Disclaimer : la version de Liao que vous pouvez voir dans la fic est celle de Fenicina qui m'a gentiment proposé de reprendre le concept qu'elle utilise elle-même dans sa fic "You know my name" que je vous invite à aller découvrir. Elle est notamment disponible sur
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Le sable était encore chaud sous leurs pieds malgré l'heure. Attablés à une petite table à côté d'un de ces bars de plage servant des cocktails arborant de mignonnes petites ombrelles et des pics où s'agglutinaient quelques bonbons au gout chimique, ils se relâchaient de plusieurs mois d'intervention.
La fine équipe qu'ils formaient avait choisi un petit coin de paradis pour profiter du repos mérité après une intervention à Rio de Janeiro. Il faut dire que quand les permissions venaient, ni Jack ni Gabriel n'avaient de véritables buts. Reyes en particulier était du genre à rester dans ses appartements et à roder dans le quartier général quand l'envie lui en prenait mais l'idée d'aller à Los Angeles où il avait passé une partie de son enfance ne semblait pas le motiver énormément. Quant à Jack, cela se limitait à des visites rapides auprès de sa famille où le blond retournait profiter pendant quelques jours de l'Indiana, mais avec les liens créés sur les champs de bataille, les compagnons d'armes deviennent vite aussi importants qu'un frère ou une sœur.
Alors quand Ana leur avait dit qu'elle serait disponible et qu'elle avait une idée, ils n'avaient pas refusé. Oh, ils avaient été méfiant, ça sentait le traquenard mais ils avaient accepté. Et ils ne le regrettaient pas. Le petit bungalow où ils logeaient pour quelques jours était sur pilotis au-dessus d'une eau trop bleue pour sembler réaliste. Ils profitaient d'un de ces petits endroits que cette terre rongée par l'humanité avait réussi à conserver pur.
A leur arrivée, ils s'étaient effondrés comme des masses sur le canapé et n'avaient émergé qu'au matin empêtrés les uns contre les autres.
C'était Ana qui avait ouvert les yeux en première et elle avait eu la sympathie de décider d'aller faire quelques courses afin de ravitailler le frigo vide de la location, laissant les deux hommes effondrés l'un sur l'autre. Alors qu'ils avaient tout le confort de leur petit bungalow, habitués à dormir dans des conditions extrêmes et pas effrayés par un mal de dos potentiel, les soldats n'avaient eu aucun mal à profiter du repos bien mérité.
Ce fut la main de Jack déplacée dans son sommeil frappant le visage de Reyes qui mit fin à ce sommeil du juste. Le latino eut un grognement et répondit d'un coup de pied pour dégager la masse endormie du blond qui gâchait son propre repos. Il ouvrit un œil paresseux au bruit de chute suivi d'une série de jurons qui suivit. La face de son compagnon d'arme dardant ses yeux furibonds sur lui ne le laissa pas de marbre et un petit rire passa ses lèvres.
Avant qu'un coussin vienne tenter d'étouffer cette douce moquerie.
Overwatch était née il y a quelques mois à peine même s'il leur semblait que cela faisait déjà des années. Les deux jeunes gens étaient alors entre deux âges, trop vieux pour dire appartenir à la vingtaine mais trop jeunes pour assumer s'approcher de la trentaine.
Après plusieurs années dans le Programme de Renforcement des Soldats pour lequel ils s'étaient tous deux portés volontaires où ils s'étaient rencontrés et étaient devenus collègues et complices, s'entrainant côte à côte et se soutenant, ils avaient été intégrés à Overwatch.
Si Gabriel avait alors été nommé commandant de l'équipe, leur relation n'avait guère changé par cette nouvelle hiérarchie où le latino prenait officiellement place de supérieur direct de Morrison. Jack avait toujours osé dire ce qu'il pensait et secondait son ami avec efficacité.
A eux deux, ils avaient réussi à former un noyau dur qui permettait à leur équipe d'être efficace dans leur mission. C'était à leur arrivée dans la toute nouvelle organisation qu'ils avaient rencontré Ana, Reinhardt, Liao et Torbjorn.
