Yaaaatta !
Me revoilà, avec un Zemyx fraîchement écrit. Bon, ça n'est pas génial, mais j'me suis amusée à l'écrire. Pour passer le temps, quoi :).
Pairing : Zemyx principalement ; AkuRoku en fond.
Et moi qui m'était promis de ne pas écrire de yaoi pour mon OS... J'ai échoué.
En tous cas, bonne lecture !
Histoire Deux (Zemyx) ; «Une absence de coeur n'enlève pas les sentiments».
- Dis-moi, Demyx...
- Oui, Axel ?
Deux Similis étaient perchés sur un immense bâtiment de plusieurs étages d'un noir d'encre, leurs jambes dans le vide et la tête dans les nuages.
Le premier, grand, avec les cheveux d'un rouge flamboyant et des yeux d'un vert émeraude prononcé, était allongé sur les genoux du second, un blond aux yeux bleu clair. Tous deux vêtus d'un long manteau noir aux grosses fermetures éclairs, ils avaient le regard porté sur le ciel, qui défilait lentement.
- T'as déjà été amoureux ?
- Non, pas plus que toi.
Le roux, surpris, se releva et regarda étrangement Demyx.
- Qu'est-ce qui te fait penser ça ?
- On est des Similis. Techniquement, on ne peut pas aimer.
- Ça, c'est un truc qui va changer.
- Je ne pense pas.
Un silence tomba, mais ne fut pas un de ces silences gênants qui nous met mal à l'aise, non. Un silence confortable, où chacun réfléchissait.
- Personnellement, je suis convaincu que l'on peut être amoureux. C'est un sentiment qui retourne les tripes, qui enserre le cœur, peut le faire exploser mais rend heureux comme il est impossible de l'imaginer pour quelqu'un qui n'est pas amoureux.
- Tu la sors de quel livre, cette réplique ? S'amusa Demyx.
- Je la dis parce que c'est ce que je ressens, crétin.
Demyx retint son souffle.
- Je suis flatté mec, mais je ne pense pas que je sois...
- Pas envers toi, j'suis pas aussi atteint que tu sembles le penser.
- … Mais qui ?
- Je crois que tu es la seule personne dans ce monde qui ne l'ait pas remarqué. Sans te vexer, t'es grave.
- Accouche.
Axel soupira et roula sur le côté.
- T'es nul, gars.
Demyx réfléchit.
- … C'est Roxas ?
- Oh putain. Si même toi tu as réussi à le deviner...
- Et il le sait ?
- Je ne pense pas... Preuve qu'il est encore plus con que toi.
- En effet.
- Je disais ça pour plaisanter, grimaça Axel. Il ne peut pas savoir si personne ne le lui dit... et celui qui fera ça se verra envoyé prématurément au paradis des Similis.
Demyx déglutit.
- Je ne lui dirai pas, ne t'inquiète pas. Mais... Il faut qu'il sache, non ?
- … Gnh.
- Quelle répartie solide.
- Tais-toi. Je suis convaincu que la meilleure solution est de lui dire mais je n'y arrive pas.
- J'peux pas t'aider mec. Faut que t'y arrives tout seul.
- Tss, sympa.
Puis le silence retomba.
- Remarque... si, lança le blond en se redressant.
- Exprime-toi.
- Si tu n'arrives pas à lui dire, j'sais pas, t'as qu'à lui faire comprendre.
Axel mit quelques secondes à réagir. Puis il se releva si vite qu'il faillit dégringoler de l'immeuble, et il ne dut son salut qu'à Demyx qui l'avait retenu à temps.
- J'ai peur d'avoir trop bien saisi ce que tu voulais dire.
- Embrasse-le. Au moins, là, s'il ne comprend pas...
- Impossible. Tu m'en demandes beaucoup trop, j'en suis incapable, bredouilla Axel, prenant une jolie teinte rouge.
- Ne dis pas n'importe quoi, je suis sûr que tu peux le faire, s'exclama Demyx.
Un énorme tintement de cloche retentit, coupant court à la conversation. Les deux amis se relevèrent, s'époussetèrent, s'échangèrent un coup d'œil complice puis se séparèrent. Axel alla retrouver Larxene, sa compagne de mission, et Demyx se mit en quête du sien.
