Origine : Gundam Wings
Disclaimer : Les personnages principaux ne sont pas à moi, mais à leurs auteurs respectifs. Quand on voit la vie que je leur fait mener, c'est pas plus mal...
Genre : shonen-ai
Couples : 1+2+1
Remarque : Bonjour à tous. Finalement, il ne m'a pas fallu longtemps pour écrire cet OS là... Faut dire aussi qu'il n'est vraiment pas long. Juste une petite scène qui m'est venue avant de m'endormir, en réfléchissant à cette saison et à la review de Sortilege qui voulait voir l'évolution de leur couple. J'ai donc pensé à ça hier soir, j'ai profité de la pause déjeuner de ce midi au boulot pour l'écrire et la voici ^_^
Le tour du lac en 4 saisons : Hiver
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Qu'il est beau ainsi... Glissant sur la glace comme si c'était la chose la plus naturelle du monde... Accoudé à la rambarde du ponton, je regarde Duo faire du patin sur le lac. Il gèle à pierre fendre, mais son sourire vaut bien un petit refroidissement.
Le nouvel an est passé depuis quelques jours, c'est son dernier jour de vacances. Demain, il retrouvera la grisaille de Genève et de son travail. Il a beau ne plus être sur le terrain, les choses qu'il découvre sur informatique sont apparemment déprimantes. Certains soirs, malgré ma présence et mes caresses, il lui faut plusieurs heures avant de se détendre et de s'endormir.
Il a commencé à neiger le jour de son anniversaire et la belle couche de poudreuse a tenu jusqu'à maintenant. Vu la température ambiante et les prévisions météo, elle n'est pas prêt de fondre. Le lac a commencé à geler début décembre, délogeant les deux couples canards sauvages qui y vivent à l'année. Il semblerait qu'ils aient élus domicile dans la basse-cour de monsieur Reverchon, qui les nourrit en plus de ses poules. Et pour Noël, le cantonnier du village a planté une pancarte au bord du lac : "patinage autorisé dans l'aire balisée". Lorsque Duo l'a vu lors de notre promenade dominicale, le sourire qu'il m'a fait aurait suffit à éclairer le village et toutes ses décorations de fête pendant deux semaines.
Nous sommes venus presque chaque jour depuis. Au début, il a essayé de m'apprendre, mais je n'aime pas trop ça. Je n'ai pas la maitrise de ma trajectoire et je n'ai pas assez d'équilibre. Alors je reste sur le ponton et je le regarde évoluer avec grâce.
Des gloussements tout proche me sortent de ma contemplation. Nos jumelles de voisines sont là, à se chuchoter des commentaires en regardant mon Duo... Attends, mon Duo ? Depuis quand suis-je aussi possessif envers lui ?...
Toujours est-il que je n'aime pas la façon dont elles le lorgnent. Je ne les ai jamais trop appréciées d'ailleurs. J'en ai parlé un jour à Quatre, bien avant que je lui demande de m'aider à trier mes sentiments pour Duo. Il m'avait répondu avec un grand sourire que j'étais jaloux. Sur le coup, je n'avais pas compris pourquoi cela le réjouissait autant.
Et maintenant que je me suis déclaré, leurs minauderies me tapent encore plus sur le système... Je sais que Duo les considère de la même façon que nos autres voisins, mais c'est plus fort que moi.
Pendant que j'essaye d'oublier la présence des deux glousseuses, Duo continue de glisser sur le lac. Je m'absorbe dans sa vision, littéralement ébloui, mais pas par la lumière du soleil qui se réfléchit sur la glace.
Soudain, je m'aperçoit que les deux filles se sont accoudées à côté de moi et me regardent à moitié avec crainte et à moitié avec curiosité.
- Excusez-moi monsieur. On peut vous poser des questions sur monsieur Maxwell ?
- Hn.
Ce n'est pas vraiment un acquiescement, mais elles le prennent comme tel puisque la deuxième continue :
- Vous vivez avec lui, alors vous devriez le savoir. Est-ce qu'il est célibataire ?
C'est vrai que nous sortons ensemble depuis un peu plus d'un mois, mais nous n'avons pas eu l'occasion d'officialiser notre relation. Autant Duo est expansif en privé, autant il est très discret en public. Et comme il fait nuit le matin, elles n'ont jamais dû me voir l'embrasser lorsqu'il part au travail. La question n'est donc pas très étonnante. Je n'ai pas le temps de chercher une réponse appropriée que la première reprend :
- Non, parce que vous savez, on le connais depuis un moment déjà et on l'a jamais vu ramener une femme chez lui. L'année dernière, un autre de ses amis était resté 6 mois, pour garder la maison parce que monsieur Maxwell était en mission sur Paris et qu'il ne rentrait que les weekends.
