Bêtas : Chapaf et Bruniblondi (le duo BDSM de choc !)

Genre : slash M/M

Rating : M

Destinataire : Nanola.

Warning : BDSM

NDA : Un grand merci à vous tous pour ce formidable accueil ! J'espère que la suite vous plaira... là en fait, j'ai grave la pression et le trouillomètre à zéro ^^'' Et merci encore à Akarisnape pour son fanart !

Ce chapitre a failli ne pas être posté pour deux raisons : 1) mon ordi a planté ce matin et j'avais vraiment la haine ; 2) FF merdoie avec les reviews et j'ai vraiment la haine. Bref, je vous le livre quand même, mais je vous avoue que je n'en avais pas envie quand je sais que ce scrogneugneu de site est encore en plein bugg. J'ai répondu à toutes les reviews dont j'ai reçu les notif, si malheureusement vous n'avez pas de réponse, remerciez FF de ma part, c'est que je n'ai rien reçu non plus...

Sinon, pour les lecteurs de « La voie de l'Oméga », je ne posterai pas cette semaine : avec les fêtes, c'était juste impossible de publier les deux histoires ce dimanche et vu les ennuis que j'ai eus ce matin, je vais m'épargner un minimum les nerfs. J'ai donc privilégié « Puppy »... parce que j'ai reçu de multiples menaces et que j'aime ma Bichette (ainsi que ma vie) ^^

PS : Antha, lâche ces pauvres michoko, ils ne t'ont rien fait !


Puppy

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Partie 2

"La confiance, c'est offrir sa main dans la pénombre" - Georges Iles


Quand Harry retourna à Poudlard, il eut le sentiment de sentir une vingtaine de kilos s'abattre soudainement sur ses épaules tant le retour à la réalité de sa vie d'étudiant était dur.

Il avait bien dormi, avait été réveillé par un Snape déjà habillé de sa robe de sorcier et s'était empressé de filer. Une fois au Square, il avait envoyé un SMS à Dorian, Will et Alex. Après tout, ces derniers avaient tous été de très bon conseil, ils lui avaient expliqué à quoi s'attendre – du moins dans les grandes lignes – et l'avaient toujours bien épaulé depuis qu'il les avait rencontrés au club. Leurs avis avaient été précieux, sans compter que les trois garçons étaient plus curieux que des belettes et des chats réunis.

Et puis, il se sentait proche de Dorian. Sans doute parce qu'il avait été formé par Severus, lui aussi. Oui, Dorian était un ami désormais dans l'esprit de Harry. Quant au deux autres, il les appréciait énormément. Il était bien avec eux. Cette première expérience en tant que soumis lui avait diablement plu et il avait été impatient de le faire savoir à ses nouveaux amis.

Alors que là, dans cette Grande Salle bruyante, Harry se sentait mal à l'aise. Plus à sa place. D'autant que ses amis sorciers ne savaient pas dans quoi il avait mis les pieds. Il ne voulait d'ailleurs absolument pas qu'ils l'apprennent. C'était son jardin secret, sa bulle d'oxygène.

Harry remua son thé, s'étonnant que le club et sa toute nouvelle condition de soumis se soient imposés aussi vite à lui, faisait déjà tant partie de sa vie. C'était... oui, étonnant.

« Tu as passé une bonne nuit, Harry ? » demanda Ron en mâchouillant ses œufs brouillés.

« Hum ? Oui, j'ai dormi comme un bébé, » répondit Harry par automatisme.

« Chuis désolé de pas avoir été là, hier soir, » continua Ron.

« Pas grave, j'ai dormi au Square. »

Le silence de son voisin dont il n'entendit même plus les bruits de mastication lui fit lever son nez de son thé. Il découvrit un Ron qui le regardait, éberlué.

« Quoi ? » s'énerva Harry.

« Rien, rien. Je suis surpris, c'est tout. »

Harry sentit l'agacement qui ne le quittait que rarement à Poudlard l'envahir de nouveau.

« Surpris ? Toi tu découches régulièrement, j'ai moi aussi le droit, il me semble, de dormir chez moi, non ? On est des huitième année, j'ai le droit alors je le prends, clair ? »

« C'est bon, c'est bon, calme-toi, » fit Ron en levant ses mains.

« Eh bien, bonne nuit ou pas, on ne peut pas dire que ça joue sur ton caractère, » constata Ginny.

Harry soupira bruyamment et avisa qu'une fois de plus, il était l'attraction générale de la salle.

« Vous savez quoi ? Mon caractère vous emmerde ! Foutez-moi la paix et arrêtez de commenter tout ce que je fais ou dis ! »

« Mais tu vires paranoïaque, mon pauvre ! » s'écria Ginny, furieuse.

« Paranoïaque ? Ah ouais ? Eh ben dis-le à tous ces cons qui me reluquent continuellement ! » cria Harry en se levant.

Il quitta la Grande Salle, le cœur battant. Tout le bien-être de sa séance de la veille avec Snape lui semblait bien loin. Il regretta d'un coup amèrement d'avoir refusé l'offre du bureau des Aurors. Pourquoi avait-il voulu passer ses ASPIC !? Il fulmina intérieurement. Non, ça c'était une bonne idée, il ne voulait pas de passe-droit, les gens le lui auraient reproché un jour. Harry gémit, se sentant proche de se taper la tête contre un mur. Les gens, les gens ! Comme si le fait qu'il passe ses ASPIC changerait quoi que ce soit ! S'ils voulaient décortiquer ses faits et gestes et le critiquer, ils le feraient, ASPIC ou non. Non, ce n'était pas pour les autres qu'il voulait passer ses ASPIC, mais pour lui !

Par contre, il regrettait vraiment de ne pas avoir opté pour les cours par correspondance.

… … …

La semaine s'écoula lentement pour Harry. Il avait du mal à se concentrer sur les cours, notamment ceux de potions. Le seul moyen qu'il avait trouvé pour se calmer quand les autres l'agaçaient ou pour se reconcentrer quand il perdait le fil des leçons, était de faire tourner son bracelet autour de son poignet. Il prenait une longue inspiration, repensait à sa séance et il se sentait mieux.

Ron ne fit aucun commentaire sur ce nouveau bijou et Harry se demanda s'il l'avait seulement remarqué. Lui comme Ginny ou ses autres amis d'ailleurs. Cela lui fit un peu de peine, une nouvelle fois, bien que de cette manière il n'avait pas à trouver d'explication bancale pour justifier ce cordon.

Les cours de potion furent difficiles. Il essayait de donner le meilleur de lui-même, de faire plus que de son mieux, mais invariablement, les résultats ne le satisfaisaient pas. Harry ne se faisait aucune illusion, il savait bien pourquoi il agissait de la sorte : pour plaire à Severus. Un autre problème surgit pendant ces cours. Si Snape parlait longtemps – ce qui arrivait malgré tout régulièrement pour l'année des ASPIC qui comportait aussi beaucoup de théorie – une certaine partie de son anatomie avait tendance à se réveiller. Harry tenta bien de lutter, mais rien n'y fit.

Le vendredi soir, après la classe, il partit se soulager dans les toilettes.

Ce fut donc un Harry honteux qui se tenait devant Snape, dans la salle de jeux du Dom.

« Vendredi ? »

« Oui, Monsieur, » répéta Harry, la tête basse.

« Tu n'as même pas tenu une semaine ! »

Ce fut plus que de la honte qui submergea Harry. Il avait déçu Severus, une fois encore.

