One Last Cry

Deux ans plus tard…

_ 15 dollars s'il vous plaît, m'sieur, me demande le jeune adolescent à la casquette à l'envers.

Je sors deux billets de mon portefeuille.

_ Garde la monnaie, je lui réponds en attrapant ma pizza.

Il me remercie rapidement et repart aussitôt, dévalant les marches à vive allure, sûrement pressé de terminer ses livraisons de la soirée.

Je referme ma porte à clé et je pose ma pizza sur la table basse de mon salon. Je jette un vague regard autour de moi, légèrement dépité. Je suis entouré de carton. J'ai emménagé aujourd'hui dans mon nouveau chez moi. Un nouvel appartement que je me suis acheté, grâce à la vente de ma maison. Je suis désormais plus que prêt à reprendre ma vie en main. Pendant deux ans, j'ai mis ma vie entre parenthèse me contentant d'essayer de garder la tête hors de l'eau suite à mon divorce. Mais aujourd'hui je reprends un nouveau départ à Boston.

J'attrape une bouteille de bière et découpe ma pizza. J'allume distraitement la télévision et tombe sur une rediffusion d'un match des Red Sox, l'équipe locale. Je ne prête pas vraiment attention à la télévision. Je pense plutôt à la journée qui m'attend demain. Ce sera mon premier jour au Massachusetts General Hospital. J'espère que tout se passera bien. Machinalement je fais tourner mon alliance autour de mon doigt. Je n'ai jamais pu me résoudre à la retirer. Cela à beau faire environ deux ans, je ne peux pas l'enlever. Je bois une nouvelle gorgée de bière et me décide à continuer de déballer mes cartons. Je range précautionneusement les livres que j'ai gardés, ceux de ma femme, dans l'immense pièce qui me servira de bureaux. En visitant cette maison, j'ai eu le coup de cœur sur cette pièce. Un pan entier du bureau se trouve être en réalité une bibliothèque. Je sais que Bella aurait adoré cette maison, uniquement pour cette pièce fabuleuse. N'écoutant que mon cœur, j'avais décidé de l'acheter. J'avais fais venir une équipe de peintre car la maison n'était pas en si bon état que ça. J'étais rentré rapidement chez nous – chez moi – et j'avais fais mes cartons. Je n'avais pratiquement plus adressé la parole à ma famille depuis ce fameux soir où Bella était partie. Ma mère était venue tambouriner à ma porte lorsque je n'étais pas venu diner avec elle la veille. Mais j'avais tenu bon. Je m'étais résolu à ne pas lui ouvrir. Puis mes sœurs m'avaient harcelé au téléphone, chez moi et même au travail. Je leur avais dis que je voulais de l'espace. Tout le monde avait alors accusé ma femme de ce revirement mais je ne les laissais plus piétiner ce qu'il me restait de ma femme – ex-femme –.

Bien vite j'avais voulu partir de cette maison qui m'étouffait de tous mes souvenirs heureux ou non que je partageais avec Bella. Cette maison était en quelque sorte ma punition pour l'avoir délaisser pendant tous ces longs mois. J'avais voulu changer de cap, partir, loin de ma famille, loin de cette ville qui n'avait plus la même saveur sans la femme que j'aimais. Alors que je regardais pour la énième fois notre album photo, j'ai su dans quelle ville je partirai. Boston. Bella avait toujours voulu y vivre. C'était son rêve. Le mien était de rester ici, dans l'hôpital qui m'avait pris en tant qu'interne. Et encore une fois Bella s'était effacée pour me laisser décider.

Quel égoïste j'ai été.

Une fois la destination choisie, avec un peu de colère de ma part d'y aller seul, alors que j'ignorais où se trouvait ma femme, j'avais rapidement cherché une maison qui pourrait me convenir. L'agent immobilier qui m'était réservé avait fait un travail fantastique. Il m'avait fait visiter pas moins de dix maisons et appartements mais aucun ne me plaisait réellement. Et puis il avait abattu sa dernière carte. La maison à la bibliothèque. Et évidemment c'était un coup de maître.

C'est pourquoi je n'ai pas mis plus de quelques mois, trois en réalité, avant de venir m'installer ici.

J'avais dû m'arranger pour trouver un travail et le Massachusetts General Hospitaln'était que trop content de m'accueillir. De leur côté, l'hôpital dans lequel j'exerçais mon métier était quelque peu réticent à l'idée de me laisser partir ainsi. Mais j'avais tenu bon et ils n'avaient pas eu d'autre choix que de me laisser m'envoler pour la côte est.

Je termine de ranger les livres du premier carton dans la bibliothèque. Puis je déballe le deuxième. Après plus de deux heures de rangement, je décide d'aller dormir. Demain sera mon premier jour de travail et je tiens à être en forme. Je me mets en pyjama et au moment d'éteindre la lumière sur ma table de chevet, mon regard se pose sur le cadre où se trouve la photo de Bella. Je caresse distraitement son visage et éteins la lumière. L'obscurité s'empare de la pièce et je ferme les yeux, rêvassant au doux visage de mon épouse.


Le lendemain matin, après avoir englouti deux tasses de café, ainsi que deux toasts à la confiture, je me hâte vers le Massachusetts General Hospital. Je me présente à l'accueil, où se trouve une femme blonde. Sur sa blouse blanche on trouve le nom de Judy.

_ Bonjour, je me présente docteur Edward Cullen. Je commence aujourd'hui.

La femme qui me fait face se lève et me sert la main vigoureusement.

_ Enchanté docteur Cullen. Effectivement le docteur Allen m'a prévenu de votre arrivée. Je vais vous conduire à lui. Veuillez me suivre.

J'attrape ma sacoche en cuir et suit la petite bonne femme. Elle arpente les couloirs et j'essaye de me repérer du mieux que je le peux. Nous arrivons bien vite vers des bureaux et elle s'arrête devant une porte où est inscrit Docteur Thomas Allen. Elle frappe et une voix grave nous demande d'entrer. En nous voyant sur le seuil de son bureau, le docteur Allen pose son stylo et s'avance pour venir me serrer la main.

_ Docteur Cullen, je présume. C'est un immense honneur pour moi de vous accueillir dans notre hôpital.

_ Docteur Allen. Merci.

_ Judy, pouvez-vous retourner à l'accueil ? Je m'occupe du docteur Cullen.

_ Bien se fut un plaisir docteur Cullen. N'hésitez pas à venir me demander quoique ce soit si vous avez besoin.

_ Merci Judy, plaisir partagé.

Elle ferme la porte tandis que l'homme en face de moi frappe dans ses mains.

_ Et bien nous allons faire une petite visite. Qu'en pensez-vous ? Histoire de vous familiariser avec l'établissement.

_ Ça me convient parfaitement.

Je l'observe attraper sa blouse blanche et la passer rapidement. Il sort du bureau et la visite commence. Il m'indique à chaque étage où se trouve tel ou tel service, les différents scanners, les salles d'opérations etc. Alors qu'il salue un interne je le détaille un peu plus longuement. Il est brun, bien que ses tempes commencent à grisonner. Ses yeux bleus semblent ravir la plupart du personnel féminin. Il est assez grand, bien que plus petit que moi d'au moins cinq centimètres.

Arrivés à la fin de cette visite il se tourne vers moi et me sert la main.