Après avoir passé dix minutes à chercher Xigbar, le blond s'adossa au mur d'un immeuble. Et il se mit à réfléchir à sa discussion avec le flamboyant Simili.
Etait-il réellement possible pour un membre de l'Organisation XIII d'aimer ? Axel lui avait presque fourni la preuve qu'un Simili pouvait aimer... Demyx savait que l'amour ne dépendait pas du sexe. Et si l'on partait du principe qu'il pouvait éprouver des sentiments (déjà !) envers un homme, qui était susceptible de l'intéresser au sein de ses amis ?
Inutile de penser à Roxas et Axel, qui allaient finir ensemble, ça, Demyx en aurait mis sa main au feu.
Ensuite, aucun de ses amis ne lui venait à l'esprit.
- Demyx, ça fait trois plombs que je te cherche.
Un sourire carnassier imprimé sur les lèvres, Xigbar, un Simili balafré de partout, bandeau sur un oeil et oreilles pointues, se tenait à côté de l'endroit où était assis Demyx.
- Moi aussi figure-toi.
- A quoi pensais-tu ? Questionna le balafré en s'accroupissant à côté du blond.
- J'ai eu une discussion avec Axel, et je me demandais si j'étais capable d'aimer. Et également qui était susceptible de m'intéresser parmi mes potes.
- Oh. Et alors ?
- Eh ben... Je ne trouve pas.
- On va faire quelque chose de facile. Je te dis un prénom de quelqu'un de l'Organisation, tu me réponds un mot qui, pour toi, qualifie cette personne.
- Si tu penses que ça peut m'aider...
Xigbar secoua la tête et poursuivit.
- Xemnas ?
- Tortionnaire.
- Larxene ?
- Euh... J'ai le droit à plusieurs mots ?
- Non.
- Mince, je voulais dire guenon écervelée. Tant pis, je me rabats sur mégère.
- Axel ?
- Survolté. Limite chiant.
- Roxas ?
- … Prise de tête ?
- Ça marche pas, y'a trois mots.
- Nnh. Mioche alors.
- Xigbar ? Dit celui-ci en arborant un grand sourire.
- C'est une crevure.
- Tsss. Saix ?
- Glacial. Non, coincé, pardon.
- Lexaeus ?
- Choisis le mot que tu préfères : effrayant, brute, débile.
- Xaldin ?
- … Je hais ses dreads. En plus, il ressemble à rien avec sa barbe.
- Et le mot ?
- Inutile.
- Vexen ?
- Insipide.
- Luxord ?
- Looser.
- T'es trop gentil, toi.
- Je sais, merci. Bon, tu continues ?
- Oui oui, Marluxia ?
- En association avec ses cheveux, je dirais... hideux ?
- Il ne reste plus que Zexion.
Demyx prit sa respiration pour répondre de bien cassant, mais lorsqu'il voulut dire quelque chose, il fut frappé par quelque chose : il ne pensait rien de négatif sur Zexion, puisqu'il ne le connaissait presque pas.
Le blond battit des paupières plusieurs fois, toujours étonné de cette révélation.
- … Je ne sais pas.
- Comment ça, tu ne sais pas ?
- Je-ne-sais-pas, grinça Demyx en serrant les poings. Je ne suis pas proche de lui.
Et, contrairement à ce qu'il pensait, il vit Xigbar éclater de rire.
- Pourquoi tu ris ?
- C'est le seul sur lequel tu ne craches pas, n'est-ce pas ? Parfait. Alors Zexion est, comme qui dirait, ta «dernière chance».
- Ce qui veut dire ?
- Apprends à le connaître pour voir si vous pouvez... bien vous entendre.
Tout ça avec un petit sourire entendu, provoquant une légère gêne chez Demyx qui détourna le regard.
- Toujours aussi pervers !
D'une impulsion, le blond se releva.
- Viens, on fait la mission qu'on nous a attribuée. Et peut-être qu'après j'essayerais de parler avec Zexion, ajouta-t-il lorsqu'il aperçut le regard narquois de son vis-à-vis.
- Bien, mon petit.
...
Demyx sortit de l'infirmerie de l'Organisation XIII.
