Note :

Re bonsoir. Ou plutôt bonjour vu qu'il est plus de 4 heures du matin ^^'

J'ai longtemps hésité à faire une suite, mais quand j'ai posté cette histoire, je me suis promis que j'en ferai une si j'avais plus de 10 reviews, et j'en suis à 12 donc... Me revoilà ! Enfin normalement, nous sommes deux, mais comme vous allez le constater très vite, Jacob n'apparaît pas dans ce chapitre. Je viens de l'écrire d'une traite, j'espère qu'il vaut quelque chose...

Je ne vous garantis pas un prochain chapitre très prochainement... Cette fic sera updatée selon mon inspiration et elle ne sera pas longue... Surtout si je m'en tiens à la fin que j'avais prévu initialement, je ne pense pas que cette histoire finira bien, même je suis addict des happy end, là... Ca va être difficilement envisageable.

Je suis désolée de pas répondre aux anonymes cette fois-ci, je le ferai la prochaine fois. Quand aux inscrits... S'ils ont pitié de moi et m'accordent mes heures de sommeil, ça sera pour dans la journée ;)

Bonne lecture à tous, en espérant vous faire plaisir sur cette histoire qui est assez spéciale à mes yeux ;) Bizouxxxx!


Chapitre Deux : Par le manque


Comment réussis-je à me relever ?

Comment réussis-je à rentrer chez moi, complètement nue, couverte de terre… à moitié morte de cette chose qu'il avait fait naître en moi ?

Comment réussis-je à rester en vie alors qu'il m'avait laissé seule derrière lui sans remords pour retrouver sa sangsue, m'écorchant le cœur sans pour autant me le crever ou me l'arracher ?

Je n'en avais aucune idée.

Était-ce l'instinct de survie ?

Était-ce mon imprégnation qui m'ordonnait à rester en vie parce qu'il l'était aussi ?

Était-ce une force supérieure qui voulait me laisser en vie pour prolonger mon agonie et le voir s'enfoncer, se perdre dans l'amour qu'il portait à une autre ?

Ça faisait près de six semaines que ces questions tournaient et retournaient dans mon esprit fiévreux. Six semaines que j'étais alitée, que je n'avais pas muté. Et que je ne l'avais pas vu.

La fièvre qui me rongeait sans m'enlever complètement à la conscience de ce monde ne me laissait aucun répit, et entretenait ardemment le monstre qui vivait dans mon ventre et qui grossissait dès que j'entendais son nom, comme si la sensation de ses lèvres sur les miennes, de sa langue bataillant avec la mienne, de ses mains qui parcouraient avidement ma peau n'étaient pas suffisantes ou encore trop vivaces à mon esprit.

Sam et les Anciens s'inquiétaient de plus en plus pour moi.

Mon cas était, une fois de plus, sans précédent.

Ils ne comprenaient pas ce qui m'arrivait et je me gardais bien de leur expliquer.

Comment leur dire que j'aimais quelqu'un sous la contrainte ?

J'aurais tellement aimé pouvoir choisir celui avec qui je ferais ma vie.

J'aurais tellement aimé avoir l'espoir d'être heureuse et épanouie, chose que je n'avais jamais été de mon existence jusque là.

Connaître le coup de foudre, les palpitations cardiaques qui donnaient le sourire, les montagnes russes dans l'estomac qui faisaient espérer d'être encore plus près de l'être aimé, les mains qui tremblent de le toucher et d'être touchée avec amour et tendresse en retour.

Les regards complices.

Les sourires amoureux et niais.

Les promenades main dans la main sur la falaise.

Les « je t'aime » murmurés au coin du feu.

La sensation de ne faire qu'un avec l'autre.

La simplicité et la force du sentiment.

J'aurais tellement aimé connaître ça.

Mais pas avec lui.

Pas sous la contrainte de mes hormones de loup.

Un frisson de fièvre me fit tressaillir et je me tournai lentement sur mon flanc droit pour regarder la pluie tomber à travers la fenêtre.

