Hello à tous, voici la suite de cette histoire. Nous restons sur un PDV Alec qui va continuer la suite de cette soirée où il est perdu dans les faubourg de New york. Je ne vous en dit pas plus ( attention rating M pour le style d'écrit et du lemon)

Enjoy


Chapitre 2 : la zizanie

Donc je vous le disais avant d'aller prendre une tasse de café, je l'aimais à en crever mais je ne sais pas si lui aussi partageait pour moi des sentiments équivalents, malgré tout il me semblait voir un intérêt certain dans son regard.

Magnus aimait parler de mes passions et savoir ce que je faisais et ce qui me motivait dans la vie. Nous en parlions durant des heures parfois, même si cela était rare. Car tout dépendait du bon vouloir de Môsieur, si celui-ci décidait de nous accorder du temps, alors durant ces moments-là nous restions assis l'un à côté de l'autre, partageant nos rêves et espoirs pour le futur atour d'un cocktail devant la grande baie vitrée de l'appartement de mon boyfriend.

Avec un réel plaisir, je découvris d'autres facettes de Bane. Celle d'un type drôle et amusant, qui riait assez facilement et adorait s'amuser et à organiser des soirées pour des prétextes plus que ridicules. Celle qui m'a le plus amusé ce fut l'anniversaire de son chat.

Magnus est un gars qui malgré ses apparences d'égoïste s'intéressait beaucoup aux autres, qui tenait à ses amis et détestait les voir souffrir.

Celle d'un type avec la main sur le cœur, qui donnait facilement sans attendre quelque chose en retour.

Mais je fus aussi confirmé dans mes doutes. Il était bel et bien un vrai « fils de chien, « un sale bâtard « un connard pur souche », un salaud qui s'assume »

Oui je sais je suis encore contradictoire. Vous vous dites putain ce gars il dit blanc, il dit noir mais en fait est ce que ses problèmes ne viennent pas de sa tête, faudrait peut-être l'hospitaliser. Et bien NON voyez-vous. Rien n'est blanc ou noir, tout est nuance et Magnus est un éventail de 50 nuances de gris à lui tout seul.

Magnus est un type génial avec ceux qui le connaissent (et qui n'ont pas la bêtise de coucher avec) et avec ses amis. Mais en amour, c'est un goujat, hm oui c'est le terme exact. Il se fout complètement de faire souffrir ou pas tant que lui ressent du plaisir et de la satisfaction. Je pense sincèrement qu'il ignore même la signification du mot "aimer" ou sinon il doit le confondre avec "baiser".

Quoi ça vous choque, attendez c'est vous qui vivez avec lui depuis deux ans ? Non, alors on ferme son clapet et on m'écoute.

Donc voilà pourquoi, maintenant, vous allez mieux comprendre pourquoi je me retrouve totalement trempé, gelé jusqu'à la moelle, et perdu au milieu de je ne sais où.

Hey ne me dites pas que vous avez oublié ma dispute avec mon petit ami tout de même et qu'il m'a laissé comme une vieille chaussette sur le bord de la route ? Je vois que vous vous en rappelez.

Alors je disais que « mon mec » était un monstre sans cœur et blasé des sentiments des autres. Pour faire court, il se fiche de me faire souffrir ou pas. Et juste pour prouver mes dires, une fois de plus, hier enfin tout à l'heure en fait, enfin vous comprenez. Bref je vais faire court. Nous étions partis à une fête chez des amis. Fête qui se poursuivit en boite de nuit. Jusque-là rien d'anormal. Tout va bien. En début de soirée tout s'est parfaitement bien passé, je voyais Magnus faire du charme, flirter comme à son habitude, mais sans exagérer. Je le laissais faire car je savais qu'il serait sage vu que je n'étais pas très loin. Ouais, je veille au grain et alors ? Je fais juste attention à ce qui m'appartient !

C'est quand nous quittâmes la soirée chez nos amis et que nous nous rendîmes tous en boite que tout partit en vrille. Comme à notre habitude on va au pandémonium, sa boite de nuit préférée, en plus il connait le patron, c'est un ami à lui du nom de Ragnor. Et forcément on va directement dans le carré VIP.

Comme je crevais de chaud et de soif, à peine arrivés, je file nous chercher quelques boissons au bar. En arrivant à notre table, Magnus a disparu. Il est sur la piste de danse se mouvant langoureusement avec un gars du même âge que lui. Ce gars hyper beau et bien moulé dans son pantalon de cuir, profitait de la danse pour déboutonner le haut de sa chemise. Bref le frotti frotta augmentait à me rendre dingue.

