Traduction : Funnyway
J'aime bien quand House est un enfer d'égocentrisme, même au lit, ça me parait plutôt réaliste. Et puis c'est drôle, si on le prend comme le jeu que c'est censé être bien sûr. Je me suis permise de modifier le titre français pour que le jeu de mots soit en conséquence.
Auteur original : Kantayra
Titre original : An exchange in sentiments
Rating : M
Résumé : House est excité. Wilson essaye de dormir. Devinez qui va gagner ?
Échange de bons sentiments
« Wi-i-i-i-ilson ! » chantonna une voix à deux centimètres de son oreille.
L'intéressé grogna et tourna le dos au très imposant et très épineux souci dans le lit avec lui.
« Eh, Wilson ! » Une série de tapes sèches à l'arrière de l'épaule droite le frappèrent. « Réveille-toi, je bande.
— Humm-gnngh ! » rétorqua Wilson en signe de protestation avant d'écraser un oreiller sur sa tête. Pour quelques secondes un silence béni se fit, durant lequel il s'endormit presque et puis :
« Oh, James… »
Des doigts brûlants glissèrent sur sa colonne vertébrale, saisirent l'ourlet de son boxer et essayèrent de le baisser. Heureusement, les hanches de Wilson ancrées dans le matelas stoppèrent leur descente après quelques centimètres.
« V't'en… » grommela le plus jeune.
« Eh, Jimmy. » House commençait à s'impatienter. Pas que ce soit un état inhabituel chez lui ou quoi que ce soit. « Jimmy-boy ! »
La claque sur son épaule fut cette fois presque assez forte pour le faire tomber du bord du lit.
« Réveilles-toi !
— Laacheumoi' quille ! » Wilson frappa à l'aveuglette avec l'oreiller et fut certain d'avoir eu House en pleine poitrine.
« Non. » lui répondit son amant d'un ton boudeur.
— Si. » Wilson ouvrit les yeux à contrecœur et jeta un coup d'œil à l'horloge. Ce qui fut suffisant pour le réveiller totalement. « Je—Quoi ? Greg, c'est trois heures du matin, putain ! »
— Tu es réveillé, alors ? » répliqua House effrontément. « Génial ! Allez, on baise ! »
Sa main s'empara à nouveau de l'élastique de son boxer. Wilson dégagea celle-ci d'une claque.
— Tu me réveilles à trois heures du matin pour t'envoyer en l'air ? »
House prétendit y réfléchir un instant.
« Peux-tu trouver une meilleure raison de te réveiller ? »
Cette fois, sa main se fit plus persistante dans ses tentatives pour abaisser le boxer, malgré l'intervention du matelas et de Wilson.
« Hum, ouai. » ce dernier prit une expression pensive. « Si tu as une crise cardiaque fatale dans ton sommeil, alors oui tu peux me réveiller. Seigneur, Greg, tu sais que j'ai une réunion à sept heures et demi !
— Ce qui veut dire que nous ne pourrons pas baiser avant que tu fonces au boulot ce matin. » rétorqua House avec logique. « Par conséquent, nous devons baiser maintenant ! »
Wilson râla et retomba contre les oreillers.
« Tu es incroyable... » Il frotta son visage d'une main.
« Non, tu es censé attendre après le sexe pour me dire ça. » le corrigea House.
« Je te déteste. » décida Wilson.
« Super. A poil ! » House balaya l'air de la main en signe de frustration.
Wilson gémit.
« Si je te suce, est-ce que tu me laisseras me rendormir ? »
Il faisait noir mais Wilson voyait suffisamment pour savoir que le visage de House avait cet air de "tu es un parfait imbécile", celle qui était d'habitude réservé aux patients de la clinique avec un simple rhume.
« Bien sûr, huh !
— Bien. » ronchonna Wilson « Allonge-toi et enlève ton pyjama.
— C'est tout ? » pointa House tout en faisant ce qu'on lui avait demandé. « Pas de cœur ? Pas de fleur ?
— Je refuse de faire dans le romantique à trois heures du matin. » répliqua Wilson.
— Je devrais te réveiller à quatre heures, alors ? »
Il y avait toujours ce point critique avec House où l'un des deux pouvait choisir de continuer l'inutile et l'insensé débat indéfiniment, ou alors l'un des deux pouvait simplement la fermer et faire ce que House voulait. Étant donné que Wilson avait vraiment besoin de dormir, il choisit la seconde option.
