Lucifer x Reader : Bloody Hell, suite ! (Tadadadaaaaaammm!) Je me suis dit qu'il aurait été mauvais de s'arrêter en si bon chemin, alors roulez jeunesse ! (Merci aux deux personnes qui m'ont ajouté en favori (Kami-Chan50 et Smoukii), et celle qui m'a followé (Dicterium, on dirait un sort d'Harry Potter, ça me file un frisson et envie de me farcir une brioche, bref !), ça par contre j'ai pas compris, mais ça m'a mis un coup de pied aux fesses pour continuer !)
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Nous étions toujours à quatre dans l'Impala, Sam et Dean à l'avant et moi, qui me faisait embrasser par Lucifer à l'arrière. Il n'était pas vraiment là, c'est plus sa grâce qui me faisait un câlin (la grâce, le seul bon moyen de vivre une relation sexuelle à distance, mais ce n'est pas le propos). J'étais toujours enterrée entre ses cuisses, ses bras croisés sur mon ventre et ses lèvres flottant sur mon cou et mon épaule.
Je sais, c'est super bizarre de ma part de chasser avec les Winchesters et en même temps être dans une relation avec le diable. Ne me frappez pas, ne me lancez pas de tomates s'il vous plait. Ca avait commencer de manière tout à fait banale, par rapport à l'Apocalypse, on va dire.
***Flash-Back*** (imaginez arriver Ash en portant un drapeau et Zacharie dans un siège à roulettes).
Je chassais avec les Winchesters depuis quelques mois maintenant. J'étais une française, de base, qui suis devenue chasseur lorsque ma famille a été tuée par des démons. J'avais fais mon trou dans le milieu et avais émigré aux States (pays des cows-boys et de Marilyn Monroe) et rencontré Ash, puis les Harvelles, et enfin les Winchesters. Après un concours de phrases de dragues pourries, pour la forme, j'avais fini par partir avec eux.
Au début de l'Apocalypse, je n'étais pas à Carthage pour tenter d'arrêter le Diable dans son invocation de la Mort (je ne vais même pas vous dire ce que j'ai trouvé (en français) en tapant « lucifer invocation de la mort » sur google). J'avais juste rencontré Crowley (sex machine au possible), puis j'étais restée avec Bobby (c'est pas que je suis une fatiguée de naissance, mais je préfère faire de la recherche, je suis une sorte de Ash, mais sans le mulet ! ).
Après qu'ils soient revenus sans Jo et Ellen, je suis allée dans un bar pas loin de chez Bobby. J'étais en train de faire une crise existentielle autour d'un verre, quand une espèce de vieux pervers chelou s'est assis à coté de moi. Vous savez, comme une hyène qui regarderait un Pumba avec une pomme dans la bouche (Le Roi Lion a 20 ans, je me suis pris un coup de vieux !). Bref, je sirotais un jus d'orange (j'ai pas encore 21 ans, hélas, c'est quoi ce pays où il faut attendre la ménopause pour avoir le droit de boire un coup et s'envoyer en l'air ?), et le ciel homme me faisait des avances très très TRES lourdes. D'abord à grands coups de « Sérieux Mademoiselle, vous êtes trop charmante, on baise ? », puis face à ma négation, une main sur ma cuisse.
J'allais lui en coller une, quand une main est sortie de nul part, et a failli lui briser le poignet.
« Il me semble qu'elle vous a dit non ». Il y avait un homme blond, avec des yeux bleus glacés au bout de cette main. Il fit encore pression sur son poignet avant de le relâcher et de le repousser. L'autre se releva, le fusilla du regard et s'éloigna. Je me tournais vers mon sauveur et leva mon verre en son honneur. Il était plus grand que moi, des cheveux blonds en pagaille, quelques cicatrices marbraient son visage. Il m'adressa un petit sourire, puis se rassit à coté de moi.
Je sais qu'on est loin de Thorin Oakenshield qui reconquiert Erebor, mais tout de même, c'est mon prince charmant sans collant et coupe de cheveux en forme de noix de coco.
Nous avions commencé à parler d'un peu de tout, de la couleur de nos brosses à dents (vert pour moi et rouge pour lui, nous sommes fait pour être ensemble, bref, faut que j'arrête de regarder Cendrillon). Puis je suis repartie, en le laissant avec une bise sur la joue et mon numéro (jusqu'à ce que je découvre qu'il ne savait même pas ce qu'était un téléphone. Ne faites jamais découvrir les smileys aux anges, jamais !).
Je l'avais revu quelques temps après, et de fil en aiguilles, nous sommes devenus un couple.
Je ne vous cache pas que dans j'ai appris la vérité, je l'ai menacé de lui épiler les fesses avec du miel et d'aller se faire foutre chez les anges. Mais finalement j'étais déjà trop accro à lui, et ai mis la poursuite de l'Apocalypse dans notre balance. Finalement, il avait mis en pause l'Apocalypse (de manière définitive) et s'attelait plutôt à gérer l'Enfer (et énerver Michou !).
***Fin du Flash-Back*** (au revoir Ash, tu nous manqueras !)
Nous faisions le voyage du Delaware jusqu'au Dakota du Sud, sans faire de pause (23 heures dans l'Impala, uéééééééé ! heureusement que la compagnie était plaisante.).
En arrivant chez Bobby, je dis bonsoir aux garçons et montais dans ma chambre. J'y trouvais Lucifer vautré sur mon lit, les mains qui ventousaient son visage et un grand sourire sur ses lèvres. Je m'avachissais à ses cotés, au milieu de mes vieilles couvertures et des mes oreillers.
