Hello !

Et voici le chapitre deux, bien plus long que le chapitre précédent ^^ Les choses sérieuses ne commencent pas encore, mais j'espère qu'il vous plaira tout de même.

Mayshea (Guest) : Oui, je savais que cette histoire était assez attendue, contente que tu l'aimes. Alors, désolé, mais non, il n'y a pas d'histoires de fantômes XD Quant à mon rythme de publication... irrégulier je dirais (mais j'essayerai de ne pas faire plus d'1 semaine) ^^ Je suis très occupée en ce moment car je dois chercher un appart pour l'année prochaine. Voilà, voilà... Merci de cette review, j'espère que ce chapitre te plaira ^^

Loulia : Héhé, et bien tu es servie ^^ Merci.

Bonne lecture !


Chapitre 2

Akashi Seijuro n'avait pas eu les obsèques qu'il méritait pour la simple et bonne raison qu'il avait commis un crime contre lui-même et que personne n'acceptait cela. Il n'eus pas de belle cérémonie, malgré les efforts de son père.

Kuroko Tetsuya, ce matin là, avait mis un temps anormal à sortir de son lit. Il n'avait pas vraiment envie d'aller à Kyoto, d'aller voir le corps d'Akashi pour la dernière fois. Il n'y allait que par respect pour le défunt, parce qu'il le fallait bien.

La police de Tokyo était venue le voir trois jours auparavant, elle voulait savoir si Akashi Seijuro avait eu un comportement étrange avant sa mort, des signes qu'il faisait une dépression ou ce genre de chose. Mais Kuroko n'avait parlé à Akashi que par message, une fois par semaine environ, ils prenaient des nouvelle de l'autre. Mais jamais ils ne discutaient très longtemps. La distance rompait la grande amitié qu'ils avaient au collège, bien qu'ils s'étaient énormément rapprochés durant la seconde, le stresse de la terminale avait séparé la génération des miracles. Chacun restait dans son coin à travailler, même Aomine.

Kuroko avait réalisé à quel point il ne savait plus rien de la vie de son ami. On lui posa des questions sur lui auxquelles il était incapable de répondre, alors que deux ans plus tôt, il aurait su. Les policiers étaient restés presque deux heures avec lui, lui avait demandé de nombreux détails sur la vie de l'héritier, mais à quasiment chaque question, le bleuté répondit : « je ne sais pas... », presque en soufflant. Il ne savait pas. Il détestait ne pas savoir maintenant qu'il n'était plus là.

Le joueur de Seirin demanda lui aussi des informations sur l'avancée de l'enquête, mais hormis la théorie du suicide, les enquêteurs ne suivaient aucune autre piste.

Les renseignements que Kuroko avait apporté, aussi minces soient-ils, n'avait mené nul-part. Il n'avait servie à rien dans l'élucidation de la mort de Seijuro. À rien du tout.

Alors ce matin là, il ne voulait pas avoir à affronter des regards d'une famille en deuil, les laintes de ses amis aussi mal en point que lui, voir son ami dans sa tenue funèbre, voir son visage cadavérique. Il ne voulait pas de tout cela.

Hinako, sa mère, l'aida à faire le nœuds de sa cravate noire, à fermer ses boutons de manchette, à mettre sa veste « car il faisait plus froid à Kyoto », à mettre une écharpe en laine noire, « car il y aura peut-être de la neige », à enfiler ses chaussures en cuir noir, « car il fallait être élégant », ce sera une cérémonie d'au-revoir.

-Je ne veux pas y aller... Non pas que je ne veuille pas revoir Akashi-kun une dernières fois mais... C'est justement le fait que ce sera la toute dernière fois qui me terrorise.

Jusqu'alors, Kuroko n'avait pas vraiment pris conscience que la vie de Seijuro Akashi avait pris fin, que plus jamais il ne se lèvera le matin, plus jamais il ne sourira, plus jamais il ne rira, plus jamais il ne pourra lui dire simplement « bonjour » par message, plus jamais ses pieds ne fouleront le terrain de basket, plus jamais il ne caressera Yukimaru, sa jument, plus jamais il n'embrassera Mayuzumi, plus jamais il ne respirera.

Kuroko ne voulait pas prendre conscience de tout ça. C'était trop lui demander.

-Tetsuya... Tu aura tes amis avec toi, tout va bien se passer. Tu peux m'appeler quand tu veux, tu sais.