« J'ai essayé, Monsieur. »

« Vraiment ? Permets-moi d'en douter, Harry. »

« Je suis désolé, Monsieur. »

« C'est un minimum, » rétorqua Severus.

Il tourna autour du garçon entièrement dénudé.

« Mets-toi en position. Aujourd'hui, tu vas apprendre l'étiquette et la patience. Je compte sur toi pour rattraper ce comportement. »

« Oui, Monsieur, » fit Harry en se mettant à genoux.

Les trois heures suivantes furent proche de l'enfer pour lui. Il serra les dents, obéit aux remarques de Severus, prit encore et encore toutes les positions qu'il lui apprenait, répétait les phrases types qu'il devait connaître. Pourtant, malgré ses efforts, Severus ne semblait pas satisfait, ce qui ne faisait qu'augmenter sa propre frustration et, donc, ses erreurs.

« Tu n'es pas concentré, » dit Severus alors que Harry se trompait une nouvelle fois.

« Mais vous m'avez dit de mettre les mains ainsi, tout à l'heure ! »

Le regard noir de Severus lui fit baisser les yeux et rougir. Il s'allongea aussitôt au sol, bras tirés devant lui, ses mains sur les pieds de Severus.

« Pardon, Monsieur, pardon. »

« Je n'accepte pas du tout ce genre de comportement. »

« Je sais, je suis désolé, Monsieur, vraiment, vraiment désolé ! »

Severus ne dit rien, se contentant d'étudier le corps de son élève au sol. Harry avait malgré tout progressé et il avait bien conscience qu'il était en train de le pousser dans ses derniers retranchements. Le garçon allait mal, même si ses notes avaient augmenté et que son caractère semblait s'être un peu amélioré. Mais il était très seul et tout le corps professoral s'inquiétait. Severus savait que c'était ce qu'ils avaient mis en place, Harry et lui, qui lui maintenait la tête hors de l'eau. Il n'y avait qu'à voir le nombre de fois dans une seule journée où le gamin jouait avec son bracelet de soumission.

« Tu vas être puni, Harry. Sais-tu pourquoi ? »

« Oui, Monsieur, » marmonna Harry.

Severus s'accroupit et tira sur les cheveux ébène afin de lui redresser la tête. Il fut surpris de voir autant d'émotions dans les prunelles vertes. Harry était triste, déçu, mais il y avait aussi comme de la peur.

« Crains-tu ta punition ? »

« Non, Monsieur. »

« Alors que crains-tu ? »

« J'ai eu peur que vous me disiez que vous laissiez tomber, Monsieur, à cause de mon caractère, à cause de mon incompétence. »

« Harry, tu apprends, quel genre de Maître serais-je si je baissais les bras si vite ? Quant à ton sale caractère, tu vas apprendre à le contrôler. Position de fessée. »

Aussitôt Harry se mit à genoux et sur ses coudes, les bras pliés, les fesses surélevées. Severus se redressa également et prit une cravache.

« Tu vas accepter ta punition et me remercier, Harry. Trois coups parce que tu m'as déçu en ne tenant pas une simple semaine. Et six coups pour m'avoir manqué de respect. »

Le premier coup tomba sur les fesses, faisant sursauter Harry qui poussa un cri. Cette fois, Severus ne retenait pas son bras et ses fesses lui cuisaient déjà méchamment.

« Un, merci, Monsieur. »

Lorsqu'il arriva au terme de sa punition, Harry se retenait de gémir continuellement de douleur. Il avait les fesses brûlantes et se demandait s'il pourrait seulement s'asseoir le lendemain.

« Position d'attente. »

Le garçon gémit mais se plaça à genoux, assis sur ses talons, les mains à plat sur ses cuisses.

« Tu dois savoir, Pup, que beaucoup de Dominants sont très à cheval sur les positions, qu'ils les nomment, bien que certaines soient différentes selon le Maître. Tu dois donc les connaître parfaitement et c'est mon rôle de te les apprendre. C'est aussi le rôle du Dom de préciser ce qu'il attend de la part de son soumis sur ce point et quel genre de position il souhaite. Tu sais ce que j'attends de toi, n'est-ce pas ? »

« Oui, Monsieur. »

« Nous continuerons ton apprentissage la semaine prochaine. Je veux que tu tiennes correctement chacune des positons que je t'ai montrées. C'est clair ? »

« Oui, Monsieur. »

« Aujourd'hui, tu t'es énervé, tu n'étais pas satisfaisant. Sais-tu pourquoi ? »

« Parce que je n'y arrivais pas ! » s'écria Harry, se sentant à la fois frustré et mécontent des reproches. « Mais j'ai fait de mon mieux ! »

« Non, c'est faux ! C'est faux pour les positions d'aujourd'hui et c'est faux aussi pour ce qui est de ta branlette d'hier soir !» asséna Severus. « Et je vais te dire pourquoi : parce que tu ne pensais qu'à toi, Harry ! Tu n'écoutais qu'à moitié, tu étais concentré sur autre chose que ma voix, mes ordres, mon désir ! Or c'est ta priorité désormais ! Peu importe que tu n'y arrives pas du premier coup, le fait est que tu t'écoutais toi, tu écoutais ton corps et tes envies ! Je suis celui qui passe en premier, Pup, ma satisfaction est première. Ton corps est à moi. Tu dois en faire ce que je veux. C'est en cela que tu m'as déçu, pas parce que tu commettais des erreurs. Alors tu vas réfléchir à cela. Tu resteras ici, sans bouger, sans parler, pendant une heure. Réfléchis à cela, Pup, réfléchis à ta condition de soumis et à ce qu'elle implique. »

Harry ne dit rien, ne bougea pas. Severus passa ses doigts dans les cheveux noirs, voulant malgré tout offrir au garçon un peu de réconfort. Puis il sortit de la pièce, le laissant seul.

Quand il revint, Harry ne sembla même pas l'entendre. Il s'approcha de lui et avisa que le jeune homme était très pâle. Severus eut un instant de doute. Est-ce qu'il avait été trop loin avec lui ? Il avait parfaitement compris ce qui marchait avec Harry. Le garçon avait une farouche volonté de lui plaire. Le fait de le décevoir était sans doute la pire des punitions pour lui. Il avait déjà acquis de nombreuses qualités d'un bon sub, qualités qu'il avait déjà en lui. Étonnamment, Harry était fait pour être un sub. Il voulait que quelqu'un d'autre prenne les rênes et le guide en prenant soin de lui. Il voulait plaire, voulait être apprécié... Peut-être voulait-il tout simplement être aimé puisqu'il avait cruellement manqué d'amour et de reconnaissance durant toute son enfance et son adolescence ? Severus passa ses doigts dans les mèches indisciplinées avec tendresse. Harry ferait le bonheur de nombreux Dom une fois correctement éduqué. Mais il lui fallait un Dom qui sache donner de la tendresse, qui soit tactile. Même si Harry était très réceptif à la douleur, il avait besoin de plus que cela.

« Pup, tu peux ouvrir les yeux. Tu as fait ce que je t'avais demandé ? »

Harry ouvrit de grands yeux emplis d'innocence et, enfin, de calme, d'apaisement.

« Oui, Monsieur. Merci infiniment, Monsieur. »

Snape lui sourit gentiment.

