Voir premier chapitre pour la description.

Je rappelle juste que c'est la magnifique Evandar qui a écrit l'histoire ! ^^ !

Place au chapitre !!


Serpens armarum

Chapitre 2 : Le marché


Le reste de l'année passa rapidement et calmement. L'incident de la Chambre s'étant déroulé une semaine avant l'arrêt de l'école pour l'été, Harry était déterminé à profiter de ses amis avant de devoir repartir chez les Dursley.

Mais ses amis - ainsi que des gens qu'il ne pensait pas avoir rencontré auparavant - semblaient avoir d'autres projets. Ils voulaient savoir ce qui c'était passé dans la Chambre, comment il avait tué le Basilic, comment il s'en était tiré sans une égratignure…Certains, Hermione en particulier, voulaient même qu'il leur montre la Chambre. Ils pensaient que se serait « génial » d'avoir la chance d'entrer dans la Chambre des Secrets maintenant que le Basilic était mort. A chaque fois Harry refusait. Il ne voulait partager ce qui c'était passé là-bas avec personne d'autre, maintenant qu'il l'avait dit au directeur. Il ne savait pourquoi mais il se sentait très proche de lui. Ron, de son côté, était plus qu'heureux de partager le - très exagéré - récit avec la foule. Les autres élèves buvaient ses mots bien qu'ils regardaient toujours Harry pour qu'il confirme ses propos.

La seule chose dont Harry était capable de parler était à propos de comment Fumseck « l'avait soigné ». Il cachait toujours la blessure que la dent du Basilic lui avait faite en perçant son bras. Il avait déchiré l'un des vieux T-shirt de Dudley pour en faire des bandages et faisait attention à toujours porter de longues manches. Il était impossible d'avoir survécu à la morsure tout seul, sans même une petite larme de phénix, et la dernière chose qu'il voulait était d'annoncer qu'Harry Potter, le Garçon-qui-a-survécu, avait encore survécu à quelque chose qu'il n'aurait pas dû. Alors il n'avait rien dit sur sa blessure, ni sur les étranges couleurs qu'il voyait, ni sur les douleurs qui le prenaient parfois au corps.

Il ne savait pas vraiment ce que représentaient ces symptômes. Il faut dire qu'ils ne l'ennuyaient pas vraiment ; il pouvait stopper la douleur et les étranges couleurs qui flottaient devant ses yeux étaient faciles à ignorer- il pouvait toujours voir à travers elles de toute façon. Mais bien que ce ne soit pas gênant, il voulait quand même savoir pourquoi elles étaient là.

Malheureusement, les recherches qu'il effectua à la bibliothèque ne révélèrent rien. D'après les rares livres qui parlaient du Basilic, personne n'avait survécu à sa morsure à moins d'avoir un phénix sous la main. Et encore plus malheureux, à chaque fois qu'il entreprenait des recherches, il devait supporter Hermione qui mettait son nez partout. Il respectait son intelligence et sa capacité à trouver des informations ; il savait qu'elle était plus intelligente que lui et qu'elle aurait été d'une grande aide pour trouver ce qu'il voulait savoir, mais ça l'agaçait. Pour la même raison qu'il ne voulait pas l'emmener, elle ou n'importe qui d'autre, dans la Chambre, il ne voulait pas l'impliquer dans ses recherches. C'était trop privé, trop personnel ; et son méthodisme et sa manie de fourrer son nez partout lui tapaient sur les nerfs. Il savait qu'elle voulait juste l'aider mais il ne pouvait pas la laisser faire.

Harry passa donc la majorité des derniers jours de sa Seconde Année à Poudlard, allongé sur la pelouse avec ses camarades Griffondor. Il savourait la rare occasion qu'il avait de se dorer au soleil en paix. Même les Serpentard semblaient satisfaits de les laisser seuls.

L'heure d'embarquer dans le Poudlard Express et de retourner dans le monde moldu vint trop rapidement au goût d'Harry. Il appréhendait l'idée de retourner au 4 Privet Drive et son petit-déjeuner avait du mal à rester dans son estomac. Le traiteraient-ils de la même façon que l'été dernier ? L'enfermeraient-il loin de sa malle et Hedwige dans sa cage ? Ca ne l'étonnerait pas d'eux.