_ Voilà je pense que nous en avons fini. Bienvenue au Massachusetts General HospitalDocteur Cullen. J'espère que vous vous plairez ici à Boston avec nous.

_ Je vous remercie Docteur Allen. Je pense que je me sentirai comme chez moi ici, je lui réponds en lui serrant la main.

_ Bien. Je vous laisse travailler alors.

Le docteur Allen, repart vers son bureau et salue au passage quelques infirmières. Voilà deux ans que je rêve de changer d'air et j'ai enfin eu le courage de le faire. L'air de Seattle depuis le départ de Bella était légèrement toxique pour moi. C'est pourquoi me voilà dans cette nouvelle ville, prêt à reprendre ma vie en main.


Deux mois, ont passé depuis ce premier jour. Aujourd'hui, alors que je me sers un café dans la salle réservé aux titulaires, mon bipper se met à retentir plusieurs fois de suite. Je pose violemment la tasse sur la table et part en direction des urgences. Je sais bien que le service va être surchargé. Nous sommes en pleine période de fête, Noël est dans deux jours et les gens commencent à partir en vacances. Le personnel de l'hôpital également. Quand j'arrive aux Urgences, je vois trois ambulances arriver en même temps.

_ Qu'est-ce qu'on a ? Je demande à une interne qui est en train d'ausculter un premier patient dans l'un des boxes.

_ Apparemment carambolage sur une route.

_ Ok. Combien de blessés ?

_ Vraisemblablement cinq. Mais on attend de voir.

Bien... J'attrape le premier dossier, relève le nom du patient et commence à noter ses constantes. Je regarde son poignet et je vois qu'il semble casser.

_ Monsieur Williams, on va vous faire une radio, j'ai l'impression que votre bras est cassé.

L'homme gémit et finit par hocher la tête.

_ Kathy, tu peux t'en occuper ? Je demande à mon interne.

_ Oui docteur Cullen.

Je passe par tous les boxes et je vais dans le dernier.

_ Alors qu'est-ce qu'on a ? Je demande machinalement à mon interne, Hayley je crois.

_ Et bien… Elle a eu quelques pertes de connaissances en arrivant ici et…

_ Edward ? Retentit une voix douce.

Je relève les yeux du dossier et je plonge avec délectation dans une paire d'yeux bruns que je connais parfaitement.

_ Bella ? Je demande totalement perdu.

Mon sang se glace et ne fait qu'un tour.

_ Oh putain, mais qu'est-ce que tu fais là ? Je demande en me précipitant à ses côtés.

Sa main, ensanglantée se porte à sa tempe.

_ J'ai mal à la tête. J'étais dans la voiture et…

Je la vois qui se met à pâlir et j'ai l'impression qu'elle va s'évanouir. Je me rapproche d'elle et lui attrape l'autre main.

_ Bella, ne part pas. Je suis là. On va te soigner.

_ Docteur Cullen, je vais l'emmener au scan. A moins que vous vouliez le faire, me demande-t-elle en regardant quelqu'un à me côtés.

Je me tourne et vois un homme blond, plus petit que moi, un pansement collé sur le front. Il tient dans sa main son blouson ainsi qu'un sac à main de femme.

_ Je vais faire son scan. Je préfère être sûr de rien laisser de côté. Mais je vais avoir besoin de vous. Alors préparez Mlle Swan.

Mon interne hoche la tête et lorsque je vais pour partir, le mec m'apostrophe.

_ Euh, vous savez quand vous aurez terminé ?

_ Pourquoi ? Je demande sèchement.

_ Je dois aller au travail. Ils m'ont dit que je n'avais rien et que je pouvais partir, mais je ne pouvais pas la laisser comme ça. Mais comme vous semblez la connaître, vous pouvez peut-être vous occuper d'elle ? Je suis assez en retard…

Je secoue la tête.

_ Je m'occupe d'elle. Vous pouvez partir.

_ Oh. Cool. Merci.

Sans attendre une seconde de plus il commence à partir, puis se souvient qu'il tient probablement le sac de ma femme.

_ Tenez, elle en aura sûrement besoin plus tard.

_ Ouai, sûrement. Je raille.

Il repart comme si de rien n'était. Comme si Bella n'était pas blessé à cause de ce putain d'accident de voiture. Il faut que je me calme. Ce n'est bon pour personne. Mon bipper retentit une nouvelle fois et je regarde. C'est Hayley, j'avais bien raison pour le prénom, elle me prévient que Bella est prête pour son scanner. Je la rejoins immédiatement.

_ Alors ? Je questionne immédiatement en arrivant dans la pièce où elle fait le contrôle.

_ Elle a une commotion cérébrale. Ça va se résoudre rapidement.

_ Que préconisez-vous ? Je lui demande.

_ Je voudrais la garder en observation quelques temps, pour voir si elle va mieux. Et au bout de deux-trois jours elle pourra rentrer chez elle si son état le permet. Bien sûr, il lui faudra prendre un traitement.

Je hoche la tête.

_ Bien.

_ Par contre nous n'avons aucune idée sur de potentielles allergies, me dit-elle tout en feuilletant le dossier.

_ Elle ne fait pas d'allergie à aucun médicament. Seulement aux fruits de mer.

Mon interne me regarde comme si un troisième œil m'avait poussé sur le front.

_ C'est ma femme. Enfin… Mon ex-femme, lui dis-je répondant ainsi à sa question silencieuse.

_ Oh… Bien… D'accord… Est-ce que… Est-ce que ça va aller ? Je veux dire… Je peux tout à fait appeler quelqu'un pour s'occuper d'elle…

_ Non tout ira bien. Je préfère prendre soin d'elle.

_ Comme…Comme vous voulez. Je vais devoir retourner aux Urgences. Ils pourraient avoir besoin de moi.

J'acquiesce silencieusement.

_ Je vais aller la mettre dans une chambre. Dites à tout le monde de me bipper en cas d'extrême urgence.

_ D'accord docteur Cullen.

_ Oh, et si le type de tout à l'heure arrive, ne lui donnez aucune information. Il ne fait pas parti de la famille et il est parti avant de savoir si elle allait bien.

_ Entendu. Je vais laisser ces directives à Judy et Alyssa à l'accueil.

Je soulève ma femme et la replace sur le brancard. J'attrape son sac à main et le dépose à ses pieds. J'appelle depuis le poste dans le couloir, pour savoir où je peux trouver une chambre de disponible. Une fois cela fait, je transporte le brancard de Bella jusqu'à la chambre. Arrivé à l'intérieur j'installe doucement Bella dans le lit, par peur de la casser. Je sens son souffle doux qui caresse ma joue. Je tends ma main et écarte lentement les quelques mèches de cheveux qui sont sur front. Un petit sourire né sur ses lèvres. Je vérifie le traitement que nous devons lui administrer et je demande à une infirmière de venir lui mettre la perfusion. J'attrape le sac à main et le dépose sur une petite table dans le fond de la pièce. Une fois la perfusion posée, l'infirmière se retire. J'attrape le fauteuil et le déplace pour être à côté du lit. Je pose ma main sur la sienne.

