De Sang Froid
Disclaimer : Non non, je n'ai toujours pas changé d'identité, je ne m'appelle toujours pas J.K. Rowling. Mais ça, je pense que vous aurez eu l'occasion de le remarquer, parce que si vous êtes là, c'est que vous avez lu le chapitre précédent, et que donc, vous l'avez forcément vu. Bref. Je me demande si l'auteur sait qu'on massacre son histoire… Je pense pas, sinon elle nous aurait fait un arrêt cardiaque
Rating : Bah toujours rien de spécial à signaler, en toute logique. Mais si vous aimez pas trop le sadisme, c'est pas pour vous (on me dit toujours que je suis sadique, et que mes fics me ressemblent, conclusion…)
Genre : N'à moi. Gros bordel, UA, Humour vaseux, mystère douteux. Du glauque aussi, mais ça, c'est l'histoire même.
Résumé : Et si Vernon Dursley avait abandonné son neveu à l'âge de six ans dans une rue glauque de Londres ? Et si un vampire pour le moins singulier, car tueur à gage, tombait sur un petit garçon amnésique et le ramasse avec pour intention première d'en faire son dîner, mais finalement le prend sous son aile ? Et si, plusieurs années plus tard, un homme parvenait à tuer les sorciers les mieux protégés et se faisait traquer ? Et bah ça nous emmène dans les quartiers peu fréquentables et inconnus de Londres, avec un mystère et des emmerdes en plus sur les bras.
Note d'Auteur : Hum… Il semblerait que j'ai un peu de retard… Bon d'accord, un peu beaucoup, oui… Enfin bon, je suis navrée, mais il ne me semblait pas que ça faisait si longtemps que j'avais publié… Puis, vu que j'ai pas vraiment, voir pas du tout d'avance dans mes chapitres, je crois pas pouvoir updater très très régulièrement, désolée . Bon… En tout cas, merci beaucoup pour vos reviews, ça me fait plaisir ! J'ai répondu individuellement à ceux qui était enregistrés, enfin, normalement. Mais quand même, merci à : Lady Shadow Cassandra, à Elise, à Kei.Otaru, à Adenoide (en fait, je l'aime bien moi Dumbledore… c'est juste qu'il devient un peu gâteux avec l'âge…), à Jully Reed, à Rini (en fait, Josh est complètement atteint ), à Nine, à Amiele, à 666Naku, à Arkk, à Dark Rika (alors, d'après feufeunet, je t'ai déjà répondu, mais j'en suis pas persuadée…), à Luke S. (InconnuE, c'est vite dit, mais si t'es toujours anonyme, c'est que personne n'ose t'approcher – on les comprend !), à Gigi (Mais je l'adooore moi Dracu-chou, c'est juste que partout, il est tellement génial, et puis il fallait bien quelqu'un sur qui faire revenir la faute de tout le monde pense les vampires méchants pas beaux, et comme tout le monde connaît Dracu-Chou…), et enfin à Mika, et aussi à Trunkya, même si elle a pas laissé de review (vilaine !) mais qui me l'avait quand même lu pour me donner son avis !
Wala wala, maintenant, Bonne lecture !
Chapitre 2 : C'est qui ?
William s'ennuyait. Nan, s'emmerdait même. Il glandait, en fait… Il bullait. Bref, il se faisait royalement chier. Ca faisait trois jours qu'il suivait le blondinet, et franchement, jamais il n'avait fait de filature aussi peu passionnante.
William était le garçon que Joshua, vous savez, le vampire bizarre qui n'appréciait pas grandement Dracula – nul doute qu'il n'aimerait pas trop Snape, dans ce cas… Même s'il ne le connaît pas encore – avait trouvé un jour dans une rue peu fréquentable des bas quartiers de Londres alors qu'il courait pour sa vie – bien qu'en y regardant bien, elle n'était pas tant menacée que ça… Finalement, en dépit de toute logique – combien de fois ne lui avait on pas dit qu'il n'en avait aucune, de toute manière ? – il avait gardé le môme, se disant que ça pourrait être intéressant. Et ça l'avait été, oh oui ! A peine trois jours assez chaotiques étaient passés – il ne se souvenait pas avoir autant soupiré de toute sa longue vie… Bien qu'il soit encore jeune comparé à certains vieux schnocks rabougris malgré leur manque de rides – que Joshua découvrait que le petit était en fait un sorcier. Et quel sorcier ! Il avait dévasté son appartement. Parce que Joshua avait gueulé après Syorah parce qu'elle venait l'emmerder jusque chez lui. Le petit devait avoir eu peur de ces éclats de voix véhéments – après tout, elle était un vampire elle-même, donc ça gueulait fort – et s'était défendu comme il le pouvait. Même s'il n'était pas menacé, mais ceci, il semblait ne pas l'avoir remarqué.
