Le lendemain matin, les emplois du temps furent distribués. Celui de la jeune fille était évidemment différent de ceux de ses camarades, à cause de ses cours particuliers de rattrapage sur la pratique.

- On commence par quoi ? demanda Ron à Elodie dont l'emploi du temps lui avait été distribué en premier par le professeur McGonagall.

- Euh… Ah, ça y est ! Double cours de Botanique, ensuite Soins aux Créatures Magiques. Et cet après-midi, Divination…

- Donc moi j'aurai Arithmancie, lança gaiement Hermione.

- Et après… reprit Elodie en suivant avec son index la colonne affichant les heures, double cours de Potions et … Oh non !

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Harry en levant subitement son nez de son assiette d'œufs au bacon.

- Mon premier cours de rattrapage c'est Potions ! Deux heures ! Après dîner !

- Beurk ! Quatre heures de Rogue dans la même journée, lança Ron l'air dégoûté. En plus, sur le coup de la digestion, ça va te donner des nausées !

Harry eut un rire discret et Elodie un rire forcé, tandis qu'Hermione le regardait aussi sévèrement que le professeur McGonagall savait le faire.

Le cours de Botanique se passa dans l'allégresse générale et la nouvelle Gryffondor reçut même cinq points pour avoir donné la définition d'un filet du diable, au grand désappointement d'Hermione qui avait levé sa main à la vitesse d'un boulet de canon. Pendant le cours de Soins aux Créatures Magiques, Harry, Ron et Hermione purent présenter à Hagrid leur nouvelle amie. Le semi géant s'était réjoui de la nouvelle et avait serré la main de la jeune fille qui avait dû- réprimer un cri ; ses phalanges broyées comme par un étau.

A l'heure du déjeuner, des centaines de hiboux entrèrent dans la grande salle et le courrier fut distribué aux élèves. Neville Londubat, un garçon joufflu de la maison Gryffondor, venait de recevoir une beuglante de sa grand-mère. Il était resté là, les yeux ronds, agrandis par l'horreur quand la voix de la vieille femme avait résonné dans la salle. Tout le monde avait beaucoup ri, mais les seuls qui continuèrent une fois que les autres eurent fini, furent les Serpentards.

- Qu'est-ce qu'il y a Londubat ? railla la voix de Drago Malefoy, ton rappel-tout ne t'a pas signalé que tu avais oublié ton cerveau ?

Cette dernière remarque fit éclater de rire la table des Serpentards.

- En parlant de cerveau Drago, en as-tu jamais eu un ? Je vais te dire, Neville ne te répondras que lorsque tu auras reçu ta part de cervelle ; ça nous apprendra à te parler comme à un être doté d'intelligence ! lança Harry.

- Toi , l'amoureux des Sangs de Bourbe, on ne t'a rien demandé, siffla Malefoy piqué au vif.

- Malefoy, tu n'es qu'un petit crétin prétentieux ! Rien que l'un de nous cinq vaut mieux que toute ta bande d'affreux Serpentards réunis !

Elodie avait dit ça très fort et s'était levée de table sur le coup de la colère. Quelque chose frôla son dos et un grand frisson parcourut sa colonne vertébrale lorsqu'une voix glacée se fit entendre :

- Voyez-vous ça ? Miss Merson, c'est ça ?

Sur le coup de la surprise et la peur qui l'avait envahie, elle avait gardé son regard figé sur le garçon blond, ses pupilles agrandies par la terreur. Lorsqu'elle aperçut le sourire suffisant du garçon, ses pensées se confirmèrent, elle savait qui se trouvait à présent derrière elle, mais si elle n'avait jamais entendu sa voix auparavant.

- Je vous prierais de vous retourner lorsque je m'adresse à vous, continua la voix doucereuse. Ce n'est pas parce que tous les élèves faisant partie des groupies de Potter sont atteints du syndrome d'arrogance aigue, que vous devez vous y mettre aussi.

Elle se retourna et leva lentement la tête vers… le Maître des Potions. Elle se figea lorsqu'elle rencontra son regard furieux.

