Le lendemain lundi, les tensions entre les deux maisons phares de Poudlard reprirent le dessus et ce fut comme-ci rien n'avait eu lieu la nuit passée. Malefoy lança des piques à Harry, Ron et Hermione, qui lui rendirent la pareille, tout au long de la journée.

Au déjeuner, Ron posa la question qui le démangeait depuis le matin.

— Harry, tu es rentré tard, hier soir, dit-il. Tu étais où ?
— Je suis allé faire un tour dans le château, répondit le Gryffondor. Je n'arrivais pas à dormir. Et puis, il n'était que onze heures quand je suis rentré. Je suis tombé sur Rusard qui m'a demandé de retourner dans mon dortoir et d'arrêter de monter des coups en douce...

Ron ronfla, amusé.

— Malefoy aussi est rentré tard, dit alors Hermione, pensivement. Je l'ai entendu s'affairer dans sa chambre et il était également onze heures. Tu ne l'as pas croisé ?

Harry jeta un coup d'œil à la table des Serpentards et vit Malefoy éclater de rire face à une plaisanterie de Blaise qui s'amusait à mimer un taureau avec ses index en guise de cornes.

— Non, dit le Gryffondor. Pas croisé et heureusement. Il a dû aussi tomber sur Rusard pour rentrer à la même heure que moi. C'est sûrement une coïncidence.
— J'imagine, dit Hermione. Mais tu sais, il y a tellement de coïncidences partout...

Harry regarda son amie et demanda, les sourcils froncés :

— Qu'essaies-tu d'insinuer, Mione ?
— Rien, mais tu aurais quand même pu nous dire que tu fréquentais quelqu'un...
— Hein ? s'exclama le brun, surpris, en se redressant.

Quelques Serdaigles, à la table d'à côté, se retournèrent en fronçant les sourcils et il baissa la tête.

— C'est quoi cette connerie, Mione ? T'es aller pêcher ça où ? Je ne fréquente personne, qu'est-ce qui te fait dire ça ?
— Mais rien, dit la brunette en haussant les épaules. Simplement, tu es rentré tard hier à Gryffondor, Malefoy est rentré à la même heure que toi, ça laisse une situation assez équivoque, non ?
— Hermione, soupira alors Ron. Harry a peut-être un penchant pour ses semblables, mais quand même, pas Malefoy...
— Mon penchant, je l'assume, dit Harry, les sourcils froncés. Et avec qui je veux, mais non, pas Malefoy, quand même, je ne suis pas suicidaire...

Il se leva alors de table en prenant ses affaires puis quitta la Grande Salle d'un pas vif. Depuis la table des Serpentards, Malefoy le suivit du regard puis se retourna vers Blaise qui faisait le singe avec sa cuillère dans la bouche.

.

L'après-midi de cours fut un peu tendue entre Harry et ses deux meilleurs amis. Ces deux derniers n'osèrent pas lui adresser la parole de peur qu'il ne les envoie balader et Hermione s'en voulut un peu. Elle avait peut-être un peu exagéré sur ce coup-là. Après tout, elle n'avait pas à se mêler de la vie privée de Harry, même s'il était son meilleur ami. Elle n'était pas sa mère, juste son amie.

Pendant les deux dernières heures de cours de la journée, Harry cessa de faire la tête à Hermione et revint vers eux. La brunette s'excusa d'avoir été un peu fouineuse et il accepta ses excuses, à condition qu'elle ne se mêle plus jamais de ce qu'elle ignorait. Elle accepta et ils continuèrent de repiquer de drôles de plantes aux fleurs en forme de cœur dans des pots carrés remplis de bouse de dragon.

.

Après le dîner, dans la Salle Commune de Gryffondor, Ron et Harry faisaient leurs devoirs pour le lendemain et ce qu'ils pouvaient avancer pour les autres jours quand Hermione s'annonça et se laissa tomber en face d'eux.