« Bon garçon. Tu as compris ton erreur ? »

« Oui, Monsieur. Je dois me concentrer sur vous, pas sur moi. C'est vous qui comptez. Je m'offrirai à vous, Monsieur, je vous promets de tout faire pour vous satisfaire et que vous soyez heureux, Monsieur. »

« Gentil petit. Maintenant lève-toi. »

Harry se redressa en essayant d'être le plus gracieux possible, chose qui n'était pas aisé au vu de ses jambes ankylosées et de ses fesses meurtries. Severus se pencha vers lui afin de lui retirer son collier.

« Tu vas aller dans la salle de bains et te doucher. Ensuite, tu prendras la crème que je t'ai laissée sur le lavabo et tu reviendras t'allonger sur le lit pour que je puisse te soigner. Va. »

Harry fit rapidement ce que Severus lui avait demandé. Il soupira de contentement alors que les mains fraîches se posaient sur sa peau meurtrie afin d'étaler la crème.

« Tu as de très belles marques, » fit Severus avec un soupçon d'orgueil. « C'est magnifique. Tu t'es regardé dans le miroir ? »

« Oui, Monsieur. Je vais garder les marques ? »

« Rien de durable, mais je pense que certaines dureront deux à trois jours, » commenta Severus en suivant de son doigt l'une des marbrures qui tirait presque sur l'aubergine. « Peut-être même quatre pour qu'elles disparaissent complètement. Mais avec la crème tu ne devrais pas trop en souffrir. »

« Ah... »

« Déçu ? » demanda Snape, un brin taquin.

« Eh bien, pour être tout à fait honnête, je crois, oui. J'avais vraiment mérité cette punition et savoir que je porte vos marques, je ne sais pas... je trouve cela... à la fois juste et puis... valorisant et... » Harry s'arrêta, ne sachant pas trop ce qu'il pouvait dire et comment le dire.

« Je pense que je comprends. Tu trouves cela peut-être aussi un peu excitant ? »

« Oui, » avoua le garçon alors que les mains de Severus continuaient leur doux massage sur son fessier.

« En parlant de ça, je t'interdis de jouir ou de te toucher d'ici à samedi prochain. C'est un ordre, cette fois, pas une simple demande. »

« Bien, Monsieur. »

Severus donna une petite tape amicale sur les fesses rouges et se redressa.

« Dorian m'a demandé de tes nouvelles. Il ne comprend pas pourquoi ton portable est si peu souvent allumé. Tu sais, Harry, il existe un sort qui te permet de l'utiliser et de le charger dans le monde sorcier, y compris à Poudlard. »

« C'est vrai ? » s'écria Harry en se redressant à son tour. Il prit ses habits et commença à se vêtir. « Vous pouvez me l'apprendre ? »

« Non, c'est bien pour cette raison que je t'en parle... » se moqua Severus en prenant sa baguette. « Dorian voulait t'inviter à aller au cinéma avec Alex demain. Il m'a aussi parlé d'aller manger un de ces trucs avec un steak haché plein de sauce coincé entre deux buns et dont vous, les jeunes, êtes si friands. »

Harry éclata de rire. Severus lui sourit en retour, étrangement heureux de voir le jeune homme aussi détendu.

« Allez, viens là que je t'explique le sort avant que tu ne retournes chez toi. Je suppose que tu ne retourneras pas à Poudlard avant dimanche soir ? »

« Vous supposez juste, » dit Harry en reboutonnant son jean. « Je sais que la directrice ne souhaite pas que les huitième année dorment ailleurs qu'à Poudlard durant la semaine, mais je vous jure que si ça ne tenait qu'à moi, je transplanerais ou utiliserais le réseau de cheminette tous les jours. Je n'aime plus passer mes soirées et mes nuits là-bas. »

De nouveau, Harry semblait morose.

« C'est pourtant le mieux pour vous. Ainsi vous travaillez mieux que chez vous. Minerva va vous faire passer une note dans ce sens. Vous n'aurez officiellement le droit de quitter Poudlard qu'à partir du vendredi après les cours jusqu'au lundi matin à la reprise de ces derniers. »

« Pfff, la poisse, » bougonna Harry. « Je vais devoir dire aux autres que je ne peux plus sortir la semaine, alors. »

« C'est préférable de toute façon. La priorité est tes études, jeune homme, » le sermonna Severus. « Je sais que tu as envie et besoin de parler avec d'autres sub, mais cela ne doit pas se faire au détriment de tes ASPIC ! »

« Oui, Monsieur, » répondit Harry en baissant aussitôt les yeux.

« Tu es un si bon garçon, » le complimenta Severus. Il vit l'ombre d'un sourire fleurir sur les lèvres du Survivant.

« Monsieur ? » demanda Harry alors qu'il s'apprêtait à quitter la pièce. « Comment avez-vous vu Dorian ? »

Severus haussa les sourcils et pinça les lèvres.

« Excusez ma curiosité, mais... enfin... »

« Je l'ai croisé hier soir au Club. »

« Ah... »

« Allez, file, tu auras bien le temps d'y retourner avec moi dans quelques semaines si tout se passe bien. »

« Merci, Monsieur, » fit Harry en remontant ses lunettes sur son nez, un large sourire barrant son visage.

Severus descendit à son tour les escaliers et s'assit avec un lourd soupir dans son fauteuil préféré une fois Harry parti. Cette séance avait été épuisante pour lui aussi. Il prit son cahier de notes et sa plume, pensivement. Harry était l'un des soumis les plus fragiles qu'il avait eu à former. Son passé était lourd, violent. Il manquait atrocement de confiance en lui bien qu'il le cache habillement aux autres sorciers. En fait, il cachait beaucoup de choses au monde sorcier derrière ses allures colériques, frondeuses et bravades. Il lui faudrait un Dom particulièrement attentif à ses besoins et qui veille à ne pas le blesser moralement. De ce que Severus en voyait, de ce qu'il savait par ailleurs sur le garçon, un Dom adepte de l'humiliation ou qui voudrait un sub à temps complet ne conviendrait pas à Harry. Severus doutait fortement, par exemple, que ce dernier apprécie d'être traité en soumis en ce qui concernait les tâches ménagères et domestiques. Severus soupira une nouvelle fois, ferma les yeux et se laissa couler dans les coussins. Bon, il avait encore jusqu'à la fin décembre avant de passer à un contrat plus classique sur six mois. Et donc, encore du temps avant de trouver le Dom à qui il pourrait confier Harry à la fin de ce dernier. Les yeux verts du garçon s'inscrivirent dans son esprit, le faisant sourire. Il s'était bien attaché à son jeune soumis et ne ferait pas les choses à moitié. Il exigerait le meilleur pour lui.

… … …

Les jours s'écoulèrent et si, heureusement, les autres séances avec Severus avaient été cette fois satisfaisantes pour son maître, Harry se sentait de plus en plus oppressé à Poudlard. Il faisait de nouveau des cauchemars proprement terrifiants et se réveillait en hurlant. Ron avait de ce fait totalement déserté leur chambre pour intégrer officiellement celle de Dean. Harry l'acceptait. Comme il acceptait que les autres élèves l'évitent. Pour autant, accepter ne voulait pas dire qu'il le vivait bien ou qu'il le comprenait. Certes, il savait qu'il n'était pas spécialement de bonne compagnie, mais il souffrait du fait que personne ne fasse d'effort pour lui. Il trouvait cela injuste dans la journée et en culpabilisait la nuit. C'était de sa faute. Tout était de sa faute depuis toujours de toute façon.