- Pour qui vous prenez-vous ? Vous devriez vous laver la bouche afin d'être plus respectueuse envers les gens qui vous entourent. Je retire cinq points à votre maison !

- Comment ? Mais enfin, c'est lui, dit-elle en désignant Malefoy qui m'a traitée de …

- Cessez ces enfantillages ! l'interrompit le sombre sorcier. Encore cinq points en moins ! Visiblement, l'arrogance de Monsieur Potter a déteint sur vous en peu de temps !

« Et moi j'espère que ta mauvaise foi ne déteindra pas sur moi », pensa-t-elle.

- Peut-être serait-il judicieux de revoir vos fréquentations !

- Malefoy n'est pas plus fréquentable que…

- J'enlève encore dix points à Gryffondor et si vous persistez, ce sera cinquante, dit-il avec un rictus méprisant. Et vous serez en retenue Samedi soir !

Elle ne répondit rien essayant toutefois de soutenir son regard, mais elle finit par ciller. Lorsqu'il repartit, elle se laissa tomber à sa place et un fou rire gronda aussi bruyamment que le tonnerre à la table des Serpentards.

- Tu sais, dit Ron, je crois que tu as battu le record de la retenue la plus rapide dans toute l'histoire de cette école !

J- e n'ai jamais été collée de ma vie ! se lamenta-t-elle. Quelle honte !

- Mais non, la rassura Harry, c'est monnaie courante ici ! On a tous déjà été collés des tas de fois, même Hermione !

Celle-ci sourit ce qui surprit Elodie :

- Et puis, les points… ça se rattrape vite ! Tu l'as démontré ce matin ! A nous deux on ira vite, tu verras !

- Pourquoi à vous deux ? fit remarquer Ron.

- C'est pourtant évident non ?continua-t-elle d'un ton taquin, si on doit compter sur toi ou sur Harry, c'est surtout pour en perdre, il me semble !

Harry fronça les sourcils mais celui qui réagit le plus vivement fut Ron qui rougit jusqu'aux oreilles. Apparemment, cela arrivait souvent à ces deux-là de se disputer.

- Ca va être gai ce soir avec Rogue, soupira Elodie. En plus, le Samedi,c'est le seul jour où je n'ai pas de rattrapage ! Elle va être fatigante cette semaine, je sens !

Après le déjeuner, le cours de Divination fut plutôt agité. En effet, le professeur Trelawney commença l'année et le cours par la même occasion, en prédisant la mort de Harry. Elodie avait lancé un regard affolé vers ses deux amis et fut surprise de constater que Ron souriait sournoisement tandis que Harry, lui, avait un air las.

- Tu sais, lui dit Harry, le professeur Trelawney commence chaque année scolaire en prédisant la mort de quelqu'un. Et de puis que je suis son élève, ça me tombe dessus tous les ans.

- Oui, et c'est d'ailleurs pour ça qu'Hermione a préféré abandonner cette matière, renchérit Ron. Ca la rendait hystérique !

- Oui ! Elle trouvait cette branche de la magie trop… nébuleuse !

- Moi, je pense surtout que c'est parce que la prof lui adit qu'elle n'avait aucun don pour sa matière et que ça cassait son image de parfaite élève modèle de ne pas être la meilleure dans un domaine ! se moqua Ron.

