COUPLE : Rose Weasley / Scorpius Malefoy

RESUME : C'est la tradition, de se détester entre Weasley et Malefoy. Et si quelqu'un enfreignait les règles ? Quand le désir n'en est plus vraiment...

DISCLAMER : Tout appartient à J.K. Rowling, sauf l'histoire.

NOTE : Merci infiniment à Tigrou19 qui est officiellement ma première lectrice ! Je pense que tu vas avoir des réponses dans ce chapitre :p.

CHAPITRE II

La Grande Salle était déjà bondée lorsque les adolescents arrivèrent. Rose adressa un bref signe de la main à ses amis avant de rejoindre la table des Serpentards. Elle sourit ; elle se souvenait exactement des paroles qu'avaient prononcées son père la première fois qu'elle était montée dans le Poudlard Express. "Si tu n'es pas à Gryffondor, on te déshérite. Mais je ne veux pas te mettre la pression". Bien que sa mère lui ai ensuite assuré que ce n'était qu'une blague, elle n'avait pu s'empêcher d'être déçue lorsque le Choixpeau avait hurlé "Serpentard" lors de la cérémonie de répartition. La première chose qui l'avait peinée avait été de ne pas être dans la même maison que James et Albus ; eux qui avaient toujours été inséparables, voila qu'ils allaient être forcés de vivre séparément. Deux ans plus tard, lors de la répartition, Lily Potter et Hugo Weasley, son petit frère, se retrouvèrent eux aussi à Gryffondor. Elle avait, les premières années, beaucoup souffert d'être dans une telle maison, ayant peur de se retrouver dans "la maison du défunt Voldemort" et de décevoir son père. Mais au fil du temps, elle avait appris à accepter son destin.

Elle s'assit à côté de élèves de son année et observa les première année s'approcher, en file indienne, du Choixpeau Magique. Rose se souvenait des paroles que ce dernier avait prononcé, sept ans auparavant : "Encore une Weasley... Où vais-je bien pouvoir te mettre... Hmm... Je vois une grande force en toi. Tu vas faire de grandes choses... Oui, oui, cette maison t'irait parfaitement. Tu seras la première Weasley à... SERPENTARD !" Et le monde s'était écroulé. Elle avait observé, effrayée, son cousin James, qui la regardait d'un air peiné et décu. La jeune fille posa son menton sur sa main et observa les élèves défiler. Enfin, lorsque la cérémonie fut terminée et qu'elle eut vaguement applaudit les nouveaux élèves de sa maison, Flitwick se leva sur sa chaise et s'éclaircit la gorge. Le directeur était un homme petit, dont son père disait toujours qu'il avait l'air d'un "idiot sans cervelle avec des idées totalement stupides et déplacées", mais qui à ce jour inspirait le respect à tous les élèves. Sa voix aigue et stridente retentit dans la salle, et tout le monde se tut, écoutant attentivement.

- Tout d'abord, je vous souhaite à tous la bienvenue à Poudlard ! Je compte sur vous pour mettre à l'aise les nouveaux élèves de votre maison. Cette année, et comme chaque année, deux nouveaux préfets-en-chef ont été désignés. La préfète-en-chef, de Serpentard, se nomme Rose Weasley, et le préfèt-en-chef, de Serdaigle, est Lorcan Dragonneau. Vous viendrez me voir à la fin du repas dans l'antichambre, s'il vous plait. Les préfets vont passer dans les rangs vous donner votre emploi du temps, et les cours commenceront demain. En attendant, je vous souhaite à tous un bon appétit !

Quelques applaudissements retentirent ici et là, et les repas apparurent dans les assiettes. Rose gratifia d'un signe de tête les élèves la félicitant, et jeta un regard en coin à son nouveau coéquipier. Lorcan Dragonneau, qu'elle connaissait pour avoir passé plusieurs vacances avec lui, était le fils de Luna Lovegood et de Rolf Dragonneau, un écrivain sorcier. Lily en était tombée amoureuse en troisième année, mais malgré le fait qu'ils se cotoient à toutes les vacances elle n'avait jamais osé l'aborder autrement que comme un "ami de la famille". Le repas se termina rapidement et, alors que les préfets hurlaient déjà sur les premières année en leur demandant de se mettre en groupe, Rose se leva et passa derrière la table des professeurs pour entrer dans l'antichambre, bousculant au passage quelques élèves.

L'antichambre était une petite salle chaleureuse ou crépitait un feu de bois. Son coéquipier était déjà assis sur l'un des larges canapés en cuir d'un rouge foncé, en face d'un Flitwick souriant sous sa moustache d'un blanc tirant légèrement sur le gris. La jeune Serpentard s'approcha et s'assit à côté de Lorcan, lui lançant un léger sourire poli.