— Tu viens nous rendre visite ?
— Je n'ai pas le droit ? demanda la brunette. Je m'ennuie ferme dans la Salle Commune des Préfets-en-Chef.
— Malefoy n'est pas là ?
— Il n'est jamais là, dit Hermione en haussant les épaules. Il doit croire que cette salle est un hôtel. Il n'y vient que pour dormir, le reste du temps, il n'y met pas les pieds.

Ron et Harry lui offrirent un petit sourire puis la jeune femme les aida à terminer leurs devoirs respectifs en leur filant quelques réponses, comme toujours depuis sept ans.

.

À vingt-deux heures, la salle commença à se vider, chacun montant dans son dortoir sinon pour se coucher, être au calme. Harry, Ron et Hermione furent bien vite les derniers et quand Ron monta se coucher, quelques minutes plus tard, Hermione attendit d'entendre la porte claquer pour se tourner vers Harry.

— Harry ? demanda-t-elle.
— Quoi ?
— Tu sais, pour ce midi, je suis désolée...
— Tu m'as déjà fait des excuses et les ait acceptées, Mione, dit Harry en fermant son livre de Divination dans un soupir. Inutile de les refaire.
— Non, je voulais dire, pour mon sous-entendu avec Malefoy...
— Ha ! Ça... Eh bien, ce n'est pas grave. Et puis, tu n'as pas tout à fait tort, en fait.

Hermione sursauta et regarda autour d'elle.

— De quoi ? Je n'ai pas tort sur le fait que tu fréquentes quelqu'un, ou que tu aies vu Malefoy hier soir ?
— Ni l'un ni l'autre, dit Harry. Mais je ne dis pas qu'il n'y aura jamais rien entre Malefoy et moi. Seulement, cela ne risque pas d'arriver cette année, ni la suivante, crois-moi. Malefoy est encore un gamin malgré ses airs de grand, et il pense beaucoup plus à s'amuser qu'à autre chose, crois-moi.
— Il t'intéresse ? demanda Hermione, soudain inquiète.
— Il n'est pas vilain, ça c'est clair, répondit Harry sans rougir. Mais tu nous vois, franchement, lui et moi, ensemble ? Les pires ennemis que Poudlard n'ai jamais connus qui pactisent ? Ce serait d'un comique...
— Le Destin nous joue parfois des tours, Harry, dit Hermione.
— Oui, d'accord, mais quand même, dit Harry. Jamais Malefoy ne voudra... Non, laisse tomber cette idée, c'est une bêtise. Je préfère encore me trouver un petit copain moins populaire, mais tout aussi gentil et qui m'aimera pour ce que je suis et non pour ma cicatrice.
— Tout aussi gentil ? Malefoy est gentil ? dit Hermione avec un sourire amusé.
— Non, enfin je n'en sais rien, je me suis compris, dit Harry en haussant les épaules. Bon, ajouta-t-il en se levant. Je vais aller prendre l'air moi.
— Je peux t'accompagner ?
— Jusqu'à la Salle Commune des Préfets-en-Chef, si tu veux, mais après non. Si Rusard me choppe, je préfère autant que tu sois loin.
— C'est gentil de t'inquiéter pour moi, Harry, dit la brunette en se levant. Mais je ne suis pas en sucre.
— Non, bien sûr, mais tu ne mérites pas des heures de colle humiliantes, moi je m'en fiche, dit Harry avec un sourire.

La Gryffondor lui rendit son sourire, puis ils quittèrent Gryffondor et traversèrent le château en direction de l'aile où logeaient les professeurs et où les Préfets-en-Chef avaient leur Salle Commune.

— Malefoy doit être déjà couché, dit Hermione en entrant sans faire de bruit dans la pièce plongée dans le noir.
— Comment tu le sais ? demanda Harry à voix basse.
— Quand il est là, sa cape est accrochée à la patère là-bas et son sac est sur la table. J'ai remarqué ça la semaine dernière. J'ignore si c'est fiable à tous les coups, mais bon, sa vie ne me regarde pas. Il fait ce qu'il veut.