-Oui. Merci.

Elle lui sourit en déposant un léger baiser sur ses cheveux.

-Il est temps d'y aller. Il faut être en avance à la gare.

Ils prirent la route vers la gare centrale de Tokyo. Le train partait dans un quart d'heure quand ils arrivèrent. Kuroko dit au revoir à sa mère depuis le quais et monta. Il voyait qu'elle avait les larmes aux yeux, mais préféra détourner le regard.

Il écouta, dans le train, une musique au violon que Seijuro avait enregistré et lui avait passé, parce qu'au collège, Kuroko lui avait dit qu'il jouait vraiment très bien. Alors pour son anniversaire, il avait voulu lui faire plaisir et lui avait composé un morceau très doux.

À l'écoute des notes harmonieuses, Kuroko se sentit au bord des larmes. Il ne parvint pas à les retenir. Malgré ses efforts. La dame en face de lui le regarda avec pitié. Elle avait bien remarqué qu'il portait des vêtements entièrement noir, il se rendait à des funérailles. Elle chercha de longues minutes ce qu'elle pourrait faire pour ce jeune homme ne larmes qui reposait sa tête contre la vitre froide. L'homme à côté de lui semblait comme elle, chercher ce qu'il pourrait faire.

Mais les larmes de Kuroko se calmèrent avant qu'ils ne trouvent une solutions. Il retira ses écouteurs, préférant ne pas s'infliger trop de souvenirs d'Akashi pour le moment. Il aura ce loisir lors de la cérémonie.

-Vous avez besoin de quelque chose ? demanda la dame.

-Non, merci. Ça va.

-N'hésitez pas, confirma le monsieur.

-Merci beaucoup.

Le train s'arrêta, tous les voyageurs descendirent, Kuroko disparu comme une ombre au milieu de cette foule si dense. Il remonta les rues, le plus lentement possible, redoutant de voir le cimetière et la petite chapelle dans laquelle aura lieu la cérémonie. Les parents d'Akashi n'étaient pas tournés vers une religion en particulier, la cérémonie avait lieu ici car seule cette chapelle avait accepté de recevoir un suicidé, une personne qui avait choisi de renoncer au cadeau de la vie.

La chapelle était en vue, il y avait une petite foule devant. Kuroko aperçu Kise qui discutait avec Midorima. Celui-ci avait exceptionnellement des bandages noirs sur ses doigts, Kise était en train de lui dire que c'était moche. « C'est mon objet porte bonheur, du sotch noir », mentit Midorima.

-Oh, Kurokocchi, salua Kise sans grand enthousiasme en voyant Kuroko.

-Salut. Comment vous allez ? Répondit le bleuté.

-C'est pas la forme...

-Idem. Les examens de la semaine prochaine vont être compliqués.

-Ne m'en parle même pas ! Râla Kise.

Murasakibara rejoignit le groupe. Il ne mangeait rien, étonnant devant de lui. Il ne salua personne et regardait ses pieds.

Puis, ce fut au tour d'Aomine d'arriver. Il n'était pas accompagné de Momoi, elle n'avait pas eu la force de venir apparemment. Personne ne lui en voulait, mais si personne ne faisait d'efforts, alors il n'y aurait pas âme qui vive dans la chapelle ce jour là.

Les trois rois sans couronnes de Kyoto étaient là, ils avaient fait le déplacement. Ils ne faisaient pas partit de la famille proche, mais ils étaient là quand même. Ils restèrent dans leur coins, discutant parfois avec un ou deux autres personne.

Parmi les personne déjà là, il y avait Mayuzumi. Il semblait effacé, encore plus invisible, caché dan un coin. Une dame d'un certain âge, accompagnée de deux chiens, s'approcha de lui. Elle le prit dans ses bras.

-Je sais que c'est dur pour toi, lui dit-elle.

-Pour vous aussi.

-Oh tu sais, on ne voyais plus beaucoup Seijuro depuis la mort de Shiori.

-Je suis désolé...

-Ne le sois pas, je sais que tu as rendu ses derniers jours heureux. J'en suis persuadée.

-Vous ne croyez pas qu'il se soit suicidé, n'est ce pas ?

-Disons que je ne vois pas pourquoi il l'aurait fait.

La discussion fut interrompue la l'arrivée de Masaomi. Puis, quelque secondes après lui, le corbillard. Kise fondit en larmes. Aomine le soutenait car marcher vers la chapelle, entrer dans cette bâtisse froide de pierres, voir ce cercueil pas encore fermé qui exposait le corps de Seijuro, était une torture.

