Voila un nouveau chapitre, j'espère que ça vous plaira. Encore merci à Paule, Little Mo et Red Warrior (XD) pour leurs reviews et… régalez vous (lol, peut être pas mais bon…)
Après s'être réveillées, battues pour la salle de bain et habillée, nous descendîmes dans notre salle commune afin de rejoindre la Grande Salle pour prendre le petit déjeuner. En chemin, nous croisâmes mes deux sœurs et Bellatrix qui se joignirent à nous et nous entrâmes dans la Grande Salle, déjà à moitié remplie par les élèves et les professeurs.
La plupart, encore passablement endormie, devait se demander quel serait leur premier cours, s'ils auraient métamorphose, afin de se réveiller, ou histoire de la magie, pour finir leur nuit. Pour ma part, ce cours, donné par le fantomatique Professeur Binns, m'ennuyait mais je faisais de mon mieux pour prendre des notes, histoire de ne pas avoir à chercher au dernier moment des informations capitales pour un devoir ; ce qui me valait souvent l'amitié des Serpentard quand ils me demandaient mes cours pour tel ou tel devoir.
J'avais d'ailleurs obtenu un Effort Exceptionnel aux BUSE dans cette matière, à la grande surprise de tous – et surtout la mienne – ce qui m'avait décidé à la garder en plus de la Métamorphose, des Sortilèges, de la Défense contre les Forces du Mal (ce dont je n'avais pas vraiment besoin.. mais bon), des Potions, de la Botanique et des Soins aux Créatures magiques, matière que j'affectionnais particulièrement. J'avais abandonné la divination, ayant obtenue un Désolant aux BUSE, ainsi que l'arithmancie, qui me passionnais pourtant mais qui était devenue plus compliqué. Les matières que je ne comprenais pas me gonflaient, j'avais donc décidé de la laisser tomber. En plein dans mes réflexions, je buvais mon habituel thé au caramel tout en mangeant des tartines au miel, je n'entendis pas le Préfet en chef me tendre mon emplois du temps et, devant mon absence de réaction, me le balança à la tête, s'attirant mon courroux et le regard noir de ma sœur, pour avoir osé me manquer me respect !
Je commençais la journée par un double cours de métamorphose avec la vieille McGonnagal – pas si vieille que ça, mais bon – qui allait encore nous bassiner sur l'importance capitale du programme de l'année pour nos ASPIC de l'année prochaine – discours que je connaissais par cœur, pour l'avoir entendu mille fois l'an dernier. Après être passé prendre nos affaires de cours dans le dortoir, Narcissa et moi nous rendîmes à notre cours, que l'on passa à réviser les sorts appris l'année précédente. A la fin du cours, Narcissa m'abandonna pour se rendre en Etude des runes et je pris le chemin de la bibliothèque pour commencer le devoirs que nous avait donné McGo (les profs commençaient fort cette année). En chemin, je fus malheureusement surprise par des voix que je ne connaissaient que trop bien : celle des Maraudeurs, et, bien entendu, Black me remarqua tout de suite, et s'avança vers moi, entraînant les autres à sa suite.
« - Tiens, tiens, Sullivan, m'interpella Black
- Tiens, tiens, Black, répondis-je sur le même ton, avec un grand sourire, tu m'as manqué pendant les vacances, tu sais !
- Rien que cette idée me répugne Sullivan, mais je n'ai pas arrêté de penser à toi, moi aussi, de penser à ce que je pourrais te faire endurer pour te faire payer ton affront !
- Oh, pauvre Black, tu n'a pas digéré le petit coup d'éclat de l'an dernier ? Lui répondis-je avec un abominable sourire hypocrite dont j'avais le secret.
- Alors tu nous confirmes que c'était bien toi qui l'as mis en œuvre ? Me demanda Potter, le meilleur ami de Black, avec un regard menaçant.
- Oh non ! Ce serait certes trop flagrant de dire que ce ne sont pas des Serpentards qui l'ont fait, mais de là à dire que c'est moi… c'est bien trop élogieux pour ma petite personne Potter, et Merlin sait que je ne souhaite pas avoir un ego aussi surdimensionné que le votre ! Sur ce, bon vent !
