John sortit du taxi, furieux, et n'attendit même pas Sherlock pour se précipiter sur la scène de crime. Il prit à peine le temps de savoir de quoi il en retournait près de Lestrade avant d'aller immédiatement examiner le corps.
Non mais on avait pas idée d'être aussi borné ! Cet homme était l'abruti le plus abruti de toute l'histoire des crétins congénitaux. Et il était gentil en disant ça. Il en fulminait de rage.
Sherlock l'avait suivit, quelques pas derrière lui, tout aussi furieux. Lui ne comprenait pas l'insistance de son colocataire. On avait pas idée d'être aussi borné ! Sherlock savait bien que cela partait d'une bonne intention. Mais ce n'est pas comme si il en avait quelque-chose à foutre des bonnes intentions. Sociopathe, ça disait quelque-chose au crétin militaire qui lui servait de meilleur ami ? Non, bien sûr !
Sherlock fut encore plus imbuvable qu'à l'ordinaire, au point que même Lestrade en fut choqué. Mais tout le monde fut surprit par l'attitude de John. Personne ne l'avait jamais vu ainsi. Il rayonnait de colère, sa rage formant une aura noire effrayante autours de lui. Son visage était fermé, ses sourcils froncés et on pouvait presque entendre ses dents grincer de rage. Aucun policier ne l'approcha, pas plus que Lestrade ne s'y osa. Il faisait actuellement bien plus peur que n'importe quel Sherlock Holmes du monde. Le soldat avait refait son apparition sous la carapace du médecin.
Ils avaient finalement quitté la scène de crime après deux-trois déductions jetées à la va-vite par Sherlock (exactes, évidemment). Et la dispute avait reprit dans le taxi qui les avaient ramené à Baker Street. Parce que leurs deux caractères étaient si forts qu'aucun des deux n'avouerait jamais que l'autre avait raison, quelle que soit la dispute.
Et le sujet de celle-là était particulièrement cocasse. Parce qu'en ce jour du dix-huit septembre, on fêtait les trente-sept ans du détective. Et que John, tout comme Lestrade lui avait organisé une fête pour ses trente-cinq ans en juin dernier, voulait à tout prix en faire de même pour Sherlock.
Oui, contrairement aux apparences, John était plus jeune que son colocataire. Mais la guerre et les années d'entraînement et de dépressions avaient creusé son visage et ternit ses yeux, conférant une vieillesse sage à cet homme qui n'était encore qu'un jeune adulte.
Tout deux sortirent du taxi, toujours en se hurlant dessus, et montèrent quatre à quatre les marches de leur escalier s'arrêtant sur leur perron pour continuer de se hurler dessus. Le sujet avait peu à peu dérivé et ce qui n'était qu'une vague contrariété était devenu une véritable scène de ménage. Les insultes s'ajoutaient maintenant aux reproches.
- Tu n'es qu'un égoïste Sherlock ! Je ne veux que te faire plaisir !
- C'est ce que tu dis ! Tu souhaites simplement me voir me ridiculiser devant ce qui te sers d'amis !
À ce moment, John eut l'impression d'un léger tremblement dans le sol et de voix étouffées mais il mit cela sur le compte de sa colère et des bribes de souvenirs d'Afghanistan qui remontaient.
- Ce sont les tiens aussi Sherlock ! Ceux pour lesquels tu te sacrifierai !
- Je ne referais jamais l'erreur de céder à une menace comme celle de Moriarty !
- Tu... tu t'entends Sherlock ? Est-ce que tu te rends compte de ce que tu viens de dire ?
Sherlock se figea à ces mots. Non, il n'avait pas voulu dire ça ! Non, John !
Mais c'était trop tard. Le médecin avait détourné les yeux et son regard s'était froissé tandis qu'au contraire, son visage devenait aussi lisse que la pierre. À ce moment-là, Sherlock sentit son cœur se briser. Quand il pensait à ce qui le liait à John... et à ce qu'il venait de dire, réveillant les pires souvenirs enfouies au plus profond de la mémoire du militaire...
Une voix exaspérée fit sursauter John et se retourner Sherlock. En face d'eux se tenaient deux jeunes gens, d'une vingtaine d'années. La jeune femme rousse semblait énervée et c'était elle qui les avaient interpellés. Le blond, quand à lui, les fixaient avec ahurissement. Qu'est-ce qui leur tombait dessus encore, s'exaspéra Sherlock.
Et voilà la suite ! Encore bon anniversaire Momiji-sama :D This is just for you, dear 3
J'espère que vous avez aimé autant que moi, j'avoue avoir beaucoup de mal à maîtriser l'univers de Doctor Who que je trouve être l'un des plus complexes pour la fanfiction, bien que j'adore la série.
La suite demain !
Je vous embrasse,
Amako.