Merde son autre main est ensanglantée. Il faut que je regarde si elle n'est pas blessée. Je me relève et examine sa deuxième main. Elle est légèrement bleutée. Elle est juste foulée. Heureusement c'est sa main gauche. Je bipe une énième personne pour qu'elle m'apporte une attelle. Bella ne s'est toujours pas réveillée et j'ai légèrement peur. On m'apporte l'attelle que j'ai demandée et je la lui mets. Je me réinstalle dans le fauteuil et j'attends. Une heure plus tard, le docteur Allen entre dans la chambre et me fait signe de le suivre à l'extérieur.

_ Hayley Young, m'a dit que votre femme était là. Vous voulez que je vous remplace ?

_ C'est mon… ex-femme… Mais elle n'a personne. Et je suis vraiment inquiet.

_ Elle a une commotion c'est bien cela ?

Je hoche la tête et mon regard se pose sur le corps endormi de ma femme.

_ Je vais vous laisser tranquille Cullen. Occupez-vous d'elle. Je prends en charge vos patients.

_ Merci beaucoup.

_ C'est rien. Je sais que s'il m'arrivait la même chose vous seriez le premier à vous rendre volontaire pour me remplacer.

Le docteur Allen pose sa main sur mon épaule et tourne les talons. Je souffle un grand coup et rentre dans la chambre. Dieu que ce fauteuil est inconfortable. Au bout de deux heures, je vois Bella qui bouge lentement. Ses yeux papillonnent et ont du mal à s'ouvrir.

_ Où…où…

_ Où es-tu ? Je demande.

Je la vois tressaillir et elle hoche la tête doucement avant de grimacer sûrement due à la douleur que lui procure sa tête.

_ Tu es à l'hôpital. Au Massachusetts General Hospitalpour être plus précis. Tu as eu un accident de voiture. Tu t'en souviens ?

Sa main cherche la mienne et je la lui donne. Elle finit par ouvrir ses yeux, dans un effort presque surhumain. Je tombe avec bonheur dans ses yeux couleur chocolat qui m'ont tant manqué. Mes souvenirs ne lui ont pas rendu justice.

_ Edward ? Qu'est-ce que… tu fais là ? demande-t-elle en s'agrippant plus fort à ma main.

_ Je travaille ici maintenant.

_ Oh… lâche-t-elle avant de regarder ma blouse blanche avec plus ou moins d'intérêt. Tu vis ici, à Boston ?

_ Oui… Et apparemment toi aussi… Je souligne en lui souriant.

Elle ébauche un sourire qui retombe presque aussitôt.

_ Pourquoi ? me demande-t-elle subitement.

_ Pourquoi je vis ici ? Je l'interroge.

Elle hoche la tête et sa grimace fait naître la mienne.

_ Parce que c'était trop dur de vivre là-bas, je lâche soudainement.

_ Mais pourquoi ici ?

_ Tu as toujours voulu vivre ici. Je voulais que quelque chose me rattache quand même à toi.

Elle essaye de se relever mais je lui fais les gros yeux.

_ Bella, reste allongée. Tu as une commotion. Tu ne dois pas trop bouger.

_ Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

_ Tu ne te souviens pas ? Je lui demande en passant ma main de libre sur son bras.

_ Je me souviens d'être monté dans la voiture de James… Oh mon dieu, James, est-ce qu'il va bien ?

Elle relâche ma main et je ne peux m'empêcher de me sentir mal. Ainsi le minable a un nom… James… Et bien elle ne va pas être déçue.

_ Ouai. Il avait juste besoin d'un pansement. Apparemment il était pressé de partir vu qu'il était en retard au travail.

_ Oh… Est-ce que… Est-ce que tu sais ce qu'il s'est passé ? Je me souviens juste que nous nous sommes disputés à propos d'un truc, et après plus rien…

Attend, ils se disputent et le mec plutôt que de rester avec elle préfère prendre la fuite ?

_ J'ai eu si peur quand je t'ai vu au Urgences, je lâche tout bas.

_ Je suis désolée.

_ Tu n'as pas à être désolée Bella. J'ai entendu ta voix qui m'appeler et…

Elle reprend ma main et la porte à ses lèvres. Elle dépose un petit baiser sur ma main et ce geste me fait revivre. Quand Bella m'a quitté, elle m'a laissé comme une coquille vide. Aujourd'hui je me sens renaître à ses côtés. Elle cherche à soulever sa main gauche mais s'aperçoit de l'attelle.

_ Mon dieu, encore une… Siffle-t-elle visiblement mécontente.

_ Je t'ai toujours dis que tu aurais dû lancer une collection, je sors en riant.

Un petit rire lui échappe et je la vois qui se mord les lèvres pour ne pas faire de bruit.

_ Ce n'est pas moi qui me suis cassé la jambe à Aspen non ? me rétorque-t-elle avec un certain amusement.

_ C'est vrai, je réponds en repensant à cette fameuse chute qui l'avait tant fait rire.

Je vérifie ma montre et vois qu'il est déjà dix-huit heures. La journée est passée très rapidement.

_ Est-ce que tu as faim ? Je lui demande.

Elle observe son ventre et j'entends un léger gargouillis.

_ Je pense que la réponse est oui, elle déclare en souriant.

_ Je vais aller te chercher un plateau repas. As-tu besoin d'autre chose ?

_ Non, c'est bon. Tout est parfait Edward.

Je me lève du fauteuil et dépose un baiser sur son front.

_ Je reviens tout de suite, je lui chuchote.

Ses joues se colorent de rouge et elle ne me lâche pas du regard tandis que je sors de la chambre. Je me rends au poste d'infirmière de l'étage et je leur demande un plateau repas. Je leur signale au cas où qu'elle est allergique aux fruits de mer. Maddyline me prépare rapidement un plateau repas et je le ramène dans la chambre de ma femme.

_ Ton repas est servi Madame.

Elle sourit et tente une nouvelle fois de se redresser.

_ Attend. Ne bouge pas je vais t'aider.

Je pose la nourriture sur la tablette à roulette et j'appuie sur le bouton pour que le lit se redresse.

_ Est-ce que ça va ? Je demande à Bella une fois qu'elle est en position assise.

_ J'ai mal à la tête mais je suppose que c'est normal avec ce que j'ai.

_ Ouai. Je t'examinerai de nouveau tout à l'heure.

_ Ok…

Elle commence à manger ce que je lui ai rapporté et me regarde étrangement.

_ Tu ne vas pas manger ?

Je secoue la tête.

_ Ne te préoccupes pas de moi Bella. Mange !

Elle pose sa fourchette me regarde presque furieuse.

_ Edward… Tu dois manger.

_ N'insiste pas Bella, je reste avec toi.

Elle reprend son ustensile et avale une bouchée de purée. Je lève ma main et la passe sur mon visage, fatigué. J'entends alors la fourchette tomber sur la table.

_ Tu… Tu as une alliance ? demande-t-elle en respirant bruyamment.

Je regarde ma main.

_ Oui. C'est mon alliance.

_ Tu as… refais ta vie alors ? me dit-elle en baissant la tête sur son assiette.

_ Quoi ? Bien sûr que non. C'est l'alliance que tu m'as donné.

_ Oh...

Machinalement elle porte son regard à son attelle et plus précisément à son annulaire gauche qui ne porte plus la bague.

_ Pourquoi gardes-tu ton alliance ? me demande-t-elle tout à coup.