Et je partis, mais j'entendis in extremis Black me lancer un sort dans le dos, que je parais facilement en me retournant, et là, ma colère éclata :
- On jette des sorts dans le dos des gens maintenant ? Le courage légendaire des Lions aurait-il foutu le camps ou est-ce ta famille, Black, qui déteint dangereusement sur toi ? Qu'un Serpentard lance un sort dans le dos, je trouverais ça normal, mesquin certes mais normal, mais un Gryffondor…laisse moi le temps de m'en remettre !
Les poings sérés de colère, Black s'apprêtait à répliquer mais Lupin, le moins con du groupe et accessoirement Préfet, lui intima d'arrêter. Et ma sœur choisit ce moment pour apparaître :
- Qu'est-ce qu'il se passe grande sœur ? Ils t'ont fait du mal ?
Ses yeux noirs faisaient flipper tout le monde, et les Maraudeurs n'échappaient pas à la règle. C'est parce que ma sœur leur faisait peur, qu'ils avaient commencé à s'en prendre à moi en 4e année. Mais ma colère cessa immédiatement et je répondis calmement à ma sœur :
- Non ne t'inquiète pas, ils ne m'ont rien fait, mais je sais me défendre tu sais.
Tout en parlant, j'avais jeté un coup d'œil aux maraudeurs qui semblaient stupéfaits que je les défendes – je ne voulais pas qu'il y ai des morts dès le premier jour tout de même – et totalement interdits devant mon changement de comportement (chose qu'il fallait savoir faire avec une sœur comme Sélène). Et je continuai :
- Mais tu ne devrais pas être en cours ? Je dois aller à la bibliothèque, je t'accompagne… et puis, il faut que je te parle.
Et nous nous éloignâmes des Maraudeurs que je déconseillai, d'un coup d'œil, de nous suivre.
Suite à ce petit incident, les Maraudeurs me laissèrent temporairement tranquille et le mois de septembre passa plutôt rapidement, au grand dam des élèves qui passaient leur temps à se plaindre de la quantité de devoirs que les professeurs nous donnaient.
Octobre arriva avec la pluie et les arbres en feu ainsi que le premier match de Quidditch, qui opposerais Serpentard et Poufsouffle. Pour ma part, je n'étais pas spécialement fan de ce genre de sport et je m'arrangeais toujours pour trouver une excuse pour ne pas y assister. Rester des heures dans le froids à regarder une bande de dégénérés s'arracher une balle sur des ballais n'était pas mon loisir préféré, et, pour une fois, mes deux sœurs et moi étions d'accord. Lachésis assistait tout de même aux matchs pour encourager Bellatrix, mais moi qui n'y trouver aucun intérêt, j'en profitais souvent pour m'avancer dans mes devoirs, qui devenaient de plus en plus nombreux - car il y avais bien une chose que je détestais, c'était de finir quelque chose, en l'occurrence un devoir (ou autre dans le meme genre) dans la précipitation. Le match se termina en fin d'après-midi et la victorieuse équipe des serpents entra en fanfare, inondant de bruit la salle commune pourtant si calme quelques minutes auparavant. C'est donc en marmonnant qu'on « ne pouvais jamais être tranquille » que je filais discrètement à la bibliothèque, malheureusement interceptée par Bellatrix qui m'agrippa pour me raconter ses exploits et je dû, pour mon plus grand malheur, attendre que la fièvre de la victoire s'éteigne d'elle-même pour pouvoir enfin rejoindre la bibliothèque et terminer mon devoir sur les sortilèges informulés.
C'est donc d'humeur particulièrement maussade que j'abordais la semaine qui allait suivre.
Les cours se succédèrent, tous plus distrayant les uns que les autres jusqu'à notre cours de potion regroupant tous ceux de notre année ayant eu au moins E à leur BUSE. Nous étions quatre Serpentard, six Gryffondor, trois Serdaigles et trois Poufsouffles à attendre devant la salle du professeur Slugorn. J'étais en grande discussion avec Severus, mais je jetais tout de même quelques coups d'oeils aux maraudeurs qui nous regardaient d'un air menaçant, et Narcissa tentait, tant bien que mal, d'échapper à notre 4e partenaire de potion, June Harker, partie dans un monologue sur les propriétés des racines de Tulipes à cornes dans les potions de soin.
