez pas à me laisser une review. C'a encourage l'écriture plus rapide du prochain chapitre :o)

J'ai aussi arrangé certaine partie du chapitre un ou j'avais inversé la personne et le temps de verbe. Faut dire que je ne suis pas habituée d'écrire à la première personne de passé simple mais j'aime bien !

Chapitre 2

Je fixai Nora pendant au moins une minute mais qui m'avait paru durée près d'une heure. J'avais tellement anticipé l'arrivée d'Eric que jamais je n'ai pensé une seule seconde qu'il ne serait pas venu me voir. Nora avait fait un pas vers l'avant mais c'était arrêtée nette en me fixant de ces grands yeux bleus

- Je vois que tu as signé les papiers pour ta maison. C'a te dérangerais de m'inviter?

Je pris quelques minutes avant de comprendre ce qu'elle voulait dire. Je n'ai jamais pris le temps de me demander à quel moment ma maison serait à nouveau MA maison. J'imagine que le fait d'avoir signé tous les papiers me rendait officiellement nouvelle propriétaire et le fait que Nora ne pouvait pas entrer sans invitation confirmait le tout. Je froncis les sourcils.

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Qu'est-ce qui me dit que tu n'essayeras pas de me mordre?

Je lui avais demandé la question en relevant la tête et en lui donnant mon meilleur sourire de femme parfaite et hospitalière. Je laissai la porte ouverte et me dirigeai vers la cuisine ou j'avais laissé les papiers. Je les mis dans une pile parfaite et tournai les talons trouvant Nora dans l'encadrement de la porte. Elle portait des vêtements en cuirs très serré et je me mis à l'admirer. Elle était très mince et très belle. Elle sourit et me fixa intensément. C'est à ce moment que je réalisai qu'elle ne savait peut-être pas que je ne pouvais pas être hypnotisée. Je me senti offusquée qu'elle aille le culot de vouloir même essayer et ne manqua pas de le lui mentionner.

- Je n'apprécie pas que tu essayes de m'hypnotiser. Eric aurait dû t'expliquer que ces petits trucs ne fonctionnent pas sur moi.

Nora avait l'air stupéfaite. Tant mieux! Je lui remis les papiers en m'imaginant les lancer par terre au lieu de lui donner en main mais me contrôla.

- Pourquoi Eric n'est-il pas venu lui-même?

Elle me montra ces crocs et grogna comme si j'avais dit quelque chose pour l'offusquer.

- Probablement parce qu'il a autre chose à faire de plus important que de discuter avec un humain.

Et sur ce, elle tourna les talons et se dirigea vers sa voiture qui était stationnée jusqu'à côté de la mienne. Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un pincement au cœur lorsqu'elle avait quitté ma propriété. Non seulement j'avais besoin d'être réconfortée mais en plus je me sentais seule. Je voulais aussi savoir ce qu'il se passait avec Bill, si les gens que j'aimais étaient en danger, si Eric avait entendu parler de Sam, et aussi avoir des conseils pour me protéger contre le vampire qui était en route pour venir me chercher. Secrètement j'espérais qu'Eric me protègerais contre lui mais cela jamais je me l'avouerais… En tout cas pas à haute voix. Moi aussi j'ai le droit de rêver à une manière facile et rapide de me débarrasser de mes problèmes même si l'idée de dameselle en détresse et rince charmant Eric à la rescousse me faisait guère plaisir.

Je soupirai fâchée et blessée et fermis la porte d'entrée. J'avais tellement de questions qui restaient toujours sans réponse et j'en avais marre. Je pris mon téléphone et appelai Fangtasia afin de confronter Eric et son manque de tact. J'entendis un déclic mais je ne laissai pas assez de temps pour que la personne à l'autre ligne puisse dire quoique ce soit, j'avais déjà raccroché.

Ce n'était pas mon genre d'être exigeante et surtout en ce moment j'étais vraiment émotionnelle donc j'avais jugé de ne pas être le bon moment de discuter avec Eric. Cela me remettrait sans aucun doute dans la même situation dans laquelle je m'était retrouver il y a quelque mois et que je m'étais efforcer à éviter parce que je ne voulais plus que ma vie soit compliquée.