Même Midorima avait envie de craquer, mais resta digne. Masaomi se plaça à côté du cercueil. Tout le monde passait devant Seijuro, prononçait quelques mots pour lui, puis allait saluer son père. La première était la grand-mère de Seijuro qui déposa une fleur près de lui, un camélia rouge, aussi rouge que ses cheveux, il tranchait sur le velours blanc immaculé qui entourait le défunt.

-Tu restera mon petit génie, tu sais.

Elle sourit à Masaomi, lui dit que son fils était aussi brillant que lui, qu'il avait fait de lui un homme bien, pas un faible.

-Il sera heureux auprès de sa mère, dîtes-vous bien qu'il ne sera pas seul là-haut.

Kuroko vit l'homme vaciller, comme s'il allait lui aussi craquer.

Ce fut au tour des cousins de Seijuro, ils lui dirent qu'il serait devenu au dieux au basket, qu'il serait devenu le meilleur des joueurs de shogi. Mais le problème, étant qu'il ne le deviendrai jamais.

Les rois sans couronnes remercièrent leur ancien capitaine, ils présentèrent leurs condoléances à Masaomi qui semblait en avoir marre qu'on ne lui dise que ça, il avait envie que tout s'arrête et qu'il puisse enfin s'asseoir, ne plus être le centre de l'attention et s'effondrer en paix.

-Ils ont mis du coton dans sa bouche.

Kuroko se retourna. Derrière lui, Mayuzumi tenait une petite boîte dans sa main.

-Il paraît que c'est pour que ses joues paraissent moins creusées. Il est maquillé aussi. Ils l'ont changé. Ce n'est plus vraiment le même.

Kuroko ne répondit pas. C'était son tour.

Akashi portait un costard très chic, noir, taillé à la perfection pour lui. En dessous, une chemise rouge comme ses yeux. Sa peaux semblait encore plus blanche. Il était étrangement beau, on pourrait penser qu'il va ouvrir les yeux, sourire et dire qu'il va bien. Il devrait aller bien, il devrait se réveiller.

-Ce n'est pas juste.

Ouvre les yeux.

-Tu n'aurais jamais fait ça. Tu nous aurais parlé, n'est-ce pas ? Nous étions tes amis. Nous t'aurions aidé.

Ouvre les yeux.

-Et puis, pourquoi as-tu...

Ouvre les yeux.

Kuroko aurait voulu hurler ses questions, mais à la place, il détourna le regard et se tourna vers Masaomi.

-Il n'aurait jamais fait ça.

Ce fut le tour de Mayuzumi. Il était le dernier à faire ses adieux, avant que le cercueil ne soit scellé.

-Vous n'avez rien à lui dire ? demanda Mayuzumi à Masaomi.

-J'ai déjà dit ce que j'avais à dire tout à l'heure, avant la cérémonie.

Le jeune homme avança vers le cercueil, il s'accroupit devant. Il pris l'une des mains de son petit ami, mis un anneau argenté à son doigt. Personne ne saura jamais ce qu'il y a gravé à l'intérieur, c'est simples lettres qui n'appartiendrons qu'à Seijuro pour l'éternité.

-Je suis désolé, mais il semblerait que c'est la seule chose que je puisse faire pour toi. Je t'aime. Où que tu sois, peut-importe le paradis, peut-importe le monde parallèle, la réincarnation que tu choisira, je sais qu'on se reverra, nous passerons le fleuve de l'ésthé ensemble. Tu m'as dit toi-même qu'on était lié. Tu étais ma lumière Seijuro. Tu me protégeais de l'ombre, de moi-même. Sans toi, je suis quoi maintenant ?

Il serra sa main froide, puis l'embrassa. Il ne pouvait pas non plus prendre ses lèvres, ce serait indécent devant tant de monde. Pourtant il en avait affreusement envie.

-J'espère qu'au moins, tu ne regrettes pas ton choix.

Il se leva, le plus dignement possible. Il retira la rose qu'il avait glissé dans la poche avant de sa veste et la glissa entre ses mains blanches de Seijuro.

Puis, il passa devant Masaomi sans lui dire un mot, un regard avait suffit, ils savaient ce que l'autre voulait dire.