La raison de cette engueulade était hilarante – enfin, tout dépend l'humour de la personne... Le garçon lui-même. A l'origine, cette chieuse était venu pour lui reprocher de ne jamais venir la voir – quand on la voyait, on comprenait un peu – et elle avait vu le gamin qui avait toujours les yeux dans le vide et était toujours aussi muet. Forcément, elle avait voulu en profiter pour en faire son dîner. Mais Joshua avait fermement refusé, et la discussion avait dégénéré. Le point positif de ce petit éclat de pouvoir, c'est que l'emmerdeuse s'était retrouvée à la porte. Fantastique. Le plus comique, c'est que par la suite, Syorah avait adoré le gamin, une fois celui-ci ayant retrouvé la parole, mais pas la mémoire, et quand il eut l'âge, ils sont devenus le trio, avec Yann, le plus chiant que la terre est pu porter en son sein – il ne connaissait pas les Maraudeurs…
Forcément, avec les années, il avait fallu instruire le gosse, histoire qu'il ne devienne pas analphabète et inculte, et pour ça, c'était Adès qui s'y était collé. Ne vous fiez pas à son nom, ce gars est un amour. Enfin, autant que peut l'être un vampire cinq fois plus vieux que Dumbledore lui-même. Il était en quelque sorte le mentor de Joshua, et était devenu le père de substitution de William, Joshua ne tenant absolument pas à tenir ce rôle. Lui, il était son pote et son colocataire, et durant ses jeunes années, son grand frère. En fait, oui, on pouvait plutôt les considérer comme des frères, vu leur complicité. Lui, ce qu'il lui avait appris, c'était à devenir un as en art martial et en maniement des armes, blanches comme à feu. William avait réussi seul à adapter sa magie à ses besoins, personne ne lui ayant jamais appris, car personne ne le sachant vraiment. Pas pour rien qu'on l'appelait la magie instinctive. Même si dans le cas de William, ça avait depuis longtemps dépassé ce niveau.
William était lui aussi devenu tueur à gage. Comme il le disait à Joshua, c'est de l'argent plutôt facile, et en plus, il n'était pas vraiment coupable, ne faisant que suivre les demandes qu'on leur faisait. Certes, il n'était pas obligé de travailler et pouvait se reposer sur les ressources de Joshua, mais sinon, il s'ennuyait, et puis ça l'amusait, comme il le disait si bien. Côtoyer un vampire n'a pas que des bons côtés… William n'était cependant pas devenu un vampire. Il tenait encore à pouvoir voir le soleil. Peut être un jour, avant d'être vieux et ratatiné, mais pas encore.
Il devait donc se nourrir. William pouvait cependant se targuer d'être sans aucun doute le seul humain à être apprécié par les vampires et autres créatures sanguinaires, et à n'avoir rien à craindre d'eux. En effet, le charisme du gosse les avait tous fait fondre. Il avait été adopté à l'unanimité. Il était même devenu en quelque sorte la mascotte, depuis qu'il avait écrasé sur son propre terrain – les sabres – le Big Boss, comme ils disent tous. Un vampire dénommé Luan. Ce mec était en fait un crétiniste enfoiré, mais bon, vu qu'il tabassait tout le monde dès qu'on le contrait, personne ne disait rien. Y'en a d'autre que ça amusait. Mais quand William est arrivé, il a voulu le jeter dehors ou le mordre, vu que c'était un humain. Tout le monde était près à s'interposer. Mais William a joué le jeu, et il a gagné. Depuis, on ne l'a pas revu (Luan), ce qui ne faisait pas une grande perte.
Quand on dit mascotte, on dit surtout que tout le monde l'écoutait, mais il ne donnait pas d'ordre, et tout le monde l'adorait – peut être un peu trop pour certains... Il demandait, après, soit on faisait, soit on faisait pas. Tout le monde dans les bas quartiers de Londres le connaissait. Surtout que c'était un sacré danseur, et musicien – voir chanteur, mais ceci n'était qu'arrivé qu'une fois par une soirée bien arrosé (les humains tiennent très mal l'alcool) - quand il s'y mettait – assez rarement tout de même. Mais le spectacle valait le détour. C'était une des raisons qui faisait que le bar/boite de Adès avait autant de succès.
Et, deux jours auparavant, un homme bizarre était venu lui donner du boulot. Enfin, bizarre… C'est vite dit, parce que des gens bizarres, il en voyait tous les jours. Celui-ci avait les cheveux longs, le teint cadavérique – mais ce n'était pas un vampire, ça Joshua lui avait assuré – les yeux très noirs, et habillé avec une cape. Bref, ils ressemblaient pas mal aux clients du Devil's Nest, d'après la description de son presque frère. Mais il ne l'avait pas vu, Joshua l'avait rencontré, et l'homme – il n'avait pas donné de nom ni de raison, après tout, ça ne les regardait pas, et ils s'en foutaient – lui avait donné tous les renseignements nécessaires. Et donc, depuis il suivait un dénommé Gabriel Delacroix. Il avait demandé expressément à ce que ce soit William qui fasse le boulot. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il était presque sur que ça avait à voir avec ses précédentes missions.