Le professeur apparut enfin et nous fit entrer. Je me mis, comme d'habitude, au deuxième rang, à coté de Narcissa pour pouvoir nous aider mutuellement. Nous commençâmes donc à sortir nos balances et autres ustensiles mais le professeur nous stoppa :
- Non ! Attendez, j'ai quelques mots à vous dire avant de commencer.
La classe se tut et il continua :
- J'ai pu observer, durant ces deux mois de cours, vos aptitudes dans la préparation de potion et j'ai décidé, ce qui en réjouira certain et en affligera d'autres, de vous mettre en binômes afin d'aider les plus en difficulté. Je vais donc vous faire part de mes choix, … qui ne seront pas discutables. Ajouta-t-il en apercevant Potter esquisser un mouvement pour protester.
Les voici : Black Narcissa et Londubat, Black Sirius et Jones (Serdaigle), Diggory (à Poufsouffle) et Harker, Evans et Rogue (regard dégoûté de Potter en direction de Severus), Lupin et Sullivan (regard désolé de Black envers Lupin), Malloy et Smith (deux Poufsouffles), Lovegood (Serdaigle) et Stanfford (Gryffondor et amie d'Evans) et Potter et Prewett (Prewett ? tient, sûrement une lointaine cousine, bien qu'à Serdaigle).
Après plusieurs protestations, notamment de la part de Potter sur sa chère Evans, nous nous exécutâmes et je partis m'asseoir aux cotés de Lupin. Pour mettre les choses au point, je l'avertis dès le départ :
- Bon, c'est pas que ça m'enchante de travailler avec toi, mais va falloir faire avec. Et comme j'ai pas envi de m'engueuler avec toi à chaque cours, je propose une sorte de pause dans notre conflit, une trêve, un pacte de non-agression tu vois, du moins pour ce cours, ça te va ?
Il me laissa finir ma petite tirade avec un sourire aux lèvres et répondis :
- Aucun problème !
On se serra la main et nous nous mîmes au travail afin de réussir notre filtre de Mort-Vivante avec brio. (Et un nouvel allié Gryffondor, et un !!)
Du coin de l'œil, pendant que Remus (nous avions convenu de nous appeler par nos prénoms) remuait la potion, j'observai les binômes nouvellement constitués : Narcissa avait l'air de s'entendre plutôt bien avec Londubat (un des Gryffondor que j'appréciai le plus), Harker ne cessait de déblatérer des stupidités sous l'œil méfiant de Diggory (je pouvais comprendre son agacement, moi-même ne la supportais pas), Potter et ma cousine éloignée avaient l'ai absorbés dans une conversation des plus intéressante et Evans et Rogue étaient les plus comiques. En tendant l'oreille je perçus un bout de leur conversation :
- Bon écoute Rogue, je sais que tu n'es pas ravi de collaborer avec moi mais j'ai envi d'avoir de bonnes notes cette année (comme si elle n'en avait pas les années précédentes), alors on peut faire une trêve non ? (Elle copiait mon discours ou quoi ?)
Voyant que Severus allait répliquer, elle continua sur sa lancée :
- Mais il y a une chose que je n'accepterai pas venant de toi, que tu me traites de sang-de-bourbe, compris ?
Elle y allait un peu fort là, mais Severus accepta tout de même et ils continuèrent leur potion… et je me dis que si ces deux là s'alliaient en potion… ben… on aurait pas mal de travail avant de pouvoir les surpasser !
Le cours se termina dans le calme, sans aucun mort, mais tout de même des regards noirs lancés à la sortie de la salle. Les élèves se séparèrent pour se rendre à leurs cours respectifs et nous dûmes encore supporter les Maraudeurs pour notre double de Botanique.