Ses amis sub lui manquaient et la seule note positive au fait de se retrouver seul dans le dortoir était qu'il pouvait leur téléphoner sans crainte d'être surpris, grâce au sort que lui avait appris Severus.

Mais en ce mardi matin, l'humeur du Survivant était plus maussade que jamais. Il avait mal dormi, pour ne pas changer, et des cernes foncés s'étalaient sous ses yeux. La veille, Dorian l'avait appelé. Sur le coup, cela lui avait fait plus que plaisir. Harry était le plus jeune du petit groupe et il savait que les trois autres l'avaient véritablement pris sous leurs ailes. C'était bon, réconfortant d'avoir des amis qui, pour une fois, ne faisaient pas que compter sur vous.

Pourtant, quand Dorian avait parlé de Maître Severus, Harry avait tiqué. Il l'avait déjà fait quand Severus lui avait dit avoir rencontré Dorian au club, mais avait par la suite oublié. Là, cette piqûre de rappel était plus douloureuse.

« Comment cela ? Il vient au club ? »

« Euh, oui. Il y était hier soir et je sais qu'il y va assez régulièrement. C'est l'un des maîtres du donjon. Alan l'a clairement signifié à tout le monde. En plus, il a dû s'expliquer avec un Dom, hier soir, il n'était pas très content et quand Maître Severus n'est pas content, en général ça barde ! » avait rigolé Dorian.

« J'imagine bien, » avait plaisanté Harry en retour.

Mais son cœur n'y était pas. Dorian et lui avaient raccroché et sa solitude l'avait écrasé. Il aurait aimé avoir Dorian ou Alex à ses côtés. Ou Severus. Mais il n'avait pas osé descendre le voir. Peut-être qu'il était au club, de toute façon ? Cette information lui brûlait le cœur, sans savoir pourquoi cela faisait si mal.

Pourtant, c'était prévisible. Il avait refusé que son Dom ait la moindre relation sexuelle avec lui, avait refusé toute pénétration anale ou buccale durant la période de ce contrat un peu particulier que Severus nommait entraînement. Dorian lui avait dit qu'il avait fait pareil avec lui : d'abord un contrat de six semaines, puis de six mois. Mais il n'avait pas dit si Severus et lui avaient pu avoir des actes de pénétrations sexuelles durant l'un ou l'autre contrat. Harry pensait que si.

Harry s'était souvenu des paroles de Severus. S'il voulait baiser, ce n'était pas les subs qui lui manquaient, il n'avait pas besoin de lui pour cela. Et comme il allait au club, qu'il était maître du donjon, qu'il faisait des scènes... La douleur s'était amplifiée. Il vivait cela comme une sorte de trahison tout en sachant qu'il n'avait pas le droit de ressentir cela. Lui appartenait à son Dom, l'inverse n'était pas sans doute pas vrai ? L'esprit tout tourné à cela, au fait que Severus devait prendre son plaisir sexuel avec d'autres subs – peut-être même avec Will qui n'avait pas de Dom attitré – l'avait rendu à la fois malade et excité. En râlant, tempêtant, mordant son oreiller, Harry s'était néanmoins retenu de tout acte masturbatoire. Et Merlin, que cela avait été dur !

Il était donc de mauvaise humeur en s'installant à la table des Gryffondor pour prendre son petit-déjeuner, jouant sans cesse avec son bracelet sous le regard suspicieux de Snape qui le voyait faire. La matinée de cours qui suivit avait été des plus maussade. Au contraire, il avait noté des regards suspicieux, des chuchotis sur son passage qui avaient renforcé son acrimonie. Le repas du midi ne s'annonçait donc pas mieux que le déjeuner.

La Gazette du Sorcier qui fut malencontreusement – ou non – déposé devant Harry acheva le désastre. Il y avait une photo de lui en première page, prise a priori à Poudlard il ne savait trop quand. Quant à l'article, il était rempli d'inepties. Selon le journaliste – qui ne valait pas plus cher que Skeeter – Harry passait beaucoup de temps au Ministère à conseiller Shacklebolt. Il s'interrogeait donc (et demandait à la population de faire de même) sur les capacités de leur Ministre à gouverner, et si le Survivant n'outrepassait pas ses droits. Il lançait également des insinuations sur la vie dissolue de Harry, car plusieurs femmes prétendaient avoir passé la nuit avec lui. L'une d'elle était même prétendument enceinte de leur Sauveur national qui aurait refusé de reconnaître sa future paternité et lui aurait donné des galions en échange de son silence. Le reste de l'article ne valait pas plus cher.

Harry referma le journal et le lança sur la table, avec colère.

« Eh bien, on est de bonne humeur, aujourd'hui ? » le taquina Parvati.

« Oh, la ferme ! » s'écria Harry. « Je peux savoir qui est allé raconter toutes ces imbécillités ? »

Parvati pâlit et le silence se fit autour d'eux.

« J'en ai ma claque de toutes vos conneries ! » continua Harry.

« Harry, on y est pour rien, okay ? Qu'est-ce qui te prend encore ? » s'exclama Ginny.

« Encore ? » fit Harry dont la fureur menaçait d'exploser. Il attrapa le journal, se redressa et le lança cette fois sur la jeune fille qui poussa un cri. « Tiens, lis donc ! Lis à quel point je suis paranoïaque, pour reprendre tes termes ! Et ça, c'est de la paranoïa peut-être ? » cria-t-il.

Harry regarda les autres élèves dans la Grande Salle.

« J'en ai marre ! Marre, vous comprenez ? Marre que vous racontiez tous des conneries dans mon dos ! Marre que vous me regardiez comme si j'allais vous sauver ou vous massacrer ! Démerdez-vous tout seul, pour l'un comme pour l'autre ! J'en ai plus rien à foutre ! »

Il avisa soudain un visage pâle et des cheveux blonds à la table des Rouge et Or. Une lumière se fit dans son esprit et avant que quiconque ne puisse intervenir, il avait sauté à côté du garçon et le soulevait par le col.

« Où est ton putain d'appareil photo, Crivey ?! »

Sans attendre de réponse, il attrapa le sac de l'adolescent et en vida le contenu sur la table, insensible aux cris de protestation de son propriétaire ainsi qu'à ceux de la directrice de l'école qui s'était levée de table et avançait vers lui. Un appareil photo atterrit dans l'assiette remplie de purée du jeune Crivey.

« Putain ! J'en étais sûr ! Mais c'est pas vrai ! Mais t'es vraiment con ! » hurla Harry en le secouant comme un prunier.

Il le relâcha brutalement, le faisant tomber les fesses par terre.

« Harry, non ! » cria le garçon alors que Harry prenait l'appareil et l'écrasait au sol.

L'appareil explosa, et comme si cela ne suffisait pas, Harry le piétina.

« Marre ! Marre ! Marre ! Tu vas arrêter de me faire chier et de me prendre en photo, Colin ! »

« Je suis Dennis ! » cria le garçon en se mettant à pleurer.

Harry stoppa net alors que le plus jeune ramassait les morceaux de l'appareil en sanglotant.

« C'est pas moi qui prends des photos de toi, » pleura-t-il. « C'était à mon frère ! Je le gardais avec moi parce que... parce que... »

Harry sentit la culpabilité l'envahir. Pour autant, elle fut vite de nouveau remplacée par la colère alors que d'autres élèves l'invectivaient.

« Mais t'es vraiment con en ce moment ! »

« Va te faire soigner ! »

« Tu te crois tout permis ou quoi ? »

« LA FERME ! » hurla Harry.