Mais autant le personnage avait l'air intéressant, autant sa vie était d'un ennui… L'homme était plutôt grand, svelte mais musclé – enfin, d'après ce qu'il avait pu voir sous son costume trois pièces qui avait du lui coûter autant que son loyer – un visage aristocratique qui allait de pair avec son nom, et des cheveux blond, presque argenté, magnifiques – il se rappelait avoir vu un vampire hongrois avec des cheveux dans ce genre là… Chic type. D'après William, ce jeune homme était vraiment très beau. Même s'il n'aimait pas les bourgeois. Parce qu'il y a une différence entre riche et bourgeois. Riche, on a du fric, mais on dévalise les magasins des grandes marques dès qu'on peut, on s'achète des voitures de sport pour aller à fond sur l'autoroute de nuit pour qu'il n'y ait personne, on va en boite, bref, on sait quoi faire de notre vie. Alors que les bourgeois, c'est coincé, ça a des bonnes manières – tandis que les riches s'en balancent totalement – ils vont dans des endroits chics, certes, mais pas branchés, ou alors, la musique, c'est de la musique classique – ça, c'est pendant que les riches sont en boites – ils vont de réception ennuyeuse à réception où on s'emmerde pendant que les riches glandent dans leur appart aussi grand qu'un terrain de foot… Bref, le compte bancaire est le même, mais les vies divergent totalement.
Et sérieusement, la vie de ce blondinet n'était pas trépidante, oh, loin de là. Par exemple, la veille, il était allé à une réception dans un manoir somptueux, mais la musique, c'était de la valse. William avait donc attendu, perché sur un des arbres. Il s'était même endormi. Mais bon, malgré cet aspect platonique, William avait la désagréable impression qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, qu'il n'était pas le seul à suivre ce blondinet à la vie ringarde. Et il était persuadé que ce n'était pas des concurrents. Mais bon, après avoir scruté les alentours pendant trois bonnes heures, il ne pouvait que venir à la conclusion qu'il n'y avait personne. Il devait se fier à sa vision. Et pourtant…
Et aujourd'hui, à un cocktail tout aussi ennuyeux que celui de la veille, William avait décidé de passer à l'attaque. Il commençait à s'ennuyer, et ça faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas vu Yann ni Syorah. Encore moins Adès, et il avait entraperçu Joshua alors qu'il rentrait chez lui. Comme il était pas là la nuit…
Cependant, il n'avait pas encore vraiment choisi sa méthode d'exécution, alors il avait prévu plusieurs alternatives : poison, poignard, pistolet à assembler – oui, oui, ça existait – et même des fléchettes et des étoiles – pour le plupart empoisonnées. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il avait le sentiment que ça allait être dur à faire. Pourtant, là, la victime était seule, alors que les fois précédentes, elles étaient entourées de toute une flopé de gardes du corps. Enfin, il allait bien voir…
Il se dirigea donc vers la réception, et il bâillonna et ficela un des serveurs, avec dans l'intention de lui piquer ses fringues et sa place. Mais il n'allait pas le tuer, ce n'était pas nécessaire. Il enfila donc les vêtements de serveurs – pas terrible, mais bon, il ne pouvait pas faire son difficile – et se dirigea vers ce qui semblait être les cuisines. Décidemment, les gens ne faisaient absolument pas attention à leur environnement, car personne ne remarqua l'absence du petit brun qui était dehors, et sa soudaine apparition. Mais en fait, ça l'arrangeait. Il commença par faire un petit repérage des lieux, tout en servant des coupes de champagne à ces alcolos en devenir. Il repéra trois portes donnant sur l'extérieur, deux dans la pièce et une dans les cuisines, plus les baies vitrées largement ouvertes qui donnaient sur le jardin pour ceux qui avaient envie de prendre l'air. Il pourrait à la limite passer par là, mais c'était le moins pratique, il y avait une sorte de mini forêt autour, et Dieu seul savait quand elle pouvait finir, et surtout où – aussi, avec qui.
Il vit à ce moment là les grandes vitres remplies de fresque juste au dessus des escaliers. Et en derniers recours, il pourrait casser les vitres et sauter, même si elles se situaient à cinq bons mètres du sol. Sa magie se chargerait d'amortir la chute pour ne pas qu'il se casse quelque chose. Et pendant qu'il avait la tête en l'air pour regarder une possibilité d'échappatoire, quelqu'un lui rentra dedans. Et ce quelqu'un n'était nul autre que Gabriel Delacroix. Ce dernier regarda William, méprisant, et fit remarquer :
« Le service laisse à désirer. Ils engagent n'importe qui maintenant…
-De nos jours, les serveurs s'adaptent aux clients, que voulez vous… »
Le bourgeois blond attrapa un rictus agacé et ses traits étaient hautains. Il n'avait pas du comprendre l'allusion… Il devrait s'estimer heureux qu'il n'y ait aucune coupe sur son plateau, sinon, elles auraient malencontreusement ruiné son costume hors de prix, et William n'aurait plus eu qu'à mettre le feu… Ah, il n'avait pas pensé à l'immoler, mais à la limite, pourquoi pas…
« Enfin, excusez ma maladresse Monsieur… Vous désirez une coupe de champagne ? »
Il acquiesça, le regardant hautain. William du se faire force pour ne pas lui coller son poing dans son nez parfait. Ca lui aurait fait une belle jambe, tiens !
Il se détourna donc pour aller chercher une coupe de champagne dans les cuisines, et en profiter pour y verser une dose de poison. Finalement, il allait se faire un plaisir de tuer cet idiot maniéré… Il se dirigea donc de nouveau vers cet crétin arrogant et égocentrique à n'en pas douter, et lui tendit sa coupe, toujours sur un plateau. Il ne faudrait pas qu'il contamine monsieur avec la sous catégorie tout de même. Il retourna donc dans les cuisines, déterminé à quitter ces habits merdiques. Il cru entendre le jeune noble marmonner « quel crétin ces moldus. » mais il se dit qu'il avait du mal entendre, parce que ça ne voulait rien dire, et que cet abruti semblait tout de même instruit. En fait, c'était en son devoir de l'être. Bref.