« Je ne sais pas pourquoi je te supporte. » Wilson marmonna puis il prit le sexe de House entre ses lèvres avant que celui-ci ne puisse rétorquer quelque chose.
House laissa échapper un petit bruit de surprise puis il soupira et s'appuya complètement contre le lit, ses hanches ondulant doucement au rythme de la bouche de Wilson.
« Si tu crois que tu vas me distraire pour avoir le dernier mot, tristement tu vas devoir faire un raide apprentissage… »
Wilson ne s'abaissa pas à donner une réponse. House n'avait pas la plus grande des endurances ces derniers jours, alors s'il pouvait le faire jouir vite et fort, House devrait tomber endormi sous le choc. C'en était presque effrayant à quelle vitesse Wilson avait appris à anticiper et manipuler les caprices sexuels de son amant tout comme le reste de sa personnalité délirante.
« Je sais ce que tu es en train de faire. » l'accusa House, l'air coincé dans la gorge alors que Wilson accélérait les mouvements de sa bouche, sa main serrant la queue de House à la base pour créer une friction sur toute la longueur. C'était bien trop tôt dans la matinée pour tenter une gorge profonde.
« Et ça ne marchera pas. » conclut House
Wilson tenta de répondre un Ah, non ? mais qui s'entendit plutôt comme un Hmpf, mmon ? L'esprit des mots était intact en revanche.
« Seulement parce que toutes les infirmières t'ont dit que tu avais un don divin pour —oh, putain ! »
Wilson ne put s'empêcher de sourire malicieusement en triomphe, avant de recommencer ses mouvements de langue. Le poing de House frappa le matelas plusieurs fois avant que ses yeux s'ouvrent à nouveau et qu'il arrive à reprendre le contrôle de lui-même.
« Bâtard ! » Il regarda Wilson et s'enfonça entre ses lèvres, une fois de plus.
De toute évidence, c'était le moment de sortir la grosse artillerie. Wilson reprit les coups de langue de plus belle car, pour une curieuse raison qu'il n'avait jamais été capable de comprendre, ce son excitait terriblement House. Franchement là-dessus, Wilson pensait que House avait perdu l'esprit. Mais bon il avait toujours pensé ça et il supportait House de toute façon. D'étranges concessions dans la chambre était un petit sacrifice après tout ce qu'il avait fait pour House. La deuxième raison était que cela lui donnait plus d'humidité avec laquelle le caresser. House siffla quand Wilson alla plus vite et plus durement puis House parvint à se reprendre suffisamment pour jeter un dernier regard à son amant avant de totalement perdre pieds. Wilson s'écarta juste à temps. L'haleine du matin était bien assez mauvaise sans ajouter le goût du sperme par-dessus.
« Mauviette. » se moqua House, souriant encore béatement.
« Trou du cul. » répondit Wilson.
House grommela en guise de réponse, fouilla à l'aveugle jusqu'à ce qu'il trouve un vieux pantalon de Wilson sur le sol à côté du lit et l'utilisa pour se nettoyer. Wilson eut un sérieux débat mental sur le fait de s'énerver ou pas, mais c'était probablement ce à quoi House s'attendait. Confirmant ses soupçons, l'intéressé lui jeta un regard plein d'espoir, attendant une réaction.
« Peu importe. » grogna Wilson, roula sur le dos de façon à être contre celui de House et essaya de se rendormir.
« Tu ne veux pas que je te retourne la faveur ? » La voix de House était somnolente. Ce qui était à leurs âges, le signe soit du meilleur, soit du pire moment sexuel. Mais c'était un K.O certain.
« Tu peux me donner un bon cadeau. »
House grommela puis un peu trop vite Wilson put entendre sa respiration prendre le rythme régulier du sommeil. Ce qui était tout aussi bien, parce que si House avait été éveillé, il aurait probablement deviné que la revanche diabolique de Wilson serait d'utiliser ce bon cadeau à six heures du matin. Une de ces nuits où House ne se coucherait pas avant une heure du mat'. Avec le sourire heureux d'un esprit diabolique, Wilson enfouit sa tête dans l'oreiller et se rendormit.
FIN