Harry hocha la tête puis Hermione lui souhaita le bonsoir et le Gryffondor se dirigea vers le patio le plus proche malgré le risque de rencontrer des professeurs insomniaques ou faisant leur ronde.

Par chance, il n'en rencontra aucun, mais lorsqu'il tourna au coin d'un couloir, il entendit des pas. Il chercha d'où ils provenaient, mais le couloir de pierres résonnait et il fut incapable de définir une localisation précise.

Alors qu'il cherchait un endroit où se cacher, on l'agrippa soudain par le col de sa robe de sorcier et il se sentit catapulté contre un mur avant qu'un autre corps ne se presse contre le sien.

— Chut... Ne dis rien, ne bouge pas... chuchota quelqu'un.
— Malefoy ? chuchota Harry.
— Tais-toi...

Le Gryffondor sentit la main du blond contre sa bouche et Malefoy tourna juste assez la tête pour voir passer Rogue, les mains dans les poches, mais le regard alerte. Quand le professeur se fut éloigné, Malefoy retira sa main et recula d'un pas. Harry reprit sa respiration et le blond jeta un œil dans le couloir avant de regarder le Gryffondor.

— Désolé si je t'ai fait peur, Potter, mais j'ai déjà failli me faire prendre en venant ici, dit-il. Une vraie chauve-souris ce mec, il est toujours là où on s'y attend le moins, comme Peeves.

Au même moment, comme si le fait de prononcer son nom l'avait attiré, tel un chien devant un morceau de biscuit, le fantôme bouffon apparut en descendant du plafond. Malefoy le regarda et soudain, deux mains agrippèrent son pull et ce fut au tour de Malefoy d'être plaqué contre le mur.

Harry se pressa contre lui, son visage tout près de celui du blond et ils cessèrent de respirer le temps que le fantôme s'en aille, non sans avoir barbouillé de craie une pauvre nymphe de pierre qui râla un bon moment.

Le fantôme partit, Harry relâcha son air et Malefoy en fit autant.

— On a eu chaud, dit le brun en se redressant. Décidément, d'abord Rogue puis...
— Chut, dit alors Malefoy en plaquant sa main sur la bouche de Harry. Ne dit pas son nom, sinon il va revenir.

Harry regarda le blond puis Malefoy retira sa main, et le Gryffondor lui sourit.

— Qu'est-ce que tu fais ici, Potter ? demanda alors le Serpentard. Encore insomniaque ?
— Non, pas du tout, répondit Harry. J'ai raccompagné Hermione et j'avais envie de prendre l'air. Et toi ?
— Je reviens de chez une Serdaigle, dit Malefoy.
— Déjà ? s'étonna Harry. Tu ne passes la nuit avec tes conquêtes ? Ce n'est pas aristocrate de ta part.
— Encore aurait-il fallu que cette demoiselle soit là.
— Tu t'es fait poser un lapin, dit Harry avec un petit sourire moqueur.
— Hélas, et ce n'est pas le premier, soupira Malefoy en croisant les bras, adossé au mur.

Harry examina alors l'endroit où ils se trouvaient. C'était en fait une sorte de renfoncement dans le mur, montant jusqu'au plafond. À l'origine, il devait y avoir une armure ou une statue ici car une marque rectangulaire était plus foncée sur le sol, que le reste des dalles l'entourant.

— On va faire un tour ? demanda alors le blond.
— Tu te souviens qui je suis, quand même ?
— Oui, quelle question, dit Malefoy, surpris. Mais la nuit, tous les chats sont gris...
— Un Serpentard et un Gryffondor ensemble sans se disputer, ça ferait jaser, dit Harry en croisant les bras.

Il remarqua alors le blason de Gryffondor sur la cape que portait Malefoy et il avança la main jusqu'à toucher le dessin brodé.

