Disclamer : L'histoire du Cycle de L'Hériatge est à Christopher Paolini.

Résumé : Et si Murtagh avait eut une sœur jumelle ? En quoi cela influencera l'histoire ? Ceci en l'histoire d'une femme, fille du premier des parjures et de sa main noire, qui a décidé d'avancer sans renier qui elle était même si elle porta beaucoup de nom durant sa vie.

Note: L'écriture de ce chapitre a été plus longue car il y a beaucoup de choses que je voulais mettre dedans et il a fallut tout organiser.

Je n'aime pas trop ce chapitre alors si vous avez une idée pour que je l'améliore n'hésitez pas à me la dire, votre avis m'intéresse. Allez, bonne lecture.


Chapitre 2 : Belladone.

L'enfant avait regarder le château dans lequel elle était née disparaitre lentement dans la nuit. Elle l'avait quittée il y a plus d'une semaine. Et depuis ce moment-là, elle avait envi de pleurer. Son frère, son double, son unique ami y était et avait finit pas se réveiller sans se douter qu'elle était partie loin de lui sans lui dire au revoir. Elle ignorait ce que sa mère avait pût dire pour masquer sa disparition mais elle n'avait jamais voulu laisser Murtagh seul avec leur père. Elle serra dans son point le médaillon qu'elle avait reçu. « Pour que tu n'oublies pas qui tu es » lui avait dit Morzan en le lui donnant. Comment oublier que son géniteur avait tenté de tuer son frère ? Comment oublier le compagnon de ses chagrins et de ses peines ? Comment oublier une mère qui nous protège ? On ne peut pas. Elle sentit ses yeux la bruler. Si seulement elle n'avait pas pris l'habitude de retenir ses larmes, elle pourrait pleurer tout son saoul.

Ils avaient fini par arriver dans une ville, ils étaient chez le frère de Mirta. La maison était petite et on l'avait présentée à tout le monde comme étant Belladone, la petite-fille de la vieille femme. Ça lui faisait bizarre de porter une robe qui lui permettait de voir ses pieds et qui ne lui retirait pas toute liberté de mouvement. On appela, mais elle ne répondit pas. Puis la porte s'ouvrit.

- Belladone ? Je sais que c'est dur, mais réponds quand on te parle, fit doucement Mirta.

La vieille dame ne reçut pas de réponse, alors dans un soupire, elle lança un :

- Damoiselle Sylvie ?

- Oui ? Répondit l'enfant.

- Faites attention, c'est pour ta propre sécurité que tu portes un nouveau nom. C'est à celui choisit par vos parents que vous ne devez pas répondre. Maintenant tu t'appelles Belladone.

- C'est dur de devoir vivre une vie qui est à une autre.

- Ma seule consolation est que ma petite-fille a une tombe digne d'une princesse. La vie n'est pas facile quelque soit le rang où on est né.

La fillette ne répondit pas. Elle avait l'impression que changer de nom serait renier son frère et sa mère. Ils étaient de sa famille, un même sang les unissait. Elle ne pouvait pas faire ça. Même si son père la terrifiait, sa place était avec eux. Elle s'appelait Sylvie et « Belladone » était juste un masque sous lequel elle devait se cacher. Tôt ou tard, elle redeviendra la petite fleur de sa mère.

- Belladone ?

- Oui, Mirta ?

- Il est l'heure de dormir.

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Morzan venait de récupérer l'œuf qu'un petit voleur avait osé dérober au Roi. Il aurait dû être calme. Il l'aurait même été si il n'avait pas sentit une présence plus que familière quelque part en ville. Elle était censée être morte de maladie et voilà que par hasard, il touchait son esprit. Il ignorait si Selena l'avait trahit mais son épouse devrait en répondre. En attendant, il devait récupérer sa fille. Il rentra chez son ancienne cuisinière bien décidé à reprendre ce qui lui appartenait de plein droit. Un homme descendit de l'étage suivit par une vielle femme. Il lut l'horreur dans leur yeux quand ils réalisèrent que c'était lui et non un mauvais songe.

