A Prim10, Zelouche et TheHungerGamesStories, merci pour vos gentils commentaires qui m'ont donné envie d'écrire plus vite, j'espère ne pas vous décevoir.
Le chapitre deux est juste un peu plus long que le premier. Les chapitres s'allongeront au fur et à mesure que l'histoire progresse. J'espère qu'il plaira, bonne lecture !
Par la suite, je ne me rappelle pas de grand-chose. Je me souviens vaguement d'un Haymitch ivre qui avait déclaré qu'il m'aimait et que j'avais plus de cran que toute la nation réunit et qui s'apprêtait à déclamer un discours révolutionnaire avant de s'écrouler par terre, face la première. Je me rappelle également d'un petit garçon qui ne devait pas avoir plus de douze ans me rejoindre sur l'estrade avant que l'on m'enferme dans une pièce de l'hôtel de justice.
Je ne me rappelle ni du nom, ni du visage du garçon.
Personne ne me rend visite.
J'ai beau être habitué à la solitude, elle me pèse tout de même. Je m'accorde quelques larmes en pensant à ma famille avant de reprendre mon masque d'impassibilité. Je ne pouvais pas montrer ma souffrance aux gens du capitol, ils l'exploiteraient et s'en servirait contre moi. Je devais me maîtriser si je voulais avoir une chance de… Une chance de quoi au juste ?
Dans un coin de ma tête, je remarquais l'ironie de la situation. Je me portais volontaire pour participer à une boucherie dans l'unique but de sauver une vie innocente. Cette idée me plaisait. J'étais certaine que les politiciens du capitol détesteront ça et cette idée me plaisait encore plus.
Je refusais de penser à ce qui se passerait dans l'arène. Allais-je mourir ? Probablement. Mais allais-je tuer ? Je savais que je me battrais, même si ma vie ne valait pas grand chose, j'avais un instinct de survie et je ne mourrais pas sans me battre… j'espérais juste ne pas me transformer en monstre en cours de route.
Un pacificateur ouvrit brutalement la porte me faisant sursauter. Je fus escorté tel une prisonnière jusqu'à la gare ou une foule de reporters me hurlèrent toutes sortes de questions en prenant une foule de photo.
J'avais bien quelques mots à leur dire mais j'aurais sans doute été censuré. Sur l'écran géant qui retransmet mon arrivé à la gare je peux remarquer que je fais tâche parmi tous ces gens du capitol ridicule haut en couleur et sans un brin de cervelle. Je faisais même tâche parmi mon propre district quand j'y pense. N'ayant que moi à nourrir et ayant une source de gibier plus abondante que la plupart des gens, je n'étais pas maigre et j'arborais même des courbes très rare pour le district douze. Je faillis grogner lorsqu'un photographe loucha vers ma poitrine. Je faisais aussi tâche parmi tous les adolescents qui s'étaient mis sur leur trente et un pour la moisson. Je n'avais aucune robe, j'avais donc été obligé de porter un vieux pantalon et une chemise qui avait connu des jours meilleurs. Par-dessus, je portais une vieille veste qui avait appartenu à mon père et des bottes usés. Autour de mon cou je portais l'unique accessoire que je possédais. Un collier d'où pendait un pendentif en argent en forme de geai moqueur. Je me retenais de le triturer comme je le fais chaque fois que je suis mal à l'aise.
A mes côtés, arrive mon partenaire de district. Tout comme moi, il arbore les cheveux bruns et les yeux gris de la veine mais la ressemblance s'arrête là. Il semble mal nourri et a de toute évidence pleuré. Son teint était olivâtre alors que j'avais hérité de la peau claire de ma mère en plus de tâches de rousseur qui m'étaient apparu quelques années plus tôt.
J'aurais voulu lui adresser quelques mots de réconfort mais ma gorge était serrée. Les reporters ne s'intéressaient pas du tout au garçon trop obnubilé par moi. Ils étaient chanceux que je n'étais pas dans mon état normal ou je leur aurais sauté à la gorge.
