Voici le second chapitre, j'espère que vous apprécierez.
Je vous remercie pour vos encouragements.
Bonne lecture.
CHAPITRE 2 – Ma vie, un combat quotidien
Voilà maintenant six mois que je vis dans l'obscurité totale. J'ai du apprendre à vivre avec mes nombreux handicaps. Etre sur un fauteuil roulant n'est facile pour personne. Ajouter à cela une cécité totale est encore plus compliqué.
Mon père a du engager une infirmière à plein temps pour pouvoir s'occuper de moi quand celui-ci travaille. Il bosse dur seulement pour pouvoir payer tout mes soins médicaux et je m'en veux chaque jour de toujours respirer.
Ce serait tellement plus simple pour nous deux si je n'avais pas survécu. Il aurait eu du chagrin c'est certain, perdre sa femme et sa fille en même temps aurait été très dur pour lui.
Mais aujourd'hui je n'ai même pas besoin de mes yeux pour savoir que mon père est malheureux. Je peux entendre dans sa voix toute la tristesse et la peine qu'il ressent.
Alors je culpabilise et tout les jours que dieu fait, je prie pour pouvoir m'endormir et ne plus jamais me réveiller.
Je prie pour pouvoir enfin libérer mon père du fardeau que je suis devenue. Je prie pour qu'il puisse vivre à nouveau et être libre, sans un boulet accroché à son pied.
Je déteste ce que je suis devenue et je souhaiterai mourir.
Nous avions décidés de déménager suite à ma demande et avons quitter mon pays natale la France, pour pouvoir vivre dans le pays d'origine de mon père, les Etats-Unis.
Je ne supportai plus la pitié que tout le monde avait à mon égard. Etre aveugle me donner l'avantage de ne pas voir leur visage triste et compréhensif. Mais leur voix emplie de pitié me donner envie de tout balancer, si ils savaient que c'est la chose la plus difficile à entendre.
Je n'ai pas besoin de leur pitié, j'avais seulement besoin de mes amis. Ceux que j'ai connu qui était toujours souriant et je m'en foutiste. Qui me faisait rire d'un rien et parler de la vie que nous aurions pu avoir. C'est de ca que j'avais besoin, pouvoir rire un peu malgré ma condition mais personne n'as su me donner ce que je désirai à part de la pitié.
Alors nous sommes partis et avons commencer une nouvelle vie à Forks, la ville natale de mon père.
Cette ville n'est pas très grande mais nous n'avions besoin de plus.
De toute façon je ne peux plus rien faire aujourd'hui alors je n'ai besoin de rien.
Que dire de plus à part que la vie est devenu un combat quotidien. J'ai du apprendre à vivre sans ma vue et sans mes jambes.
Chaque activité banale et quotidienne et un vrai calvaire pour moi et sans Abigail, mon infirmière, je serai toujours dans mon lit à me morfondre. Elle m'aide pour mes repas, ma toilette, mes sorties (très rarement) c'est la seule qui arrive à me faire sourire car elle sais très bien se comporter avec moi et elle sais que la pitié n'est pas quelque chose qui arrivera à me faire avancer, bien au contraire.
Elle m'as aussi convaincu d'apprendre le Braille, je lui avait dit qu'avant j'adorai la lecture et elle m'avait répondu que c'est une activité que je pouvais encore faire et avec un peu d'entrainement j'y arriverai sans problème alors j'avais accepter.
Cette après midi mon père ne travaille pas et nous avions décider d'aller au petit centre commercial pour que je puisse acheter des livres en braille. Je détestai sortir depuis l'accident mais je fis un effort pour mon père car je savais qu'il s'inquiétait beaucoup du fait que je reste toujours enfermé.
Quand Abigail me propose de sortir je trouve toujours une excuse pour ne pas y aller car je n'ai pas envie que tout le monde voient « l'handicapée aveugle ». Je sais pertinemment que le monde se retourne sur mon passage et même si je suis privée de la vue mon ouïe elle s'est un peu plus développé et j'entend très bien les chuchotements et les ricanements des gens.
Je fais semblant de ne pas les entendre mais chaque fois c'est un coup de poignard de plus dans mon cœur.
C'est vrai que c'est totalement hilarant de rire du malheur des autres mais j'aimerai bien que de temps en temps ils se mettent à ma place et peut être qu'ils arrêteraient de rire comme des idiots.
Voilà pourquoi j'évite de sortir et je me replie sur moi-même. Je ne connais personne ici à part Abi et ca me convient très bien. Malgré tout, je sens un manque dans ma poitrine. Mes anciens amis me manquent. Ma mère me manque, et la France me manque aussi.
Je ne pense pas qu'un jour j'accepterai ma situation et même si je m'efforce d'aller bien devant mon père, je sens que je m'enfonce chaque jour dans le gouffre du désespoir et personne est la pour me retenir.
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