Si Jack avait réussi à établir une relation avec chacun, Gabriel n'avait réussi à trouver du respect que pour Ana et Liao. Reinhardt et son caractère trop… impétueux n'était pas de son goût et difficile à gérer en mission, trop prompt à charger sans s'assurer un instant de l'intelligence de l'action. Quant au suédois, toujours le nez plongé dans un mécanisme, Reyes n'avait jamais soutenu l'intérêt d'un ingénieur directement sur le champ de bataille. En arrière-plan oui, mais pas comme ça. De toute façon, les deux faisaient la paire. Et puis, il y avait Liao. Elle n'avait pas non plus été facile à faire accepter par Reyes. Plutôt discrète la majorité du temps, de compagnie agréable, son franc parler avait eu tendance à la rendre agaçante aux yeux du latino. Jack lui avait bien fait remarquer discrètement que c'était sans doute parce que leurs caractères se ressemblaient un peu trop sur ce point, ce que Gabriel avait bien entendu nier vivement.
Restait alors Ana. La belle égyptienne pleine de caractère leur avait plu rapidement. Efficace et redoutable au combat, elle avait su se distinguer aux yeux du latino. Elle avait alors trouvé une place auprès d'eux. Jack en avait été ravi. Gabriel était tellement naturellement refermé sur lui-même, n'acceptant que difficilement une autre compagnie que la sienne dans ce nouvel environnement. Le voir apprendre à accepter à s'ouvrir à une nouvelle personne avait été plutôt un soulagement pour le blond.
Maintenant, après quelques mois, ils avaient l'impression que ce trio avait toujours été là, efficace sur le terrain, équilibré dans leur relation. Et puis Ana ramenait le petit déjeuner, ce n'était pas négligeable.
Se disputant comme des gamins, la lutte bon enfant prit rapidement la forme d'une rivalité entre deux jeunes males rodés à l'art du combat. Ce fut le corps à moitié plié et la tête coincée sous le bras de Jack que Ana trouva Reyes à son retour. Elle haussa un petit sourcil moqueur à l'adresse du latino bagarreur qui prit le fait d'être ainsi grillé en train de perdre comme une insulte et se débattit avec plus de vigueur encore. Perdre contre Blondie était déjà assez vexant mais devant public, hors de question, devant une femme qui plus est !
La tireuse d'élite installa tranquillement la table devant la baie vitrée offrant une vue sur le grand large alors que les deux autres continuaient à se disputer leur fierté male.
Elle attendit patiemment qu'ils s'épuisent et finissent par tomber sur le parquet pour reprendre leur souffle pour se rapprocher d'eux tout en mordant dans un petit pain au lait, laissant quelques miettes tomber sur la face de Reyes qui grogna et pivota pour se redresser.
Ils allaient certainement hériter de quelques bleus de cette lutte amicale entre deux soldats de métier et le latino décida d'en rajouter un en décochant un petit coup de pied à Jack, histoire d'avoir le dernier mot. Non mais. Le blond faillit se redresser pour répondre à l'affront mais Ana secoua un doigt négativement. « Allez, à table, les garçons. »
Plus que l'ordre de la femme, ce fut celui de leurs estomacs qui eut le dessus et ils roulèrent tous deux pour se redresser et se diriger vers la table.
Quelques temps plus tard, l'estomac plein, douchés et changés, ils avaient quitté la location pour profiter un peu de l'air marin en marchant sur la plage. Cela avait été un moment tranquille où l'égyptienne en avait profité pour prendre une photo en souvenir. Ils avaient tenté d'y échapper en râlant qui mieux peut. Mais l'égyptienne avait coupé court à leurs grognements et offert à chacun un petit moment de malaise en rappelant que, si ça se trouvait, avec leurs vies, dans quelques jours, l'un d'eux manquerait sur la prochaine photo et que les souvenirs étaient précieux. Ils s'étaient alors pliés à ses exigences. Et la sombre humeur et le silence pensif n'avait duré qu'un instant, jusqu'à ce que Reyes repère un stand louant des surfs.