Il redéposa donc les affaires du petit brun qu'il avait bâillonner, lui faisant un petit sourire d'excuse au passage, et retourna voir son entreprise. De là où il était, il voyait tout mais personne ne le voyait. Et il fronça les sourcils face à ce qu'il voyait. Le blondinet était avec un homme plus âgé mélancolique – William avait un certain pouvoir d'empathie –, et avec un homme d'apparence froide et l'air peu amène. Et celui-ci était en train de sentir un verre de champagne. Il en savait pas pourquoi, mais là, il le sentait assez mal… Mais le plus surprenant, c'était que « Gabriel » était toujours debout et bien vivant. Alors que le poison devait marcher quasi instantanément… Alors, soit il n'était pas humain et très coriace, soit il ne l'avait pas bu. Et William su que c'était la deuxième solution, et que l'homme peu amène était en train de définir ce qu'il y avait dans le verre qu'il avait donné à cet abruti aristocratique. Et le truc, c'était qu'il ne les avait pas vu, les deux autres gars… Or, il avait déjà plusieurs fois balayé la salle, et enregistré le visage de tout le monde, même ceux dehors... Etrange.
Il ne lui restait donc plus beaucoup de solutions… Soudain, les lumières s'éteignirent – panne de courant… C'est tellement facile de donner un coup dans les disjoncteurs… – et Lionel pénétra de nouveau dans la salle. La salle était toujours un peu éclairée par la lumière de la lune, parce qu'en plus, elle était pleine, et on pouvait distinguer les personnes. Il se plaça à coté des trois individus, et il sortit discrètement ses étoiles. Il sauta pile en face d'eux et il lança ses étoiles. Aucun corps ne tomba. Et pourtant, il ne manquait jamais son but. Le fait était que les étoiles avait atteint la cible… Mais Gabriel Delacroix était toujours debout et ses projectiles à terre… Il y avait, comme qui dirait, un léger problème…
« Vous ne pensiez tout de même pas que je serais si facile à tuer ?
-Si… C'est d'ailleurs embêtant, je dois avouer… »
L'aristo s'avança un peu, et le dévisagea.
« Je me disais bien qu'un simple serveur ne pouvait pas être aussi malpoli et arrogant…
-Ca vous va bien de dire ça… »
Sans plus de mots, il sortit sa dague, et il allait la lancer quand une des deux personnes – celui qui avait pas l'air sympa – sortit un bout de bois. Il marmonna quelque chose et une lumière rouge sortit du bâton pour foncer sur William. Mais jamais il ne l'a atteint car celui-ci avait dressé une barrière magique instinctivement. Tout ce que William put penser fut « Et merde, sorciers… ». Et aussi que Joshua allait l'entendre.
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Severus soupira, et maudit pour la vingtième fois depuis le début de l'heure – soit depuis trente minutes – le vieux fou qui faisait office de sorcier le plus puissant du monde, et occasionnellement son supérieur hiérarchique. Il avait un rythme de quarante cinq malédictions par heure envers le vieux mage, plus communément appelé Albus Dumbledore. Pourquoi les avait-il envoyés là ? Ah oui… Retrouver un crétin de moldu meurtrier à ses heures perdues. Merlin qu'il haïssait les moldus. Pourquoi avait-il quitté le Seigneur des Ténèbres, déjà ? Ah oui… C'était un mégalo barbare totalement psychotique à forte tendance schizophrène…
Tout ça pour dire que l'espèce de vieux timbré fossilisé – en fait, il ne valait pas mieux que Vous-Savez-Qui niveau torture de ses supporters, c'est juste qu'il inspirait plus la confiance derrière ses airs de Papy gâteau accro aux bonbons au citron – les avaient envoyés dans le Londres moldu. Quand il disait torture… Quel dépaysement aussi… Quelques jours auparavant, il s'était fait convoqué d'urgence dans le bureau du directeur, alors qu'il était en plein cours de sixièmes années Gryffondor-Serpentard – autant dire un cours explosif durant lequel huit élèves avaient été envoyés à l'infirmerie (dont une majorité de Gryffondor, bien sur) dont deux cas critiques, car leur poils de nez avaient été pris de l'idée saugrenue de faire de la concurrence à la forêt amazonienne, et leurs langues avaient voulu imiter des mongolfières. Et tout ceci avait eu pour conséquence fâcheuse d'obstruer les voies respiratoires, et comme la direction ne désirait pas de mort… (même si ça aurait libéré l'école d'un poids) – et il avait eu la désagréable surprise d'y trouver Sirius Black, Remus Lupin, Ronald Weasley et Hermione Granger. Bref, les pires Gryffondor que l'école ait pu porter. Le fait que son filleul, Draco Malfoy, soit également présent avait toutefois équilibré l'équation.