La journée se termina et je me retrouvai encore une fois à la bilbiotheque sur ma table attitrée, près du rayon Divination ou personne n'allait jamais, à terminer un devoir de Botanique sur je ne sais plus quelle plante dangereuse et vénéneuse. J'allais encore m'endormir sur ma copie presque terminée et, de ce fait, encore louper le dîner, lorsque j'entendis des pas se rapprocher de ma table abandonnée (peut être un élève passionné par la « noble et ancestrale » pratique de la Divination, mais j'en doutais !). Ma curiosité fut satisfaite lorsque j'aperçu Severus qui s'avançais vers moi, m'interrogeant du regard.
- Toujours en train de travailler ? Tu vas te tuer à la tâche !
Ignorant mon regard étonné face à cette remarque (j'ignorais qu'il s'inquiétait pour moi !), il continua :
- Ta sœur te cherchait.
Mon regard passa de l'étonnement à la suspicion et je répondis avec un immense sourire :
- C'est gentil de t'inquiéter pour moi !
Puis reprenant mon sérieux habituel, je continuai :
- Laquelle de mes sœurs me cherchait ?
- Lachésis, me répondit-il sur d'un ton brusque tout en s'asseyant à mes cotés pour regarder mon devoir.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Un devoir de Botanique. Tiens, puisque t'es là, tu voudrais pas m'aider à terminer la conclusion, je manque un peu d'inspiration là !
Et, tout en maugréant, il finit par accepter de m'aider et je pu enfin terminer mon devoir.
Une fois mon devoir fini, nous nous mîmes à discuter de choses et d'autres sans voir le temps passer, si bien que lorsque la bibliothécaire nous jeta dehors nous dûmes nous dépêcher de rejoindre notre salle commune avant le couvre-feu sous peine de finir avec des heures de retenus en plus de nos tonnes de devoirs. Nous primes le chemin le plus cours pour les cachots tout en discutant, lorsque nous entendîmes une voix bien connue : celle de ma chère petite soeur (une voix qu'il était très rare d'entendre, soi dit en passant, surtout à Poudlard). En entendant sa voix, Severus m'attrapa par le bras et me projeta contre le mur le plus proche, derrière un renfoncement caché par une armure et murmura un sort que je ne pu entendre.
- Mais qu'est-ce que tu fais ? Protestai-je, C'est ma sœur tout de même ! Je sais que…
Mais il ne me laissa pas finir et m'empêcha de parler. Je savais que ce n'était pas le grand amour entre ma sœur et lui, voire la guerre, mais ce n'était pas une raison ! Ma sœur passa à coté de nous sans nous voir, ce que je trouvai très bizarre sur le coup, tout en expliquant à son « amie » quel mauvais coup elle préparait contre un Gryffondor de sa classe (je l'avais rarement vu parler autant à quelqu'un !). Lorsqu'elle fut passée, Severus relâcha sa prise sur moi et nous pûmes sortir de notre cachette et j'entendis de nouveau Severus murmurer un sort. Sachant qu'il était inutile de lui demander ce qu'il lui avait pris, je décidais d'éluder la question.
- Tu as jeter quoi comme sort ? Demandai-je, curieuse.
- Un sort d'invisibilité, me répondit-il, indifféremment.
- Un sort d'invisibilité ? M'exclamai-je
- Mais chuuut ! Crie le sous toutes les fenêtres tant que t'y est !
Et ignorant sa remarque paniquée, je continuai :
- Mais… mais, ça n'existe pas ! Si ce genre de sort existait, je le connaîtrais !
- Ben, justement.
- Comment ça « justement » ? Questionnai-je, intriguée.
- Ben… c'est moi qui l'ai inventé, répondit-il en baissant les yeux.
- Quoi ??!! Tu as inventé un sort ? Mais c'est génial ! Comment t'as fait ? T'en as inventé d'autre ?
Et, surpris par mon intérêt sur la question, il entreprit de me raconter comment, depuis presque trois ans, il travaillait sur différents sorts qu'il avait lui-même inventer (il me donna l'exemple du Levicorpus, que les Maraudeurs lui avaient honteusement volé). J'étais émerveillé, il était vraiment très doué, et ça m'impressionnais.
