Alors, oui, il y a une suite

A l'époque, quand je l'avais posté sur un autre site, on m'en avait demandé une. Alors, je suis partie sur une idée que j'avais eu en visionnant la saison 4, et surtout, en voyant Gates prendre le poste de Montgomery, alors qu'elle venait des services internes

Voilà ce que ça a donné

Mais, je vous avertis, cette fic n'est pas très longue


9 janvier, 4H du matin, Central Park

Le docteur Parish descend de sa « morgue mobile » comme l'appelle Castle. Elle se dirige lentement vers les cordons de sécurité que les officiers de patrouille ont tendus. Malgré l'heure matinale, des badauds sont déjà là. C'est étrange comme la mort peut attirer les curieux.

Arrivée devant le ruban, un officier le soulève pour qu'elle passe.

- Bonjour docteur.

- Bonjour. Vous avez appelé les inspecteurs de garde ?

- Oui. C'est l'équipe du lieutenant… l'équipe des lieutenants Ryan et Esposito qui arrive

Malgré son départ, c'était toujours l'équipe de Beckett. Et à chaque fois qu'elle entendait son nom, Lanie avait le cœur qui se serrait. Elle avait été sa meilleure amie. Elles savaient tout l'une de l'autre. Mais elle était partie.


Cinq ans.

Cela faisait cinq longues années qu'elle l'avait vu prendre la route sur sa moto pour une destination inconnue. Elles s'étaient fait un petit signe de la main.

Elle n'était jamais revenue. Elle n'avait jamais appelé. Mais elle n'avait jamais dit qu'elle le ferait. Personne ne savait ce qu'elle était devenue. Etait-elle encore en vie ? Etait-elle mariée ? Etait-elle tout simplement heureuse ?

Elle avait tellement souffert. Toutes les personnes, qu'elle avait aimé ou auxquelles elle tenait, étaient mortes : sa mère, son ami Royce, son capitaine, son père…

Après la mort de sa mère, elle s'était construit un mur autour du cœur pour ne plus souffrir, pour que plus rien ne l'atteigne. Puis Castle était arrivé. Il avait chamboulé son travail et sa vie. Il avait réussi, là où tout le monde avait échoué. Une à une, il avait retiré les briques de ce mur. Elle, qui montrait un visage dur, s'habillait comme un garçon, avait changé à son contact. Elle avait laissé pousser ses cheveux, elle avait changé ses tenues, les traits de son visage étaient détendus et surtout elle souriait, elle riait, quand il était là.

Mais la mort de son père l'avait complètement anéantie. Elle aurait préférée être morte. Et le mur s'était reconstruit. Il lui avait fallu quatre ans pour retirer les briques une à une. En une journée, il avait été reconstruit, fortifié, blindé. La carapace autour de son cœur était tellement épaisse, qu'elle n'avait pas versé une seule larme le jour de l'enterrement de son père. Elle n'avait plus vu personne. Elle n'avait plus parlé à personne. Elle s'était complètement renfermée. Si elle ne s'attachait à personne, elle ne souffrirait plus. Voilà pourquoi elle avait tout quitté.


Les gars ne s'étaient pas vraiment remis de son départ.

Quand elle était revenue au commissariat après sa suspension, ils étaient contents.

Après trois semaines d'absence, l'équipe allait se reformer. Elle leur avait manqué. C'était leur boss, mais surtout, c'était leur amie, leur sœur. Mais après être sortie du bureau du capitaine, elle leur avait simplement dit au revoir. Pas un sourire, pas une larme. Simplement « merci, pour tout ». Et elle était partie.

C'était Gates qui leur avait annoncé sa démission. Ils s'étaient révoltés en lui disant qu'elle devait la refuser. Mais, elle ne pouvait pas empêcher la jeune femme de partir. C'était son droit, c'était son choix.