_ Je… A vrai dire je ne sais pas.

_ Je peux te demander quelque chose ?

_ Oui, évidemment. Tu peux tout me demander Bella.

_ Qu'est-ce que… Qu'est-ce que tu as fais de mon alliance ?

Je souris et sors de sous mon pull une chaîne d'où pend comme une sorte de pendentif son alliance. Elle est ici. Elle ne me quitte pas. Sauf quand je suis au bloc et que je dois la retirer. Mais elle est toujours dans ma poche auquel cas.

Je vois Bella qui me fixe étrangement puis sa main, non blessée, se porte à sa tête.

_ Tu veux que j'augmente les médicaments ?

_ Ouai… Ouai je veux bien s'il te plaît.

_ Tu ne finis pas ton plateau ? Je demande en observant ce qu'il reste de nourriture, c'est-à-dire pratiquement la moitié de son plat principal.

_ Non… Je n'ai… plus très faim.

Je me lève et augmente légèrement ses médicaments. Lorsque je me rassois, Bella a une drôle d'expression sur le visage.

_ Tu vas rester là toute la nuit ?

_ Et bien oui.

_ Tu n'es pas censé travailler ?

_ Je me suis fais remplacer pour être avec toi.

Elle est bouche bée.

_ Tu as vraiment fait ça ?

_ Oui… Pourquoi ?

_ Pour rien. Merci…

Je l'embrasse sur le front et lui souhaite une bonne nuit. Je sors juste de la chambre pour rendre le plateau repas au box des infirmières.

Demain j'aurais besoin de vêtements supplémentaires.


Le lendemain, c'est Bella qui me réveille. Je m'étire, courbaturé de ma nuit passé sur cette chaise d'hôpital.

_ Edward, j'ai vraiment envie d'aller aux toilettes… me réclame ma femme en se tortillant.

Je la fais s'assoir lentement, j'attrape sa perfusion.

_ Il va falloir que tu la tiennes pendant que je te porte. C'est bon pour toi ? Je demande.

Elle finit par hocher la tête. Elle s'accroche à moi et fait rouler la perfusion. Je la dépose sur la cuvette et sors de la pièce. Une fois qu'elle a terminé elle m'appelle. Je la reprends dans mes bras et la redépose sur le lit.

_ Demain c'est Noël. Tu rentres à la maison ? me demande-t-elle en se repositionnant sur le lit.

_ C'est ici la maison pour moi.

Elle pousse un soupir.

_ Ce que je te demande c'est si tu pars voir ta famille.

Je secoue la tête et elle semble étonner.

_ Je ne les vois plus. Et même si ça avait été le cas jamais, je dis bien jamais je ne t'aurais laissée seule, dans une chambre d'hôpital, le jour de Noël.

Elle a un hoquet de surprise et me regarde comme si j'étais fou.

_ Mais c'est ta famille Edward…

_ Je croyais qu'on avait déjà parlé de tout ça Bella. Ma famille c'est toi. Et personne d'autre. Je n'ai besoin que de toi pour être heureux.

_ Mais… on n'est plus ensemble.

_ Seulement parce que j'ai été un abruti fini.

Je vois la commissure de ses lèvres se soulever et elle retient un rire.

_ C'est une bonne définition de ce que tu étais il y a deux ans.

_ Tu te sens mieux ce matin ?

_ Légèrement. J'ai moins mal à la tête.

_ Je vais devoir passer chez moi chercher deux ou trois fringues. Tu as besoin de quelque chose ?

_ Tu pourrais m'acheter des affaires ? me demande-t-elle en jetant un coup d'œil aux habits qu'elle portait en arrivant ici hier.

_ Il doit m'en rester à la maison. Je t'amène ça. Besoin d'autre chose ?

_ De quoi me laver. Je me sens toute sale, dit-elle avec une petite grimace de dégoût.

Je secoue la tête et me penche pour l'embrasser une nouvelle fois sur le front.

_ Je vais faire vite. A tout à l'heure.

_ Reviens-moi vite Edward.

En sortant de la chambre je jure que tout l'hôpital se moque de mon air niais au possible. J'arrive chez moi, je prends une douche me change. En passant dans la chambre j'attrape un sac de voyage et enfouis quelques affaires appartenant à ma femme. Je vais dans la salle de bain et je dépose du shampoing, un gel douche et un gant dans une trousse de toilette. Si Bella a toujours les même habitudes, dans son sac à main se trouve une brosse à dent avec le dentifrice et du déodorant.

Je repars direction de l'hôpital. Je croise le docteur Allen, qui me dit que Bella pourra sortir demain, si quelqu'un reste avec elle. Je hoche la tête, lui sert la main pour le remercier et pars en direction de la chambre. Quelle n'est pas ma surprise lorsque je découvre l'autre espèce de minable, assis dans le fauteuil que j'ai occupé toute la nuit pour veiller sur elle, tandis que lui avait décidé de prendre la poudre d'escampette. La porte étant entrouverte j'entends tout ce qu'ils se disent.

_ Je suis vraiment désolé Bella. Mais je devais vraiment me rendre au travail.

_ C'est à cause de toi qu'on a eu cet accident. Et toi tu me laisses comme ça ? S'insurge Bella.

Il tente de lui prendre la main, comme je l'ai fait auparavant, mais elle la lève.

_ Ne me touche surtout pas.

_ Tu n'étais pas toute seule, il y avait ce docteur là. Il te connaissait. Et tu semblais le connaître aussi.

_ Évidemment c'est mon mari triple idiot ! Hurle-t-elle.

Le mec recule dans le siège et fixe Bella avec un air ahuris.

_ Attend… Quoi ?! Tu es mariée ?

_ Non… Divorcée…

_ Mais tu viens juste de dire que…

_ Ouai… Je sais ce que je viens de dire… En attendant il a été beaucoup plus prévenant hier que toi pendant ces trois derniers mois.

_ Je… Je ne comprends pas…

_ Il n'y a rien à comprendre. Maintenant tu prends ton manteau et tu te tires. Je ne veux plus jamais te voir…

_ Euh… je… je…

Je décide d'entrer dans la chambre. Bella se tourne vers moi et je vois le soulagement qui inonde son visage.

_ Edward… chuchote-t-elle.

_ Bella… James, je suppose…

_ Ouai… Euh… J'allais partir de toute façon.

Je ricane et pose le sac au pied du lit de Bella.

_ Je t'ai ramené des affaires et une trousse de toilette.

_ J'avais juste besoin de…

_ Shampoing et de gel douche. Je sais. Je me doute que tu as tout le reste dans ton sac.

Elle hoche la tête et rougit soudainement. Un raclement de gorge se fait entendre et je me tourne vers le type qui est toujours là.

_ Euh… Je vais peut-être y aller.

_ Ouai, ça vaudra mieux pour toi, je termine en me tournant vers lui, les bras croisés contre mon torse. Je le domine d'au moins une tête. Et il semble se recroqueviller sur lui-même.

_ Bella, peut-être à une prochaine fois…

_ A jamais oui ! Termine-t-elle en lui montrant la porte d'un geste vif de la main.

Abattu, les épaules voutées, je le vois sortir de la chambre. Au moins c'est déjà ça.

_ Bella, le docteur Allen, m'a dit que tu pourrais sortir demain matin. Mais il faudra que quelqu'un veille sur toi.