Comme si tu avais un choix. Je ne suis pas trop sur si la voix venait de ma propre tête. Cette pensée avait tout simplement atterri dans ma tête et elle n'était pas la bienvenue. Je froncis les sourcils et me dirigeai vers la fenêtre dans le salon. Je regardai dans la direction de la maison de Bill n'étant pas capable de voir plus loin que le cimetière qui séparait nos habitations. Je savais que la maison était probablement pleine de vampire à la recherche du roi de la Lousianne. Je savais très bien que les nouvelles circulaient vite dans le monde des supes mais vu que la dernière fois que j'avais vu Bill, il se tenait debout avec ses crocs sortis, bien que je n'étais pas persuadée que c'était bel et bien le Bill que je connaissais, son corps était bien en vie. Et encore là c'est une manière de parler parce que les vampires ne sont pas vraiment en vie mais bon il bougeait.

J'entendis un bruit dans la cour arrière comme un animal qui grattait à la porte. Je mis précipita et alluma la lumière de dehors. Il n'y avait rien. J'attrapai mon shotgun qui se trouvait toujours près de la porte et sortis sur le balcon. Je ne sais pas si mes nerfs étaient à vifs et que si je m'imaginait des bruits mais je sentais une présence. J'essayai de joindre d'autre pensée ou signature télépathique avec mon cerveau mais ne sentais rien.

Je soupirai de soulagement pensant que je devenais tout simplement être folle lorsque je le vis debout nu dans le milieu de la cour. Bill était là me fixant droit dans les yeux. Son visage n'avait aucune expression. Il avait l'air d'une statue.

Je pompai le shotgun et le pointai dans sa direction.

- Bill est-ce que c'est toi?

Quelle question idiote! Bien entendu que c'est lui physiquement et même si ce n'était pas lui psychologiquement, il ne me le dirait pas!

Il ne cessa pas de me regarder et ne bougea pas non plus. Il y avait quelque chose de bizarre dans son regard. Comme s'il était ailleurs. Je mis un pied vers l'arrière. Si j'arrivais à me rendre à l'intérieur de la maison, il ne serait pas capable de me poursuivre puisqu'il n'était pas invité. Ou l'était-il? Je n'arrivais pas à me souvenir si oui ou non j'avais résigné mon invitation. Je fis un autre pas vers l'arrière mais n'eut pas le temps de réagir, Bill était déjà derrière moi les crocs sortis.

Je sursautai et appuya sur la gâchette de mon shotgun tandis que Bill me l'enleva des mains, le jeta sur le sol et me força à pencher le cou pour y enfoncer ces crocs. Je poussai un cri mais celui-ci s'étouffa dans ma gorge. Bill buvait à grosse gorgé et je ne savais pas quoi faire. Au rythme qu'il avait entrepris je n'allais pas faire longtemps. Il me tenait par les épaules n'ayant plus besoin de tenir ma tête. Une de ces mains descendit sur l'un de mes seins et il le serra très fort en grognant. Sa main se mit à le masser doucement en faisant des rotations de plus en plus accéléré tandis que les grognements s'étaient transformés en gémissement. Il cessa tout à coup pour se diriger vers le bas. Sa main effleura mon ventre et je frémis sachant que je n'avais plus beaucoup de temps. Il passa la main juste au-dessous de l'élastique de mes jeans. Je fermis les yeux priant pour que je perdre connaissance.

Et aussi subitement qu'il avait commencé, il cessa de boire et me lança par terre sur le gazon. Je mis instinctivement la main sur mon cou pour arrêter le sang de couler et me retourna vers Bill qui avait déjà disparu. Il y avait quelque chose d'animal dans ce qui venait de se passer et je n'étais pas certaine comment l'interprété. Le sang n'arrêtais pas de couler et je me sentais déjà affaiblit. Je ne pensais pas avoir l'énergie nécessaire pour me relever et courir chercher une serviette pour mon cou alors je me mis à ramper vers la porte qui était toujours ouverte.

J'étais à quelques pas de la porte quand je me suis effondrée épuisée. Mon cou brulait et mes bras et jambes me quittaient. Je ne sentais plus mon corps et fermi les yeux.

Je ressentis un besoin de prendre soin, un besoin protecteur. Je m'enveloppai de mes mains comme pour me bercer. Le besoin était de plus en plus présent et pressant alors je me mis à fredonner une berceuse. Je me sentis retourner sur le dos. Une fraicheur atteignit ma joue et la caressa doucement. Je gémissais de contentement et me sentis dans les bras forts de quelqu'un. J'entrouvris un œil mais ne pouvait voir que des couleurs trop vives alors j'entrepris de le refermer rapidement. Je déposai ma tête sur le buste et me sentis glisser dans un sommeil sans rêve tandis que l'air frais de la soirée frappait mon visage avec intensité.