Sa morosité ne passa pas inaperçu devant ses amis. Aussi Hermione passa un bras par-dessus la table pour le toucher gentiment. « Tout ira bien Harry. Je sais que l'été dernier a été dur pour toi. Tu n'auras qu'à te calmer et maîtriser ton tempérament. »

Harry grinça des dents. « Ce n'était pas ma faute tu sais. » Marmonna-t-il. « Ce n'est pas comme si j'avais demandé à Dobby de venir et de gâcher le dîner. »

« Ouais. » Fit Ron. « Et ce n'est pas comme si enfermer quelqu'un et l'affamer était une punition normale non plus Hermione. »

Hermione mordit sa lèvre. « Je sais. Mais Dumbledor ne l'aurait pas laissé repartir s'ils le haïssaient vraiment. Je veux dire, ce n'est pas comme s'ils allaient le blesser ou quoi que ce soit d'autre, non ? »

Harry décida de ne pas mentionner le fait qu'il avait passé la plus grande partie de son enfance dans un placard, ainsi que les coups qu'il recevait après avoir fait de la magie accidentellement. La confiance d'Hermione en l'autorité, particulièrement celle de Dumbledor, était inébranlable.

« Ouais, tu as raison Hermione. » Se contenta-t-il de dire tout doucement.

Elle renifla. « En tout cas, tu devrais faire de ton mieux pour éviter la confrontation. Je ne dis pas que tout est de ta faute mais si tu te calmais et décidais de suivre le courant, tes parents adoptifs devraient te laisser tranquille. »

« Je sais Hermione. » Grinça-t-il. « J'ai grandi avec eux, tu t'en souviens ? »

Hermione lui sourit. « Je sais Harry, mais parfois, tu es un peu têtu. »

Il l'ignora et retourna à ses œufs brouillés qu'il avait passé vingt minutes à disposer autour de son assiette sans y toucher. Une autre chose qui avait changé depuis la Chambre était l'appétit d'Harry. Il n'avait plus très faim. Chose que les Dursley apprécieraient sûrement.

Le voyage en train lui-même fut plutôt silencieux. Ils jouèrent à la bataille explosive tandis qu'Hermione lisait. Malfoy fit son habituelle apparition dans leur compartiment, histoire d'avoir leur lot de sourires narquois et de piques avant les vacances puis repartit.

Harry tira Ron sur son siège juste après le départ de Malfoy et lui jeta un regard d'avertissement. Le visage et les oreilles de Ron étaient devenus aussi rouges que ses cheveux et Hermione semblait avoir du mal à retourner en mode lecture.

« Je jure qu'il le payera l'année prochaine. » Grogna le rouquin. « Je vais avoir une nouvelle baguette et la prochaine fois que je verrai Malfoy, je lui jetterai un sort si puissant que ses ancêtres le sentiront. »

« Ron ! » Commença Hermione. « Je ne pense pas que - »

« Je ne sais pas, camarade. » La coupa Harry. « C'est ce qu'il veut, non ? Que tu perdes ton sang-froid je veux dire. »

« Probablement. » Admit Ron. « Mais ce serait tellement cool ! »

Harry se mit à rire. « Mais réfléchis, peut-être que si pour une fois tu l'ignorais, se serait lui qui serait agacé. Je veux dire, les idiots comme Malfoy aiment attirer l'attention, donc ne pas lui en donner le ferait vraiment chier. »

Ron sembla peser la chose, aussi le brun continua. « Si tu essayes de te contrôler tout l'été, alors en Septembre, se sera plus facile de faire comme s'il n'existait pas. »

Le visage de Ron se fit souriant. « C'est vrai. Mais…je peux toujours encourager les jumeaux à créer quelques farces pour me venger de lui, non ? »

Harry acquiesça. « Bien sûr, tu peux même te joindre à eux. Mais ne te fais pas prendre. »

Ron se rassit sur son siège avec un air pensif. Hermione jeta à Harry un méchant regard auquel ce dernier haussa les épaules. Ron réagissait mieux aux encouragements qu'aux sermons, et cette fois au moins, il resterait hors des problèmes.

Hermione ne le voyait apparemment pas de cet œil. Mais Harry trouvait que ne pas parler avec Hermione était limite mieux que Ron se batte avec Malfoy.

L'oncle Vernon était tel qu'il avait toujours été : le visage coloré, gros et hargneux ; son épaisse moustache se hérissant de colère. Il se tenait à une distance évidente des Weasley, qu'il avait reconnu, et ses yeux se mirent à lancer des éclairs dès qu'il vit Harry.