Des cris l'entourèrent alors qu'il se prenait la tête entre ses mains. Trop, c'était trop. Sa magie explosa autour de lui, elle brisa des objets sur la table, en fit voler d'autres. Le jeune homme ne réalisa pas qu'un sort l'atteignait dans le dos.

… … …

« Je ne sais plus quoi faire, vraiment, » se lamenta Minerva McGonagall.

« Moi je le sais. »

« Vraiment, Severus ? »

« Vraiment, Filius. »

L'ambiance était lourde dans l'infirmerie de Poudlard. Les trois professeurs se tenaient devant le lit où Harry était allongé, encore inconscient suite au sort de Severus.

« Pourtant, il semblait aller mieux, » fit Minerva McGonagall. « Je suis désemparée. Que proposez-vous donc, Severus ? »

Severus prit quelques secondes avant de répondre, plaçant son masque d'impassibilité sur son visage.

« Je propose que vous vous en teniez à votre première idée, Minerva, à savoir exclure Monsieur Potter de l'école durant deux semaines, c'est à dire celle-ci et celle après les vacances de Noël. »

« Je ne sais pas, Severus, il va déjà tellement mal... »

« Je m'en occuperai. Demandez à Horace de prendre mes élèves durant cette période. Si vous expliquez aux élèves que j'ai des obligations hors Royaume-Uni, pourquoi pas à Durmstrang, à Salem ou que sais-je encore, ils en seront ravis. »

Severus tourna la tête vers les deux autres et retint un ricanement en voyant leur regard effaré.

« Plaît-il ? » susurra-t-il.

« Vous, Severus ? » couina Flitwick.

« Oui, moi. »

« Excusez-nous, très cher, mais au vu de vos relations avec Harry, pensez-vous sérieusement que c'est une bonne idée ? » tenta Minerva, circonspecte.

« Il s'avère, très chère, » répondit Snape, sa voix suintant l'ironie. « Que j'ai déjà pris en main votre protégé depuis quelques semaines. En fait, depuis que vous trouvez, tous, qu'il va mieux. »

Severus se délecta de l'expression de ses collègues. Oh Merlin, que n'aurait-il pas donné pour avoir un caméscope ! Enfin, il pourrait toujours regarder ce souvenir dans une pensine les mauvais jours, à coup sûr cela lui remontrait le moral. Restait à faire l'acquisition d'une pensine ou à emprunter discrètement celle dans le bureau directorial.

« Je... Eh bien... Je... J'en reste sans voix, » balbutia McGonagall.

« C'est ce que je constate, » sourit narquoisement Severus.

« Vous pensez pouvoir canaliser ce garçon ? » reprit Flitwick.

« Oh oui, j'en suis certain, » fit Severus en regardant cette fois Harry.

Le silence s'appesantissant, Snape se retourna de nouveau vers sa directrice et son collègue qui le dévisageaient toujours, clairement dubitatifs.

« Et je veux bien vous promettre que vous le retrouverez en un seul morceau quand il reviendra. »

Minerva haussa un sourcil.

« D'accord, d'accord, et sans aucune marque sur le corps, » soupira Severus en levant les yeux au ciel.

Du moins, pas de marque qu'il n'aurait pas méritée ou désirée, pensa-t-il néanmoins en retenant un sourire satisfait à l'idée.

… … …

Harry papillonna des yeux, se demandant où est-ce qu'il était. Le plafond blanc, l'odeur aseptisée lui donna une réponse.

« Eh merde, » marmonna-t-il en refermant les yeux.

« Langage, Pup ! »

Harry sursauta et, par réflexe, s'assit aussitôt sur son lit. Il avisa le regard noir de Severus, déglutit, mal à l'aise.

« Position d'attente ! » aboya Severus.

Sans même réfléchir au fait qu'il était à l'infirmerie, à Poudlard, Harry changea sa position pour une autre, à genoux, jambes écartées comme Severus l'aimait et non pas l'une contre l'autre, le dos droit et les mains sur les cuisses. Il baissa les yeux, le cœur battant la chamade. Severus avança vers lui et d'un doigt, redressa son menton. Les yeux verts plongèrent dans les noirs, impénétrables.

« Je suis très désappointé, Pup. »

« Je suis... »

« Silence ! Jusqu'à nouvel ordre, tu n'as pas le droit de parler. Ce que tu as fait dans la Grande Salle était stupide. Tu es renvoyé pour deux semaines. Les Elfes ont déjà pris tes affaires. Maintenant, je ne veux plus d'esclandre de ce style. Tu vas être puni, cela va de soi. »

Severus étudia le visage du jeune homme. Harry était passé par la tristesse mais en une fraction de seconde, un autre sentiment s'était fait visible. La colère. Encore elle. Il se retenait visiblement de protester, sans doute afin d'argumenter en tenant des propos que Severus imaginait déjà : qu'il n'avait fait que se défendre, que c'était le torchon de ce journal ainsi que la photo prise, c'était évident, par un élève, qui avaient mis le feu aux poudres. Le jeune Dennis n'y était pour rien – Minerva avait vérifié l'appareil, discuté avec Dennis et l'avait ensuite longuement réconforté tant il était choqué – mais Harry avait raison sur ce point. De même, connaissant Harry, ce dernier mettrait en avant qu'il n'avait pas à être puni en tant que soumis puisque sa faute avait été commise en dehors d'une scène.

Sauf que cela ne marchait pas ainsi, pas avec Severus et encore moins sachant que les scènes avaient été mises en place pour aider Harry dans sa vie quotidienne.

Le Maître des potions avança et toucha le poignet du garçon, là où le cordon en cuir reposait. Il le caressa, le fit glisser sur la peau douce.

« Tu es à moi, Pup. Et je refuse que tu me fasses honte en raison de ton comportement, ceci où que tu sois. »

La colère s'effaça, laissant de nouveau la place à de la peine.

La main de Severus remonta le long du bras de Harry, se faufila dans son cou. D'un geste de sa baguette qu'il tenait de l'autre main, il fit apparaître autour de ce dernier le collier en cuir rouge assorti au bracelet. Il l'attacha et fixa la petite chaînette. Le léger soupir de soulagement de Harry fut à peine perceptible, mais Severus le nota sans peine.

« Debout, Pup. Mets ta cape et suis-moi. »

Harry obéit, la tête basse. Il suivit Severus, deux pas derrière lui, se guidant grâce à ses jambes et chaussures. Ils traversèrent l'infirmerie et plusieurs pièces attenantes que Harry ne connaissait pas. C'était l'antre de Mme Pomfresh et aucun élève n'y avait été accepté. Enfin, Severus stoppa devant, de ce qu'en voyait Harry, une cheminée. Une lueur verte le lui confirma avant que Severus ne le tire à sa suite dans l'âtre.

Harry atterrit dans le salon de Severus, à Londres. Celui-ci ne dit rien, se contentant de tourner autour du jeune homme, en silence. Enfin, au bout de quelques minutes qui avaient semblé une éternité pour Harry, sa voix claqua dans la pièce.