Là, je compris qu'il y avait « anguille sous roche ».

Je ne suis pas con, je voyais déjà ce qui allait se produire.

Furax de voir mon mec danser avec ce pauvre type, je fonce sur la piste et je m'impose pour prendre la place de ce gars. Je me mis à onduler sur la piste faisant comprendre aux autre que Magnus est à moi, je me frotte à lui langoureusement. Je la joue collé serré et je sens que dans son pantalon, il profite bien de ma petite attention. Non seulement j'aime danser mais en plus quand c'est pour faire chavirer Magnus c'est encore plus grisant. Le sentant enfin re-captivé par ma personne, je le traine jusqu'à une table libre et il s'installe sur le canapé. Je m'assois sur les genoux de mon petit ami et commence à l'embrasser goulument pour faire comprendre au prochain idiot qui le regarde avec trop d'insistance qu'il est à moi. Bane répond à mon baiser. Il adore me voir jaloux, alors j'en profite. C'est comme un jeu entre nous, bien que je n'ai pas encore saisi parfaitement toutes les règles. Je glisse une main sous sa chemise, caressant lentement ses pectoraux et son torse. Mag's me mordille juste au niveau du cou et de l'oreille, un de mes points sensibles, j'en tremble de plaisir.

Nous nous caressons comme cela pendant quelques minutes, avant que des amis avec lesquels nous sommes venus ne nous fassent remarquer que nous n'étions pas dans une chambre d'hôtel.

Purée pourtant j'avais envie de lui.

La soirée avance et je me détends peu à peu, étant moins sur mes gardes, l'alcool aidant, je vais à nouveau me défouler sur la piste. La musique m'enivre, je me laisse porter, bref un instant parfait. D'où je me trouve, je vois mon boyfriend accoudé au bar en train de boire. Il ne drague pas, je suis rassuré et je continue à me trémousser gaiement faisant parfois quelques figures apprises à la fac.

En retournant à notre place histoire de reposer un peu mes pieds, mon brun a disparu. Je le cherche des yeux mais ne le vois pas. Je demande aux personnes avec lesquelles nous sommes venus si elles n'ont pas vu Magnus mais rien.

Finalement, je me dis que je suis un idiot de m'inquiéter comme ça et je décide d'aller me rafraichir un peu mon visage rougi par l'alcool et la chaleur, aux toilettes.

Ce fut une très... très mauvaise idée.

La musique du pandémonium battait son plein pourtant dans une des cabines je pouvais percevoir des gémissements de plaisir. Décidément, y a des personnes qui n'ont pas de manière, aucune manière. Bordel mais trouvez-vous une chambre, pensais-je en me passant de l'eau sur le visage.

Au moment de sortir, les gémissements devinrent, des petits cris étouffés. Merde ce n'est pas vrai ! je les reconnaitrais entre mille. Je connaissais ces gémissements pour les avoir entendus étouffés lors de nos parties de jambes en l'air torride. Mon sang ne fait qu'un tour, je passe du blanc comme neige au rouge colère. Putain, j'y crois pas. Je me rapproche un peu plus de la porte de la cabine et tend plus attentivement l'oreille. J'ai la confirmation que c'est la voix de mon mec et j'espère me tromper. D'une main hésitante je pousse la porte, qui n'est même pas verrouillée, et je reconnais le mec sexy qui dansait avec Magnus sur la piste.

Mon boyfriend est assis sur la cuvette, les yeux fermés, la tête rejeté vers l'arrière, le pantalon descendu jusqu'aux chevilles. L'autre homme se tient à genoux entre ses cuisses et pratique l'oral sur mon mec.

Non mais ne comprenez-vous pas que ce gars, qui sort de je ne sais où, fait une fellation (vous préférez ce terme je suppose c'est plus correct, moins vulgaire hein ? pourtant je pensais à bien pire) à MON PETIT AMI ou pas ? Mon petit ami !

Je reste sans voix et mets bien presque trente secondes avant de reprendre mes esprits. Une colère sourde et soudaine m'envahit.

Je ne suis pas une fille moi ! Je ne vais pas partir en courant et chialer sur l'infidélité de mon homme.