Quelques jours plus tard, Gates les avait convoqué pour savoir lequel des deux souhaitait prendre la place de Beckett et qui ils aimeraient avoir comme équipier. Ils lui avaient répondu qu'il était hors de question que Beckett soit remplacée. Que si elle faisait ça, elle devrait remplacer toute l'équipe. Elle avait accepté, mais à la condition qu'ils gardent le même taux de réussite. Jusqu'à présent, elle n'avait pas été déçue.

Et puis, au fil des jours, au fil des mois, au bout d'un an, ils avaient compris qu'elle ne reviendrait pas. Mais, malgré tout, le bureau de Beckett n'avait jamais été occupé. Il était tel qu'elle l'avait laissé en partant.


Mais pour lui, Richard Castle, son départ avait entraîné sa chute.

Les six premiers mois avaient été une véritable descente aux enfers. Au début, il passait tous les jours à son appartement, tambourinant à sa porte, la suppliant de lui ouvrir. Combien de fois les patrouilles avaient-elles appelé Ryan ou Esposito pour qu'ils viennent le chercher ?

Puis, il y avait eu l'alcool, les troubles à l'ordre public… Sa mère et sa fille ne savaient plus quoi faire. Elles avaient résisté, longtemps. Puis Alexis ne rentrait plus de l'université. Ensuite, sa mère avait déménagé. Il s'était retrouvé seul.

Ensuite, sa maison d'édition lui avait annoncé une dénonciation de contrat. Ils attendaient le cinquième volume des aventures de Nikki Heat, mais il n'écrivait plus. Il ne pouvait plus. Comment aurait-il pu ? Sa muse, son inspiration, la femme qu'il aimait plus que tout était partie. Il n'avait pas pu la retenir.

Au bout de ces six mois, il était réapparu au 12th.

Mais quand il avait vu le bureau de Beckett, il avait fondu en larmes. Gates l'avait alors fait venir dans son bureau et lui avait dit que s'il voulait revenir, elle acceptait. Mais il fallait qu'il se reprenne. Elle lui laisserait tout le temps nécessaire. Il avait accepté.

Et depuis ce jour, il venait aider Ryan et Esposito.

Mais le Castle du temps de Beckett n'existait plus. Il avait disparu. Plus de blagues, plus de sourire, plus de sortie au Old Haunt…

Comme les gars, il avait espéré qu'elle reviendrait un jour. Parfois quand ils étaient bloqué, il disait « Beckett aurait fait ci », « Beckett aurait fait ou dit ça ». Et puis l'espoir était parti lui aussi. Oh, il ne l'avait pas oublié, car quand il lui arrivait de poser ses yeux sur son bureau, son regard se remplissait de larmes.


Lanie était en train d'examiner le corps quand Ryan et Esposito arrivèrent.

- Salut, Lanie, firent-ils en cœur

- Salut, les gars. Et Castle ?

- Il ne devrait pas tarder. Tu sais qui a découvert le corps ?

- Oui, le gars là-bas.

- Ok. On y va et après on te retrouve.

- Ça me va

Ils se dirigèrent vers le témoin et lui posèrent quelques questions. Il leur expliqua que, comme tous les matins, il était venu faire un jogging. Il aimait venir tôt car ainsi il était tranquille vu que le parc était désert. Et il avait découvert le corps. Il précisa qu'il lui avait pris le pouls, au cas où. Il n'avait vu personne : ni avant, ni après sa trouvaille. Les gars le remercièrent et retournèrent voir Lanie.

- Hey ! Salut Castle

- Salut, les gars.

- Alors Lanie, qu'est-ce que tu peux nous dire ? demanda Ryan

- Il a reçu une balle en plein cœur. C'est du travail bien propre.

- Tu as une heure à nous donner ?

- Pour le moment, je dirai entre 23H et 2H ce matin. J'en saurai plus après l'autopsie

- On sait qui c'est ? demanda Castle

- D'après ses papiers, il s'appelle James Callahan. Et vu son contenu, ce n'est pas un vol.

- Ni vu sa montre, ajouta Castle. Elle vaut une fortune.

- Bon, Lanie, tu nous appelle quand tu as du nouveau ?

- Comme d'habitude.