Eh oui, le boulet aux cheveux blonds s'était blessé pendant sa mission. Un Sans-Cœur lui avait arraché une bonne partie de la peau de son ventre, et Xigbar l'avait sauvé in extremis.
- «Repose-toi», gnagnagna, grommelait-il. Stop ! Je me sens bien !
Il avait hurlé cette dernière phrase, et une douleur vint lui vriller le crâne violemment.
- Aïe. Bon, OK, je ne suis pas au mieux de ma forme.
Notre blond préféré laissa ses pas l'emporter on-ne-sait-où. Et à ce moment précis, le «on-ne-sait-où» désignait la bibliothèque. Il pénétra à l'intérieur de cette pièce immense, et se laissa tomber sur un sofa en étouffant un juron de douleur.
Il n'aimait pas la bibliothèque, pourtant. Trop glauque, trop sombre.
- … Demyx ? C'est toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Le blond chercha l'origine de la voix, et s'étonna de reconnaître Zexion.
Sa «proie» potentielle, selon son coéquipier Xigbar.
- Oui, c'est moi. Pour répondre à ta seconde question, ben... Je sais pas trop ce que je fais ici. J'ai laissé mes pieds me guider.
- C'est assez étonnant que tes pieds te ramènent ici. Surtout en sachant que la dernière fois que tu as pénétré cette pièce, tu as noyé tous les livres sur la magie du feu en hurlant comme un possédé.
- C'est la faute d'Axel. C'est un enfoi... Oups, désolé. C'est un idiot.
Il s'était souvenu au bon moment que Zexion détestait les mots vulgaires. Au point de frapper la personne vulgaire. Ce que Demyx ne pouvait pas concevoir, lui dont les gros mots occupaient une partie importante de son langage.
Zexion était un Simili assez petit. Pas autant que Roxas, mais il ne le dépassait que de quelques centimètres. Les cheveux bleutés et mi-longs, une mèche parfaitement maîtrisée : il arborait une coiffure unique en son genre, mais qui lui seyait assez bien. Et surtout, il avait deux yeux magnifiques, plantés au beau milieu d'un visage parfait. D'un bleu doux et brut à la fois. La douceur du ciel face à l'ardeur de la mer déchaînée.
- …à, Xemnas a hurlé en agitant une baguette magique de laquelle est sorti un rat rose.
- Euh... Quoi ?
- Tu ne m'écoutais pas.
- Xemnas a une baguette magique ?
- Tais-toi, inculte. C'était un stimuli.
- Tu me prends vraiment pour un crétin... Xemnas il sait pas faire sortir des rats d'une baguette.
- Irrécupérable, soupira Zexion en mettant Demyx dehors.
Le blond resta comme un con... [Ayana : AÏE AÏE, arrête de me frapper Zex', désoléééée T_T] pardon, comme un abruti devant la porte de la bibliothèque, que Zexion avait refermé.
Quelques secondes passèrent, puis Demyx tambourina à la porte comme un fou en hurlant :
- Eh ! T'es sûr qu'il a un truc pareil ?
N'obtenant aucune réponse, il préféra abandonner. Surtout que la douleur revenait en pic. Demyx eut soudain très mal, si mal qu'il dut s'adosser à la porte, en tenant son ventre. Sa souffrance s'apaisa quelques instants, pendant lesquels il se laissa glisser jusqu'au sol. Mais la blessure n'était pas si facile à vaincre. La douleur l'assaillit de nouveau, bien plus puissante et plus rapide.
Et il perdit conscience.
...
Le blond eut un sursaut. La soudaine absence de douleur, contrastant avec l'habituelle sensation de malaise, l'avait réveillé. Il sentait que son pansement avait été changé. Ses yeux papillonnèrent, puis s'habituèrent à son environnement, lui renvoyant alors l'image d'une petite chambre claire et inconnue. Une porte grise s'ouvrit sur Zexion, dont les (beaux) yeux s'écarquillèrent. Il eut un sourire, puis se rapprocha de Demyx.
- Tu es réveillé à ce que je vois. Comment te sens-tu ?
- Patraque. Pourquoi est-ce que je n'ai plus mal ?