Il s'agit de Sam, le précédent petit ami de Duo. Il est parti un jour en lui disant qu'il ne supportait plus de rester tout seul dans cette maison paumée avec un chat hystérique en ne le voyant que sporadiquement. Je n'en revient pas qu'elles ne se soient pas rendues compte qu'ils sortaient ensemble. D'après les conversations que Duo peut avoir avec Agostina ou Dana, il n'a jamais caché son homosexualité à ses voisins. Mais je n'ai pas le temps de m'appesantir sur la bêtise de ces petites dindes que la deuxième prend le relais :
- On pense que c'est à cause de son boulot qu'il n'a pas de petite amie. Mais maintenant qu'il rentre tous les soirs, il s'est peut être casé. Vous le savez, vous ?
Et les voilà toutes les deux en train de me regarder avec de grands yeux suppliants. J'ai bien envie de les faire rager un peu, alors je me contente d'une réponse laconique :
- Oui.
Elles se regardent fugitivement avant de se retourner vers moi et de demander des précisions :
- Oui, vous le savez ou...
- ...Oui, il est casé ?
- Les deux.
Et je me tourne résolument vers Duo qui continue ses circonvolutions sur la glace sans se douter de l'attention dont il est l'objet. J'entends des chuchotements surexcités à côté de moi, mais je ne leur prête pas attention. Quelques minutes après, Duo s'aperçoit de la présence des deux pipelettes et il revient vers nous. Voyant cela et comprenant qu'elles n'ont plus guère de temps pour me poser des questions, elles cessent leurs chuchotements et me demandent en chœur :
- Vous pouvez nous dire qui c'est ?
Je me contente de sourire en coin. Elles me pressent de répondre en sautillant sur place, comme deux gamines faisant un caprice, mais je les ignore. Duo est maintenant à portée de voix et il salue les deux adolescentes. Puis, il vient s'arrêter en face de moi, de l'autre côté de la rambarde. La glace n'arrive pas tout à fait au niveau du ponton, mais les fers des patins compensent la différence. Il est donc juste à la bonne hauteur.
- Tu n'as pas trop froid, à rester sans bouger ?
Je me penche vers lui, encadre son visage de mes mains et lui répond que non dans un souffle, avant de poser mes lèvres sur les siennes. Simultanément, les jumelles poussent un cri d'effroi et Duo passe ses bras autour de mon cou pour ne pas glisser en arrière. Ainsi arrimé, il répond à mon baiser et j'oublie le reste du monde. Lorsque nous nous arrêtons enfin, par manque d'oxygène, je m'aperçoit que les deux filles ont disparu. Aux traces dans la neige, on peut même voir qu'elles ont fui en courant.
Je reviens sur le visage souriant de mon ange et reprend ses lèvres plus doucement. À la fin, il se recule un peu et se détache de moi pour contourner la rambarde. Tout en défaisant ses patins, il me demande :
- Alors, comme ça, on fait des frayeurs aux voisines ?
- Hn.
- Et je peux savoir de quoi vous parliez pour que tu leur fasses cette démonstration ?
- Elles voulaient savoir si tu étais casé. J'ai répondu à leur question.
Duo part d'un grand éclat de rire. Lorsqu'il se calme, je l'attire à moi et l'embrasse à nouveau. Puis, nous prenons le chemin du retour bras dessus bras dessous. Duo appuie sa tête sur mon épaule et demande doucement :
- Tu crois qu'elles ont compris maintenant ?
- J'espère. Mais s'il le faut, je suis prêt à recommencer cette scène autant de fois qu'il le faudra.
- Serais-tu jaloux par hasard ?
Cela me fait rougir. Il est perspicace, je le savais déjà, mais je ne pensais pas qu'il me poserait cette question aussi abruptement. Néanmoins, je décide de lui répondre franchement :
- Hn. Je crois que je leur en ai toujours voulu d'essayer de te séduire... Tu ne m'en veux pas ?
- Oh non, tant que ta jalousie se cantonne à repousser les importuns, au contraire, ça m'arrange.
Je lui souris et nous rentrons tranquillement chez nous. Lorsque nous passons la porte, j'entre-aperçois fugitivement les deux sœurs qui se cachent derrière le rideau de leur chambre. Qu'elles nous regardent de loin ou qu'elles nous fuient comme la peste, je m'en fiche, du moment qu'elles ne lorgnent plus mon ange...
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The End
Notes de l'auteur :
Et voilà. Bon, je l'ai écrit assez vite et corrigé encore plus vite, alors si vous voyez des fautes, n'hésitez pas à me laisser un mot ^^