Après nous avoir filmés encore un moment, nous montâmes dans le train qui s'ébranla aussitôt. Mon partenaire et moi sommes tous les deux abasourdis par le luxe qu'offre le train. Nous avons chacun une chambre individuelle avec salle de bain privé et dressing privé. Les tiroirs débordés de beaux vêtements et Effie Trinket nous dit de nous servir mais que nous devions être prêt pour le dîner dans une heure.
Une fois seule, je retirais mes vêtements un à un. Je gardais mon collier autour de cou et poser délicatement ma veste, seul vestige de mon ancienne vie sur l'immense lit mis à ma disposition. Les douches offraient une infini d'option que je n'avais pas le temps d'étudier. Je fis couler de l'eau chaude et profitais un instant de ce moment de détente sans me soucier de ce qui arrivera une fois le train arrivé à destination.
Une fois propre, je séchais mes cheveux avant d'enfiler un pantalon noir et un débardeur vert.
Effie Trinket passe me prendre pour le dîner. Je l'accompagne le long d'un couloir étroit et cahotant en ignorant son babillage. Nous arrivâmes jusqu'à une salle à manger aux cloisons vernis. Une vaisselle délicate a été disposée sur la table et le garçon de mon district ne lève même pas le regard de son assiette qu'il s'occupe à dévorer. Effie sembla sur le point de le reprendre avant de changer d'avis et demander s'il avait vu Haymitch.
-Il a dit qu'il voulait dormir, répondit le garçon en levant un instant les yeux vers moi avant de retourner à son repas.
Effie sembla soulager. Qui l'en blâmerait ?
-Et bien, c'est normal, nous avons eu une journée épuisante !
Je m'installais face au alléchants mets disposés sur la table qui aurait pu suffire à nourrir tous le district pour une semaine et malgré le fait que je n'avais pas connu la faim depuis quelques années, je ne pu m'empêcher tout comme le garçon en face de moi, de m'empiffrer de la nourriture riche et abondante qu'on nous offrait. Notre prétendu mentor ne se montra pas durant le dîner. Lorsque le petit garçon partit se réfugier dans sa chambre je compris qu'il était sur le point de vomir. Il avait abusé et son estomac n'avait pas l'habitude d'autant de nourriture. Effie profita de son absence pour me féliciter de mes manières à tables et de critiquer le pauvre garçon maintenant malade.
-Vous savez Effie, ce garçon va probablement mourir et il le sait. C'est la première fois qu'il voit autant de nourriture et je doute que les bonnes manières soit hauts placé dans sa liste de priorité.
J'avais parlé d'un ton calme mais je bouillonnais de l'intérieur. Je connaissais la faim, j'avais failli mourir de faim plus d'une fois et j'avais vu mon adorable petite sœur sombrait devant mes yeux alors que j'étais impuissante. Sa mort avait laissé un trou béant dans mon cœur et les critiques d'Effie n'étaient pas les bienvenues. Incapable de la supporter plus longtemps je me levais de table pour m'installer devant la télévision immense afin de jauger mes adversaires.
Effie me suivit sans un mot l'air légèrement gênée sans doute par mes terribles manières. Je pouvais presque l'imaginer courir vers ses amis escortes une fois arrivé au capitole afin de se plaindre de nos manière de barbares.
Les tributs du district un sont des volontaires comme chaque année. La fille et le garçon sont tous les deux incroyablement beaux, grand et forts. Ils me répugnaient. Pas les tributs, mais ceux qui les avaient forcé à s'entraîner depuis leur plus jeune âge afin de se porter volontaire une fois plus grand.
Les tributs du district deux faisaient peur à voir. Le garçon était immense, beau mais terrifiant. Il semblait capable de tuer à main nue quiconque s'approcherait de trop près. La fille était tout aussi terrifiante bien que plus petite, elle était faite tout en muscle et semblait excité à l'idée d'entrer l'arène.
Le district trois fut très différent. Le garçon et la fille tremblaient de tous leurs membres.