- Où est ma fille ? Demanda-t-il d'un ton bien trop calme pour être sans danger.

- Votre fille, Mon Seigneur ? Mais il n'y a que notre petite Belladone ici, répondit la femme apeurée.

Il dit simplement un des mots mortels et un éclair rouge frappa les deux autres adultes dont les corps tombèrent en bas des escaliers. Il monta les marches et poussa l'une des portes. Une petite silhouette était couchée dans le lit. Il n'eut pas besoin de croiser les yeux noirs de la fillette pour savoir qu'elle était parfaitement réveillée et qu'elle avait tout entendu.

- Belladone ? La fleur qui annonce le malheur ? Il faut croire que ce surnom a été fait sur mesure pour l'enfant d'un parjure, se moqua-t-il. Je suppose que tu vas faire semblant de dormir longtemps.

Il la souleva et la porta comme un sac de patate.

- Laisses-moi, ordonna l'enfant en se débattant.-

- Malthinae, répondit son père.

Sylvie se retrouva ligoter et bâillonner par des liens invisibles. Elle se retrouvait impuissante en face d'un homme qui ne lui voulait pas du bien. Elle avait entendu la chute et quand elle avait vu Morzan, elle avait compris que Mirta n'était plus. Elle était peut-être très jeune, mais elle comprenait certaines choses comme le fait que son géniteur était un assassin et qu'elle ne l'aimait pas. L'homme dit quelque chose et la fillette sombra dans l'inconscience.

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Elle sentit le vent sur son visage avant d'ouvrir les yeux. Lorsque son regard vit où elle était, elle s'agrippa à la personne derrière elle de toutes ses forces avant de réaliser que c'était son père. Elle avait envi de lâcher prise, mais elle était terrifiée d'être au dessus des nuages. Puis le dragon piqua vers le sol et d'un coup elle n'eut plus peur. Elle ne savait pas pourquoi mais elle avait envi de rire et elle oublia sa situation. Elle relâcha sa prise et se retourna vers ce qu'il y avait devant.

- En ancien langage, on dit « Flauga » pour voler.

Sylvie tourna la tête vers son père. Le mot dans cette autre langue résonnait dans sa tête comme un son familier et agréable. Elle avait l'impression qu'ils faisaient partis d'elle au même titre que son sang et sa chaire. Il y avait quelque chose dans ce mot...

- Flauga, répéta-t-elle. Que veut dire « Malthinae » ?

- Attacher, maintenir en place ou retenir prisonnier.

- A quoi sert cette langue ?

- Aujourd'hui ? A jeter des sorts.

La fillette fronça des sourcils. Son père se montrait aimable avec elle, ça cachait quelque chose. Elle ne pouvait pas oublier que c'était le même homme qui avait faillit tuer son jumeau. Non, elle ne pourrait jamais l'aimer. Mais il était son père. Comment un être qui pouvait être gentil, trop rarement et dans des moments où elle n'était pas réellement sure d'avoir vécus, la faisait tant trembler ? Sans doute parce qu'il n'y avait pas une personne qui ne le craignait pas ici et que dans le fond sa gentillesse n'était juste un masque.

- Tu te méfies de moi ?

- N'ai-je pas toutes les raisons pour ?

- Tu poses beaucoup de questions.

- Et je n'ai pas beaucoup de réponses.

- Ne soit pas aussi insolente, tu pourras le regretter.

- Oui, comme mon frère que vous avez faillit tuer.

- Je n'ai pas à aborder ce sujet avec toi.

- Oui, vous ne savez que vous mettre en colère, boire et blesser votre entourage.

La claque partie et la fillette ne cacha pas qu'elle savait déjà comment ça allait se finir. Il était rare qu'on critique cet homme et qu'on s'en sorte sans rien. Vu la personne à qui elle avait à faire, elle s'en sortait plutôt bien... jusqu'à ce que le parjure se pose. Elle devrait peut-être prier pour qu'il se calme sinon elle allait très vite et très douloureusement regretter son insolence.