- Bien, commença Flitwick. Je voulais vous voir pour vous mettre au courant du travail que vous allez effectuer. Au début, votre rôle sera d'aider les préfets dans leur tâche, comme par exemple faire des rondes de nuit avec eux. Ensuite, vous aurez des heures et des jours précis pour faire vos rondes. Vous avez la possibilité de retirer des points aux autres maisons, sans en abuser néanmoins. Vous aurez aussi accès à la salle de bain des préfèts. Le mot de passe est "fraîcheur des pins". Enfin, je vous fait parfaitement confiance ! Ce travail commencera dès demain, alors tenez-vous prêts !

Il fit signe aux élèves de sortir, leur signifiant que leur conversation était terminée. Lorcan devança Rose et lui tint poliment la porte. Ils traversèrent la Grande Salle et Lorcan s'arrêta devant les escaliers menant aux premier étage.

- Je devrais peut-être te raccompagner jusqu'à ta salle commune, dit Lorcan autant à lui-même qu'à Rose.

- Je ne pense pas me faire attaquer par un strangulot à pois en y allant, mais si tu veux, tu peux...

Il la suivit dans le dédale des cachots, et la retint finalement par la main lorsqu'elle fut sur le point de tourner à un couloir.

- Tu sais, pour...

- Je sais.

- Mais...

- Je sais, j'ai dit, l'interrompit Rose. Je ne voulais pas non plus. Lily est folle de toi, et je lui ferais du mal si je lui disais pour ... ce qui s'est passé. C'est mieux qu'on ai arrêté avant de... dégénérer, je pense.

- Oh... Je vois. A demain, alors...

- Hm, à demain.

Elle le planta là, et il fit le chemin inverse pour se rendre dans la Tour des Serdaigles, main dans les poches et tête baissée.

( ... )

Le mois d'octobre venait d'être entamé, et Rose était recroquevillée sur le canapé de sa salle commune, une plume dans la main et un parchemin qu'elle s'activait à remplir à l'aide de plusieurs livres qu'elle avait éparpillé autour d'elle. Le devoir d'étude des moldus qu'elle devait rendre pour le lendemain était presque achevé lorsqu'elle fut surprise par une voix juste à côté d'elle.

- Hé, Weasley.

Elle sursauta, surprise, avant de se reprendre et de se tourner vers le propriétaire de cette voix qu'elle connaissait bien.

- Malefoy. Que me vaux le plaisir ?

- Ton livre d'arithmancie.

Effectivement, il tenait dans sa main droite l'épais bouquin de la jeune fille. Son sang ne fit qu'un tour ; où l'avait-il trouvé ? Pourquoi l'avait-il dans les mains alors que ce livre n'avait rien à y faire ? Elle se leva et, faisant tomber son parchemin, arracha le livre des mains du blond.

- Tu l'as trouvé où ? Demanda-t-elle en serrant les dents.

- Dans ta malle, quelle question, répondit-il froidement, un petit sourire mesquin sur les lèvres.

Rose réagit au quart de tour. D'un coup de baguette, elle ramena tous ses livres sur la table basse de la salle commune et, à l'aide d'un sort de base, les fit léviter jusqu'à sa chambre. Elle s'y précipita à son tour et, claquant la porte, fouilla activement dans sa malle. Qu'avait-il bien pu voler d'autre ? Elle détestait cette manie qu'avait quelques garçons de se glisser dans les chambres des filles. Le sort les empêchant d'y pénétrer avait rapidement été déjoué par les septièmes année, et il n'était pas rare que quelques affaires disparaissent depuis. Et, malgré tous les efforts de Flitwick pour rétablir le sort, il n'était arrivé à rien. Elle enfonça sa main parmi les vêtements et autres ustensils de potion, et sa main se referma finalement sur un petit bout de parchemin. Impossible, elle avait nettoyé sa valise juste avant de la remplir, cette été, et elle n'y avait jamais mis d'autres parchemins que ceux qui se trouvaient actuellement sur sa table de nuit. Elle le sortit de la valise et le déplia lentement, intriguée.

" Ce soir. Salle sur demande. Tu as besoin de te détendre. M. "

Rose soupira. Qu'est-ce qu'il lui voulait, celui-là, encore ? Elle chercha dans sa mémoire un signe qui aurait pu lui faire deviner de quoi il retournait. Elle ne parlait que peu à Malefoy fils, elle le trouvait trop prétentieux, bien que parfois elle soit obligée de le cotoyé pour quelques devoirs en commun. Et puis, bien qu'elle n'ai jamais eu d'a priori sur lui, elle savait que ni son frère, ni ses cousins ne l'appréciaient. Elle soupira encore et fourra le papier dans sa poche, avec sa baguette, bien décidée à savoir ce qu'il en retournait.