_ Je… J'ai personne ici.

_ Ne sois pas bête Bella. Tu peux venir chez moi, ou je peux venir chez toi.

_ Je préférerai aller chez toi Edward… Je n'ai pas tellement envie que tu vois l'appartement dans lequel je vis.

Cette remarque me fait tilt.

_ Tu n'as pas de travail Bella ?

_ Je fais des petits boulots par-ci par-là.

_ Tu n'as pas voulu de pension je te le rappelle, je déclare amèrement.

_ Je sais.

Je secoue la tête et m'assoit sur le côté du lit.

_ Je déteste l'idée de te savoir dans un appartement miteux. Bella…

_ Edward… S'il te plaît je n'ai pas envie de parler de ça….

Ne voulant pas déclencher une dispute alors que je viens de la retrouver et qu'elle est à l'hôpital, je décide de laisser couler.

_ On passera chercher des affaires en coup de vent demain et après nous irons chez moi. Ça te va ? Je lui demande en caressant ses cheveux.

_ Ok, on fera comme ça.

_ Je vais juste te prendre la tension et vérifier deux ou trois trucs avant. D'accord ?

Je la vois qui hoche la tête et pour une fois elle ne grimace pas. Elle est sur la bonne voie.

_ J'ai sommeil, me dit-elle après que je lui ai pris ses dernières constantes.

_ Dors, Bella. Je veille sur toi.

Elle attrape ma main et ferme ses yeux. Elle marmonne un « merci » et je la vois sombrer peu à peu dans un profond sommeil.


Le lendemain matin, après sa toilette et la visite du docteur Allen et de l'interne, Hayley, en charge de mon épouse, je signe les papiers ainsi que Bella et nous sommes sur le point de partir. Je l'installe confortablement dans ma voiture, le sac de médicament callé sur ses genoux, mon sac de voyage dans le coffre. Elle m'indique la route pour aller jusque chez elle. Je me gare rapidement devant un petit immeuble et elle semble soucieuse tout à coup.

_ J'habite là.

_ Ok… Allons chercher tes affaires.

Je sors de la voiture et fais le tour pour aller lui ouvrir. Elle attrape ma main et la garde dans la sienne.

_ J'avais oublié ton côté gentleman, me dit-elle en m'emmenant jusqu'à son appartement.

Dans le hall déjà je m'insurge. La moquette rouge orangée est tâchée à plusieurs endroits. Les murs, dont le papier peint jaunâtre pend à quelques endroits parait tout droit sortit d'un film d'horreur. On monte deux étages et nous faisons face à une porte sur laquelle seul le numéro de l'appartement est indiqué. Une porte verte, dont la peinture se craquelle à plusieurs endroits. J'en ai des frissons dans le dos rien qu'à me dire que Bella vit dans ce genre d'endroit. Elle ouvre un premier verrou, une deuxième, puis donne un coup d'épaule dans la porte pour l'ouvrir. Je tressaille.

_ Ce n'est pas si terrible que ça en à l'air de vivre ici, me dit-elle en avançant dans l'entrée.

_ Si tu le dis… Je rétorque en jetant un regard circulaire à la pièce.

Le salon est correcte bien que très vieillot. Un canapé orange, qui doit dater des années soixante voire soixante-dix trône fièrement. Elle me traine dans sa chambre, la pièce qui se trouve au bout du couloir. Elle attrape une valise et plonge la totalité de ses affaires dedans.

_ Tu n'as pas que ça comme affaire tout de même ?

_ Il faut que tu saches que je suis là depuis seulement cinq mois Edward.

Je grommelle dans ma barbe. Je la laisse finir sa valise et fais un rapide tour de l'appartement.

_ Tu ne peux pas rester ici Bella. C'est inimaginable, je lui dis en revenant dans sa chambre, où elle est en train d'essayer de fermer sa valise.

_ Et tu veux que j'aille où ? Me demande-t-elle visiblement en rogne.

Je la regarde et me rapproche d'elle. Elle finit de zipper son bagage et me regarde de ses yeux de biche.

_ Reviens vivre avec moi.

Elle me fixe de nouveau.

_ Je suis sérieux Bella.

_ Edward… J'apprécie beaucoup que tu sois resté avec moi pendant que j'étais à l'hôpital et que tu m'accueilles chez toi mais… Nous sommes divorcés. On ne peut pas reprendre comme si ces deux années n'avaient pas existées.

Elle cherche à s'enfuir de la pièce mais j'attrape son poignet, non blessé, dans ma main. Ses yeux bruns se lèvent et se posent sur moi.

_ Bella, justement ces deux années ont passés. J'ai pu me rendre compte de l'attitude que j'avais eue. J'ai pu comprendre tes griefs. J'ai coupé les ponts avec ma famille et avec le recul, bordel ce que ça m'a fait du bien. Tu ne peux pas imaginer combien j'étais dévasté de te découvrir avant-hier aux Urgences. J'ai cru que j'allais mourir. J'aurais préféré mille fois être à ta place sur ce lit d'hôpital. J'aurais pu refaire le portrait de ce James si je ne m'étais pas retenu. Bella, deux ans ont passé mais je n'ai jamais cessé de t'aimer. Je n'ai jamais eu d'aventure avec qui que ce soit. Je n'ai… Je n'ai même jamais eu de rendez-vous avec une femme depuis toi. Je porte toujours mon alliance… Parce que quelque part ça me rappelle que tu m'as appartenu et je donnerai cher pour que ce soit toujours le cas. Je t'aime Bella. Ça ne changera jamais. Je t'ai toujours aimé et je t'aimerai toujours. On finit toujours par se retrouver. Il faut…Il faut que tu me pardonnes pour tous ces mois où j'ai été distant, pour tout ce que je t'ai fait enduré. Ces années où ma famille a été médisante, exécrable avec toi. J'aurais du réagir plutôt mais je ne l'ai pas fait. Et peut-être que si tu ne m'avais pas quitté ce serait pire. Aujourd'hui je sais que j'ai changé. Je me suis amélioré. Je suis devenu un homme meilleur pour toi. J'ai même réduit mes heures de travail, dans l'espoir que peut-être un jour tu me reviendrais. Je veux que tu reviennes vivre avec moi.

Je finis essouffler et je vois les larmes de mon épouse couler sur ses joues. Je la prends dans mes bras délicatement et elle me frappe. Un coup de poing fort, dans l'épaule.

_ Mais pourquoi… tu ne m'as….as… pas dit ça avant, triple andouille ? me demande-t-elle dans un soubresaut.

Je la serre davantage contre moi. Elle renifle contre mon cou et sa tristesse me rend mal.

_ Acceptes de rentrer avec moi à la maison.

_ Je suis déjà à la maison… me dit-elle.

Je secoue la tête.

_ Ce taudis n'est pas vraiment ce qui ressemble de près comme de loin à une maison.

C'est à son tour de secouer la tête avec de se redresser toujours dans mes bras.

_ Tu ne comprends pas. C'est ici, dans tes bras, la maison.

Je reste bouche bée. J'observe son visage rougi d'avoir trop pleuré, et je ne peux m'empêcher de la trouver belle.

_ Je t'aime Bella. Partons d'ici. Allons à la maison.

