Chapitre 2
"Allez, Black," cracha l'un des Mangemorts. "Tu viens avec nous. Notre Seigneur t'attend."
Izar fut intercepté en sortant de la boutique. Il toisa le groupe de Mangemorts qui entourait Regulus et lui. "Je sais," répondit-il avec précaution.
Les sept Mangemorts avaient tous leurs baguettes pointées dans sa direction. Ils se tenaient actuellement dans une ruelle sombre et miteuse de l'Allée des Embrumes. Plus tôt ce matin, Regulus avait traîné Izar jusqu'au Chemin de Traverse (quelques heures après qu'ils soient revenus en Grande-Bretagne) pour lui acheter de nouveaux vêtements vu qu'il avait beaucoup grandi. Sirius avait choisi de rester au Square Grimmaurd, voulant profiter de son week-end avant de devoir retourner travailler Lundi.
Regulus et Izar venaient tout juste d'en avoir terminé avec le tailleur qu'ils étaient tombés sur... ça.
"Tu sais ?" ricana un deuxième Mangemort. "Et pourtant tu oses encore faire attendre le Seigneur des Ténèbres ? Pauvre gosse arrogant et stupide. Peut-être que le Seigneur des Ténèbres nous laissera nous amuser avec toi avant qu'il ne prenne son tour ?"
Izar retint le bras de Regulus pour l'empêcher de sortir sa baguette et adressa un sourire calme au groupe de Mangemorts. "Je m'excuse," murmura-t-il doucement. "J'aurai dû mieux m'expliquer. Voyez-vous, j'ai récemment rencontré le Seigneur des Ténèbres. Nous avons déjà discuté de mon absence."
Izar se sentait légèrement insulté que le Seigneur des Ténèbres lui ait envoyé des Mangemorts du Troisième Cercle. Leurs masques en nickel se mêlaient aux capuches noires, camouflant leurs traits. Malgré leurs auras perceptibles, Izar ne pouvait mettre un doigt sur leurs identités, mais décida qu'ils n'étaient pas de nouvelles recrues.
Si Voldemort voulait parler à Izar, l'homme devra venir en personne.
Cinq des Mangemorts hésitèrent avant de baisser leurs baguettes. Les deux autres gardèrent la leur pointées sur le visage d'Izar.
"Si tel était le cas," commença suspicieusement l'un des plus grands Mangemorts. "Tu ne pourrais même pas marcher correctement."
Izar haussa les sourcils. "Tiens donc ?" Il pinça les lèvres avant de considérer l'homme en face de lui. "Pas que ça soit vos affaires ce qu'il se passe entre le Seigneur des Ténèbres et moi mais j'ai déjà pris un analgésique pour soulager les effets du Doloris."
Reniflant dédaigneusement, il regarda son sac de vêtements. Les Mangemorts se tendirent à l'action, levant leurs baguettes plus haut. Izar ne leur adressa aucun regard tandis qu'il inspectait quelques-unes des chemises sur mesure qu'il venait d'acheter. Les robes et les capes arriveraient séparément, par hiboux.
Retenant un soupir irrité, Izar leva moqueusement les mains en signe de capitulation. "Dans tous les cas, vous pouvez me conduire au Seigneur des Ténèbres mais non seulement vous me ferez perdre mon temps mais aussi le sien. Je ne voudrais pas être celui qui interrompra notre Maître pendant son travail, avec une entrevue qu'il a eue déjà le plaisir d'avoir."
Les deux derniers Mangemorts pâlirent avant d'abaisser leurs baguettes. Apparemment, l'idée de déranger Voldemort et son humeur acerbe, était suffisant pour effacer leurs soupçons. "Très bien," le grand sorcier fit un signe vers la sortie de la ruelle. "Alors partez."
Izar haussa un sourcil et eut un sourire narquois. "Partir ? Pour autant que je sache, l'Allée des Embrumes est un lieu public." L'héritier Black se rapprocha du 'chef' de groupe et baissa le nez vers lui. "Et toi," grogna-t-il. "N'a aucunement le droit de me donner des ordres."
Les yeux noirs de l'homme se plissèrent tandis qu'il l'observait à travers les fentes de son masque.
"Viens, il n'en vaut pas la peine," insista l'un d'eux qui tirait sur son bras.