J'inspirai et expirai profondément, essayant de faire le vide dans mon esprit afin de ne plus réprouver ce sentiment d'oppression qui suintait de mes poumons lourds. Mais rien n'y faisait.

J'avais toujours l'impression d'avoir laissé mon âme dans la forêt, là où j'avais connu le bonheur incommensurable avec celui que je haïssais le plus au monde et que ma part animale aimait au-delà de tout mot et de toute raison.

J'entendis du mouvement dans la pièce d'à côté, et je remontai d'une main tremblante ma couette jusqu'à me couvrir presque entièrement la tête.

Une visite de plus.

Une inquiétude de plus.

Quelques mots de réconfort.

Une énième tentative pour savoir de qui je pouvais bien être imprégnée.

Parce qu'ils l'avaient tous compris, bien sûr.

Il n'y a que l'amour pour tuer quelqu'un dans une telle agonie. Il n'y a que ça pour arracher une personne à ce monde dans une telle souffrance.

Je ne l'aurais pas cru, avant.

Non.

Jamais je n'aurais cru ce qu'on disait dans les livres ou dans les films à ce sujet.

Je pensais juste qu'on idéalisait ce sentiment parce que l'être humain n'était pas capable de faire quelque chose de beau et qu'il devait se rattacher à ses rêves et ses fantasmes pour survivre et se réconforter.

Je ne pensais pas ce que j'avais entendu une fois dans un film : « Je suis malade. Malade d'amour. » Et je pensais encore moins que ça me tuerait un jour.

Bien sûr, avant, quand je ne connaissais rien à ces choses-là, que j'avais encore « toute mon innocence » comme le disait ma mère, j'aurais voulu ressentir ce sentiment.

Parce que j'étais une fille et que les filles ont tendance à idéaliser les relations humaines et plus particulièrement amoureuses.

J'aurais aimé être Sally de Quand Harry rencontre Sally, ou bien Bridget Jones qui voulait vivre un conte de fées et qui avait fini par l'avoir.

J'aurais même aimé être une princesse de Walt Disney.

Et qu'étais-je ?

Un garçon manqué, rongé par la fièvre et un monstre qui s'associait à l'amour.

Monstruosité et amour… De quoi faire hurler n'importe quelle romantique.

Des voix chuchotées me parvinrent de l'autre côté de la porte de ma chambre et je fermai fortement les yeux, me forçant à avoir la respiration la plus régulière possible, histoire de paraître emportée par le sommeil qui, lui aussi, au fil des nuits, était devenu mon autre ennemi pour toutes ces images de Lui ou de Lui et moi cette nuit-là qu'il ravivait à ma mémoire.

On appuya sur le loquet de la porte et je me mis à compter mes battements cardiaques afin d'oublier toute chose sauf ce bruit qui me prouvait que j'étais encore bel et bien en vie dans ce monde.

La porte se referma doucement et des pas feutrés se rapprochèrent du lit.

Emily.

C'était une des personnes qui s'inquiétaient le plus pour moi en dehors de ma mère et mon frère.

Lui ne venait pas, non. Il n'était pas venu une seule fois en six semaines.

Même Quil, Embry, Paul et Jared étaient venus quelques fois et appelaient de temps en temps pour avoir de mes nouvelles. Qui l'aurait cru il y avait encore quelques mois ? Certainement pas moi. Eux qui me charriaient tout le temps, avant…

Mais peut-être les invitait-on sciemment à mon insu pour savoir quelle réaction cela aurait sur moi. Vu que c'était ceux qui n'étaient toujours pas imprégnés qui venaient le plus souvent à la maison. On devait penser que je refoulais mes sentiments pour l'un d'eux… Si seulement ça avait été aussi simple.

« Bonjour ma chérie… » Me souffla Emily en s'asseyant précautionneusement à côté de moi.

Je réprimai une respiration tremblante qui aurait trahi mon émotion.

Je n'aimais pas qu'elle m'appelle comme ça.

C'était des noms qu'on se donnait dans un couple. Des noms que mon imprégnation aurait voulu qu'il me donne et qu'il ne dirait jamais.