« J'ai décidé que tu resteras ici, chez moi, pour la fin de cette semaine, les deux semaines de vacances et ta dernière semaine d'exclusion. Les Elfes ont déposé tes affaires dans l'une des chambres d'amis, à l'étage. Je te montrerai plus tard là où elle est. C'est ici que tu vivras durant les prochains jours. Notre contrat de six semaines arrivera à terme pendant les congés, mais je t'en proposerai un autre avant cela. De six mois. À toi de voir si tu acceptes de poursuivre l'expérience. Sache que si c'est le cas, tu devrais t'attendre à des changements dans nos arrangements. J'ai moi aussi des exigences qui demandent à être comblées et il est temps que tu les prennes véritablement en compte. Je suis ton Dom, Pup. Ton Dom, il faut vraiment que tu le réalises. Tu porteras mon collier durant toute cette période et tu n'auras l'autorisation de le retirer que lorsque je te le dirai. De toute façon, je l'ai bloqué et tu ne peux l'enlever toi-même. Tu vas être puni, comme je te l'ai dit. Pendant trois jours, tu ne seras autorisé à parler que si je te l'autorise, pour répondre à mes questions ou si la stricte nécessité l'impose. Tu prendras aussi en charge l'intendance de cette maison durant toute la durée de ton séjour ici. J'exige de toi qui tu accomplisses toutes tes tâches sans magie... en dehors bien sûr de ce que nécessitent tes devoirs. »

Snape vit les traits de Harry se crisper avant que le garçon n'abdique. C'était bien ce qu'il pensait, Harry n'était pas le genre de soumis à accepter ce style de domination domestique, à la différence de Dorian, par exemple. La punition n'en était que plus appropriée.

« Monte dans la salle. Je te veux nu et en position d'offrande, debout. »

Sans rien rajouter de plus, Severus sortit de la pièce. Harry n'attendit pas très longtemps. Il savait ce qu'il devait faire et savait tout autant que son Dom n'accepterait pas d'attendre. Il avait l'air de mauvaise humeur, inutile d'en rajouter une couche, d'autant qu'il était de son devoir de lui obéir et de le satisfaire. Il grimpa rapidement l'escalier, passa l'étage et monta au grenier. Là, dans la salle de jeux, il se déshabilla rapidement, posa vêtements et lunettes au sol vers le lit et se positionna au centre de la pièce, les jambes écartées, le dos droit. Il prit une lente inspiration, se concentra sur ce qu'il devait faire, le rôle qu'il devait tenir et termina sa position, tête rejetée en arrière, les mains jointes et les bras tendus dans son dos qu'il cambra afin d'offrir son torse et son bas-ventre à son Dom.

Il attendit, là encore de longues minutes. Cette attente, bien qu'elle devienne angoissante et douloureuse, lui permit aussi de commencer à accéder à son sous-espace. Aussi, quand Severus entra enfin, il était prêt. Le Dom l'inspecta, d'abord avec ses yeux, puis sa main glissa sur son corps. Harry ne bougea pas, bien qu'une partie de son anatomie, elle, se réveilla. Severus saisit le pénis en semi-érection et le serra dans sa main.

« Oh non, pauvre petite chose, je ne pense pas que cela soit d'actualité... pas avant un moment, crois-moi. »

Il relâcha le membre et se dirigea vers les différents outils accrochés à l'un des murs. Après quelques secondes de réflexion, il prit un martinet dont les longues lanières en cuir étaient plates, testa son poids, la longueur conséquente de son manche et l'emporta avec lui.

« Sur la croix, Pup. »

Harry se dirigea immédiatement vers la croix de St André. Un nœud d'angoisse l'étreignit un instant. Il n'avait jamais utilisé cet instrument mais l'avait vu au club. Pourtant, docilement, il écarta ses bras et ses jambes, colla son corps contre le bois et glissa poignets et chevilles entre les lourdes attaches de cuir et de métal.

Severus vint à côté de lui et les verrouilla, les unes après les autres. À chaque fois que l'un de ses membres était ainsi immobilisé, Harry sentait la tension dans ses muscles et sa tête s'évanouir. Il était à sa place, son maître allait s'occuper de lui, il allait enfin être puni pour toutes ses fautes. C'était un immense soulagement. Severus nota sans problème l'état d'esprit du garçon alors qu'il passait sa main dans les cheveux impossibles.

« Quels sont tes safe words, Pup ? »

« James et Lily, Monsieur. »

« Bien. Tu as le droit de t'exprimer autant que tu le souhaites durant ta punition. Je veux que tu comptes, que tu me dises pourquoi tu dois être puni et que tu me remercies. As-tu compris ? »

« Oui, Monsieur. »

« Parfait. »

Severus se mit en place derrière le garçon. Avant de commencer, il fit courir sa paume sur la peau encore pâle, fraîche et indemne de Harry. Cela allait rapidement changer. Il se recula d'un pas et le premier coup tomba, sec et ferme sur le dos du jeune homme, dans un bruyant claquement. Harry gémit.

« Un, parce que j'ai crié dans la Grande Salle. Merci, Monsieur. »

« Bien, » fit Severus. Puis il lança un deuxième coup, tout aussi fort que le premier.

« Deux, pour avoir cassé l'appareil photo de Dennis. Merci, Monsieur. »

Un troisième claquement sonore retentit. Harry se crispa.

« Trois... pour avoir... pour avoir échoué à me contrôler... Merci, Monsieur. »

Un autre claquement, suivit d'un gémissement plus profond.

« Quatre... Pour... pour avoir fait pleurer D-Dennis... Merci... Monsieur. »

« C-Cinq... Pour...pour... pour avoir échoué à sauver Colin... Merci... Monsieur, » balbutia Harry.

Snape ne dit rien, ne montra rien. Mais en lui-même, il sut que la vanne venait de s'ouvrir. Il fallait maintenant laisser l'infection s'en aller.

Les coups se mirent à pleuvoir sur le dos du jeune homme brun, sur ses fesses, ses épaules, ses jambes, Severus étant obligé d'alterner afin de ne pas blesser Harry, de ne pas couper sa peau par la force des lanières.

Les gémissements de Harry devinrent rapidement cris, il enchaîna les raisons de sa punition, ainsi que les chiffres. Il avait tant commis d'erreurs, tant fait de fautes ! Il avait lancé le Sectumsempra, avait été la cause de la mort de Dobby, avait désobéi tant de fois, avait été la source de tellement de déceptions. Severus l'écoutait, se demandant quand il allait véritablement craquer. Car c'était ce qui allait arriver, à n'en point douter.

Il n'y eut pas de sanglots annonciateurs, pas de larmes traîtresses qui coulèrent lentement sur une joue. Non, Harry fondit subitement en larmes, au dix-septième coup.

« J'ai tué Sirius ! » cria-t-il en rejetant sa tête en arrière, ses bras se bandant, retenus par ses liens.

Il s'effondra ensuite sur la croix, continuant de pleurer, des larmes chaudes qui n'avaient pas coulé depuis des mois.

« Vingt, pour... pour... avoir tué Remus... » pleura-t-il.

Severus hésita mais lança le prochain coup, marquant méchamment la peau rougie.

« Vingt... vingt et un... pour avoir été un mauvais neveu... j'ai... tout cassé... pardon, pardon... Merci, Monsieur... »

« Vingt-deux ! » hurla Harry. « Pardon, professeur, pardon... »

Snape retint son bras, ne sachant de qui Harry parlait. Sans doute Dumbledore, Maugrey ou peut-être lui-même.

« Je vous demande pardon, j'ai été si mauvais, si décevant... pardon... merci... merci... Monsieur... »

Severus s'avança et tira la tête de Harry par les cheveux, découvrant son visage trempé de larmes. Le garçon hoquetait misérablement, il tremblait de tous ses membres mais deux yeux verts implorants le regardèrent.