— Malin le coup de la cape, dit-il.
— Hein ? Ah oui, j'ai remarqué que Granger ne disait rien si je laissais quelques affaires dans la Salle Commune même si je ne suis pas là...
— Une ruse ? J'aurais dû m'en douter, dit Harry en laissant retomber sa main. Et puis, Drago Malefoy ne va jamais se coucher à dix heures du soir, n'est-ce pas ?
— Rarement, en effet, dit le blond avec un sourire.

Harry lui rendit son sourire puis avança d'un pas et remit en place le col de la cape qui s'était retourné. Malefoy le laissa faire puis le regard de Harry croisa le sien et ils se regardèrent un instant sans rien dire avant que le Gryffondor ne détourne les yeux et ne s'apprête à partir.

— Non, attend, Potter, dit alors Malefoy en lui saisissant le poignet.

Harry se figea puis regarda son poignet et Malefoy le lâcha.

— Désolé, dit-il.

Harry le regarda puis fronça les sourcils et revint sur ses pas. Il fronça un peu plus les sourcils puis les haussa.

— Mais tu rougis, Malefoy... dit-il.
— Mais non, dit le blond en posant ses mains sur ses joues. Tu n'y vois pas clair, c'est tout...
— Si, si, dit Harry. Ça alors, c'est moi qui te fais rougir ?
— Arrête, dit Malefoy en repoussant les mains du Gryffondor qui voulaient se poser sur ses joues. Fiche-moi la paix.
— Bon, très bien, dit Harry. Je te laisse tranquille. Mais ne cherche plus à me retenir si tu n'es pas capable de le faire.

Harry s'éloigna alors et quitta le renfoncement. Malefoy le suivit du regard puis soupira avant de le suivre et de le rattraper au coin du couloir.

— Tu t'es décidé ? demanda Harry alors que le blond se glissait à ses côtés.
— Ouais, mais si t'en parle à quelqu'un, je t'étripe.
— T'inquiète, dit Harry. Je ne suis pas du genre colporteur, moi. Je sais tenir ma langue quand il le faut.

Un silence passa puis Harry reprit :

— Tu sais quoi, Malefoy ? Je trouve que c'est bien que tu laisses tomber ton masque de temps en temps. Tu es bien plus sympa quand tu es naturel que quand tu fais le coq.
— Moi, je fais le coq ? dit Malefoy.
— Hein, hein, dit Harry en hochant la tête.

Malefoy prit alors un air offensé et il croisa les bras. Harry sourit puis il pouffa dans sa main.

— T'es un vrai gosse, Malefoy, dit-il amusé. Tu boudes pour une boutade... Qu'est-ce que je devrais dire quand tu t'en prends à moi à longueur de journée !
— Je suis peut-être un Malefoy et un Serpentard, mais j'ai un cœur, hein ! répliqua le blond.
— Oh ! Ça je n'en doute pas, dit Harry. Seulement, des fois je me demande s'il n'est pas en pierre.
— Que veux-tu, Potter, dit le blond avec un haussement d'épaules. Tout le monde doit garder une part de mystère sur lui. Moi c'est ce que je fais en étant Malefoy la journée et Drago la nuit.
— Moi aussi, dit Harry. Je le fais aussi, mais c'est moins flagrant que toi.

Malefoy le regarda puis s'arrêta de marcher. Harry s'arrêta quelques pas plus loin et revint vers le blond qui le regarda un moment sans rien dire.

— Potter, je peux te poser une question ? demanda-t-il alors.
— Je t'écoute...
— Il y a des rumeurs qui courent sur toi, à Serpentard, dit le blond en reprenant sa marche.
— Des rumeurs ? Encore ?
— Bon, d'accord, j'admets que tu es assez mal vu chez le Serpentards, mais là, c'est un truc assez gros quand même et puisque je t'ai sous la main, autant que je te demande confirmation.
— Vas-y.
— Certains Serpentards disent que tu aurais des penchants homos, c'est vrai ?