Le directeur les avait donc informé que deux sorciers importants du Ministère – le Premier Ministre et le Ministre de la justice magique – avaient été tués par un moldu. Dumbledore avait su de source sure que c'était un tueur à gage du nom de William-Tout-Court qui était responsable. Vu que le Ministère n'avait absolument rien pu faire et qu'il était actuellement en crise du à la perte de deux des plus important administrateurs, il avait demandé l'aide du directeur de Poudlard. Il n'y avait qu'à espérer que Fudge ne récupérerait pas le poste. Il avait en effet été destitué de son poste face à son incompétence à faire face à retour de Voldemort, une dizaine d'année auparavant. En effet, le Seigneur des Ténèbres avait réussi à mettre la main sur la fameuse Pierre Philosophale que Flamel avait confié à Dumbledore. Parce que justement, il avait été appelé par Fudge et n'avait rien pu faire.
Depuis que Vous-Savez-Qui avait récupéré son corps, il tentait de récupérer une armée digne de ce nom. Ça leur avait donc laissé un répit. Répit qui arriverait d'ailleurs bientôt à terme. Des deux côtés, on avait recherché le Survivant. Au bout de quelques années, ces recherches avaient été abandonnées. Rien ne servait de courir après un fantôme. Severus savait bien que derrière ses airs malicieux et pétillants, Albus se sentait terriblement coupable de ce qui était arrivé au jeune Potter. Il n'était d'ailleurs pas le seul. Sirius Black n'était plus que l'ombre de lui-même depuis la disparition de son filleul. Il se sentait autant – si ce n'est plus – coupable que Dumbledore pour n'avoir pas du protéger le fils de son feu meilleur ami. C'était un miracle s'il avait pu sortir d'Azkaban. C'était aussi un putain de hasard. Simplement Lupin qui avait réussi à mettre la main sur Pettigrew. Celui-ci était bien évidemment allé en prison. Mais pas pour longtemps. Depuis maintenant six ans, Azkaban avait été investi par Voldemort. C'était aussi une chance pour Black s'il était sorti avant, sinon, il serait mort. Bien que vivant ou mort, il semblait s'en foutre comme d'une guigne.
Il leur avait donc donné pour mission de retrouver ce moldu, et si possible de le ramener. Parce qu'il avait réussi à tuer deux des sorciers les plus protégés, et Albus, tout comme le gouvernement, aurait aimé savoir comment il s'était démerdé. Mais comme Snape et Lupin étaient deux professeurs, il fallait leur trouver des remplaçants le temps de mettre la main sur ce tueur à gage. Granger prendrait les cours de Snape – celui-ci avait d'ailleurs grincé des dents, mais la jeune fille ne pouvait pas aller sur le terrain, poursuivant ses études de Médicomagie en parallèle – et le directeur allait essayer de convaincre Moody de s'occuper des cours de Lupin pour une courte durée. Le diable s'il y parvenait. Si oui, les élèves allaient être traumatisés à vie. Black n'avait pas semblé vouloir y aller, mais Albus avait réussi à le convaincre. Les sarcasmes de Snape aussi. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas réagi comme ça.
Il avait été décidé – après maintes polémiques et nombreuses engueulades – que l'appât serait Malfoy. Rogue avait réussi à rentrer avec un certain Joshua, qui serait capable de refiler la mission au moldu qu'il cherchait, par l'intermédiaire de pas mal de monde – une bonne dizaine. Quand il avait fait face au personnage, habillé en Giorgio Armani, qui laissait entrevoir qu'il avait les moyens, Severus avait tout de suite vu que c'était un vampire. Même si ça ne se voyait pas du premier coup d'œil. Il avait refilé un endroit où il pourrait trouver Draco – qui portait alors le nom de Gabriel Delacroix – à une date précise. Il avait été surpris que l'homme ne lui demande pas de nom, pas de raisons. Juste du fric. Que le Ministère leur avait gracieusement refilé.
Si Draco avait été choisi, c'était surtout grâce à ses nombreuses relations avec la bourgeoisie moldue Londonienne. Il était ainsi invité à mains cocktails, des endroits où il était bien exposé, afin de pouvoir rapidement attraper le fameux moldu. La veille, il avait donc été invité par une certaine Daisy Stanford qui avait fait une fête en l'honneur de ses fiançailles. Même si on voyait bien qu'elle n'aurait pas craché sur le blond. Severus, Ron, Sirius et Remus étaient donc restés à l'extérieur, sous l'influence d'une potion d'invisibilité, afin d'essayer de repérer le tueur. Ils n'avaient rien vu, mais Remus avait clairement senti une présence. C'était visiblement un pro pour se planquer.
Draco était présentement à la réception que donnait une certaine Donna quelque chose – il avait oublié son nom – pour une raison dont il ne se souvenait même plus. Le va et vient des serveurs l'agaçait, et le snobisme dont pouvait faire preuve les riches de nos jours l'ennuyait prodigieusement. Et honnêtement, il se faisait chier. Il en était à prier pour que le tueur fasse son apparition. Et il savait que ses collègues se baladaient invisibles autour de la pièce. Alors qu'il observait l'architecture – totalement dépourvue de classe – du manoir, il rentra dans quelqu'un. Il s'apprêtait à faire des excuses froides, quand il vit qu'il avait à faire avec un serveur. L'éducation des Malfoy refit donc surface.