- Ne me défie jamais plus, dit-il d'un ton glacial.

Le dragon rouge se posa majestueusement en face d'un homme étrangement familier à la fillette. Il avait des cheveux court et brun, une barbe. Il dégageait une aura de calme qui envouta l'enfant.

- Mon vieil ami, salua Morzan en tirant son épée. Je me demandais quand nos routes se recroiseraient.

- Sylvie n'est pas obligée de voir ça, laisses-là s'éloigner. Elle a vu trop de choses qu'elle devrait encore ignorée à son âge, répondit le « vieil ami ». Ne commet pas cette erreur.

- Dixit l'homme qui a sans doute tué sa mère. Ou suis-je dans l'erreur, Brom ? Ironisa le parjure en s'avançant vers l'autre.

La brune regardait les deux hommes. Comment l'être qui avait sauvé son frère pouvait lui avoir pris le seul adulte qui tenait à elle et dont elle était l'enfant ? C'était impossible. Les épées s'entrechoquèrent dans un bruit sourd. Elle se laissa glisser sur le sol. Elle devait faire quelque chose. Elle avait beau le détester, l'un des des deux combattants était son père. Une partie d'elle qui voulait l'aimer malgré tout et ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose.

« N'y va pas, petite fille. Ils pourraient te tuer sans le vouloir. Ça brisera le cœur de ta mère. »

- Qu'est-ce que... ? Et que... ? Je... ? C'est... ?

« Le dragon rouge à côté de toi. Ta mère a juste disparue, elle peut être encore vivante. Et oui, je parle même si je ne suis pour toi qu'un gros lézard avec des ailes. Restes tranquille. »

- Je ne peux pas, l'un d'eux va mourir.

« Tu es trop gentille, fais attention ou ça va te jouer des tours. »

- Il faut mieux être trop gentille qu'un chien qui obéit aux ordres d'un fou.

« Tu devrais parler avec plus de respect de mon dragonnier, petite fille. »

- Sinon, tu vas faire quoi, me mordre ?

« L'idée est tentante mais j'aurai encore faim après. Ne prends pas ce sac ! »

- Si je veux, répondit la brune en s'écartant de la créature.

C'est comme ça que Sylvie se retrouva à faire face à un dragon de mauvaise humeur qui lui montra les dents et qui, franchement du point de vu de l'enfant, avait sérieusement besoin d'une pastille de menthe. Puis le dragon cria et rugit de fureur en regardant les hommes. La fillette se retourna et vit que son père boitait légèrement. Elle profita que l'attention de la bête se soit fixée sur autre chose pour la contourner. Ou du moins tenter puisse que énorme queue tomba juste devant elle.

« Pas si vite, petite fille. Rends moi cet œuf. »

- Un œuf ou ça ?

« Dans la sacoche espèce d'idiote. Retourne sur mon dos ou je te carbonise. Suis-je clair ?»

- Limpide, tu es clair comme de l'eau de roche. Si tu veux je peux aller te chercher une pastille à la menthe, ça ne peut pas te faire du mal, tu sais.

Le dragon gémit encore de douleur. La fillette le regarda horrifiée. Qu'est-ce qui se passait ? Pourquoi avait-il mal ? Il ne se passait rien qui pouvait expliquer ça. Elle tourna la tête en ayant peur de comprendre. Le dragon et son père... Son père et le dragon... Ils étaient liés. Si l'un avait mal, l'autre avait mal aussi. Les deux hommes combattaient avec une rage propre à ceux qui n'avaient pas peur de mourir. Alors la fillette courut vers eux. Elle savait pas trop ce qu'elle allait faire sauf que c'était particulièrement stupide. Mais avant qu'elle ait pût faire quoique ce soit, une épée s'enfonça dans la poitrine de son père. Pourtant, il resta encore debout surpris. Elle courut vers lui en ne sachant pas comment agir. Après tout, il s'agissait de l'homme qui avait passé toute sa vie à l'effrayer. Mais c'était aussi son père. Brom l'attrapa avant qu'elle n'ait rejoint l'auteur de ses jours. Le silence était assourdissant. Puis son géniteur finit par tomber sur le sol dans un bruit sourd. Elle s'échappa de l'étreinte de l'ex-jardinier et alla se pencher sur son père.