Avec un dernier regard d'avertissement, l'homme se détourna de l'Héritier Black. Izar regarda le groupe disparaître. Pensaient-ils honnêtement pouvoir le commander ? Il était du Deuxième Cercle, plus haut dans la hiérarchie qu'eux.
Inspirant profondément pour se calmer, Izar se retourna pour dévisager Regulus. L'homme semblait moins impressionné. "Quoi ?" demanda-t-il. "Tu n'approuves pas mes méthodes ?"
Regulus enroula sa main autour du biceps d'Izar, le rapprochant de lui. Son père le regardait avec des yeux tristes. "Tu avais dit que tu étais prêt à lui faire face," murmura Regulus. Il grogna, resserrant sa prise alors qu'Izar tentait de se dégager. "C'est imprudent d'énerver le Seigneur des Ténèbres encore plus qu'il ne l'est déjà, Izar. Quand il découvrira que tu as manipulé ses partisans en faisant croire que vous vous étiez déjà vus, il va lui-même partir à ta poursuite."
"Et c'est ce que je veux," rétorqua-t-il insolemment. Il vérifia la ruelle, notant que les occupants de l'Allée des Embrumes étaient trop éloignés pour les entendre. "Je suis son héritier politique," affirma Izar, se retournant vers Regulus. Il enleva sa mitaine qui cachait l'anneau Celtique. "Le moins qu'il puisse faire, ce serait de me considérer un minimum comme son égal…" il marqua une pause, sachant que 'égal' n'était pas exactement le meilleur mot à utiliser devant son père.
Les yeux de Regulus s'écarquillèrent avant de se rétrécir. Il s'approcha d'Izar, son souffle chaud frappant son visage. "C'est incroyablement stupide de dire ça. Chaque Mangemort y aspire, ce rêve de devenir une sorte d'égal du Seigneur des Ténèbres. Ils pensent tous mériter son attention. Ne t'imagine pas que le Seigneur des Ténèbres considérera un jour quelqu'un de cette façon. Quand tu commences à croire ça, tu es voué à faire des choses insensées pour qu'il te remarque."
"Je ne le fais pas," siffla Izar. "Je ne suis pas comme les autres Mangemorts, père." Malgré sa colère, il était content que Regulus voyait le Seigneur des Ténèbres pour ce qu'il était vraiment. Voldemort était un marionnettiste qui adorait jouer avec ses disciples. Il se délectait de les voir batailler pour obtenir son attention.
Son père secoua la tête, un sourire amer déformant ses lèvres. "Tu es l'héritier politique de Tom Jedusor, Izar. Jedusor n'est pas la même personne que Lord Voldemort. Tu dois prétendre n'avoir aucun lien avec le Seigneur des Ténèbres."
Izar ferma les yeux pour se calmer. L'anneau sur son doigt le rattachait sexuellement à Lord Voldemort tandis qu'il le liait politiquement à Tom Jedusor. Son père ne connaissait pas l'ancienne utilisation de l'anneau et il faudra que cela reste ainsi.
Il lui offrit un petit sourire. "Tu as raison. C'était vraiment absurde de ma part d'énerver le Seigneur des Ténèbres plus que nécessaire."
Mais tellement agréable.
Les yeux de Regulus parcoururent le visage de son fils. L'homme devait y avoir vu quelques chose car il hocha la tête et l'entraîna le long des sentiers ombragés des Embrumes. "Viens maintenant, Sirius m'a demandé de prendre quelques affaires pour lui…"
En arrivant au Chemin de Traverse, la Marque modifiée d'Izar s'agita violemment.
Rabattant sa capuche, le jeune sorcier sourit joyeusement.
Il semblerait que le Seigneur des Ténèbres venait d'apprendre qu'Izar lui avait échappé une fois de plus.
{Death of Today}
Debout planté devant la fenêtre, Izar croisa les mains derrière son dos alors qu'il surveillait les trois silhouettes à l'extérieur, proches des barrières magiques du 12 Square Grimmaurd. Vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise noire boutonnée, Izar était la représentation même de l'élégance et du raffinement. Un léger rictus étirait ses lèvres alors qu'il sentait les boucliers de la propriété se déformer dangereusement avant de se remettre en place.