Si l'autre lui avait répondu qu'il n'en savait rien, Demyx se serait définitivement pris pour un crétin.
- J'ai été me renseigner auprès de l'infirmerie. Pour savoir ce que tu avais. Et on m'a dit que tu avais été blessé par un Sans-Cœur.
- C'est quoi le rapport ?
Boulet.
- Je me suis occupé de toi, crétin. Et je t'ai soigné grâce à mes connaissances en médecine. Ah, au fait, je suis désolé de t'avoir mis dehors tout à l'heure.
Demyx sourit, pensant que Zexion était vraiment plus beau que tous ces mufles (Ayana : OK, on exclut Roxas, Axel et Larxene. Remarque, Larxene est quand même un mufle...) de l'Organisation.
- T'inquiète, c'est déjà oublié, lança-t-il.
Pendant ce temps, Zexion s'était assis sur une chaise que Demyx n'avait même pas remarqué. Celui-ci était en train de défaire son bandage, essayant de tirer de tous les côtés, déchirant la bande, arrachant les scotchs.
- Pourquoi l'enlèves-tu ?
- Il m'empêche de respirer, gronda le blond en tentant toujours d'extraire le tissu infernal.
Au bout de quelques secondes d'embrouillage complet, il entendit :
- Tu veux que je t'aide ? S'amusa son vis-à-vis.
- Euh... Si ça te fait plaisir, grimaça Demyx sans montrer sa gratitude, puisqu'il galérait comme un con dans son coin.
Zexion entreprit donc de changer le pansement, non sans effleurer la peau particulièrement douce de Demyx qui cachait de beaux abdominaux. Essayant de ne pas y penser, le jeune mécheux réussit tant bien que mal à remplacer la bande de tissu blanche.
- Voilà, bredouilla-t-il, gêné d'avoir ainsi touché le ventre de son collègue.
- Merci beaucoup ! Tu es vraiment sympa. Je suis désolé pour tes livres de la magie du feu, la dernière fois.
- Tout comme toi, j'ai décidé d'oublier. J'ai tout restauré. Mais évite, dorénavant.
Ils rirent ensemble, tout en pensant chacun de leur côté que l'autre était vraiment surprenant et que finalement, il n'était pas aussi débile/ermite que ça.
- Tu sais, je n'avais jamais remarqué que tu étais aussi beau, laissa échapper Demyx en fixant le mécheux.
Zexion rougit, et se leva précipitamment, se dirigeant vers la porte. Il s'arrêta, et, la main sur l'encadrement, il dit d'une voix faible.
- Pas autant que toi.
Et il partit, laissant Demyx à ses interrogations.
...
- Tu avais raison, Xigbar. Zexion est peut-être la personne que je cherche.
- «Peut-être» ? Non, c'est forcément le Simili qu'il te faut.
- Pourquoi tu veux tant nous mettre ensemble, à la fin ?
Ils étaient à la cantine. Xigbar détourna le regard et enfourna une fourchette de pâtes dans sa bouche.
- … Parce que vous allez bien ensemble, c'est tout !
- Je suis peut-être idiot, mais pas à ce point-là, accusa Demyx.
- …
Quelqu'un vint à la rescousse du balafré : Axel s'approcha de leur table, et jeta un coup d'œil au blond.
- Euh... Demyx, je peux te parler ?
- Bien sûr.
Demyx se leva, salua Xigbar, et suivit le roux dehors.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Fais attention avec Xigbar. Il se sert de toi.
- Je le sais bien, soupira le blond en se laissant glisser contre le mur.
Pourquoi le balafré l'utilisait ? Il n'avait aucune raison connue de faire ça. Le mot «manipulateur» n'était pas celui qui qualifiait le mieux Xigbar. Il y avait forcément quelque chose.
Demyx reprit :
- Mais parfois, ses conseils ne sont pas si stupides que ça.
- C'est-à-dire ?
Le blond lui raconta tout depuis le début. Avant la mission, l'infirmerie, la bibliothèque, la chambre de Zexion, la cantine.
- Tu penses que Zexion est peut-être... Enfin... qu'il est un petit ami potentiel ?
- … En effet.