Ils quittèrent la scène de crime.


Avant d'aller au commissariat, ils s'arrêtèrent chez Rémy's. Depuis que Castle était revenu, ils avaient pris l'habitude de venir prendre leur petit déjeuner là quand ils devaient commencer une enquête très tôt. Sinon, ils prenaient leurs cafés dans leur salle de repos.

Là, ils parlaient de tout et de rien, mais jamais de l'affaire en cours. Ils prenaient des nouvelles de chacun et surtout du petit Rick junior.

En effet, depuis trois mois, Alexis était devenue maman. Quand Castle avait appris la nouvelle, il était devenu comme fou. Et depuis, à chaque fois qu'on évoquait son petit-fils, une étincelle éclairait ses yeux éteints. Mais, ça ne durait qu'un temps. L'étincelle disparaissait et son visage se refermait.


Arrivé au 12th, ils commencèrent à remplir le tableau blanc : la photo de la victime, son nom, la ligne du temps. Puis ils firent différentes recherches pour savoir qui il était. Ils découvrirent qu'il était le vice-président d'une société d'informatique et qu'il se trouvait à New York pour une éventuelle fusion avec une autre société.

Ils appelèrent son entreprise pour savoir où il était censé résider pendant son séjour.

- J'ai l'info, dit Ryan. Il séjourne à l'hôtel, le New York Palace !

- Je n'appelle pas ça un hôtel, mais un château ! dit Castle. Quand je vous disais qu'il avait les moyens

- Je ne suis jamais allé dans un hôtel comme ça ! dit Esposito. On y va ?


Le New York palace était un hôtel de luxe de New York situé sur Madison Avenue, seulement à quelques rues de Central Park.

Arrivés sur place, ils se rendirent directement à la réception.

- Bonjour, je suis le lieutenant Ryan, voici le lieutenant Esposito et monsieur Castle. Nous sommes de la police de New York et nous souhaiterions voir la chambre de monsieur Callahan.

- Un instant, je vous prie, messieurs. J'appelle le chef de la sécurité.

- Je peux savoir pourquoi ?

- Parce qu'il n'y a qu'elle ou son adjoint qui a le passe des chambres !

Il prit le téléphone et appuya sur une touche code

- Bonjour, madame. C'est Tom, de la réception. J'ai ici 3 personnes de la police de New York

- …

- Bien, madame

Il revint vers eux

- Elle sera là d'ici 5 à 10 minutes.

- Votre chef de la sécurité est une femme ? demanda Esposito

- Oui. Cela vous pose problème ?

- Non. Vous permettez que l'on regarde un peu ?

- Faîtes !


Ils visitaient les lieux quand Castle entendit un bruit caractéristique, un bruit de pas qu'il aurait reconnu n'importe où, et ce malgré les années. Il se retourna et elle était là.

Elle arrivait calmement vers la réception, accompagnée par un superbe berger allemand. Elle s'approcha du réceptionniste qui, d'un signe de tête, lui indiqua où se trouvait les hommes. Elle se retourna et se figea.

Il n'en croyait pas ses yeux. Elle n'avait pas changé. Toujours les mêmes yeux verts émeraude, les mêmes cheveux longs retombant sur ses épaules, la même silhouette…

Elle souffla un bon coup, et se dirigea vers eux.

- Bonjour, messieurs, désolée de vous avoir fait attendre !

Au son de sa voix, Ryan et Esposito se figèrent dans un premier temps, puis se retournèrent

- Beckett ?

- Ryan, Esposito, Castle

- Qu'est-ce que…

- Je suis le chef de la sécurité.

- Depuis… commençait Ryan en avançant vers elle, quand le chien se dressa en grognant

- Il ne vaut mieux pas trop s'approcher, il n'aime pas ça ! Vous voulez voir une chambre parait-il ?

- Heu… Oui. Monsieur Callahan

- Suivez-moi !

Ils la suivirent jusqu'à un ascenseur extérieur, se tenant à bonne distance du chien. Elle appuya sur le bouton et croisa ses bras en attendant.