Elle desserre son étreinte et commence à vider ses meubles. Elle sort de la chambre une seconde valise et place quelques livres qu'elle avait dû prendre en partant. Je vais dans sa cuisine et sors plusieurs cabas dans lesquels je place les différents aliments qu'elle a.

Une fois nos tâches effectuées, je la rejoins dans sa chambre j'attrape les deux grosses valises.

_ Tu as tout ce qu'il te faut ?

_ Oui.

Elle se dirige vers le salon et va prendre un sac mais je l'arrête.

_ Je m'occupe de ça. Vas t'installer dans la voiture. Je n'ai pas envie que tu me refasses une commotion cérébrale en tombant dans les escaliers.

Elle roule des yeux et sors pour aller à la voiture. Je la suis avec les deux grosses valises. Je les installe dans le coffre et vais chercher le reste de ses affaires. Une fois tout cela fait je repars en direction de la maison. La maison.

En arrivant devant l'endroit où je vis j'ai un pincement au cœur. Et si finalement elle ne l'aime pas ? Et si je m'étais trompé en la choisissant ? Je vais ouvrir la portière à Bella et je sors les bagages du coffre. Seule concession que j'accepte : qu'elle porte le sac de médicament.

Je glisse les clés dans la serrure et avec une certaine appréhension je guide Bella jusque dans le séjour. Je la vois qui se fige. Merde… Elle la déteste… Elle se retourne vers moi les larmes aux yeux.

_ Si tu ne l'aimes pas, on pourra déménager, je lui réponds en posant les bagages sur le parquet.

_ Es-tu fou ? Elle est parfaite. Je l'adore !

J'expire tout l'air contenu dans mes poumons, je suis soulagé. Elle l'adore !

_ Puis-je voir le reste ? me demande-t-elle en trépignant d'impatience.

Je hoche la tête et je la conduis dans les différentes pièces. En voyant la cuisine, elle pousse un petit cri, visiblement surexcitée. Elle voit les différents éléments que nous avions achetés ensemble lorsque nous avions emménagé. Elle attrape un rond de serviette, celui qui porte son nom.

_ Tu l'as gardé ? me demande-t-elle en le faisant tourner avec son index.

_ Oui, je réponds embarrassé, en passant ma main dans les cheveux.

Elle le pose et s'approche de moi. Elle plante un baiser sur ma joue et je me sens renaître de nouveau. La chaleur s'empare de mon corps et je suis bien. Tout simplement. Je suis à la maison.

Je l'emmène dans la première salle de bain, je lui montre les trois premières chambres, ma chambre avec ma propre salle de bain, et je lui fais découvrir la dernière pièce. Ma pièce coup de cœur.

_ Cette dernière pièce, c'est celle qui m'a fait acheté la maison. Je… Je savais qu'elle te plairait. J'espère que je ne me suis pas trompé.

_ Edward, ouvre-là dépêche-toi ! Je ne crois pas pouvoir attendre davantage !

J'abaisse la poignée de la porte et là je vois Bella ouvrir des yeux grands comme des soucoupes. Elle ressemble à une petite fille. Elle s'avance à pas de velours dans la pièce et touche du bout des doigts ses livres et les miens qui ont envahis certaines étagères de la bibliothèque.

Elle se retourne vers moi.

_ Edward… Elle est…Magnifique… Je l'aime tellement…

_ Je me doutais qu'elle serait à ton goût.

_ C'est mieux que ça encore…. Merci.

Elle arrive à grandes enjambées vers moi et m'enlace. Je ne pourrais plus me passer de ça maintenant. Impossible.

Je la relâche à regret.

_ Il faut que j'aille chercher le reste des affaires, tu peux rester là où aller te reposer.

_ Je vais aller dormir quelques minutes. Ça ne te dérange pas ?

_ Pas du tout… Tu… enfin…

_ Oui ? Me questionne-t-elle.

_ Tu veux dormir dans ma chambre ou je peux préparer une autre chambre si tu le désires.

_ Dans ton lit. Je ne veux pas d'une autre chambre…

Je fronce les sourcils. Ne vient-elle pas de me dire qu'elle adorait la maison ? Bella semble comprendre le débat intérieur qui m'habite.

_ Je ne veux pas dormir dans un endroit où tu n'es pas, finit-elle par dire.

Je lui souris, probablement comme un idiot et vais chercher le reste de ses affaires. Je remplis le frigo, qui était déjà bien garni. Je range les conserves dans les placards et apportes ses valises dans la chambre. Lorsque je rentre, Bella est allongée sur le côté droit du lit, son côté du lit, et elle enserre mon oreiller. Sa respiration est lente et j'entends un léger ronflement. Je décide de la laisser dormir et pars dans le salon. J'allume la télévision mais baisse le son pour ne pas la réveiller. Il est encore tôt. Les films de Noël s'enchaînent. Les gens se retrouvent à chanter des cantiques devant les portes des gens. J'espère que personne ne viendra me déranger.

Merde, c'est Noël.

Je n'ai pas acheté de sapin. Le synthétique que nous avions il y a quelques années avec Bella, prend la poussière dans le garage. Les décorations de Noël sont toujours dans leur carton. Je n'avais pas vraiment envie de fêter Noël cette année, comme depuis deux ans d'ailleurs. Mais là je veux faire les choses bien. Je ramène le carton de décoration, ainsi que le sapin. Je le sors de sa boîte et l'assemble rapidement. Je déplie ses branches et l'installe près de la cheminée. Les chants de Noël commencent à emplir le salon. Jingle Bells, résonne, chanté par la chorale de je ne sais quelle école. Je vais dans la cuisine et sors une tablette de chocolat. J'avale un carré et le laisse fondre sur ma langue. Hum… Lorsque je reviens dans le séjour, j'aperçois la silhouette frêle de ma Bella. Je m'approche d'elle et l'encercle de mes bras. J'embrasse sa tempe et elle se laisse aller contre moi.

_ Qu'est-ce que tu fais debout ?

_ J'en ai eu assez de dormir. Tu comptes faire le sapin ?

_ Je t'attendais en fait.

Elle se retourne et me fait face en me souriant de toutes ces dents.

_ C'est génial !

Elle se met sur la pointe des pieds et m'embrasse à la commissure des lèvres et il me faut tout mon sang froid pour ne pas l'embrasser à mon tour comme j'aimerais le faire. Je la laisse faire à son rythme. Maintenant que je l'ai retrouvé je n'ai pas envie de la perdre une nouvelle fois. Elle se penche vers le cartons et en sors plusieurs guirlandes. Des rouges, des dorées, des blanches, des vertes. Elle accroche les guirlandes et me demande de l'aider pour mettre celle en hauteur. Je m'exécute et elle applaudit une fois que j'ai terminé. Elle attrape les différentes boules de Noël et commence à en mettre quelques unes. Elle attrape un bonhomme de neige en chiffon.

_ Tu te souviens de celui-là ? me demande-t-elle en agitant la fameuse décoration.

_ Ouai Mme Huntington…

_ La fameuse Mme Huntington… Je crois que je n'ai jamais autant ris de toute ma vie.

Je me souviens de ce que Mme Huntington avait fait. Se pointer en déshabiller léopard, en plein mois de novembre, des bigoudis roses plein la tête, tout ça pour me demander de l'aider avec sa chatte. J'étais allé décoincer le chat de l'arbre et en remerciement le lendemain, elle nous avait amené cette décoration. Chaque année nous tenions à la mettre dans le sapin.