Harry détourna alors la tête et fit mine de regarder ailleurs. Il s'attendait à cette question un jour ou l'autre, mais le fait que ce soit Malefoy qui la lui pose l'ennuyait un peu, allez savoir pourquoi.

— Apparemment, j'ai touché un point sensible, dit Malefoy.

Il s'arrêta de marcher et stoppa Harry en lui prenant le poignet.

— Potter, je ne te force pas à répondre, dit-il. C'était juste une question, mais apparemment, t'es au courant...
— Oui, dit alors Harry. Oui, effectivement, je suis au courant, mais si je te réponds, qui me dit que demain, tu ne vas pas aller le colporter de partout ?
— Personne, dit Malefoy. Je sais très bien que tu ne me fais absolument pas confiance, c'est pour ça que t'es pas obligé de répondre.
— Mais je vais quand même te répondre, dit Harry.
— Ha ?

Le Gryffondor regarda alors Malefoy puis dit :

— Oui, cette rumeur est vraie. J'ai bien un faible pour les garçons. Ça te va comme réponse ?

Malefoy encaissa la nouvelle sans rien dire, mais sa main accrochée au poignet de Harry se relâcha légèrement. Le Gryffondor cru qu'il allait le lâcher mais, au contraire, les doigts se refermèrent.

— Tu es courageux, tu honore ta maison, Potter, dit le Serpentard. Tu n'as pas confiance en moi, mais tu me dis quand même une telle chose alors que tu sais de quoi je suis capable.
— Je sais, dit Harry. Mais quand je te vois comme ça, naturel, je me dis, ce n'est pas possible, c'est pas le même mec que la journée.
— Et pourtant si, c'est le même, je t'assure, dit le blond.

Harry lui sourit alors puis fit pivoter son poignet et Malefoy desserra ses doigts. Harry y glissa les siens. Il sentit les doigts du blond se resserrer autour des siens puis ce dernier sourit.

— Du moment que ça s'arrête là, dit-il.

Comprenant l'allusion, Harry sourit puis ils reprirent leur promenade nocturne sans rencontrer personne.

.

À minuit, ils rebroussèrent chemin et mirent une bonne demi-heure pour revenir à la Salle Commune des Préfets-en-Chef.

— Demain soir même heure ? demanda Malefoy en posant sa main sur la poignée de la porte.
— Pourquoi pas ? dit le Gryffondor avec un sourire.

Malefoy se souvint alors de la cape et s'apprêta à l'enlever, mais Harry secoua la tête.

— Non, gardes-la, elle pourra te servir, dit-il.

Le blond le regarda puis hocha la tête, amusé. Il eut alors juste le temps de sentir une infime pression sur ses lèvres avant d'entendre un bonsoir puis des pas qui s'éloignaient.

— Potter ! dit Malefoy en sortant dans le couloir.

Mais le Gryffondor avait déjà disparu ventre à terre et Malefoy porta ses doigts à sa bouche. Il n'avait pas rêvé, le brun lui avait bien volé un baiser avant de s'enfuir à toutes jambes.

— Tu ne paies rien pour attendre, dit alors le blond en rentrant dans la Salle Commune.

Il ferma la porte à clef puis alla dans sa chambre et se coucha en repensant aux aveux de Potter puis à son dernier geste.

Harry, cependant, était arrivé au tableau de la Grosse Dame qui le laissa entrer en grommelant dans son sommeil. Le Gryffondor monta ensuite quatre à quatre dans son dortoir et s'effondra sur son lit tout habillé. Mais qu'est-ce qui lui avait pris de voler ce baiser à Malefoy ? Il était taré ou quoi ? Se mettant une gifle mentale, le Gryffondor se changea rapidement et s'enfouit sous ses couvertures, rouge de honte et furieux contre lui-même.