« Le service laisse à désirer. Ils engagent n'importe qui maintenant…
-De nos jours, les serveurs s'adaptent aux clients, que voulez vous… »
Le serveur le regardait également froidement, comme un simple serveur n'était pas censé pouvoir le faire, et Draco, lui, l'observait hautainement. Il avait parfaitement compris le sous entendu, et trouvait ce simple serveur bien gonflé de se permettre de dire ça. Quoique quand il le regardait bien, il avait l'impression que ce gars n'avait absolument pas sa place ici. Il avait un visage dénué d'émotions, comme Snape savait si bien le faire, puis fit un sourire dégoulinant d'hypocrisie. Draco était presque sur qu'il ne cherchait même pas à sourire vraiment.
« Enfin, excusez ma maladresse Monsieur… Vous désirez une coupe de champagne ? »
Les yeux du serveur brillaient bizarrement. Et il paraissait visiblement exaspéré. Très étrange pour un simple employé. Il acquiesça, ne se séparant pas de son air méprisant. Le serveur fit demi tour pour aller chercher sa commande, et Draco marmonna :
« Quel crétin ces moldus. »
Il revint, lui tendit son verre, et repartit sans la moindre marque de respect. S'il n'avait que ça à faire, il s'arrangerait pour le faire renvoyer. Il allait boire quand Severus apparut devant lui.
« Fais attention. Il y a peut être quelque chose dedans. »
Et il lui prit le verre des mains pour l'analyser. Sirius apparut à côté de lui, l'air toujours un peu absent.
« Où est Weasley ? »
Black sembla se réveiller. Il mit un certain temps pour répondre.
« Dehors. Je crois. »
Lupin n'était pas venu, car jour là, c'était la pleine lune. Pendant que Black observait d'un air distrait la salle de réception et que Snape analysait toujours son verre en fronçant des sourcils, Draco balayait la salle du regard pour essayer de revoir le serveur dans lequel il était rentré. Sans succès. Il fut sortit de ses pensées par son parrain.
« Il y a quelque chose dedans. Mais je ne sais pas trop ce que c'est… »
Puis soudain, toutes les lumières s'éteignirent. La salle était néanmoins toujours illuminée par la lune, le ciel était dépourvu de nuages. Il y eut un bref mouvement sur la gauche, mais personne n'y fit vraiment attention, jusqu'à ce qu'une silhouette saute juste devant eux, lançant des étoiles – mais pas des sympathiques comme celles qu'on avait l'habitude de regarder émerveillé le soir. Etoiles qui tombèrent à terre. Forcément, Draco avait ingurgité une Potion d'Immunité, qui repoussait tous les sorts dans la mesure du possible, ainsi que les armes blanches. Si il lui avait tiré dessus, les balles ne seraient pas passé, mais sous la violence du choc, Draco aurait quand même récolté quelques bleus.
« Vous ne pensiez tout de même pas que je serais si facile à tuer ?
-Si… C'est d'ailleurs embêtant, je dois avouer… »
Draco s'avança un peu, et l'homme qui était face à eux se révéla en fait être le serveur avec lequel Draco avait eu une altercation. Il n'était même pas étonné, il lui avait bien semblé reconnaître la flamme dans ses yeux. L'homme qui lui faisait face devait avoir son âge. Il avait des cheveux noirs très longs, des yeux verts qui étincelaient presque dans le noir, il était assez grand, même si moins que lui, fin et musclé. Bref, il était aussi canon que lui (N/A : Qu'il est modeste, le chéri). Il était habillé avec un pantalon noir déchiré un peu partout, avec des chaînes dessus et des grosses bottes noires en cuir avec des attaches en acier, avec pour haut une chemise noire et en dessous un débardeur ou un tee-shirt de même couleur, et il avait autour du cou un collier avec un pendentif bizarre. Il avait une cicatrice sur l'œil gauche, qui se prolongeait jusque sur son sourcil. Il dit calmement :
« Je me disais bien qu'un simple serveur ne pouvait pas être aussi malpoli et arrogant…
-Ca vous va bien de dire ça… »
En plus, il avait de la réparti… Il sortit ce qui semblait être un poignard, et s'apprêtait à le lancer sur le blond quand Severus intervint et lui lança un sort. Mais le sort rencontra une barrière. Barrière dressé magiquement par le supposé moldu. Celui-ci les regarda avec surprise avant de se reprendre et de se retourner et courir. Ce qui était embêtant, c'est qu'il n'y avait pas de sortie par là… Mais il eut bien vite la réponse quand aux intentions du brun, quand celui-ci sauta directement au deuxième étage, sans prendre le temps d'emprunter les escaliers. L'inconvénient était que le palier supérieur se trouvait à quatre bons mètres de hauteur… Severus jura :
« Nom de Dieu ! Il sait maîtriser la forme de sa magie ! »
Ils grimpèrent tous deux, Sirius étant allé se poster dehors et mettre Ron aux nouvelles et tenter d'intercepter l'individu. Ils arrivèrent juste à temps pour voir le brun cassé le vitrail, et ensuite sauter. Il était cinglé ! Il allait se casser quelque chose à cette hauteur. Mais avant qu'il n'atteigne le sol, il y eut une brève lumière, et William – car c'était lui, forcément – arriva sans encombres, et courut aussi vite qu'il le put. Comprenant qu'il ne l'aurait pas là, Snape lui lança un sort de pistage, que le tueur ne sentit heureusement pas.
« C'est pas vrai… Un moldu, hein ? »
Ils descendirent rejoindre les anciens Gryffondor, pour ensuite effacer la mémoire des personnes présentes.