Elle passa une main fraîche sur mon front, la laissa glisser sur ma joue et je réprimai cette fois un frisson.

« Leah… Je sais que tu ne dors pas. » Chuchota-t-elle en passant sa main dans mes cheveux courts.

Je ne bougeai toujours pas parce que je savais qu'elle n'en avait aucune idée. Elle espérait juste que j'ouvre les yeux et que je lui parle.

Comme ma mère.

Comme mon frère.

Comme Sam.

Mais j'en étais incapable.

Je ne pouvais pas mettre des mots sur ce qui me rongeait. Je ne pouvais pas l'associer à moi dans une même phrase avec des mots comme « sentiments » ou « amour ». C'était au-delà de ce que mon cœur blessé à mort mais qui survivait malgré tout pouvait faire.

« Leah… Tu es en train de tuer… »

Sa voix s'était un peu brisée sur la fin de sa phrase.

Ça me faisait de la peine de la voir souffrir comme ça, mais je ne le montrai pas parce que c'était quelque chose qu'elle me répétait à chaque fois qu'elle venait me voir.

Et puis, que pouvais-je bien lui répondre ?

« Oui, je sais. » ?

« Je me tue parce que je ne veux pas de l'amour qui est en moi pour lui. » ?

Si je disais ça, je me perdrais.

J'aurais la honte en plus de mon honneur et ma fierté bafoués.

Et je ne voulais pas qu'elle sache qu'il m'avait atteint de cette façon.

Je ne pouvais pas lui raconter ce qui s'était passé entre nous le soir de la Saint Valentin. Jamais personne ne devait le savoir. Ça resterait la seule chose que nous aurions partagée…

A cette pensée, j'eus un pincement au cœur mais la douleur qu'il me provoqua était tellement superficielle par rapport à ce que m'infligeait le monstre dans mon ventre que je m'en aperçus à peine.

« J'aimerais tellement que tu me parles… »

Je bougeai légèrement, faisant mine de rêver.

Et moi, j'aimerais tellement oublier.

« Je ne te demanderais pas grand-chose. Juste de quoi te soulager. Parce que je sais que tu en souffres. Nous le savons tous. Sinon tu ne serais pas comme ça. Tu ne te battrais pas contre de cette façon. »

Je me tournai sur mon autre flanc alors qu'elle soupirait.

Je savais qu'elle parlait pour mon bien. Que ses mots n'avaient pour but que de me réconforter. Mais je ne pouvais tout simplement pas ouvrir les yeux, voir ses pupilles refléter l'inquiétude que je voyais tous les jours dans celles de ma mère et de mon frère quand ils venaient me rendre visite, soit le matin et le soir.

Non. C'était impossible.

Je préférais feindre l'innocence et le silence. Me battre toute seule encore et encore, même si je savais que c'était inutile, contre ce monstre qui rugissait dans mon ventre dès que je l' évoquais dans mes pensées ou que mes sens semblaient se rappeler qu'ils avaient eu le plaisir de partager avec lui un moment qui normalement aurait dû être amoureux mais qui s'était révélé plus être une pulsion animale.

Mais je m'en foutais du nom qu'on pouvait donner à ce qui s'était passé ce soir-là parce que ça avait été réel. Ça s'était vraiment produit.

Je l'avais eu.

Il avait été à moi l'espace de quelques minutes illusoires.

Je m'étais sentie entière le temps de quelques secondes et c'était ça qui me tuait et me retenait à la vie à présent.

« Tu sais… Même Jacob s'inquiète pour toi. »

J'ouvris tout à coup les yeux et me mis à trembler violemment alors que ma vue se brouillait.

Elle se tourna vivement vers moi et posa une main sur mon épaule, inquiète, alors que je refermai désespérément mes paupières, mais je savais que c'était trop tard.

Je m'étais trahie une fois de plus.

Il avait encore une fois eu raison de moi.

Une fine pellicule de sueur couvrit ma peau alors que je me rendais compte que pour la première fois en six semaines, j'entendais son nom. Je sentais mon sang courir dans mes veines, ma respiration devenir erratique ; que m'arrivait-il ?