« Parce que tu crois que je sais faire du surf ? J'ai grandi au fin fond de l'Indiana hein… »
« C'est qu'une question d'équilibre, ça ne doit pas être si dur. Allez ! Bouge ! » alors que le latino entrainait son ami vers le stand.
De longues minutes plus tard, l'un assis à califourchon sur sa planche, l'autre agrippé à la sienne et s'efforçant d'y remonter, ils purent admirer la tireuse d'élite affronter les vagues. Touchés dans leur amour propre, ils se sentirent obligés de ronchonner en déclarant que finalement, ce n'était pas si drôle que ça comme sport. Toutes les excuses étaient bonnes pour se pardonner leur manque de dextérité sur une planche. Mais les deux durent convenir à demi-mots que oui, Ana se débrouillait quand même bien mieux qu'on ne pouvait s'y attendre.
Ils avaient fini par rejoindre la plage où Ana s'était affalée sur une serviette avec un soupir d'aise de sentir le soleil caresser sa peau. Jack était resté à ses cotés pour lire un peu, surveillant du coin de l'œil Reyes, qui plus loin sur la plage, avait entrepris de lancer la conversation avec une jeune femme, lui décochant des sourires qui feraient tomber n'importe qui sous son charme.
Morrison s'étonnait de deux choses. D'abord cette capacité que le latino avait de se fermer dans des conditions professionnelles mais le manque total de retenue quand il s'agissait d'aller faire du gringue à une parfaite inconnue. Oh ce n'était pas la première fois qu'il le voyait faire. Et autant dire qu'il était rare qu'il rentre bredouille. Il faut dire qu'à cette époque, non content de pouvoir profiter de son physique agréable, Gabriel pouvait appuyer ses flirts en parlant de son statut dans Overwatch. Après tout, ils faisaient la une des journaux. Ils étaient des sauveurs. Ça en faisait craquer plus d'une. Il roula des yeux et replongea son nez dans son livre.
La deuxième chose qui le perturbait, c'était de sentir combien lui-même n'était pas insensible. Ironiquement, alors qu'il connaissait Reyes depuis des années, il ne lui avait jamais parlé de ce qu'il avait avoué si naturellement à Ana. Elle savait pour son attirance pour les hommes. Elle savait qu'il avait vécu une histoire avec cet homme nommé Vincent qu'il avait quitté peu de temps après la naissance d'Overwatch. Elle n'avait même pas eu l'occasion de le croiser. Elle savait juste qu'il avait existé et que Jack n'était plus avec lui bien que leur histoire ait été intense et réelle. Enfin, ce n'était pas le sujet. Oui, Gabriel lui plaisait et la relation qu'ils entretenaient, si complice, lui avait parfois amené tant de questions à l'esprit. Mais ils étaient collègues et il se refusait à créer des tensions en tentant quoi que ce soit. Surtout qu'à voir combien Gabriel pouvait s'avérer un coureur de jupons, ça laissait assez peu d'espoir à ses yeux. Qu'importe ! Mais il fallait bien avouer que sa peau halée couvrant des muscles bien faits et ce sourire de tombeur…
« Tu rougis tu sais, et ce n'est pas le soleil. »
Le pourpre de ses joues se marqua un peu plus en comprenant qu'Ana l'avait grillé et il se racla la gorge.
« Je ne vois pas de quoi tu parles. »
« Hum hum »
Mais elle ne poussa pas plus loin. Elle baissa juste le chapeau qu'elle portait pour cacher ses yeux du soleil, arborant un petit sourire taquin.
Ils avaient lézardé un moment avant que Gabriel revienne avec un sourire en coin, l'air victorieux, un bout de papier entre deux doigts comme pour souligner qu'il avait obtenu le numéro de téléphone de la belle.