Quand les portes s'ouvrirent, elle leur fit signe d'entrer, puis entra à son tour, le chien à ses côtés. Quand les portes se fermèrent, elle appuya sur le bouton 45.

- Assis ! dit-elle d'une voix douce

- Beckett ? demanda Ryan

- Oui

- Depuis combien de temps…

- Un peu plus de deux ans

- Pourquoi tu ne nous as pas contactés ? demanda Esposito

- Pour quoi faire ? Vous avez votre vie, j'ai la mienne.

Les portes s'ouvrirent. Elle sortit et longea le couloir. Arrivée devant la porte de la chambre demandée, elle glissa son passe dans la serrure électronique, puis elle ouvrit la porte. Elle s'écarta, leur cédant le passage.

- Merci, on fermera en partant, dit Esposito

- Désolée, mais je reste ! En tant que responsable, je dois m'assurer que tout se passe bien. Et je souhaite avoir une copie de la liste de tout ce que vous emporterez.

Elle s'assit sur un tabouret dos au bar. Le chien assit à côté d'elle. Elle les regarda faire leur perquisition.

Mais elle ne les voyait pas vraiment. Son regard suivait Castle. Qu'est-ce qu'il avait changé en cinq ans… Il avait vieilli, ou plutôt il était triste. Il avait toujours ses beaux yeux bleus mais ils étaient éteints. Même sa tenue paraissait négligée. Il avait ses épaules affaissées. Elle ne le reconnaissait pas. Il n'était plus le Castle qu'elle avait connu. Elle le vit sortir de la chambre.

Deux heures plus tard, les gars avaient fini. Elle les raccompagna. N'ayant rien trouvé, il n'avait rien pris.

- Bien, on va te laisser, dit Ryan. Si on a besoin de te contacter…

- Voici ma carte professionnelle. Inutile de chercher à me joindre après les heures de travail, je n'emporte jamais le téléphone.

- Et s'ils ont besoin de te contacter ?

- Ils ont un autre moyen, mais jusqu'à présent ils n'en n'ont pas eu besoin ! dit-elle en regardant sa montre. Tom ? Je vais m'absenter deux heures. Lynn est au courant, ajouta-elle en s'adressant au réceptionniste et en lui donnant le téléphone.

- Même pour deux heures, tu laisses ton portable ! Tu es joignable jusqu'à quelle heure ?

- J'arrive vers 9h le matin, et je repars vers 17H

- La belle vie, hein ? Ça change de tes anciens horaires ? dit Esposito

- Tu as raison pour les horaires, mais pour la belle vie… Bon, je ne vais pas vous retenir !

- On a un rendez-vous, Beckett ? demanda Castle qui n'avait pas ouvert la bouche jusque là

- Ça ne vous regarde pas, Castle, à moins que ça ait un rapport avec votre enquête ?

- Laisse tomber, mon pote, dit Esposito. Ryan, on retourne au 12th.

- Beckett, juste au cas où, on pourrait avoir une copie des vidéos entre 22H et 4H du matin ? demanda Ryan

- Pas de soucis. Je te les déposerai ce soir ou demain matin. Ça ira ?

- Merci.

Les trois hommes sortirent. Au moment de monter dans leur véhicule, Castle leur dit qu'il rentrait chez lui. Ils comprirent et retournèrent seuls au commissariat. Castle prit un taxi.


Peu de temps après leur départ, Beckett quittait l'hôtel. Elle monta dans sa voiture et se rendit à son rendez-vous.

En cours de route, elle s'arrêta chez un fleuriste et acheta deux bouquets de lys blancs.