« Leah ! » Paniqua-t-elle en faisant rapidement le tour de mon lit. « Leah ! Qu'est-ce qui se passe ? C'est… Lui, n'est-ce pas ? Leah, c'est de lui dont tu t'es imprégnée ?

_ Non ! Non, je ne me suis pas imprégnée. Ce n'est pas moi qui l'ai voulu. » Répliquai-je tout à coup d'une voix rauque.

Je me rendis compte aussi à ce moment-là que je n'avais pas parlé depuis des jours.

Des larmes jaillirent de mes yeux tandis que je me forçai à les rouvrir. Même si c'était la seule chose que j'étais disposée à faire.

Je ne voulais pas en parler.

Je ne voulais pas qu'on m'en parle.

Je voulais juste qu'on m'oublie comme lui l'avait fait.

Elle se mit à genoux pour être à hauteur de mes yeux et l'espace d'un instant, je vis la détresse, la désolation et la pitié dans ses pupilles noires.

Je me tournai sur le dos et fixai le plafond blanc cassé et craquelé de ma chambre.

Mes muscles étaient toujours aussi tétanisés et tremblaient toujours autant. Je me faisais violence pour respirer correctement, pour m'intimer au calme.

Quelques minutes passèrent dans le silence le plus absolu.

Elle était toujours à genoux à côté de ma table de nuit, en face de ma tête de lit.

Elle ne bougeait pas. M'observait juste.

Dans ses regards, je sentais toujours la pitié émaner et j'en aurais eu la force, je crois que je l'aurais mise dehors avec pertes et fracas.

Je n'avais jamais aimé qu'on me considère comme une chose fragile, surtout depuis la mort de mon père. Je savais que mon frère se sentait l'âme de l'homme de la maison, mais j'étais l'aînée. Et il avait vite compris qu'il ne ferait jamais le poids face à moi en matière d'autorité.

J'avais déjà du mal avec celle de Sam au sein de la meute, alors mon petit frère chez moi… C'était tout simplement risible.

Emily posa une main qu'elle voulut rassurante sur mon bras. Comme si elle voulait me faire comprendre qu'elle était là si j'avais besoin d'elle. Qu'elle me soutenait. Et surtout, qu'elle ne me trahirait pas.

Je fermai les yeux à ma propre détresse et à la réalité de mon monde vide sans lui.

Parce que c'était ça le plus insupportable mise à part cette chose qui vivait dans mon ventre.

Le manque.

L'absence.

Cette impression de me déchirer de part en part parce qu' il n'était pas là.

L'envie d'accepter la mort avec joie si seulement il revenait une dernière fois.

Des larmes amères coulèrent au coin de mes paupières et je voulus me détourner, mais Emily m'en empêcha en resserrant sa prise sur mon épaule et en essuyant les traces humides sur mes tempes.

« Je ne sais pas quoi te dire. Souffla-t-elle en me caressant les cheveux.

_ Il n'y a rien à dire. » Dis-je sur le même ton qu'elle.

Elle inspira profondément, comme écrasée sous le poids d'une intense émotion et mon cœur se serra.

C'était une fille que j'avais toujours aimée et appréciée. Elle était en quelque sorte la grande sœur que je n'avais jamais eue. Et je n'aimais pas la voir malheureuse. Elle se faisait assez de soucis pour nous quand nous mutions.

« Ça fait combien de temps ? » Finit-elle par me demander, toujours en chuchotant. Comme si elle avait peur que quelqu'un - lui - l'entende.

Je contractai les muscles de mes mâchoires et fermai un instant les yeux, me rappelant ce soir-là… quand je lui avais tout avoué.

« Trop longtemps. » Répondis-je.

De nouvelles larmes coulèrent le long de mes tempes et elle les essuya encore patiemment, comme si elle tenait à tout prix à faire quelque chose pour me soulager.

« C'est pas en reniant ta nature que tu y changeras quelque chose. »

Ce fut à mon tour d'inspirer profondément.