Elodie aurait aimé voir Hermione se disputer avec un professeur, ça n'était pas un spectacle qu'on pouvait voir tous les jours. Elle regretta de n'avoir pris conscience de son potentiel que l'an passé. Tous furent pris d'un fou rire lorsque le professeur leur demanda de détendre leurs yeux externes afin de favoriser l'expansion de leurs flux extrasensoriels et l'ouverture de leur troisième œil. Quand Ron se demanda à haute voix où pouvait bien se trouver le troisième œil de Trelawney vu la taille des deux premiers, tous trois furent obligés de s'enfoncer le poing dans la bouche pour limiter le volume sonore de leur fou rire. La sorcière fut véritablement indignée par la réaction d'Elodie qui se permettait de rire outrageusement lors de son tout premier cours. Elle n'eut cependant pas le cœur de blâmer ce « pauvre chéri » de Harry qui était déjà condamné à mort. En sortant de cours, leur euphorie était à son comble : Ron venait de raconter à la jeune fille ce qui s'était exactement passé entre le professeur de Divination et l'exilée de cette discipline quelques années auparavant. Cependant, leur bonne humeur se refroidit par la force des choses alors qu'ils arrivaient devant les cachots. Le professeur Rogue fit une entrée spectaculaire dans un tourbillon de capes noires. Lorsqu'il pénétra dans la salle de classe, suivi de ses élèves, il n'eut même pas besoin de demander le silence, celui-ci se fit de lui-même dès qu'il eut claqué la porte du cachot.

- Asseyez-vous ! tonna la voix froide.

Tout le monde s'exécuta. Il fit l'appel et s'arrêta sur le nom de la nouvelle arrivante. Son regard se posa ironiquement sur elle puis alternativement sur Hermione.

- Il semblerait Miss Granger que nous ayons trouvé votre égale. C'est impressionnant ce qu'a fait votre camarade n'est-ce pas ?dit-il d'un ton qui n'avait rien d'admiratif. Rattraper tous ces cours en si peu de temps relève d'une véritable prouesse. Mais, continua-t-il de sa voix doucereuse, y aura-t-il une place libre pour une autre « Je-sais-tout » au sein du fan-club de Monsieur Potter ?

Hermione rougit jusqu'aux oreilles et les Serpentard avec lesquels ils avaient cour en commun éclatèrent d'un rire tonitruant. Il s'avança alors vers la nouvelle et posa une main de chaque côté de sa table, puis se penchant légèrement lui dit :

- Sachez que je ne suis pas impressionné par votre cursus Miss Merson ! C'est moi qui ai corrigé les copies que vous avez envoyées par correspondance, et j'ai rarement vu devoirs semer une telle désolation dans l'esprit d'un professeur ! Même parmi les copies de Monsieur Londubat !

Elle commençait à comprendre pourquoi ses notes avaient été si mauvaises.

- J'espère que vous supporterez ce pénible cours avec des personnes qui ne vous arrivent pas à la cheville, ironisa-t-il en désignant les élèves de sa propre maison. Cependant, sachez qu'en insultant la maison Serpentard comme vous l'avez fait tout à l'heure, vous avez également insulté leur directeur. En conséquent, siffla-t-il en retroussant sa lèvre dans une expression de dégoût, vous viendrez me voir à la fin de l'heure !( combien de fois on me l'a déjà faite celle-là ! )

Elle lui lança un regard haineux qui lui déplut profondément. Les yeux du sombre professeur devinrent plus glaciaux encore. Elle tenta alors de ne pas ciller, leurs deux visages étant à moins de quinze centimètres l'un de l'autre, mais c'était perdu d'avance. Elle baissa la tête. Elle ressentait de la peur quand il la fixait ainsi, mais ce n'était pas tout. Du dégoût ? De la haine ? Du mépris ? Non, ce n'était pas ça ! Harry lui avait beaucoup parlé du Maître des Potions et selon elle, quelqu'un qui combattait Voldemort ne pouvait pas être foncièrement mauvais. Mais après tout n'avait-il pas été un Mangemort ? Elle se souvint de leur discussion le matin même dans la tour de Gryffondor. Ron l'avait laissé échapper par inadvertance alors qu'ils dissertaient avec Hermione pour savoir si cet homme était digne de la confiance de L'Ordre du Phénix. Et comme à l'accoutumée, comme l'avait fait remarquer la jeune fille, il s'était servi du même argument qu'à chaque fois qu'il voulait justifier ses doutes sur lui : son ancienne appartenance au rang des adeptes de Voldemort. Elle était restée stupéfaite : ne sachant plus que dire jusqu'à l'heure du petit déjeuner. Elle fut tirée de sa réflexion par la voix du rouquin :

- Ne t'en fais pas, la rassura-t-il. Lui et Rusard sont issus de la même portée, ils pensent tous deux qu'ils livrent une guerre sans merci aux les élèves !