C'est en lui faisant promettre de me monter ses sorts que nous arrivâmes enfin à notre salle commune, où je fus accosté par ma grand sœur qui regarda d'un œil noir Severus me souhaiter « Bonne Nuit » (ce à quoi je n'eut pas le temps de répondre !). C'est donc d'assez mauvaise humeur que je montais dans mon dortoir et que je m'enfermai dans mon lit, afin d'éviter à Narcissa de subir mes foudres, en repensant aux remarques de Lachésis sur Severus (non mais elle devenait carrément parano, et puis qu'est-ce ça pouvait lui faire ce que faisais avec lui !). Finalement, contre toute attente, mes deux sœurs se ressemblaient de plus en plus, et c'en était désolant. Lachésis avait vraiment changé ces derniers temps, elle avait toujours été amie avec Bellatrix mais elle traînait de plus en plus avec des garçons de son année : Avery, Nott, Rosier… (Sûrement de futurs mangemorts), elle qui détestait les idées de Voldemort. De plus, les remarques qu'elle proférait à l'encontre de Severus m'intriguaient : j'avais toujours pensé qu'elle l'aimait bien ou, du moins, qu'elle ne le haïssait pas, mais son comportement traduisait totalement le contraire, on aurait dit qu'elle l'exécrait. Que Sélène le déteste, je pouvais le comprendre : elle détestait, de près ou de loin, tout ce qui m'approchait de plus de 3m, mais Lachésis… je ne comprenais pas. Et en plus de ça, elle me cassait les oreilles en me demandant sans arrêt pourquoi je passais du temps avec lui, elle commençais vraiment à me gonfler, d'autant plus qu'elle ne m'avait jamais rien dit quand je restais avec Evans (aucunes remarques, rien !), elle devenait vraiment bizarre. Je sentais vraiment que cette année allait tourner à la débâcle (et je ne savais pas à quel point j'avais raison !). C'est sur ces réflexions que je m'endormis, prête à affronter une nouvelle journée.
Le mois de novembre apporta avec lui le froid et les premières chutes de neiges, ce qui en ravissait plus d'un, et, tandis que tout le monde se plaignait du froid et de l'humidité, moi je m'en réjouissais. J'avais toujours aimé le froid (n'allait pas me demander pourquoi !), cela me procurais une sensation de bien-être, et j'adorais cette période de l'année. Nous n'avions encore eu aucunes nouvelles de notre père (à croire qu'il pensait que Lachésis était morte), mais j'avais l'impression qu'elle s'en foutait royalement. Je passais de plus en plus de temps avec Severus, et avec Narcissa quand elle était là, au grand désespoir de mes deux sœurs qui ne pouvaient m'aborder sans l'ignorer. L'arrivée des vacances de Noël se répercuta sur le rythme de travail car les profs se montrèrent plus sympathiques dans les demandes de devoirs. Sélène et moi reçûmes finalement une lettre de notre père, qui nous invitait à rentrer à la maison pour les fêtes de Noël ; ma sœur accepta vivement mais je prétextai du travail à faire pour ne pas laisser mon autre sœur seule pour Noël. Elle ne me remercia même pas, mais je m'en moquais : je ne l'avais pas vraiment fait pour elle, je voulais éviter de me retrouver chez moi, toute seule avec pour seule alliée ma petite sœur (en qui je n'avais aucune confiance, il fallait bien l'avouer !).
Et les vacances arrivèrent, Narcissa et Bellatrix rentrèrent chez elles, tout comme Regulus, le frère cadet de Sirius Black (mon ennemi de toujours), et Severus, que son grand-père avait convoqué. Je me retrouvais donc seule avec mon adorable grande sœur, qui m'évitait soigneusement, et les Maraudeurs, toujours sur mon dos, qui avaient décidé de rester à Poudlard pour Noël. D'excellentes vacances en perspective ! Je décidai de passer les deux premiers jours à la bibliothèque pour travailler et terminer le plus rapidement possible tous les devoirs qu'on nous avait donné. La bibliothèque était déserte, les élèves restant devaient préférer faire des batailles de boules de neiges sous le nez des profs que de travailler (à croire que j'étais la seule tarée pour travailler au début des vacances !), mais je me retrouvai tout de même à discuter avec Evans, qui avait eu la même idée que moi. Durant toute la matinée, nous travaillâmes ensemble et, aux alentour de midi, nous nous rendîmes, d'un commun accord, dans la Grande Salle, pour déjeuner.