Je savais parfaitement qu'elle avait raison. Mais je préférais me cantonner dans mes espoirs futiles et mensongers qui me rassuraient, plutôt que d'affronter la vérité qui me dirait que je vivrais avec cette chose toute ma vie.

« Pourquoi ne veux-tu pas sortir ? Tu sais très bien que muter t'aidera à te sentir… mieux à défaut de bien. Chuchota-t-elle en me caressant les cheveux.

_ Parce qu'il y a son odeur dehors. » Répliquai-je après un long silence.

Je l'entendis se lever et s'asseoir sur mon lit. Puis elle entra dans mon champ de vision et plongea ses grands yeux noirs dans les miens. Je tentai de détourner mon regard, mais elle me força à lui refaire face.

Je contemplai son visage en partie ravagé par « une simple erreur » comme elle le disait et me surpris à l'envier follement.

J'aurais été heureuse si j'avais été défigurée mais imprégnée de n'importe qui sauf lui. J'aurais accepté n'importe qui…

« On ne choisit pas ces choses-là. » Souffla-t-elle comme en écho à mes pensées. « C'est dans le coeur et le sang…

_ Qu'on me crève le cœur et qu'on me donne en pâture aux sangsues, alors… » Raillai-je, désespérée.

Je voulus une nouvelle fois me détourner, mais elle ne me le permit pas. Elle voulait toujours que nos regards s'affrontent.

Pour quoi ?

Pour y voir quoi ?

« Tu es forte. Chuchota-t-elle.

_ Pas assez.

_ Si… Je ne connais pas les mots qui pourraient t'apaiser. »

Il n'y en a pas. Pensai-je, amère.

Le seul remède qu'il y aurait peut-être était qu'il revienne vers moi et qu'il m'accorde ce qu'il m'avait refusé la dernière fois. Qu'il me donne quelque chose que l'autre démon n'aurait jamais.

« Il faudra que tu l'affrontes. »

Non. C'est déjà fait et ça n'a servi à rien.

« Et il faudra que tu en parles avec Sam. C'est ton Alfa. Il pourra peut-être…

_ Quoi ? La coupai-je, amère. Le forcer à coucher avec moi pour ne pas que je meure ? Il ne le fera jamais ; il est déjà imprégné. »

Je tournai vivement la tête pour la faire lâcher prise.

Je me rendis compte que mes soubresauts avaient légèrement diminués et que mon cœur s'était un peu allégé sans le poids des mots.

« Peut-être que les Anciens… Tenta-t-elle une nouvelle fois.

_ S'il y avait déjà eu un cas comme le mien, je crois qu'on le saurait. Et ce n'est pas le cas. »

A nouveau, elle soupira. Elle savait que j'avais raison.

« Tu ne peux pas rester enfermée ici toute ta vie.

_ La preuve. Soufflai-je.

_ Il faudra que tu sortes.

_ Non.

_ Et que tu en parles à Sam à défaut d'à… Tu-sais-qui.

_ Non.

_ Sinon je le ferai. »

Un lourd silence tomba entre nous alors que je me tournai vers elle pour la dévisager, pleine d'amertume. Elle avait l'air plus que déterminée.

« Tu feras pas ça ? Soufflai-je.

_ Seulement si tu m'y forces. Je te laisse trois jours. Réfléchis bien. »

Je la regardai se relever et reprendre la veste qu'elle avait posé au fond de mon lit.

Mon cœur s'était remis à battre lourdement dans ma poitrine alors que je la voyais regagner la porte de ma chambre.

« Je te laisserai pas te détruire… » Me murmura-t-elle avant de refermer le battant derrière elle.

Je refis face doucement à la fenêtre où la pluie continuait à tomber.

J'entendis à nouveau des voix qui chuchotaient dans la pièce d'à côté et la fièvre reprit ses droits sur mon corps.

Moi qui croyais que j'allais facilement l'oublier quand tout ça avait commencé.

Moi qui croyais être capable de pouvoir lutter contre.

Je m'étais lourdement trompée…

A suivre...