- Père... fit-elle d'une voix blanche et tremblante en regardant le sang couler alors qu'elle sentait des larmes commencer à lui bruler les yeux.

- Je n'ai pas vraiment mérité que tu m'appelles comme ça, n'est-ce pas ? Tu ne dois pas vouloir de la bénédiction du parjure que je suis. C'est sans doute mieux ainsi.

La fillette lui fit un petit sourire triste. Il ne pouvait pas partir comme ça. Ça ne pouvait pas ressembler à ça la mort. La vie ne pouvait pas tenir juste à une seconde de faiblesse.

- Oui, vous n'avez pas été un bon père. Bien au contraire... mais vous êtes le mien. Alors vous vous trompez, je veux votre bénédiction, murmura l'enfant à l'oreille de l'homme.

- Atra guliä un ilian tauthr ono un atra waìse sköliro frà rauthr (1), souffla Morzan à sa fille. Brom, tu fais ce que tu veux cette sale gamine, elle est trop gentille pour ce monde, déclara-t-il à l'autre dragonnier.

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- Non seulement vous venez de tuer un homme mais vous avez voler son épée et un œuf d'autruche bleu, s'exclama un petite fille brune.

- Tu vas arrêter de t'énerver pou rien, ronchonna l'homme.

- Parce que ce que je viens de voir est tout à fait normal, où avais-je la tête ? C'est juste mon père que vous venez de tuer. Tout est normal.

- Tu ne t'arrêtes jamais de parler ?

- Jamais quand j'ai raison, demandez à mon père, il pourra confirmer. Mais non, j'y pense, vous venez de le tuer. Je peux être tellement bête parfois.

- Je croyais que tu le détestais, ton père.

- Ce n'était pas une raison, c'était mon père quand même et vous venez de piquer à mon frère le seul héritage venant de cet être qu'il aurait pût avoir.

- Tu es vraiment étrange pour une gamine de trois ans.

- Parce que ma vie est un exemple de normalité ?

- Je vais t'emmener chez les Vardens, leur chef a une fille d'environ ton âge et...

- Je n'irai pas chez eux. Je veux être avec ma mère et mon frère. Pas chez des gens qui ont cherché à nous tuer. Je refuse d'y aller.

- Ton père t'a confiée à moi...

- Après que vous l'aviez tué.

- Tu vas m'obéir.

- Vous n'êtes pas mon père.

- Oui, moi je n'ai jamais levé la main sur toi.

La fillette se mit à bouder, blessée. C'était un coup bas. Elle avait encore mal à la joue de la dernière fois où elle avait commencer à faire sa tête de mule avec son paternel.

- Je veux seulement te protéger, et si tu veux que j'arrive à sauver ta mère, il faut me faire confiance.

- Je ne veux pas y aller, il y a forcément une autre solution.

- Oui, mais il te faudra changer de nom.

- Mon dernier était Belladone. Au bout d'un moment je ne suis pas à un changement près.

- Je te déposerai en route.

- Vous devez l'aimer ma mère pour risquer votre tête pour elle.

- Oui, je l'aime. Et si elle m'aime à moitié autant que je l'aime, je suis le plus heureux des hommes.


Et voilà le deuxième chapitre. Merci à tous mes reviewers, je vous adore ! C'est grace à vous que j'ai écris ce chapitre aussi rapidement. Sans vous cette histoire serait rien alors je suis heureuse que vous la lisez. J'attends avec impatience votre avis sur ce chapitre.

A la revoilure !


(1) Que la chance et la joie t'accompagnent et te protègent de la mauvaise fortune.