- Étrange. Je suis d'accord avec toi : il est pas mal physiquement. Moralement j'en sais rien, rares sont ceux qui le connaissent bien. M'enfin, personnellement, je préfère Roxas.
- Au fait, tu as fait quelque chose ?
- J'ai pas osé. J'ai eu plein d'occasions pourtant...
Demyx lui tapota l'épaule, compatissant malgré tout.
- Courage. De toute façon, je suis certain que tu y arriveras.
- Moi j'espère que tu as raison.
...
Seul dans sa chambre ce soir-là, Demyx réfléchissait encore. Il hésitait entre : booster Axel pour qu'il se déclare à Roxas ou menacer le blond pour qu'il aille voir Axel ; harceler Xigbar pour qu'il lui dise pourquoi il se servait de lui ; aller directement voir Zexion et lui demander de réfléchir à la possibilité qu'ils puissent sortir ensemble.
Par quoi commencer ?
Il décida de régler le problème «Axel-l'amoureux-fou-de-Roxas-le-ptit-blond-qui-ne-s'en-rend-pas-compte». Sautant sur ses pieds, il dégomma sa porte en la poussant violemment, puis se rendit vers la chambre de Roxas. Il entrouvrit la porte...
… et tomba sur quelque chose d'improbable.
Axel était là, dans la pièce, en train d'embrasser le petit blondinet qui était devenu rouge tomate. Ce dernier n'avait pas réagi, trop surpris, les doigts crispés sur un rapport de mission qu'il avait fait avec Saïx, assis par terre, les yeux grands ouverts, les joues écarlates. Puis soudain, il eut une sorte de déclic : fermant doucement les yeux, il lâcha le (pauvre) papier, et passa sa main dans le cou du rouquin pour approfondir le baiser.
Demyx, gêné de se trouver là, referma la porte en priant qu'ils ne l'aient pas entendu. Il attendit quelques secondes, puisqu'il s'attendait à entendre un hurlement du genre : «ON T'A JAMAIS DIT QU'IL FALLAIT FRAPPER AVANT D'ENTRER ? BOUFFON» mais il n'en fut rien.
Bon. Problème réglé. Pas grâce à lui, mais réglé quand même. Il lui restait Xigbar et Zexion. Il ne sut jamais si ce fut par lâcheté qu'il préféra commencer par le balafré.
- Entrez, lança une voix grinçante.
Le blond poussa la porte, pour voir son collègue Simili en tailleur sur son lit, en train de regarder une photo.
- Ah, Demyx ! S'exclama Xigbar en rangeant précipitamment l'objet.
- Euh... C'est quoi, ça ?
- Rien du tout. Pourquoi es-tu là ?
- Pour te demander pourquoi tu me manipules.
Touché coulé. Le Simili devint crayeux.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça... ?
- Tout. Alors ?
Ce fut à ce moment précis que Demyx vit la photo.
- Tu...
- … Oui. J'aime Larxene. Mais elle aime Zexion.
Il y eut un lourd silence. Demyx sentait un grand malaise l'envahir, une jalousie extrême envers cette fille qui osait aimer la personne qui l'attirait beaucoup plus qu'il ne l'avouait.
- Tu dois savoir quelque chose... Larxene avait décidé de passer à l'action ce soir. De tout lui dire.
- Quoi... ? Tu veux dire qu'elle est avec lui ?
Xigbar, honteux, hocha la tête. Le blond sortit précipitamment de la pièce, pour courir à en perdre haleine en direction de la bibliothèque.
Peut-être n'était-il pas trop tard.
Peut-être pouvait-il encore sortir avec Zexion.
Peut-être aurait-il dû se dépêcher.
Car lorsqu'il ouvrit la porte, il découvrit un étonnant tableau.
Vous vous souvenez tous de la mégère ? Et bien, Larxene était ici.
Dans la pièce où se trouvait Zexion. Assise sur lui. En train de l'embrasser.
Demyx ne vit pas le regard épouvanté que Zexion posait sur Larxene. Il eut le cœur déchiré (façon de parler bien sûr.). Il souffrait, souffrait tellement qu'il eut un vertige et se cramponna à la grande porte de la bibliothèque, les jointures blanches, les yeux ronds comme des soucoupes. Il respirait avec difficulté, un gouffre dans le ventre et un hurlement de désespoir tout au fond de son esprit. Son nez le piqua.