Il glissa une main sur ma joue et pencha doucement ses lèvres sur les miennes (un type qui est capable d'être à la fois aussi doux et en même temps aussi cruel, c'est quasi-schizophrénique. Mais c'est comme ça qu'on l'aime non ? Très câlin, incroyablement incompris, sérieusement possessif, ridiculement intelligent, manipulateur de talent, sublime amant, impie puissant, et farouchement fidèle à ses proches. J'ai découvert tout ça en moins d'un an… Pas touche, chéri(e), même pour un plan à trois je partage pas !)
Il caressa doucement mes côtes, et passa ses bras autour de moi, et me fit passer au dessus de lui. Au loin, la télévision s'allumait et un vieux disney commençait à passer à l'écran. Que voulez vous, la scène de la fuite de Cendrillon me tire à chaque fois une petite larme, et il adore être le grand homme viril qui me réconforte (même si il pleure devant la scène de la mort de la Bête, dans la Belle et la Bête, tout comme moi d'ailleurs. J'adore embrasser la petite larme qui roule sur sa joue à ce moment là, il rougit toujours tendrement.).
Sa main froide traçait des motifs légers sur la peau de ma hanche. Les jambes entremêlées sous les couvertures, nous commentions doucement le film Disney que nous regardions : la Belle au Bois Dormant.
« - Chérie ?
- Hm ? (la femme face au Disney… C'est mignon !)
- C'est moi, ou le bouquet de fleurs ambulant (il veut dire les trois bonnes fées) a zappé l'intelligence et la vertu dans le cocktail magique ?
- Je ne vais même pas te demander comment tu en ai venu à lire le conte original, mais oui. Elle a au moins les capacités intellectuelles pour aller chercher des mûres ou faire une lessive. A l'époque, on en demandait pas plus !
- Tu sais faire la lessive, toi ?
- Dieu a inventé le programme court en machine, et je te signale que tu ne sais pas faire la lessive aussi !
- Je ne suis pas humain, mon amour, je n'ai pas besoin de faire la lessive. Ou de me laver.
- Ok, tu as gagné, plus de sexe sous la douche. Je vais peut être même arrêter de me laver les dents ! Ca fait tellement Humanité, cette histoire !
- Tu sais ce que j'aime chez toi ? C'est ton sens de la demi-mesure. Tes réactions ne sont jamais excessives.
- C'est vrai que de taper le petit dernier de Papa, parce que le nombril du monde n'est plus observé, c'est tout à fait raisonnable.
- Rappelle moi de remettre l'Apocalypse à l'ordre du jour.
- Et c'est moi qui ne fais pas preuve de demi-mesure ? Je t'aime, mon coeur.
- Tu as de la chance que ce soit réciproque.
- Bien sûr, je te vois bien faire ça à Sammy ou à Dean !
- (…)
- Lumière de ma vie ?
- (…)
- Mon amour ?
- (…)
- Mon caramel ?
- (…)
- Mon chéri lapin tout doux ?
- (…)
- Ma brise d'été ?
- (…)
- Mon calice d'ambroisie ?
- (…)
- Tu sais que je vais me mettre à chanter « Let It Go », d'ici cinq secondes ?
- Je t'aime aussi, mon amour, mon univers, mon tout, ma chère âme-soeur, et si tu me le demandais, je mettrais le monde et l'univers à tes pieds, enrobé de chocolats et de pétales de roses.
- Je trouve ça infiniment plus romantique que l'autre donzelle qui danse avec un hibou ! Tu es si doux, mon amour ! », dis je en me penchant vers lui pour l'embrasser. Il y répondit doucement , en frottant légèrement sa langue contre ma lèvre inférieure pour demander l'accès à ma bouche.
Quelque minutes plus tard, nous étions revenus à nos positions originales.
«- Chéri ?
- Oui ?
- C'est moi ou Maléfique ressemble à Sauron dans le Seigneur des Anneaux ?
- Tu vas trop loin, là…
- Mais je t'assure, regarde ! Les mêmes pommettes que Benedict Cumberbatch, elle sait se transformer en dragon comme dans le Hobbit, où il y a un lien entre Smaug et Sauron. Et là ! Regarde, lorsqu'elle disparait, ça fait un oeil ! Et le Royaume Enchanté se transforme en Forêt Noire !
- Ma chérie, tu passes trop de temps sur Tumblr.
- '' Mon chéri '', rappelles moi qui a débarqué hier comme si il avait trouvé le feu, parce qu'il avait une théorie sur le gentillesse de Draco Malfoy ?
- Mais il n'avait aucune raison de déchirer cette page dans le deux ! Et sur quoi Granger a trouvé l'information sur le Basilic ? Une page ! Et sachant qu'elle respectait trop les livres pour en mutiler un de la sorte, et qu'il était le seul à savoir la vérité, ça coule de source.
- Tu sais quoi, Luci ?
- Vas-y ?
- Je t'aime. »
Oui, nous ne sommes pas très gentil avec les Disneys, et on a l'air un peu couillons, mais après ça vaut le coup. Je m'endormis doucement ainsi, en écoutant les battements rapides de son coeur. ET je sais que le lendemain matin, je vais le retrouver à mes cotés, un petit déjeuner maison (à base de tartines à moitiés brûlées, de jus de carotte (parce qu'il n'y a pas que la fessée qui donne les fesses roses) et de nutella) et un tournesol entre les dents. SÉRIEUSEMENT ? Ne doutez pas de ça, la rose est trop surfaite, et une fleur aussi solaire est la seule digne de l'étoile du matin ! Tu sens que je viens de passer mes jambes en travers de son corps pour que tu n'approches pas ? (et puis aussi parce que ... J'adore ces fleurs !).