_ La tête que tu faisais en la voyant sur le perron de la maison, s'esclaffe Bella.

_ Ce n'est pas gentil de se moquer des personnes âgées, je la gronde.

_ Plus âgée c'est un dinosaure, reprit-elle en riant.

Ses éclats de rire faisaient en moi une joie indescriptible. J'avais l'impression de ne jamais l'avoir perdu.

Elle s'essuie les yeux et va accrocher le bonhomme de neige dans le sapin. Et nous continuons à accrocher les décorations ainsi jusqu'à ce que le carton se retrouve vide. Évidemment le reste de la maison se fait aussi relooké par l'elfe de Noël. Bella accroche des guirlandes un peu partout. Elle installe la crèche et me demande de l'aide pour mettre l'étoile.

_ Je suis trop petite, boude-t-elle alors que je la soulève.

_ Oui c'est vrai… Mais moins qu'Alice… je ris puis je m'interromps.

Je m'excuse et elle me regarde interrogatrice.

_ Pourquoi tu t'excuses ?

_ Parce que…. Parce qu'après tout ce que ma famille t'a fait subir tu n'as pas forcément envie d'en entendre parler.

_ Edward je ne t'ai jamais interdit d'en parler, n'y même de les voir. Je suis triste que tu ais coupé les ponts ainsi. J'aurais… Je ne sais pas… J'aurais aimé comprendre pourquoi ils me détestent.

_ Ne parlons plus de ça pour ce soir. S'il te plaît. Je viens de te retrouver, je ne veux pas te perdre de nouveau.

Elle hoche la tête, embrasse ma joue et continue sa décoration.

_ J'avais prévu quelque chose pour le repas. De la dinde farcie et des fagots. J'ai de la glace pour le dessert. Est-ce que ça te va ou tu préfères que je commande quelque chose ?

_ Non. C'est parfait Edward.

Elle me regarde, les yeux pétillants et je vois qu'elle est heureuse. Je me sens bien d'être responsable de son bonheur.

Dans la cuisine je mets la dinde au four, je fais cuire les haricots verts et sors du congélateur des pommes de terres. Je les insère sur la deuxième plaque du four et je lance le minuteur.

Bella est assise sur le canapé et contemple les flammes de la cheminé. Elle a éteint la télévision mais a allumé la radio. Et les chants de Noël, se mêle bien vite à de vieux tubes des années cinquante, soixante et soixante-dix.

Cry me a river d'Ella Fitzgerald retentit et je m'approche de mon épouse. Je lui tends la main et elle s'en empare. Je la prends contre moi et commence à danser. Nos corps se déplacent lentement, sur la chanson. Nos cœurs cognent contre nos poitrines. La voix d'Ella Fitzgerald associée aux guirlandes de Noël et à la cheminée qui crépite, apporte une ambiance spéciale. La tête de Bella repose contre mon torse et je me penche pour respirer ce parfum qui m'a tant manqué pendant ces deux ans. Un mélange de fraise et freesia. La voix finit par s'éteindre et Bella tourne ses yeux pétillants vers moi. Avec la lumière, ils ressemblent à une nuit étoilée. J'attrape sa main dans la mienne et embrasse le dos de cette dernière. Bella se met à rougir et je retombe amoureux d'elle. La musique reprend et c'est la voix de Frank Sinatra qui nous entoure. Je reprends ma femme contre moi et nous nous mouvons une nouvelle fois. La musique s'enchaine et je ressens toujours ces feux d'artifices au fond de moi. Je me sens bien.

Au bout de quelques temps, la minuterie du four sonne et je me détache de Bella. Je ne brise pas le silence confortable dans lequel nous nous sommes installés mais je lui fais un regard d'excuse. Elle hausse les épaules et me suit dans la cuisine. Je sors la dinde du four. Je la découpe et la met dans un plat. Celui que la grand-mère de Bella nous a offert pour notre mariage. J'installe les pommes de terre et les haricots et amène le plat à table. Je sors une nappe rouge, j'attrape des assiettes, des couverts et des verres et je mets la table.

_ Désolé, je n'ai pas de décoration pour la table.

_ Ça ne fait rien, c'est parfait, m'assure-t-elle en posant sa main contre la mienne.

J'installe tout et je tire la chaise pour que Bella puisse s'assoir. Je la sers et elle me remercie. Je m'installe à mon tour à table et commence à déguster ce repas de Noël.

_ C'est délicieux Edward, gémit Bella en avalant un morceau de dinde.

_ Merci.

Le repas est vite consommé, en dessert nous avons mangé une glace au chocolat, son parfum préféré. Elle a pris ses médicaments contre le mal de tête et je n'ai pu m'empêcher de l'examiner. Elle m'a tapoté les mains, en me disant : « bas les pattes » mais m'a finalement laissé faire.

_ Je n'ai pas de cadeaux pour toi mais je me rattraperai. Je te le promets, je lui dis la main sur le cœur.

_ Le plus beau cadeau que tu puisses me faire c'est d'être à mes côtés et de m'aimer. C'est tout ce que je te demande.

Je m'approche d'elle et je me penche.

_ J'ai envie de t'embrasser, je lui murmure en regardant ses lèvres pleines, charnues et si tentantes.

_ Peut-être que j'ai envie que tu le fasses aussi.

Je lui fais mon plus beau sourire et je la vois rougir. Je me penche vers elle et presse ma bouche contre la sienne. J'enfonce mes doigts dans sa chevelure. Son odeur m'intoxique, je sens l'électricité qui passe entre nous. Je sens sa langue qui cherche à passer. Je cède et je l'embrasse. Ses mains passent sur mes épaules. Nos langues dansent ensemble dans un ballet érotique. Elles se cherchent, avides. Mon érection pousse contre son ventre et je la sens qui se frotte contre moi. Je me détache d'elle, essoufflé.

_ Bella. Il faut qu'on arrête avant d'aller trop loin.

Elle secoue la tête, attrape ma main et me conduit vers ma chambre. Je marche difficilement, ma queue devenue trop dure. Bella s'allonge sur mon lit, les cheveux éparpillés. Je la regarde là, je n'en crois pas mes yeux.

_ Je te veux Edward. Fais-moi me sentir bien.

_ Tu es sûre que ça va. Ta tête ne te fait pas mal ?

_ Tu pourras toujours me faire le coup de la migraine plus tard, déclare-t-elle hilare.

Je secoue la tête et me penche sur le lit. Je pose mon genou entre ses jambes et l'embrasse. Je la sens sourire sous moi. Ses mains m'agrippent les épaules et plongent dans mes cheveux. Je détache ma bouche de la sienne.

_ Dieu que je te veux.

_ Viens. Je suis à toi.

Je retire son haut et passe ma main sur son soutien-gorge. J'abaisse le balconnet de son sous-vêtement et j'observe son téton qui durcit. Je l'embrasse, le lèche et le mord. Elle gémit, se tortille sous moi. Je retire son vêtement et déboutonne son jean.