« Je vous en supplie, Monsieur... »

« Oui, Pup ? »

« Encore, s'il vous plaît, encore... » pleura Harry.

Severus lâcha la tête de Harry qui s'effondra sur l'une de ses épaules tendues. Il frappa encore, et encore. Harry criait, pleurait, la douleur était là, atroce par bien des côtés, mais elle était juste, elle était bienfaisante. Elle le lavait de ses erreurs, de ses pêchés, de tout ce qu'il avait commis et qui était arrivé par sa faute. C'était son expiation.

« Vingt-sept... » sanglota le jeune homme visiblement épuisé. «Pour... par ce que c'est ma faute... je détruis tout, partout... tout le temps... c'est ma faute... merci... Monsieur... »

« Oh, Harry, » murmura Severus entre ses dents.

Il attendit mais Harry le supplia de nouveau et les lanières en cuir déchirèrent l'air, ainsi que la chair.

« Vingt-huit... p-p-pardon... »

Harry pleurait, sanglotait sans retenue. Severus attendait la faute, la raison, ainsi que le remerciement mais le jeune homme semblait s'étouffer entre ses larmes. Il tenait à peine sur ses jambes et Severus comprit que sans les liens, il serait tombé au sol.

« J'ai tué ma mère ! J'ai tué mes parents ! C'est ma faute ! » cria le garçon.

Severus réalisa alors que Harry n'arrêterait pas. Qu'il n'utiliserait pas ses safe words, qu'il était déjà au-delà de ses limites et que tout était allé beaucoup trop loin.

« Foutu bon Dieu de tête de mule, » maugréa-t-il en jetant son martinet au sol.

Il se précipita vers le jeune homme et entreprit de défaire les attaches en commençant par celles des chevilles.

« Non... non, s'il vous plaît, non... encore... s'il vous plaît, pitié... »

« Non, Pup, ça suffit maintenant, » murmura Severus.

Il soutint le garçon qui s'écroula dans ses bras alors que Severus enlevait la dernière attache. Harry se recroquevilla contre lui, la tête dans son giron. Severus lui caressa les cheveux avec douceur.

« C'est fini, Pup. Tout est fini, d'accord ? Tu as été puni pour tes fautes, tu n'as plus rien à payer, tout est pardonné. Tout va bien désormais. »

« Merci, Maître, » sanglota Harry.

Le terme fit tiquer Severus. Jamais il n'aurait pensé que Harry, entre tout autre, utiliserait ce nom... En tout cas, pas avant des années s'il le faisait un jour. Le garçon était plein de surprises, mais surtout, était à bout. Les larmes se tarirent rapidement alors que Severus ne cessait ses caresses, puis ce fut le corps entier du jeune homme qui s'alourdit.

« Dors, mon garçon, dors, tu as bien mérité un peu de sommeil. Tu as été un brave garçon. Têtu comme un Sombral, nous en rediscuterons d'ailleurs demain, mais un brave garçon. »

« Merci, Maître, » murmura Harry à moitié endormi.

Quelques minutes plus tard, il dormait profondément dans les bras de Severus. Ce dernier attrapa sa baguette, il jeta un sort sur le jeune sorcier afin de ne pas le réveiller, et le souleva par le même biais. Il le fit léviter pour sortir de la pièce mais hésita ensuite devant la porte de sa chambre d'ami. Il savait que c'était ce qu'il devait faire, ce qu'il aurait fait pour n'importe quel autre soumis à sa charge. Pourtant...

Tout en grommelant contre lui-même, et contre les Gryffondor obtus à tête de bois, il poursuivit sa course jusqu'à sa propre chambre. Là, il ôta ses draps et coucha Harry à plat ventre dans son lit. Il chercha de quoi le soigner, prenant après moult réflexions une lotion sorcière plutôt qu'une crème moldue. Ses mains parcoururent avec professionnalisme le corps de son soumis. Il avait de nombreuses marques et sa peau entière était rougie. Certaines traces des lanières tiraient vers le bleu sombre et l'aubergine. Severus fronça les sourcils en avisant aussi qu'il avait malgré tout écorché la peau de Harry à trois reprises et qu'il suintait un peu de sang à ces endroits-là.

« Foutu gosse, tu ne pouvais pas m'arrêter ? À quoi servent tes safe words, à ton avis, stupide Gryffondor ? » marmonna-t-il.

C'était prévisible, pourtant. Harry n'était pas capable d'arrêter cette punition, elle avait revêtu trop d'importance, avait rapidement, sans doute dès le cinquième coup, dépassé le cadre de la simple punition de son esclandre dans la Grande Salle. Snape savait que Harry avait besoin de ça... de la même façon qu'il avait eu besoin que ce soit Severus lui-même qui stoppe la séance. Severus soupira tout en passant de façon presque machinale ses doigts entre les épaisses mèches noires.

« Tu réagis si bien, si vite, que j'ai oublié que ça ne faisait que quelques semaines seulement que tu es à moi. Et surtout, j'ai oublié un peu trop vite à qui j'avais affaire. » Il passa sa main sur une joue humide, essuya les dernières traces de larme. « C'est de ma faute, pas de la tienne. De ma faute si tu es allé trop loin ce soir, j'aurai dû t'arrêter plus vite... et de ma faute si ta maman est morte. »

Il embrassa le front pâle et étrangement frais du garçon après qu'il eut touché son dos brûlant. Sur un dernier soupir, il se déshabilla, prit une douche rapide et se coucha à côté de l'endormi après avoir levé le sort qui le maintenait dans le sommeil. Harry bougea aussitôt, baragouina quelques mots avant de se tourner sur un côté, en chien de fusil, toujours profondément endormi. Snape resta un moment sur le dos, les yeux grands ouverts. Enfin, en maugréant contre lui-même, il se tourna à son tour et enveloppa le corps de Harry avec le sien.

… … …

Quand Harry se réveilla le lendemain, la première chose qu'il ressentit fut la douleur. Son dos lui cuisait. Il gémit, roula sur son ventre en s'étirant. Ses bras lui faisaient mal également, non seulement sa peau, mais ses muscles. Très rapidement, les souvenirs de la veille se rappelèrent à lui. Il ouvrit les yeux, cependant la pénombre combinée à sa myopie ne l'aidèrent pas beaucoup à découvrir son environnement.

« Réveillé ? »

La voix à ses côtés lui fit cligner des yeux. Il leva légèrement la tête pour découvrir Snape qui finissait de s'habiller et mettait sa chemise dans son pantalon. Harry hocha la tête et tenta de se redresser.

« Non, reste allongé, je vais te repasser de la crème, » ordonna Severus.

« Merci, Monsieur, » fit Harry.

Quand Severus retira le drap qui le recouvrait, il prit conscience du fait qu'il était toujours nu. Des lunettes furent posées sur son nez et le rideau occultant tiré, révélant enfin la chambre. Harry comprit de suite que ce n'était pas la sienne : elle était bien trop personnelle pour une chambre d'ami. Du moins c'était l'impression qu'il en eut, sans doute en raison d'une photo de Snape et d'un homme inconnu, d'un réveille-matin et des livres posés sur la table de chevet, sans compter l'armoire ouverte qui montrait les habits de Severus. Oui, c'était bien la chambre de Severus lui-même. Snape s'assit à côté de lui et commença à le tartiner. Harry poussa un soupir de bien-être.