« Encore une, Don Juan ? »
« Aucune ne me résiste. »
Ana eut un petit rire alors que le blond fronçait le nez comme pour faire comprendre combien il ne soutenait pas ce comportement. Là où Reyes cherchait juste l'amusement d'un soir, lui préférait la stabilité. Enfin aux yeux du latino qui n'avait jamais vu son ami fréquenter qui que ce soit, il était juste coincé. Il avait tenté à quelques sorties au bar en ville après une mission de l'envoyer flirter mais ça n'avait jamais été un grand succès. S'il s'était efforcé d'essayer dans un premier temps, Reyes avait bien dû admettre que Jack ne savait tout simplement pas draguer. Chacun ses qualités au niveau social dira-t-on.
Et maintenant, ils étaient là, dans ce bar, profitant du coucher de soleil, un cocktail à la main, en silence, profitant juste du calme loin des tirs et des explosions qui étaient devenus si familiers à leurs oreilles.
La soirée avait fini tranquillement. Sur le chemin du retour, Gabriel les avait abandonnés après un coup de téléphone et ils avaient fait le retour jusqu'au bungalow tous les deux. Ils s'étaient installés ensemble sur une petite banquette sur le petit balcon qui dominait l'eau qui ressemblait à du pétrole maintenant que la nuit était tombée et avaient longuement parlé de tout et de rien.
Bien sûr, Ana avait tenté d'amener le sujet du latino sur le plateau mais l'américain avait rapidement dévié. Il préférait parler de tout sauf de ça. De tout plutôt que s'imaginer ce qu'il faisait en ce moment même. Un frisson l'avait parcouru à cette simple pensée et il avait changé de sujet.
Après quelques essais infructueux de tenter de profiter du hamac installé là, Jack avait réussi à l'équilibrer. Et Ana était venu le rejoindre. Le sommeil les avait trouvés tous les deux ici, profitant de la chaleur l'un de l'autre, dans un cocon protecteur de tissu qui les tenait, pour quelques heures, loin de leur vie de combat.
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Il fixait la photo depuis plusieurs minutes maintenant, perdu dans ses souvenirs. Il était toujours à l'infirmerie dont Angela lui avait expressément interdit de sortir. Chacun sait qu'aussi adorable que soit cette jolie blonde suisse répondant au nom d'Ange sur le terrain, il valait mieux se plier à ses directives quand il s'agissait de sa santé. Mais ça l'ennuyait au plus haut point. Il inspira profondément. Se rappeler de ce genre de moments où ils avaient tant partagé, même en dehors du champ de bataille, cela ne l'aidait en rien.
Désormais, il savait. Il savait qu'il était en vie et que c'était devenu un ennemi. Le Faucheur était Gabriel Reyes. Ou l'inverse. Dur de savoir. Il avait donc changé de côté. Mais pour quelle sombre raison avait-il soudainement décidé que la Griffe était un meilleur parti que celui de ses anciens amis ? Oh il avait pensé qu'être condamné à vivre dans l'ombre quand on lui avait confié le commandement de Blackwatch ne lui avait pas plu. Ils avaient eu quelques tensions à l'époque à cause de cela mais principalement parce qu'il avait insisté pour s'excuser alors que Reyes assurait n'en avoir cure. Lui, Commandant Morrison, toujours mis en avant, sur toutes les affiches de propagande visant à rendre Overwatch comme étant le messie tant attendu de la guerre, alors que son ami restait dans l'ombre, agissant sur les histoires les plus sordides, faisant le sale boulot pour faciliter la vie à l'équipe sur le devant de la scène. Mais changer de côté pour un peu de fierté blessée ? Ça lui semblait gros.
Il ne pouvait s'empêcher de penser – et sans doute d'espérer un peu – que son ami n'était pas totalement volontaire à jouer le rôle qu'il avait désormais. Il avait exploré mentalement plusieurs pistes.
D'abord l'amnésie. Solution la plus facile à venir à son esprit, il fallait bien l'avouer. Après tout, il ignorait ce qui s'était passé pour Gabriel entre le moment de la destruction du quartier général et celui où il était visiblement miraculeusement revenu à la vie. Peut-être avait-il tout simplement oublié à la suite d'un traumatisme. Peut-être ignorait il lui-même qui il était. Mais pourquoi, à ce moment-là, n'aurait-il pas tiré le jour précédent. Une réminiscence ? Ou alors cette théorie tombait à l'eau. Il l'avait mis de côté, peu probable.