_ Dieu, Edward… Je t'en prie…

Elle attrape mon tee-shirt et me le retire. Je sens sa bouche contre mon cou et sa langue me lèche. Elle attrape avec vivacité ma ceinture et cherche à me retirer mon pantalon. Je me redresse retire prestement mon jean et elle attrape mon boxer. Elle l'abaisse et mon érection se dresse devant elle. Elle se lèche les lèvres et me serre dans sa main. Elle commence un long va-et-vient et je me retiens de jouir en sentant sa petite main coulisser sur mon sexe ainsi.

_ Bordel, Bella… je jure entre mes dents.

Je retire son jean et j'observe émerveillé sa culotte en dentelle blanche. Je plonge un doigt sous sa culotte. Mes doigts frôlent le tissu chaud et mouillé de sa culotte. Elle s'accroche à mes bras et rejette la tête en arrière en gémissant. Elle se mord la lèvre quand j'introduis deux doigts en elle. Putain elle est tellement mouillée…

_ Edward… Je t'en prie.

Je la pompe et elle s'accroche d'avantage à moi. Je passe mon pousse sur son clitoris et elle crie. Elle se crispe et je la sens palpiter autour de mes doigts.

_ Mon dieu Edward... Putain ! Hurle-t-elle à plein poumon dans la pièce.

Sa poitrine se soulève, sa respiration se fait erratique. Je glisse sur le lit et embrasse son cou. Je plonge sur sa poitrine et caresse de mon nez son sein. Sa main se plonge dans mes cheveux. Elle me tire à elle et m'embrasse. Mon érection à du mal à se contenir. Je la sens pointer contre son ventre et ça ne semble pas la déranger. Au contraire… Elle se frotte contre moi et remonte ses jambes contre mes hanches. J'attrape sa cuisse et la colle contre ma hanche. Mon sexe se dirige, comme attiré, vers le centre humide et chaud de Bella. Elle se tortille sous moi et se cambre. Alors que je vais la pénétrer Bella m'arrête. Je la regarde avec incompréhension. Ai-je été trop loin ?

_ Avant, je veux… Je veux que tu sache que je n'ai fait l'amour avec personne d'autre que toi.

_ Pas même avec James ?

Elle frissonne dans mes bras.

_ Dieu non ! Ça aurait été comme te tromper. Et… Et toi ?

_ Je pensais avoir été clair à ce sujet tout à l'heure ? Je n'ai même pas embrassé ni regardé une autre femme que toi.

Elle rosit de plaisir et m'embrasse tendrement.

_ Alors qu'est-ce que tu attends pour venir en moi ? Me taquine-t-elle.

Je n'attends pas plus longtemps et la pénètre centimètre par centimètre. Elle est si humide, si chaude et si serrée à la fois.

_ Oh mon dieu… Edward…

Je commence à me déplacer en elle et je la pilonne. Je deviens comme fou. Je ne peux pas croire que je suis enfin en elle. On dirait de la soie. Je fais des va-et-vient, ma bite tressaute en elle. Son clitoris déjà bien sensible se fait caresser par mon pouce.

_ Je ne vais pas tenir longtemps Edward… me dit-elle en s'accrochant une nouvelle fois à mes épaules. Je sens son attelle frotter contre moi.

_ Lâche tout Bella… Jouis pour moi, je lui dis tout en continuant mes poussées en elle.

Elle s'arque boute et se resserre autour de moi.

_ Je t'aime Edward… Je t'aime tellement…

Je continue jusqu'à ma délivrance.

_ Je t'aime Bella… Je lui dis avant de m'écrouler sur elle.

Je me retire de son corps si attirant et elle grimace. Je me relève et elle se blottit contre moi.

_ Je t'ai fais mal ?

_ Non. Non pas du tout. Au contraire. Tu m'as fais du bien. Plus que ça même. Je t'aime Edward.

Je caresse son visage, retire les mèches de cheveux qui sont collées sur son front et l'embrasse avec tout l'amour dont je suis capable.

_ Je t'aime mon amour.

Elle attrape ma main et joue avec mon alliance. Elle fronce les sourcils.

_ Qu'est-ce qu'il y a ?

_ Est-ce que tu trouves étrange que j'ai envie de porter mon alliance ?

_ Non. Je suis soulagé.

Je me relève et attrape mon jean dans lequel se trouve la chaine sur laquelle il y a son alliance. Elle me tend sa main gauche. Je retire son attèle et l'interroge du regard.

_ Tu le veux vraiment ?

_ Oui… Mais il faudra passer rapidement à la mairie... Je veux redevenir Mme Cullen.

_ Je veux que tu le redeviennes aussi. Je ne pourrais pas attendre pour ça.

J'attrape sa main blessée et glisse son alliance à son doigt.

_ Bella depuis que tu es entrée dans ma vie, la lumière s'est installée en moi. J'avais une existence triste et morne et tu as su ranimer en moi une flamme que je croyais éteinte à tout jamais. Je te promets de veiller chaque jour sur toi, de t'aimer comme au premier jour, de tout partager avec toi, mes rires comme mes peines. Je promets de te respecter, de t'encourager
à travers les triomphes et les embûches de notre vie à deux. Je m'engage avec amour et loyauté à partager avec toi le reste de ma vie. Et je tiens à ajouter une chose, Jane Austen a dit : « Une femme tout de blanc vêtue ne sera jamais trop belle », et elle avait raison. Tu es magnifique et je suis chanceux de t'avoir dans ma vie.

Je termine la récitation de mes vœux et Bella essuie ses larmes.

_ Tu t'en souviens ?

_ Évidemment. Je me souviens de chaque détail de cette journée. Comme ceux de notre première rencontre, de notre premier rendez-vous. Je me souviens de tout ce qui te concerne Amour.

Elle attrape ma main et embrasse mon alliance. Elle essaye de bouger sa main gauche mais grimace de douleur. Je remets son attèle et la prend dans mes bras.

_ Dors mon amour. Je suis là. Je ne bouge pas. A partir d'aujourd'hui c'est toi et moi. Toi et moi contre le reste du monde.

_ Je t'aime Edward.

_ Je t'aime aussi ma Bella.

Je l'embrasse et peu à peu elle glisse dans un sommeil profond. Je l'observe encore inconscient de la chance insolente que j'ai de l'avoir retrouvé. Ici, à Boston, nous pouvons reprendre notre vie ensemble. Celle que nous avons mise en suspend pendant deux ans. Loin de nos familles respectives nous pouvons nous dresser contre le monde entier. C'est Edward et Bella contre les autres. Je ne la laisserai plus jamais me quitter. Je ferai en sorte de ne pas passer mon temps à l'hôpital. Je lui ferai l'amour jusqu'à plus soif. Je préparerai ses repas, je lui chanterai des berceuses si elle en a envie. Je ferai tout pour elle. Je m'endors rapidement en serrant son petit corps contre le mien.


Et voilà pour la suite de cet OS.

Lorsque j'aurais un peu plus de temps je posterai un troisième chapitre.

J'aime vraiment cette histoire et je veux juste voir où elle peut me mener.

Concernant les autres fictions il faut juste que je termine les chapitres en cours,

actuellement je suis encore en période d'examen donc c'est assez compliqué.

Mais les fictions auront bel et bien une suite ne vous inquiétez pas là-dessus.

J'espère en tout cas que cette suite vous aura plu.

N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire.

A très vite,

SweetyMarie