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Après être sorti de la propriété, William se précipita vers l'un des bâtiments avoisinants pour récupérer sa voiture, dans le parking – pas ce qu'il y avait de plus discret, mais bon – et se dirigea bien vite – si des flics travaillaient encore à cette heure ci, il aurait eu quelques problèmes – vers les quartiers sud ouest de Londres, quartiers que toute personne normalement constituée évitait comme la peste (N/A : je sais absolument pas ce qu'il y a au sud ouest de Londres, mais pour les besoins de l'histoire, on va dire que c'est des quartiers glauques. En fait, je sais même pas s'il y a des quartiers glauques à Londres…). Il entra en suite en trombe dans le Devil's Nest – bien sur, encore ouvert à cette heure ci – et se dirigea d'office vers l'espèce de mezzanine, où il était sur de trouver Adès, et avec un peu de chance, Joshua. Mais, il n'y avait que le chauve (N/A : oui, oui, Adès est chauve, je trouve ça délirant.).
« Bah alors, p'tit, qu'est ce qu'il t'arrive ? On dirait que tu viens de courir à travers le moitié de la ville. T'as fini ton boulot ? »
Oui, ça c'était Adès. Il pose trente cinq mille questions sans laisser le temps de répondre.
« Ben nan. Figure toi que c'étaient des sorciers !
-Des sorciers ? Où ça ? »
Joshua venait de sortir de nulle part comme seul lui peut le faire. Aux vues des couleurs peu habituelles aux vampires qu'il arborait, on pouvait de suite conclure qu'il venait de prendre son dîner. Ou petit déjeuner, si on regardait l'heure.
« Le gars que tu m'a envoyé tuer. Et il avait des gardes du corps, figure toi !
-Ah ? Ben le gars que j'ai vu, c'en était pas un.
-Le « Gabriel Delacroix », si. Mes étoiles ont rebondi dessus.
-Tes étoiles ont pas touché leur cible ? C'est un jour à marquer d'une pierre blanche. »
William lui lança un regard qui aurait fait trembler tout autre que Joshua, Adès, Syorah et Yann. Au moment où le brun allait répliquer, une espèce d'émeute eut lieu à l'entrée.
« Qu'est ce qu'il se passe ? marmonna Joshua.
-Quelqu'un qui devait pas a du rentrer, répondit le maître des lieux (Adès, pas William). »
Les trois protagonistes se levèrent pour s'accouder à la balustrade face à l'entrée.
« Tristan, voyons, lâche le monsieur. Après, on se plaint de nos accueils déplorables. »
Ledit Tristan, un vampire brun tout ce qu'il y a de plus banal, mais assez sanguinaires dans ses heures perdues, surtout quand il avait faim, jeta un regard dédaigneux à Adès. Après tout, tout le monde savait bien que Adès n'aimait pas se battre, et ne le ferait certainement pas pour un humain. Par contre, William…
« Tristan, sois gentil. Si t'as faim, vas voir dehors, dois bien y avoir deux trois camés qui se baladent. Ou alors, commande un pizza, bouffe le livreur, et file moi la nourriture. Mais laisse les messieurs tranquille, veux tu ? »
Le vampire marmonna dans sa barbe inexistante :
« Vous faites chier, vous, les humains. »
Et il sortit du Devil's Nest.
« C'était quoi ça ? demanda « Gabriel Delacroix », celui que le vampire avait menacé.
-Ce sont des vampires ! s'exclama un des trois gardes du corps du blondinet.
-Tiens, c'est lui qu'est venu me voir, remarqua Joshua.
-T'es vraiment nul, alors.
-Et pourquoi, cette fois ?
-Parce que c'est un sorcier, crétin. »
Un ange passa. Un troupeau de buffle bleu électrique passa. Un troupeau de dragons miniatures multicolores suivit le mouvement.
« Pourquoi ils ont réagi comme ça ? demanda le blond, cassant le silence pesant.
-Parce qu'ils ont la dalle, mais qu'ils ont la flemme de se bouger le cul pour aller chercher à manger. C'est livraison à domicile que vous faites là.
-Mais pourtant, vous êtes là, vous…
-Oui, mais aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours vécu parmis les vampires. »
Joshua cru bon de rajouter :
« En même temps, t'es amnésique. »
Un dragon miniature rouge et bleu passa à tire d'aile rejoindre son troupeau qui ne l'avait pas attendu le temps qu'il éteigne le feu qui s'était déclaré dans ses poils de nez. Qu'il fait dur d'être jeune et inexpérimenté. William marmonna un « faites le taire, par pitié… »
« Et si t'es là, c'est aussi parce que t'as démonté l'autre tas de muscles sanguinaire. »
Une boulette de paille roula au gré d'un vent totalement absent. Comme dans les westerns.
« Joshua, Tu m'as cassé mon effet là, espèce de vieux croûton fossilisé.
-Je ne suis pas vieux, abruti.
-T'as trois cent vingt deux ans, sombre crétin.
-Je t'emmerde, cucurbitacée périmée !
-Parce que j'ai une gueule de cucurbitacée, peut être ?
-Nan, c'est vrai… T'es plus vert. Courgette atrophiée, si tu préfères. Ou Concombre. Tu choisis… »
Silence très éloquent.