Le district quatre était divisé. La fille se porta volontaire tandis qu'un petit garçon qui devait avoir douze ou treize ans était tiré au sort sans aucun volontaire pour le sauver. Quelques larmes silencieuses lui échappèrent et je ne pus m'empêcher d'en avoir le cœur brisé. Ses cheveux roux frisés, son visage adorable, sa maigreur… il n'avait aucune chance.
La fille du district cinq me faisait pensé à un renard avec ses cheveux roux et la forme de son nez qui me faisait pensé à un museau. Elle était belle et terrifié mais semblait intelligente au contraire de son partenaire, un grand garçon qui tremblait de tous ses membres.
Du district six au district neuf, aucun des tributs ne me sembla particulièrement dangereux. C'était tous des enfants assez malchanceux pour avoir été tiré au sort. Il n'y eu aucun volontaire et ils semblaient tous résigné à l'idée de mourir. Ce spectacle me donna envie de hurler. Ces visages émaciés et fatigués, je les voyais au quotidien dans mon district. Ils avaient faim, ils étaient fatigués et acceptaient l'idée de mourir pour divertir le capitol, une part de moi les comprenait d'abandonner tout espoir, une autre part plus importante de moi avait envie de leur hurler de réagir et une autre part, la part dominante avait envie de détruire le capitol jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.
Le garçon du district dix boité tandis que la fille pleurait ouvertement.
Et enfin arriva le district onze. Le garçon tiré au sort semblait avoir bien plus de dix huit ans. Il était grand et fort, le visage fermé et les poings serré. Il contrastait particulièrement avec la petite fille qui le suivit peu après. Je cru sentir mon cœur se briser en la voyant. Petite et frêle comme l'était ma petite sœur. Bien que physiquement très différente de Prim, elle avait ce même regard terrifié et innocent. J'eu immédiatement envie de la protéger. La protéger comme je n'ai pas pu protéger ma petite sœur, la protéger pour qu'elle ait la vie qu'elle mérite. Je sentis mon cœur gonflé et mes yeux me picotaient tandis que j'observais cette jolie petite fille marchait vers sa perte.
Je m'apprêtais à me lever mais arriva notre propre moisson. Effie se plaignit d'Haymitch qui avait faillit faire tomber sa perruque et je dus me retenir de lui hurler dessus. Comment pouvait-elle se plaindre de l'état de sa perruque alors que des parents venaient tout juste de voir leurs enfants partir pour la morgue ?
L'Effie de la télévision annonça le nom de la petite fille que j'avais remplacé. Ce fut une torture pour moi de voir son visage si identique à celui de Prim, les larmes aux yeux, s'avançait vers une Effie trop joyeuse. Je me vis me porter volontaire et le choc de tout le monde s'afficher sur leur visage. A ma grande satisfaction, mon visage n'offrait rien. Les commentateurs se demandaient ce que je pouvais ressentir et pourquoi je m'étais porté volontaire, ou encore si j'avais un talent secret. L'un d'eux annonça que j'étais une beauté et qu'il avait hâte de me voir pour l'ouverture de la cérémonie. J'aurais sans doute était flatté si ça ne venait pas d'un homme aux sourcils rose et à la peau bleu mais je ne ressentais que du mépris pour eux. Je pus voir de mes yeux, Haymitch passait un bras autour de mes épaules et sa tentative de défier le capitol avant de s'écrouler par terre à la plus grande consternation d'Effie tandis que les commentateurs riaient à gorge déployé.
Enfin arriva, le tour du garçon de mon district et j'appris enfin son nom.
-Rory Hawthorne !
Si quelqu'un a un avis, bon ou mauvais, j'aimerais beaucoup l'entendre ! Je suis actuellement en train d'écrire le chapitre cinq, mais comme je modifie toujours les chapitres précédents, je m'accorde quelques jours avant de poster le chapitre trois.
J'espère que vous avez aimé,
Bises,
Lady Scatty.