Le cercueil se referma, emprisonnant les mots laissés par les personnes passées devant lui. Ils raisonneront avec lui. Mais Kuroko priait pour qu'Akashi ne se réveille pas maintenant. Il étoufferai sinon.

Le prête prononça un petit sermon. Mais Seijuro n'avait pas droit aux prières habituelles, il était un criminel, un criminel contre sa propre personne, une chose normalement impensable. Impardonnable même.

Pendant la cérémonie, Murasakibara fit une crise de larmes et Kise et Aomine le conduire à l'extérieur pour qu'il se calme. Il ne revint pas.

Le corbillard repris le cercueil et l'emmena dans le cimetière où Shiori était enterrée. Seijuro aura sa tombe juste à côté, presque là où il était mort cette nuit là. Plus précisément, où il s'était tué.

À la fin, quand le cercueil était sous la pierre tombale, quand ce fut enfin fini, quand la pierre retomba comme une souffle, comme un dernier souffle, tout le monde sentit un poids s'alléger sur leurs épaules. C'était fini.

Il fallait tourner la page.


Masaomi rentra chez lui en taxi. Il n'avait pas la force de conduire, même se concentrer plus de cinq secondes était pour lui une chose insurmontable.

Devant sa maison, des fleurs, des peluches, des petits mots, des bougies, laissés par des passants.


À Rakuzan, devant la porte du gymnase, c'était le même spectacle. Des fleurs, des mots de soutient à l'équipe, toutes de groupies avaient laissé leurs messages à Akashi. Tout le monde disait qu'il allait laissé un grand vide, ce qui était vrai.

L'équipe eu un match amical la semaine de la mort d'Akashi, elle ne gagna que parce que l'équipe adverse les laissa gagner. L'équipe n'avait plus ses repères, plus de capitaine et le vice capitaine ne se sentait pas de prendre la place de l'ancien capitaine, pas maintenant en tout cas.

Tout le lycée était mortifié. Les élèves moins joyeux, refusant de rire car cela sonnerai comme un crime d'être heureux. Seijuro était connu dans tout le lycée, sa présidence de trois ans au conseil de vie du lycée avait laissé un place importante. Il avait changé en bien la vie des lycéens, organisant de nombreux voyages et aidant à la création de nouveaux clubs.

Son casier n'avait pas été vidé, il y traînait encore son livre de math, son cahier d'anglais et son classeur. Il y avait, scotché à l'intérieur, sur la porte, une photo et de lui et Chihiro, prise lors de leur troisième rencard. Une belle photo où Seijuro fixe Mayuzumi avec un très beau sourire, Mayuzumi est sur le point de l'embrasser, il a les yeux fermé et un visage tendre. C'était Reo qui avait pris le cliché furtivement et qui leur avait offert quelques jours plus tard. C'était l'image qui immortalisait leur premier baiser, devant un cerisier d'un des plus beau parc de Kyoto. Sous les pétales de cerisiers.

Un cliché destiné à rester là, en souvenir. À moins qu'un courageux n'ouvre ce casier pour récupérer la photo, mais personne ne s'était encore présenté.

Devant le casier, des banderoles, des bougies, des mots, un ballon de basket. Des choses qui rassemblaient les sentiments des élèves de Rakuzan.

Le temps semblait figé du matin au soir.

Mais le plus insupportable, c'était sûrement pour les professeurs qui faisaient l'appel tout les matins.

Devant leurs feuilles noircies de prénoms, il y en avait un qu'ils ne pouvaient plus dire.

Dans sa salle, Shirogane Eiji voyait le bureau vide de Seijuro, au premier rang, à côté de la fenêtre. Jusqu'à ce que sonne l'heure de commencer le cour, il entretenait l'espoir de le voir arriver. Mais non.

Alors il faisait l'appel.

-Abe Wakasa ?

-Présent.

-Aka...

Il s'arrêtait. Regardait le bureau, les élèves, s'excusait, et reprenait l'appel.

-Bao Harusa ?

-P-présente.

Le cours commençaient, sans le moteur de la classe, sans le délégué. Le terminale 1 ne comptait pas faire d'autres élections pour en élire un autre, il n'y aura d'ailleurs plus de président du conseil pour la fin de l'année. L'année prochaine, ce sera un autre.

Le temps s'était figé dans toute la ville, dans tous les cœurs blessés.


Bon, voilà, chapitre tire-larmes. L'action commence dans le prochain et ne s'arrêtera plus ^^

Review ?