Elle acquiesça d'un signe de tête mais se demandait cependant si tout cela était bien vrai. Mais après tout pourquoi cherchait-elle autant une excuse au comportement de Rogue ? Ce sentiment… c'était plus de la pitié qu'autre chose. Certes il la terrifiait et la mettait terriblement mal à l'aise mais une personne méchante ne peut pas être une personne heureuse. Pourquoi s'acharnait-il ainsi sur elle ?

- Monsieur Londubat, votre maison se voit retirer cinq points en raison de votre manque de concentration.

Non, pas de doute, c'était bien de la haine qu'elle ressentait en cet instant précis. Quelle injustice ! S'il voulait trouver du manque de concentration, il aurait mieux fait d'aller chercher du côté des Serpentard. En plus, ils n'avaient pas fini de souffrir : il s'agissait d'un double cour de Potions, et en effet, la séance se passa plutôt mal. D'après Hermione, Rogue, qui avait pour habitude de s'acharner sur Neville, venait de se trouver une nouvelle tête de turc : elle. Cet homme la stressait tellement, qu'elle se montrait presque aussi maladroite que son condisciple. Elle avait magnifiquement raté sa potion d'enflure, et Rogue qui n'avait pas manqué de le remarquer, vida son chaudron d'un coup de baguette magique.

- Evanesco ! Miss Merson, une fois de plus, vous vous montrez aussi tête en l'air que Londubat ! Vous aurez donc un zéro pour première note, on peut dire que vous commencez l'année en beauté ! A l'évidence vous êtes bien loin d'être à la hauteur de votre réputation !

Il eut un sourrire mauvais et retourna à son bureau pour griffonner quelque chose dans un grand cahier vert. Il s'agissait d'un zéro, Elodie en était sûre. « Sale type ! », pensa-t-elle. A cette pensée, son estomac se resserra. Non ! C'était parfaitement stupide ; sans doute l'odeur nauséabonde des potions ratées qui lui retournait l'estomac.

Au bout des deux heures ; longues et fastidieuses, la cloche sonna la fin du cour et donc par la même, la délivrance.

- On va t'attendre à la sortie de la salle, dit Harry à la jeune femme.

- Merci, c'est gentil !

Une fois tous les élèves dehors, elle prit son courage à deux mains et s'approcha du bureau d'un pas mal assuré.

- Approchez ! siffla-t-il. Ainsi vous vous faîtes remarquer dès le premier jour. Je n'ose imaginer l'ampleur que cela prendra lorsque vous aurez laisser éclater toute l'étendue de votre stupidité ! lança-t-il acerbe.

- Je… je ne suis pas stupide, s'énerva-t-elle.

- J'espère que votre arrogance ne vous fait pas penser que vous êtes quelqu'un d'assez important pour vous permettre le luxe d'insulter un professeur, continua-t-il d'une voix soyeuse.

- Je n'ai jamais eu la prétention de me dire importante ! écuma-t-elle.

- Tant mieux ! Car ce n'est pas le cas ! Vous n'êtes vraiment pas grand-chose ici !

Elle se sentait déjà suffisamment mal depuis son arrivée pour en plus avoir envie qu'on lui répète sans cesse qu'elle n'était pas désirée dans cette école, elle l'avait bien compris . Ses oreilles devinrent écarlates, elle enfonçait ses ongles dans ses paumes pour tenter de se calmer mais elle explosa, ne pouvant contenir sa colère :

- ARRETEZ !

- Je vous demande pardon ? s'indigna Rogue les yeux lançant des éclairs.

- Arrêtez de me rabaisser comme vous le faîtes ! J'en ai assez ! Je ne vous ai pas injurié contrairement à vous, ce n'est pas dans mes principes d'insulter une personne sur laquelle je ne sais rien. Ce n'est pas de ma faute si vous vous sentez agressé par ma seule présence !