Il a intérêt à avoir une fameuse explication. Je suis du genre à réagir au quart de tour quand il s'agit de Magnus. Je commence par gueuler en demandant ce que fout ce putain de bâtard entre les genoux de mon petit ami.

Le mec surpris n'a pas le temps de se relever que je le tire par le col de sa chemise et bien qu'il fasse plus d'une tête de plus que moi, lui mets un direct du droit dans sa tronche-de-fils-de-chien-de-voleur-de-petit-ami.

Magnus est ahuri de s'être fait prendre et reste sans réaction, mais le trouble se lit sur son visage. Je lui dis de remonter son pantalon et de remettre « popol » au chaud avant qu'il n'attrape froid.

J'ai parfois l'humour noir mais bon, pas trop le choix avec n gars pareil. Si je crie il s'en fiche alors je tente des trucs qui pourraient le faire réagir. Voyant qu'il se fichait encore de moi, je lui colle une droite sur sa belle-gueule-de-sale-type-ultra-infidèle. J'espère qu'il aura un bel hématome sur sa face d'ange.

Je me retourne vers l'autre type qui est au sol et déverse sur lui toute ma colère, le frappant plusieurs fois jusqu'à m'en faire mal. Je sais, je me défoule sur la mauvaise personne, mais que voulez-vous, je fais avec ce que je peux. Je suis hors de moi, incapable de résister à l'envie de pousser ma gueulante mais pourtant j'arrive à me calmer. J'ordonne à ce bâtard de ne plus approcher mon mec ou sinon c'est direction l'hôpital.

Je pense d'ailleurs que grâce à moi, il ne piquera jamais plus le copain de quelqu'un

Une fois seul, Bane qui a repris ses esprits et son masque impassible sur le visage me fixe droit dans les yeux sans même avoir une once de remord au fond de ses prunelles obscures. Juste déçu d'avoir été surpris.

Je le défi de mon regard bleu sombre d'oser me mentir et de me donner une explication à ce qui vient de se passer.

Je vous ai dit que mon mec est le pire salopard de toute la terre, un bel enculé de première et bien en voici la preuve.

Devinez ce qu'il ose me sortir pour justifier son acte ! Je n'aurais pas été aussi énervé, je crois que j'aurais applaudi tellement ce qu'il répond est beau. Je le cite mot pour mot car cette phrase je vais la garder dans le best of des excuses à retenir tellement elle est belle :

« Sucer c'est pas tromper. »

Vous le croyez-vous ? Et moi qui m'emporte pour rien vraiment ! Non il ne me trompait pas, non puisque ce n'était pas lui qui suçait et surtout qu'il ne fourrait pas sa putain de queue dans le derrière d'un autre. Comme j'étais bête. J'ironise les gars, je suis furax !

Je restai coi incapable de répondre ou de réagir, les mots me manquaient, j'étais humilié, poutré et blasé. Il me trompait et se fichait de mes sentiments.

Je sais, vous devez penser que depuis le temps que nous sommes ensemble, je dois être habitué à être un cocu de service. Une fois de plus ou une fois de moins ou est la différence. La différence est dans le fait que là je l'ai surpris sur le fait. Ne pas voir et savoir est différent de voir. En temps normal je l'apprends pas une de ses connaissances ou par des rumeurs. Quand cela se produit, il revient vers moi câlin, attentionné, amoureux, langoureux

Mais le voir vraiment, ça fait un coup, je n'arrive pas à expliquer la douleur que je peux ressentir au cœur en cet instant précis. J'ai l'impression que l'on me l'arrache alors que je suis encore conscient. Mais c'est son indifférence qui m'achève réellement.

J'ai qu'une seule envie c'est de pleurer comme une fillette mais je ne veux pas lui donner ce plaisir. Je serre les poings, retiens mes larmes et ma tête se met à tourner. Je quitte ces chiottes en vitesse pour retrouver l'air frais et éviter de tomber dans les pommes. Je sais qu'il me suit mais je me moque de lui ou de ses attentions. Je ne le regarde pas, Je baisse la tête et murmure plus pour moi que pour m'adresser à lui que je désire rentrer à la maison.

J'enfile ma veste en cuir et je me poste à côté de la voiture. Je le vois arriver peu de temps après moi. C'est lui qui a les clés alors j'attends qu'il ouvre les portières. Nous rentrons dans le véhicule et il démarre sans dire un seul mot.

Ensuite vous connaissez la suite, la dispute, l'énervement, son indifférence, ma colère et moi sous la pluie seul et perdu.