- Non... Je ne peux pas pleurer pour ça.. murmurait-il tout bas. Larxene... Non...
D'un coup, il lâcha la porte en se jetant sur la blonde, l'arrachant de l'endroit où elle était pour la plaquer violemment contre le mur.
- Ne-t'approche-plus-jamais-de-lui... Ou je te massacre, siffla le blond en pressant la gorge de la Simili.
- Lgnh, parvient à émettre Larxene.
- Pitoyable. Dégage ! Cria-t-il en la poussant à l'extérieur.
Il claqua la porte. Il y eut un silence. Et il se rendit compte de quelque chose.
Et si Larxene et Zexion s'aimaient ? Peut-être les avait-il interrompu alors qu'ils sortaient ensemble ?
A cette pensée sa gorge se serra. Dos à Zexion qui ne disait rien, il laissa glisser ses mains sur la porte, restant face à celle-ci.
Il entendit des bruits de pas, et comprit que le mécheux s'était posté derrière lui.
- Zexion, je... commença-t-il en faisant volte-face.
Phrase qu'il ne put finir. Zexion s'était jeté dans ses bras et le serra.
- Laisse-moi parler. J'ai eu tellement peur que personne ne vienne, pour me tirer de là. Tellement peur que tu ne m'aimes pas. Je ne savais pas qu'elle m'aimait, et je ne pensais pas du tout que ça serait toi qui viendrait me sauver. Je te remercie, merci, merci beaucoup... je suis tellement désolé d'éprouver ça pour toi. Un homme qui en aime un autre, c'est... contre-nature. C'est ce que m'a dit Larxene, en ajoutant que ça serait normal pour moi de sortir avec elle. Mais... je ne peux pas réprimer mon envie pour toi. Dès que je te vois, que je te parle, j'ai l'impression d'avoir un cœur, de ne pas être cette coquille vide que j'étais avant. Tu me fais vivre, tu m'entends ? Grâce à toi, grâce à tes sourires, ton allure, tes yeux, tout toi. … Je me sens si bête de te dire ça. Haha. Je suis ridicule, dit-il en essuyant ses larmes. Ne m'oblige jamais à redire ça.
Demyx était estomaqué, mais terriblement heureux. Il referma ses bras sur les épaules tremblantes de son vis-à-vis.
- … Moi aussi je t'aime, dit-il sur un ton où perçait une certaine jovialité. Je ne le comprends que maintenant, quand j'ai vu cette guenon t'embrasser. Mon Dieu comme je l'envie.
Zexion renifla (Ayana : Charmant !) et plongea ses deux pupilles dans celles de Demyx.
- L'avantage, maintenant, c'est que tu peux m'embrasser quand tu veux.
Et ce fut à cet instant que Demyx comprit à quel point Axel avait raison quand il disait que les Similis pouvaient avoir des sentiments.
- Maintenant que j'ai cet avantage, souffla-t-il en se rapprochant doucement des lèvres de son aimé, pourquoi ne pas en profiter ?
Demyx : J'suis pas un peu con, moi ? (voit le regard de Zexion et déglutit, mais ne se reprend pas)
Ayana : Tu l'as toujours été, mon pote. Enfin, t'es surtout lâche.
Demyx va pleurer.
Zexion : Pourquoi je fais quelque chose d'aussi peu sexy ?
Ayana : ... Genre ?
Zexion : Je renifle comme un malotru, un homme sans classe.
Ayana : Désolée. Va plutôt réconforter ton imbécile de petit ami.
Zexion (soupirant) : Ai-je le choix ?
Demyx (très loin, hurlant) : NON.
Ayana (pendant que Zexion va "réconforter" Demyx) : Voili voilou. Désolée, ce OS n'est pas terrible. Je crois que le prochain sera un AkuRoku. Ou un AquaTerra (oui oui, je sais, j'avais déjà dit ça, mais cette fois je vais essayer de tenir ma promesse !).
Merci d'avoir lu ! (Reviews ? *SBAAAAF !* / Conscience : Si quelqu'un lit ton OS, bouffonne. / ... T_T)