- SILENCE ! hurla ce dernier. Gryffondor se voit retirer cinquante points en raison de votre insolence ! Je ne peux vous donner des retenues tous les soirs de la semaine à cause de vos pathétiques séances de rattrapage, reprit-t-il en se moquant méchamment, cependant, vous le serez tous les soirs des dix prochains week-ends,continua-t-il sur un ton de satisfaction.

- Quoi ? … M… mê… même le Dimanche ? bredouilla-t-elle.

- Ainsi, vous n'oublierez pas à qui vous devez le respect.

- Le respect est une chose réciproque ! marmonna-t-elle.

- C'est moi qui donne les cours ici, fit-il plus tranchant qu'un sabre.

Son regard était furieux mais il sourit :

- Sortez ! Vous polluez l'oxygène de ma salle de classe !

Avant d'obéir elle lança seulement :

- Vous dîtes que je vous dois le respect. Comment pouvez-vous le savoir ? Vous ne savez même pas ce que c'est !

- Encore cinquante points de moins, Merson ! Il semblerait qu'il devienne urgent d'apprendre à vous taire quand cela est nécessaire ! Faîtes attention !dit-il avec un sourire mauvais, bientôt même votre propre maison vous sera mise à dos, vous représentez un trop grand danger pour ses points !

Elle sortait très en colère lorsqu'il l'interpella d'une voix si calme qu'elle en était déconcertante :

- Encore vingt points en moins si vous claquez la porte !

Elle sortit de la salle, la fureur bouillant dans ses veines et la haine imprimée sur son visage, quand Hermione, inquiète, s'adressa à elle :

- Alors ? … On a eu peur ! On vous a entendu crier dans tout le couloir !

- Comme un vieux ménage ! ironisa Ron.

Hermione le fusilla du regard.

- Arrête Ron ! C'est pas drôle ! Les élèves qui passaient par là se retournaient tous sans exception ! Il n'a pas dû supporter que tu lui tiennes tête, peu d'élèves osent le faire.

Soudain son visage se tétanisa et des larmes affluèrent dans ses yeux :

- Elodie ! Qu'est-ce que tu as ? s'enquit Ron.

Elle fondit en larmes et s'accroupit devant la porte, ses nerfs étaient visiblement en train de lâcher. Elle avait du mal à parler et sa voix tremblante ne cessait de changer de tonalité.

- Comment je vais faire ? Je suis en retenue tous les week-ends pendant dix semaines et avec tout ce que j'ai à rattraper … je ne m'en sortirai jamais !

- Ne panique pas comme ça ! tenta de la rassurer Hermione. Je t'aiderai !

- Oui, soutint Harry, on t'aidera tous !

- Mais ce sera pas suffisant ! C'est de la mémorisation et du travail personnel qui me manquent !

- On t'aidera pour les devoirs que nous donneront les profs, on fera les tiens ! dit Ron.

Hermione lança un regard noir à son ami, elle n'aimait pas ces façons de procéder et visiblement, la jeune femme partageait son opinion :

- Non, c'est gentil mais, … si je ne fais pas mes devoirs moi-même, je serai en retard sur le programme !

- Elle a raison Ron ! dit Hermione sur un ton qui voulait conclure définitivement le débat.

- Oui mais, intervint Harry, tu comptes dormir quand dans l'histoire ?

Hermione lui tendit un mouchoir pour qu'elle sèche ses larmes et Ron lança :

- Quel sale type !Te mettre le moral à zéro dès le premier jour, alors que c'est tellement difficile pour toi !

- Merci Ron, dit sèchement Hermione qui essayait de calmer son amie. Fais-moi plaisir, la prochaine fois que tu veux remonter le moral de quelqu'un, abstiens-toi !

En voyant l'état de la jeune femme, ils n'étaient sûrement pas d'humeur à se chamailler et Ron oublia de répondre à la provocation d'Hermione.