« Honnêtement, Joshua, ferme la. C'est un conseil que je te donne, là… »
Un bébé tortue pointa le bout de son nez, puis, face à la population – pour la grande majorité carnivore –, fila aussi vite qu'il était arrivé. On entendit un « Mais arrêtez de faire les cons cinq secondes, on a des invités ! ». Seulement, l'identité de la personne qui nous en fit part resta un mystère total. Même pour moi.
« Bref.
-Si vous êtes des vampires, vous devez soutenir Vous-Savez-Qui, déclara Celui-Qui-N'Etait-Pas-Censé-Etre-Un-Sorcier-Mais-Qui-En-Fait-En-Etait-Un.
-Vous savez qui ? Quel nom ! ricana Joshua.
-Qui c'est ? interrogea William tout en foudroyant du regard le vampire, qui râlait présentement contre « ces crétins d'humains qui font que chier leur monde »
-Le Seigneur des Ténèbres. »
Le gars, qui en fait ressemblerait à une chauve souris s'il avait une cape, avait déclaré ça comme si c'était une évidence.
« Tiens donc. Encore un illuminé, marmonna le jeune brun.
-Un illuminé ? demanda le blond, perplexe.
-La personne qui se fait nommer comme ça, en plus de Vous-Savez-Qui ne peut qu'être mentalement dérangé. »
Il cru entendre un « vous imaginez pas à quel point », mais peut être que ses oreilles lui jouait des tours.
« Mais il a le soutien de votre chef, insista la Chauve-Souris.
-Qui ça ?
-Dracula. » répondit l'homme aux cheveux noirs – même si celui qui avait l'air un peu dans les nuages avait aussi les cheveux noirs.
Les réactions se firent diverses et variées : Adès secoua la tête et se pinça l'arrête de nez, Joshua jura, William roula des yeux, les autres vampires firent craquer leurs jointures. Et les nouveaux venus les regardaient comme ci ils étaient dérangés. Encore que, ça devait pas être tout à fait faux. Mais là n'est pas question. Soudain, une voix s'éleva, semblant surgir de partout :
« Vous faîtes erreur, mon cher amis, sur deux choses. La première, les vampires n'ont pas de président, pas de prince, encore moins de chef. Ils ont un mentor et un meneur. Et la deuxième chose, ce n'est sûrement pas Dracula. »
Tout le monde porta son attention sur la personne derrière William. Une silhouette enveloppée dans une lourde cape.
« Nan. C'est lui, déclara William.
-C'est exact. Mais il parait que Dracula est venu me rendre visite il n'y a pas longtemps, sans doute pour essayer de prendre ma place. La rumeur dit également qu'il a eu un léger incident avec la plaque d'égout devant la porte de service. Mais William, dis moi. Comment as-tu su que c'était moi ?
-C'est pas dur. T'es le seul qui a vraiment de la classe dans cette assemblée de chimpanzés apprivoisés. »
Il reçu en réponses une centaine de regards incendiaires, et le ricanement léger du nouveau venu. Il lui chuchota :
« J'ai l'impression que tu ne viens pas de te faire que des amis.
-Que veux tu. Il n'y a que la vérité qui blesse. Tu me fileras un coup de main ? implora-t-il face à la décision unanime qu'il devait payer cet affront.
-On verra, on verra. »
Adès s'avança :
« Ca fait plaisir de te revoir, Nathaniel. Ca faisait longtemps. Toi, tu vas le payer. » ajouta-t-il à l'adresse de son presque fils.
Lequel lui fit un sourire faussement innocent qui ne trompait plus le chauve depuis les sept ans du gamin. Nathaniel demanda alors :
« Qu'est ce que ces humains font là ? »
Les trois principaux concernés échangèrent un regard et haussèrent les épaules. William prit la parole :
« Alors là, aucune idée. »
Et les quatre personnes sur la mezzanine dardèrent de perçants regards sur les pauvres humains pétrifiés par ces vampires à l'attitude peu banale, voire carrément effrayante. Le rouquin, qu'ils n'avaient alors pas encore entendu, et que William n'avait même pas vu à la réception prit son courage à deux mains – hé ! Après tout, c'est un Gryffondor !
« Vous avez tué deux personnes hautement hiérarchisées (N/A : c'est que j'ai du vocabulaire moi) du gouvernement sorcier. Vous devez nous accompagner pour vous faire interroger. »
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Note d'Auteur : Oui, je sais, c'est pas très très long, mais je fais ce que je peux. Puis si j'avais pas coupé là, j'aurais du continuer encore longtemps. Ça m'arrive des fois, je m'emporte…
Alors, qu'en pensez vous ? Pas mal ? A chier ? Très con (pour ça, j'ai même pas besoin de vous !) ? Marrant ? On s'en fout ?
Bref, tout ça pour dire que vous pouvez sans problèmes laisser une review, votre ordi ne vous bouffera pas les doigts, je vous le jure (le mien a déjà essayé, mais bon, on me dit qu'il me ressemble), en plus, c'est gratuit (enfin presque, juste 30 centimes par lettre plus le prix de la connexion Internet), et c'est même pas long (à part si comme moi, vous adorez écrire des trucs super longs qui veulent rien dire et assomme un peu l'auteur, mais le fait rire). Enfin, pour ma part, je l'aime pas, ce chapitre, mais je pourrais pas faire mieux, ou pas avant loooongtemps…