« Pourquoi j'ai dormi dans votre chambre, Monsieur ? » demanda Harry en fermant les yeux sous les sensations apaisantes.

Un pincement vicieux sur son flanc le fit couiner.

« As-tu déjà oublié tes consignes, Pup ? » aboya Severus.

Harry se mordit l'intérieur des joues. Oui, il avait oublié.

« Pardon, Monsieur. »

« Tu auras une punition ce soir en plus de ta discipline. Comme à chaque soir de ton séjour ici si tu le mérites. »

Harry hocha la tête.

« Bien, Monsieur. »

Snape continua de passer la lotion sur tout le corps touché de Harry puis il inspecta consciencieusement les marques.

« Es-tu satisfait de ta punition d'hier ? »

« Oui, Monsieur. »

« Moi non. Assieds-toi. »

Harry obéit, révélant un visage blessé. Les mots de Severus avaient touché juste.

« Je ne suis pas satisfait pour une raison, mais très satisfait pour beaucoup d'autres, » tempéra le Dom. « Harry, pourquoi n'as-tu pas utilisé tes safe words ? »

Le garçon fronça les sourcils.

« Parce que... parce que je pouvais le supporter, Monsieur. »

« Non, tu as franchi tes limites hier soir. »

Harry réfléchit un instant avant de secouer doucement la tête.

« Non, Monsieur, je ne pense pas. Je vous faisais entièrement confiance et j'avais besoin de ça. »

« Je suis ravi de l'entendre, et j'avais aussi parfaitement conscience de ce besoin, mais nous sommes allés trop loin. Harry, tu étais au bord de l'évanouissement. »

« Pourtant... pourtant j'ai déjà connu plus de douleur... » murmura le jeune homme en se triturant les doigts.

Severus posa sa main sur celles du plus jeune.

« Pup, je ne suis pas en train de te parler de simple douleur physique. »

Harry planta ses yeux dans ceux de Severus. Il réfléchit encore puis haussa une épaule tout en baissant de nouveau les yeux.

« Ce n'est pas important. »

« Si, Harry, ça l'est. C'est important pour toi et pour moi. Tu me fais confiance, j'en suis enchanté et honoré. Mais cela ne suffit pas. Nous sommes en apprentissage tous les deux. Toi, de notre mode de vie, et nous deux, en apprentissage l'un de l'autre. C'est aussi ton rôle que de me montrer tes limites, tes frontières, tant physiques que mentales. Je ne suis pas omniscient, Pup. »

Comme la veille, il caressa de son pouce et de sa paume la joue devenue légèrement râpeuse durant la nuit.

« Les safe words sont là pour nous protéger tous les deux. Je ne voulais pas te blesser hier soir. Te punir, oui, te pousser, certainement, te faire craquer, dans le meilleur des cas, pour que tu puisses enfin évacuer une partie de ce qui t'empoisonne. Mais pas aller aussi loin. »

« Je suis désolé, Monsieur, » hoqueta Harry qui, à sa grande surprise et honte mélangées, se mit à pleurer. « J'ai encore tout gâché ? »

« Non, tu n'as rien gâché. Tu apprends. La fierté peut être une bonne chose mais là, dans ce contexte, elle peut surtout être dangereuse. »

Harry hocha la tête tout en essuyant ses larmes.

« Mais pourquoi je pleure ? » chouina-t-il en levant des yeux perdus vers Severus.

« Tu es en train de panser tes plaies. Laisse tes larmes couler, ça, ce n'est pas important. »

« Monsieur ? » fit Harry alors que le silence s'éternisait. « Permission de parler ? »

« Accordé. »

« Est-ce que... Est-ce que vous pouvez me prendre dans vos bras un petit moment ? » demanda-t-il d'une petite voix.

« Toujours, » répondit Severus en le prenant délicatement contre lui.

Harry se laissa couler dans l'étreinte alors que ses sanglots redoublaient. Severus avait raison. Il avait le sentiment que les vannes qu'ils avaient ouvertes la veille étaient toujours béantes. La peine de Harry, sa frustration, sa colère, celle-là même qui ne voulait pas le lâcher, cédaient enfin et s'échappaient de son corps, de sa tête. Ils restèrent ainsi un long moment avant que Severus ne le libère doucement.

« Bien, tu as l'autorisation de parler librement tant que tu ne seras pas sorti de cette pièce. Une fois fait, tu te rappelles des règles ? »

« Oui, Monsieur. Pendant trois jours. »

« Parfait. Tu as des questions ? »

« Oui. Pourquoi êtes-vous là ? Vous n'allez pas à Poudlard ? »

« J'ai dit au Professeur McGonagall que je m'occuperai de toi, je suis donc dispensé de présence, » sourit Severus devant l'air ébahi du garçon.

« Mais... euh... »

« Non, elle ne sait nullement ce que nous faisons. En fait, je pense que mes chers collègues s'imaginent que je te sers de psychologue ou quelque chose du genre. »

Harry s'étrangla avec un rire tant l'idée lui semblait ridicule. Néanmoins, il préféra retenir sa langue.

« Je vais te montrer la maison, t'expliquer où je range les affaires dont tu auras besoin et aussi te faire visiter ta chambre. »

Harry fit la grimace, peu heureux de se souvenir qu'il allait devoir servir de majordome à Snape durant quatre semaines.

« J'aurai le droit de voir ou de téléphoner à mes amis ? »

« Tes amis subs, je suppose ? Pas avant trois jours, ensuite nous aviserons en ce qui concerne tes sorties ou les visites. Je t'autorise les SMS toutefois, dans ma grande mansuétude. Je veux que chaque matin tu te lèves à sept heures, que tu prépares le petit-déjeuner que nous prendrons ensemble. Ensuite, pendant que je vaquerai à mes occupations, tu t'installeras dans le salon afin de travailler à tes devoirs. Tes professeurs t'ont donné de quoi faire si tu en doutais. Tu prépareras chaque repas, rangeras et nettoieras tout, feras notre lessive et notre repassage. »

« Pitié, ne me dites pas que ma chambre est le placard sous l'escalier, sinon j'aurais vraiment le sentiment d'avoir fait un bon en arrière dans le temps, » tenta de se moquer Harry.

« Pup, tu n'es pas mon esclave. Et l'époque des Dursley est révolue. »

Harry eut un pauvre sourire qui fit étrangement mal à Severus.

« Tu as tes habits dans ta chambre. Oh, eh bien évidemment, » il tendit sa main et empoigna le pénis de Harry, surpris, qui sursauta. « Interdiction de jouer avec ceci. De quelque façon que ce soit. Ça m'appartient, ne l'oublie pas. Je suis le seul à pouvoir l'utiliser. Le seul moment où je t'autorise à poser les mains dessus sera pour te laver de façon rapide et efficace. »

« Et aussi pour faire pipi, non ? » fit Harry en essayant de ne pas penser à ce que Severus venait de dire... ni au fait qu'il avait toujours son pénis en main et que ce dernier réagissait plutôt favorablement à l'étau de chair.

« Non. Tu feras assis, » rétorqua Severus, laissant un Harry ébaubi.

… … …

à suivre

… … …


NDA : Pour ceux qui aiment le BDSM, je vous conseille fortement de lire les fictions de mes deux comparses, à savoir Bruniblondi et Chapaf. En plus, elles m'ont fait deux fictions cadeaux sur ce thème qui sont justes des pures merveilles ^^