Vous devez vraiment me prendre pour un con et je vous comprends car je le suis

J'avance sans savoir vraiment où mes jambes me portent. Mes chaussures sont trempées même à l'intérieur. Mag's ne reviendra pas, je le sais et je me sens nul d'un seul coup mais vraiment nul.

J'en ai marre, j'en peux plus, j'ai envie de tout larguer et tout laisser tomber, puis partir loin. Très loin.

Cette dispute est celle de trop. Le pire c'est que je ne suis pas raisonnable et pourtant je me sens coupable. Je me sens toujours fautif quand il me trompe car j'estime ne pas être à la hauteur. Je ne dois pas le combler, je ne dois pas être ce qu'il attend d'un vrai compagnon avec qui passer sa vie. Je ne dois pas assez l'aimer ou peut être que je l'aime trop qu'il se sent étouffé.

Je ne veux pas que tout s'arrête entre nous. Je ne veux pas que cela soit fini avec Magnus. Je ne veux pas qu'il me quitte, qu'il me plaque, que l'on rompe. Mais j'en ai assez de pleurer chaque fois à cause de lui.

Je suis fatigué de subir ses infidélités et de faire comme si je ne voyais rien. Je ne veux plus continuer à subir ses infidélités et faire semblant de ne rien voir. J'en ai plus qu'assez de cacher ma douleur et ma peine derrière de faux sourires.

Je veux que Magnus sache et comprenne la souffrance qu'il m'inflige. Cette douleur qui ronge mon cœur et mon âme et qui pourtant me rend complètement dépendant de lui.

Il me détruit et il n'en a même pas conscience. Je me perds chaque jour un peu plus dans cette relation dévastatrice. J'ai peur de franchir le point de non-retour.

J'aime cet homme comme je n'ai jamais aimé et je pense que si cela se finit entre nous, je n'aimerai plus jamais personne de cette manière aveugle et soumise comme je l'aime.

Mais je veux qu'il arrête, qu'il cesse de me blesser comme il le fait. Qu'il me montre un peu d'amour et de respect. Juste qu'il m'aime un tout petit peu. Qu'il me considère comme son égal au moins une fois. Je suis dingue de croire ça car je sais que cela n'arrivera pas. Je peux toujours rêver, même en priant pendant mille ans cela ne se produira pas. Mes prières resteront veines.

Si je mets un terme à cette histoire, il se reconstruira avec quelqu'un qui le comblera de bonheur et notre relation ne sera qu'un souvenir parmi tant d'autre, une passade, un rêve peut être. Il m'oubliera bien vite dans les bras d'une de ses maitresses ou un de ses amants. Même si moi j'en meurs, lui m'oubliera, se perdant dans le corps d'une autre.

Il ne m'a jamais aimé, je l'ai compris ce soir. Je me suis entêté à faire de lui mon homme alors qu'il ne ressentait rien pour moi ou sinon cela devait être de la pitié. Ou encore qu'il me gardait à l'œil pour que je ne révèle pas ce que je savais sur lui.

Toute notre histoire n'était rien de plus qu'une simple mascarade. Et le pire c'est que c'est moi qui aie engendre cette mascarade, si je n'avais pas fait cet odieux chantage, je serais tranquille à l'heure- qu'il est avec quelqu'un de gentil et d'aimant, pas ici dans ce coin paumé de la ville. Sans m'en rendre compte des larmes ruissèlent sur mes joues se mêlant à l'eau de pluie. Je me sens si pathétique. Je ne ressens même plus le froid qui s'infiltre sous mes vêtements mouillés. Si seulement je pouvais crever dans le caniveau d'une pneumonie.

Je continue de marcher sans vraiment savoir où je vais, me laissant porter par mes jambes lourdes et fatiguées, mais je m'en tamponne aussi.

Je ne sais pas durant combien de temps j'ai marché ainsi sans but avant qu'une voiture ne s'arrête à mon niveau. Une jeune femme descend la vitre de l'auto et me demande si je veux qu'elle me dépose quelque part. Je dis oui et grimpe dans le véhicule. Sûrement que la conductrice a dû me prendre en pitié, pour me proposer de me déposer vers l'arrêt de bus le plus proche.

J'arrive au bas de l'immeuble dans lequel se trouve notre appartement, je monte et quand j'entre enfin « dans notre loft » toutes les lumières sont éteintes.