Puis il y avait celle qui rapprochait le destin de Faucheur de celui de Fatale. L'esprit démoli par une quelconque manipulation de la Griffe qui avait réussi à soumettre la tireuse d'élite à leurs ordres au point d'arriver à la motiver à tuer son mari, l'ancien dirigeant de l'organisation d'Overwatch. Cette théorie était possible aussi. Ils avaient déjà vu la manœuvre à l'œuvre après tout.
Puis il avait pris en compte la nature nouvelle de son ami. Ils avaient tous les deux subis des modifications pour leur assurer une meilleure survie, leur offrant plus de force, plus d'endurance et une meilleure constitution qui leur permettait de se remettre plus rapidement des blessures. Ce que son ancien collègue était capable de faire désormais, se changer en brume pour se déplacer, ne lui semblait pas dans les plans de base. Si le latino avait possédé ce genre de don du temps de Blackwatch, il était certain que McCree ou Genji, à ses côtés dans l'organisation à l'époque, auraient fait le rapprochement. Hors, il n'en était rien. Donc ces changements étaient plus récents. Et la présence de Moira au sein de la Griffe en était peut-être la cause. Est-ce que sa nouvelle affiliation venait de cela d'une façon ou d'une autre ?
Alors qu'il pensait à cela, il songea pour la première fois à combien un homme devait être torturé de changer jusqu'à sa nature profonde. Il avait connu des changements mais jamais aussi prononcés que ceux qu'avaient dû subir Reyes. Était-il encore humain techniquement ? N'aurait-il pas préféré être mort plutôt que fouler la terre sous cette forme ? Il ressentait une profonde horreur en pensant à tout ce que Gabriel avait dû endurer pour en arriver là. Quelqu'un avait dû s'amuser à le voir souffrir pour pousser le vice jusque-là. Peut-être fallait-il chercher les raisons de la folie meurtrière du Faucheur dans les origines même de cette identité. Si Moira y était pour quelque chose… il lui ferait payer cher sa trahison.
Quoi qu'il en soit, il avait eu la preuve que son ancien ami était bien là, sous le masque du Faucheur. Et il avait été capable de repousser ses instincts meurtriers pour ne pas lui exploser le crâne. Tactiquement, s'ils arrivaient à retourner le Faucheur, à le ramener à leurs côtés, ça serait un bon point. Militairement parlant.
Peut-être un peu aussi de façon plus personnelle. Reyes était en vie. Et son cœur balançait entre la nécessité d'éliminer l'horreur qu'il était devenu et l'espoir de retrouver son ancien ami.
Angela entra dans l'infirmerie suivi des deux japonais de l'équipe. Hanzo s'était appuyé contre un mur pour laisser son frère cyborg s'approcher de celui qu'ils considéraient comme leur chef, malgré les protestations de celui-ci qui : il n'était plus dans l'armée. Aucun des deux frères n'étaient très communicatifs avec lui en temps normal et Morrison s'était redressé en les voyant rentrer, concluant qu'ils ne venaient pas juste pour prendre des nouvelles, s'asseyant sur le bord de la couchette de l'infirmerie sous le regard agacé d'Ange qui aurait préféré qu'il reste bien installé. Mais elle comprenait qu'il supportait mal de paraitre mis à mal devant les autres membres de l'équipe.
« Moira cherchait à détruire des données quand tu l'as interrompu. » prononça Genji.
Le vétéran le fixa, attendant qu'il continue.
« On n'a pas pu récupérer grand-chose mais notre intervention a visiblement interrompu des recherches importantes sur lesquelles elle travaillait. L'ordinateur n'a pas pu nous apprendre quoi que ce soit. Mais on a trouvé des échantillons dans le laboratoire. Ils sont en cours d'analyse. »
« Il va falloir trouver ce que la Griffe prépare, et vite. » S'il n'avait déjà pas l'air d'humeur jouasse, Morrison s'assombrit un peu plus encore. Décidément… Moira risquait d'être au centre de ses pensées beaucoup trop souvent à son gout dans les temps à venir.