Les tables de chaque maison avaient été repoussées et il ne subsistait plus qu'une seule table, au milieu de la Grande Salle, autour de laquelle s'asseyaient les élèves restant à Poudlard pour Noël, ainsi que les professeurs. C'était une vieille coutume que le directeur se plaisait de maintenir afin de favoriser, selon lui, le rapprochement des maisons. Pour lui faire plaisir, Evans et moi nous assîmes côte à côte, rapidement rejoint par les Maraudeurs, qui s'assirent en face de nous (sûrement à la demande de Potter), de manière à vérifier que je ne ferai pas de mal à sa précieuse Lily ! Le déjeuner se déroula dans le calme, ce qui m'étonna, mais la présence des professeurs devait y être pour quelque chose ! Remus essayait tant bien que mal d'engager la discussion, mais je restais muette, de peur de déclencher un éclat de voix qui aurait gâcher cet agréable déjeuner. Une fois fini, Lily et moi retournâmes en silence à la bibliothèque, sans un mot pour le quatuor de Gryffondor et nous amorçâmes l'achèvement de nos devoirs !
Le reste des vacances se déroula, à peu près, de la même manière : je restais, la plupart du temps, dans la salle commune, désertée par les serpents restant, à lire ou à dormir, je m'entraînais aux sortilèges appris en cours dans des salles de classes abandonnées et je me moquais de ces imbéciles qui angoissaient à l'idée de la tonne de travail qu'ils avaient à faire et qu'ils n'avaient pas encore commencer ! Pour le 25 Décembre, nous eûmes droit à un magnifique dîner pour tous les goûts : dinde rôtie, pommes sautées, champignons et autres mets savoureux, ainsi qu'à un grand discours de Dumbledore, qui me fit bien rire ! Nous nous couchâmes très tard et, le lendemain, nous découvrîmes nos cadeaux au pied de notre lit.
Mes parents m'avaient juste envoyé une lettre, mais je n'attendais rien d'eux, Sélène m'offrit une autre de ses amulettes vaudou (pour me protéger !) et j'avais reçu un jolie bracelet en argent, de la part de Narcissa (et Bellatrix), qui, selon le mode d'emplois, reflétait les états d'âmes et les sentiments des personnes vous entourant. Je ne m'attendais à rien d'autre, quand la chouette de ma grande sœur fit irruption dans le dortoir en portant un petit paquet et une carte. Elle ne contenait que quelques lettres griffonnées de sa fine écriture, mais cela suffit à me redonner le sourire. La carte était accompagnée d'un paquet que j'ouvrit avec célérité, j'y trouvai un petit pendentif en forme de serpent, vert émeraude, que j'avais vu dans une boutique de bijoux du Chemin de Traverse. J'accrochai vivement le pendentif autour de mon coup, ainsi que le bracelet de Narcissa que je mis à mon poignet gauche, et je me dépêchai de préparer les cadeaux que j'allais envoyer à mes sœurs et ma meilleure amie. C'est en descendant dans la salle commune pour me rendre à la volière que je croisai ma sœur, elle aperçu le collier autour de mon coup et me sourit. Je lui rendis son sourire et je m'approcher pour la serrer dans mes bras. Elle se laissa faire, comme avant, et cette étreinte me rendis encore plus heureuse : j'avais enfin retrouvé ma grande sœur. Une fois ce moment de joie passé, nous nous rendîmes toutes les deux à la volière pour envoyer nos cadeaux. Elle me laissa envoyer un bouquin sur le culte vaudou à l'époque de la Renaissance à notre petite sœur, sans rien dire (je ne savais pas quoi lui offrir d'autre, elle adorait ça !) et nous descendîmes dans la Grande Salle pour le petit déjeuner.