Harry, de son côté, l'ignora complètement et alla saluer la famille de Ron et la remercier pour son cadeau de Noël. Puis il se détourna, redressa les épaules et marcha vers son oncle.

« Tu as pris ton temps, garçon. » Grogna Vernon dès qu'Harry fut assez proche pour l'entendre.

« Désolé oncle Vernon. » Dit-il immédiatement.

Vernon grogna à nouveau et se dirigea vers la sortie. « Ne traîne pas des pieds, garçon. » Lança-t-il hargneusement. « Nous sommes pressés. Il faut préparer la maison pour la venue de Marge. »

Le sang d'Harry ne fit qu'un tour. Sa tante Marge - pas sa vraie tante, vu que c'était la sœur de Vernon Dursley - était toute aussi étroite d'esprit que son frère. C'était une large femme rondelette avec une moustache presqu'aussi grande que celle de Vernon. Elle passait son temps à élever des bulldogs et avait un penchant pour les tweeds hideux. Elle aussi, comme la plupart des Dursley, idolâtrait la démarche bouffie de Dudley et traitait Harry comme de la merde.

« T-tante Marge vient ? » Demanda-t-il après avoir couru pour rattraper son oncle. « Pour rester avec nous ? »

« Bien sûr stupide gamin. » Renifla Vernon. « Elle n'a pas vu notre Dudley depuis qu'il a huit ans et le garçon lui manquait. » Sa face ronde se contorsionna en une grimace. « Bien sûr, elle emmène aussi son maudit chien avec elle. »

Harry frissonna. Ripper - le chien préféré de tante Marge - lui avait laissé de mauvais souvenirs. La dernière fois qu'elle était venue, il avait accidentellement marché sur sa patte et avait fini en haut d'un arbre. Tante Marge n'avait rappelé son chien qu'après le coucher du soleil.

Et Hermione pensait qu'il était provocateur…

« Um, oncle Vernon, j'étais en train de penser. Tante Marge ne m'aime pas vraiment, et je ne ferais que la gêner, alors…si je fais mes corvées et tout le bazar avant qu'elle n'arrive, peut-être que je pourrai partir et rester ailleurs pendant son séjour. Il y a un pub à Londres qui loue des chambres - à mon compte - peut-être que je pourrai rester là-bas et ne plus vous traîner dans les pattes. »

Vernon fronça les sourcils et émit une sorte de bourdonnement pensif. Harry savait qu'il avait proposé à son oncle une bonne affaire : la plus grande partie des vacances sans la présence répugnante d'Harry et toutes les corvées difficiles et ennuyeuses faites à temps. Et personne, pas même Vernon, ne pouvait nier combien Marge serait contente de l'absence d'Harry durant son séjour.

« Très bien garçon. » Dit Vernon alors qu'il regardait Harry se débattre pour mettre sa malle dans le coffre de la voiture. « Marché conclu. Tu fais tes corvées et te tiens correctement les dix jours précédents l'arrivée de Marge et je te conduis à ton fichu pub. C'est où d'ailleurs ? »

« Charing Cross Road, oncle Vernon. » Répondit-il. « Merci Monsieur. »

Vernon renifla et déclara d'une voix désagréable. « Ne me remercie pas garçon. Je ne te fais pas une faveur. Nous serons tous plus joyeux si tu n'es pas dans les parages, et une fois à la maison tu travailleras plus dur, compris ? Et je ne paye pas pour ta petite excursion. Tu n'auras qu'à trouver la monnaie ailleurs. »

« Oui oncle Vernon. »

Il avait une bonne situation financière de toute façon. Il venait simplement de s'assurer un été de liberté. Tout ce qu'il avait à faire maintenant, c'était de tenir jusqu'à la fin du marché.


Et voilà un nouveau chapitre ^^ J'espère qu'il sera autant apprécié que le premier. Comme je l'ai dis dans les reviews signées, ceci est le chapitre intermédiaire, pour mettre en place les prochains évènements...Le prochain sera des plus croustillants.

En tout cas, pour les reviews anonymes, merci beaucoup, ça fait plaisir ^^

Et pour tous les autres merci beaucoup beaucoup, j'ai transmis à Evandar, ça lui fait hyper plaisir à elle aussi.

Si jamais il y a encore un passage de pas clair dans le chapitre, une petite review et je corrige ^^

Sinon, on peut toujours envoyer une review pour rien dire, ça dérange pas ^^ !!

Good night and good luck ! ^^

mava-chan ! ^^