Magnus n'est pas à la maison !

Vous voulez savoir comment je peux le savoir ? C'est simple, à chacune de nos disputes, il se barre chez une de ses maitresses ou amant et tire son coup pour se détendre et se soulager. Rien que penser qu'il est dans les bras d'un autre ou d'une autre me fait gerber, mon cœur se serre, je ne peux plus respirer

Il rentrera apaisé en sentant le parfum. Mais moi, je serais allongé sur le canapé (je suis incapable de l'attendre dans notre lit alors qu'il se tape quelqu'un) feignant le sommeil et faisant semblant de ne pas sentir cette fragrance qui me fera pleurer. Je supplierai le ciel pour que Magnus m'aime un peu et qu'il me prenne dans ses bras. Mais il fera son rituel habituel, une douche et puis au lit sans se soucier de moi

J'ôte mon blouson et ma chemise dans le couloir menant au séjour me délestant de mon pantalon sur le trajet, sans allumer la lumière. Je me dirige vers notre chambre où le lit défait porte encore les traces de nos ébats. Une larme traitresse roule sur ma joue.

Nous avons fait l'amour peu avant de sortir hier soir. Je peux encore sentir son parfum de bois de santal mélangé à la sueur. Ses baisers brulants. Ses coups de rein puissants. Sa main imprimant à mon sexe un rythme aussi soutenu que celle de ses hanches cognant sur mes fesses. Nos halètements en cadence. Lui me demandant de dire son nom et quand je le fais ça l'excite encore plus. Il me donne alors des doux petits noms. Comme un con j'y crois. Ensuite je me sens jouir. Je crie son prénom. Il me mord l'épaule, la douleur agissant comme un aphrodisiaque. Je bande encore un peu plus mais finis par complètement jouir. Lui s'activant un peu plus sur moi. Donnant des coups violents contre mes fesses. Je sens son sexe prendre encore plus de volume. Il colle son torse contre le mien. Il me murmure quelque chose à l'oreille que je ne comprends pas bien, puis je sens son sperme chaud se répandre en moi et quelques gouttes glissent sur mes cuisses. Ce fut brutal et sauvage car nous étions pressés. Malgré le retard nous primes le temps de le refaire une seconde fois sous la douche. Je gémis encore sous les coups de rein de Magnus et il se déversa de nouveau en moi avec plaisir.

Tout cela me semble si loin, si j'avais su que c'était la dernière fois que nous faisions l'amour, j'aurais été plus actif, je l'aurais marqué, j'aurais tout fait pour qu'il se souvienne de moi. Il se serait rappelé mon visage et mon corps à jamais, de l'amour et du plaisir que nous ressentions à ce moment-là.

Je file sous la douche pour me réchauffer et m nettoyer de toutes les traces salines qui recouvrent mon visage. J'en sors une bonne demi-heure plus tard. Une fois habillé, je sors ma valise et deux gros sacs de voyage. J'ouvre les placards, prends tous mes vêtements et les fourre dans mes bagages. Je débranche mon pc portable, le range avec mes autres affaires. Il est déjà presque 7h du matin, je me dépêche de retirer les draps du lit et de les foutre dans la machine avec mes fringues déguelasses. Je téléphone à un taxi, dépose les clés sur la table et pour la dernière fois, je jette un ultime regard sur ce qui fut « notre appartement ». Une seule phrase résonne dans ma tête

« Adieu Magnus, Aku Cinta kamu. »

Je referme la porte et descends prendre le taxi qui m'attend déjà.

Comme l'imbécile que je suis-je pleure comme une fille pendant tout le trajet, le chauffeur me tend un mouchoir de façon compatissante mais je refuse de parler. Qu'on me laisse en paix

C'est fini ! Bel et bien fini !

J'ai l'impression de crever tellement j'ai mal. Rompre la veille du nouvel an quel cliché ! C'est pathétique ! J'accumule les mauvais scénarios là, je crains grave.

Oh vous, c'est bon ! Je vous vois bien là, à vous fendre la poire en deux en vous foutant de ma gueule. Mais j'aimerais bien vous y voir vous à vous retrouver seul sans personne la veille des fêtes de fin d'année. Haaa on rigole moins là hein ! Je souffre bordel ! Respectez la douleur des autres, merde ! de toute façon j'avais pris ma décision, je partais pour l'étranger finir mes études. Adieu Magnus enfin je l'espère.


TBC

Ariane

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Bisous