Arrivée à destination, elle soupira. Elle poussa la grille, et suivit l'allée. Puis elle s'arrêta, s'agenouilla, et déposa un bouquet sur la tombe de sa mère, et un bouquet sur celle de son père. Puis, elle déposa un baiser sur ses doigts et les passa sur le nom de sa mère, et fit de même sur celui de son père. Puis, elle s'assit, le dos contre un arbre. Elle fixait les deux tombes, comme cinq ans auparavant, comme quatre ans auparavant, et ainsi de suite jusqu'à ce jour. Chaque année, deux fois, elle était revenue. C'était les deux seules personnes qu'elle était venue revoir. Les deux seules qu'elles ne pourraient plus jamais voir. Elle ne pleurait pas. Cela faisait longtemps qu'elle ne pleurait plus. Elle regardait les tombes, mais ne les voyait pas, comme elle ne vit pas la personne qui déposait un bouquet sur chaque tombe et qui restait à quelques mètres d'elle.

Quand elle sortit de ses pensées et se releva, il avança vers elle, mais stoppa aussitôt. Deux bergers allemands s'étaient placés devant elle.

- Toujours peur des chiens, Castle ?

- Heu, non !... Je savais que tu serais là ! Je sais que tu es passée chaque année !

- Je ne savais pas qu'on se tutoyait ! dit-elle en se dirigeant vers la sortie du cimetière

- Tu ne me demandes pas comment je sais que tu es passée chaque année ?

- J'imagine que tu t'es encore immiscé dans ma vie privée ! Mais c'est dans tes habitudes de te mêler de mes affaires

- Je suis venu chaque année leur déposer un bouquet, car je voulais au moins faire ça pendant ton absence, leur montrer qu'au moins une personne pensait à eux. Et à chaque fois, tu étais passée avant moi.

Elle se figea en entendant ça.

Elle fouilla dans ses poches, sortit un téléphone et composa un numéro

- Lynn ? C'est Kate. Tu peux me remplacer ?

- …

- Tu as tout compris. Merci. A demain

Et elle raccrocha

- Je croyais que tu n'étais pas joignable ?

- Avec celui du bureau… Pour mes parents, je te remercie, mais je ne t'avais rien demandé ! D'ailleurs, je ne t'ai jamais rien demandé ! Ah, si, une seule chose : ne pas toucher au dossier de ma mère. Mais le grand Richard Castle n'en fait qu'à sa tête. Alors on a repris le dossier, on a enquêté ensemble, je t'ai révélé des choses sur moi que je n'avais dites à personne, et tout ça pour me dire qu'il fallait arrêter, que depuis un an tu faisais tout pour que je ne continue pas…

Quand je pense que j'étais prête à t'avouer mes sentiments pour toi ! Combien de temps tu m'aurais encore menti ? Qu'est-ce que tu voulais faire ? Tu m'as dit que tu m'aimais pour me mettre dans ton lit ? Et après ?

Je sais que je t'ai menti en te disant que j'avais oublié ce qui c'était passé quand le sniper m'a tiré dessus, mais je t'ai expliqué pourquoi. Mais jamais, non jamais, je ne t'ai trahi. Et surtout, ne me dis plus que c'était pour me protéger. Car vois-tu, si tu ne m'avais rien caché, peut-être, et je dis bien peut-être, que mon père ne serait pas allongé là.

- Je suis désolé, Kate.

- Ce n'est pas la peine, Castle. On ne peut pas revenir en arrière.

- C'est pour cette raison que tu n'as pas revu tes amis depuis que tu es revenue ?

- Qu'est-ce que tu voulais que je fasse ? J'ai quitté New York pendant plus de deux ans. Quand je suis revenue, chacun de nous avait suivi sa route. Maintenant, ça fait cinq ans, cinq longues années. J'ai dû faire des choix et je les assume. Mais ces choix, je les ai fait moi-même, personne n'a décidé pour moi. Et comme tu peux le voir, je m'en sors.

- Est-ce que tu es heureuse ?

- Qu'est-ce que ça veut dire être heureuse de nos jours ? J'ai cru un jour que j'avais enfin droit au bonheur. J'étais prête à me jeter à l'eau. Mais aujourd'hui, j'apprécie une journée après l'autre.

Maintenant, excuse-moi, mais je dois y aller.

Elle quitta le cimetière sans se retourner.

- Rook, Nikki, on y va !