Notre entrée fit sensation, tout le monde pensait que nous nous étions disputé, qu'on se détestait etc., et nous voir entrer ensemble en discutant était plutôt étrange pour ceux ayant remarqué notre comportement les derniers temps, comme les Maraudeurs qui nous le firent gentiment remarquer et qui en profitèrent pour me discréditer aux yeux d'Evans. Mais ils eurent droit à une bonne douche au jus de citrouille (du moins Potter et Black) ce qui les refroidit passablement. Enfin, les vacances se passèrent plutôt bien, il y eut encore un magnifique festin pour le jour le l'an, tout le monde se souhaita une bonne année (je dus faire la bise à Black, qui était aussi ulcéré que moi) et les vacances prirent fin avec une incroyable vitesse. Sélène revint avec un effroyable sourire qui nous fit frémir, Lachésis et moi, ainsi que les deux sœurs Black, que je remerciai de leur magnifique cadeau. Et les cours reprirent, le train-train des devoirs, des entraînements et des prises de bec avec les Maraudeurs.
La neige qui était tombé dans le parc commençait à fondre et le froid se fit moins poignant, permettant aux élèves de sortir plus souvent et de continuer la saison de Quidditch. Le match suivant fut celui qui opposait Gryffondor et Serdaigle et, bien entendu, aucun Serpentard n'y assista, préférant la chaleur et le feu de notre salle commune. D'après les rumeurs qui circulèrent, le lendemain, dans mon dortoir, ce furent encore les Gryffondor qui l'avaient emporté. Evidement, nous allions encore subir les remarques désobligeantes des Maraudeurs à propos du match, qu'ils avaient gagné grâce à leur habilité, leur adresse, leur aptitude sur un balais…quoi de mieux pour leur faire enfler la tête ! Les cours continuèrent, avec les montagnes de devoirs qui allaient avec, mais l'arrivée prochaine du printemps en réjouissait plus d'un.
Je m'étais dis qu'il faudrait que je fasse un petit point sur les prénoms des personnages que j'ai inventé, histoire de rendre à César ce qui appartient à César.
Cérès : déesse des moissons (Déméter pour les grecs), j'aime bien ce prénom et ça colle assez avec le caractère du personnage (n'oublions pas le petit clin d'œil au manga Ayashi no Ceres !)
Lachésis : à l'origine ça devait être le prénom de mon héroïne, mais je trouvais que ça faisait trop doux et gentil, du coup, c'est la grande sœur qui en a hérité.
Sélène : déesse de la Lune, ça fait aussi tout gentil mais je voulais une petite sœur (dans ma fic hein !) qui ai un prénom mélodieux mais qui soit un peu dérangée (originellement, c'est Séléné, mais c'est plus harmonieux Sélène !) !
Sullivan : leur nom de famille (je proposerai, en cas, plus tard, un arbre généalogique que j'ai un peu arrangé !), trouvé par ma cousine, qui m'a gracieusement aidé, et petite référence à Ann Sullivan et Helen Keller (pour ceux qui connaissent) !
Frédéric : prénom de leur père, emprunté à Lunecume, auteur de la magnifique fic (ça rime !!) qu'est Néréis (à lire absolument : une merveille !) qui en faisait le père de ses quatre héroïnes.
Cybèle : leur mère, personnage de la mythologie…
Théobald : leur oncle, emprunté à Coq, dans Harry Potter et le Livre de la vie (publiée sur : fanfic-fr).
Hélène : leur tante, c'est venu tout seul quand je l'ai écrit, je ne peux pas expliquer !!!
Hécate : elfe de maison, une autre déesse de la Lune.
Albéric : leur autre oncle (on le verra plus tard), j'adore ce prénom, je voulais le placer quelque part ; nom du nain qui vola l'or du Rhin et proclama la malédiction des Nibelungen (mythologie germanique) !
Voila, pour l'instant, se sera tout !!! J'attends toujours votre avis, n'hésitez pas, ça motive pour continuer !!