Le Seigneur des Ténèbres était là. Cette fois-ci, il était venu personnellement et avec deux autres membres du Premier Cercle : Bellatrix et Lucius. C'était beaucoup plus acceptable que de se faire capturer et traîner jusqu'au Seigneur des Ténèbres par des serviteurs du Troisième Cercle. Était-il injuste ? Oui. Dépassait-il les limites en faisant délibérément ramper le Seigneur des Ténèbres jusqu'à lui ? Oh oui. Appréciait-il chacun de ces instants malgré la douleur qui lui sera bientôt infligée ?
"Oui," murmura agréablement Izar tandis qu'il regardait Regulus sortir par l'entrée principale de leur maison et se diriger vers le bord des protections. S'il y avait bien une chose que Regulus ne voulait pas, c'était que Voldemort anéantisse les barrières Black qui étaient en place depuis des siècles. Et il était parfaitement capable d'accomplir cet exploit sous la colère. Izar eut du mal à se retenir de ne pas rouler des yeux de plaisir face à l'aura de l'homme. Cela faisait longtemps... presque trop.
Il vit Regulus échanger quelques mots avec le Seigneur des Ténèbres avant de sortir sa baguette et d'ajuster les charmes pour permettre aux trois arrivants de pénétrer les lieux. Dès que les défenses s'abaissèrent, Regulus se mit à genoux.
Les lèvres d'Izar s'amincirent en se rappelant qu'il devra faire de même. Malheureusement.
S'éloignant lentement de la fenêtre, il se fraya un chemin à travers les couloirs miteux du manoir Black. Izar avait été à Grimmaurd pour un total de cinq heures, ce qui n'était donc pas assez pour explorer tout l'intérieur. D'après ce que Regulus avait mentionné, le sous-sol était une partie importante de l'histoire des Black. Eux deux avaient prévu d'y descendre et de discuter des ancêtres de la famille, de Cygnus en particulier.
Au cours de l'été, Regulus avait gardé le silence à propos de Cygnus Black et de la Malédiction. Izar ne voulait pas l'importuner à ce moment-là, il avait d'autres choses à l'esprit comme le duel et ses inventions. Et il n'avait jamais mentionné à Regulus ce que Lily Potter lui avait dit à propos de la Malédiction de Cygnus. Il assumait que ça arriverait bien un jour, mais il n'y avait pas encore eu de moment propice.
L'apparition encapuchonnée qui hantait Izar n'était apparue que quelques fois durant les quatre derniers mois. Elle gardait toujours ses distances, ne s'approchant jamais pour le toucher comme pendant son année scolaire. Izar l'avait alors complètement ignorée et avait enterré ce fait dans le fond de son esprit. Peut-être pas son idée la plus brillante, mais en tout cas il avait passé l'été en un seul morceau.
Il descendit précipitamment les escaliers et traversa l'un des petits salons qui lui permettrait d'approcher les invités par l'arrière, sans être remarqué. Au moment où il se fondit dans l'obscurité, la porte d'entrée s'ouvrit. Gardant la porte entrouverte, il regarda le groupe entrer dans Grimmaurd. Il voulait se préparer à la vue de Voldemort avant que ce dernier ne le voit. Ce serait une petite victoire même si ça mettait considérablement ses nerfs à rude épreuve.
Izar était content de sa poussée de croissance cet été, mais quand il posa les yeux sur Voldemort, l'homme semblait plus grand que ce qu'il s'était représenté. Comment était-ce possible ? Peu importe combien il avait grandi, il semblerait que Voldemort serait toujours plus grand que lui. La silhouette mince de l'homme était habillée d'une robe noire délavée. Voldemort avait une tête de plus que Lucius Malefoy voire davantage, qui était lui-même plus grand qu'Izar de quelques centimètres.
Voldemort se tourna brusquement vers le couloir sombre où il se cachait. L'héritier Black se retrancha dans le salon, ricanant au mur. Il pensait être prêt pour ça. Il s'était répété encore et encore qu'il était suffisamment détendu pour faire face à Voldemort. Comparé à leur dernière confrontation au sommet de la tour de Poudlard, Izar était émotionnellement beaucoup plus stable.
Alors pourquoi son pouls s'accélérait-il ? Pourquoi ses paumes étaient-elles moites ?
Il ferma les yeux, s'exhortant au calme avant de se retirer du mur. Relevant le menton, il sortit lentement du salon plongé dans la pénombre pour entrer dans le couloir qui l'était tout autant. Voldemort s'était détourné d'Izar mais sa posture indiquait à l'héritier Black qu'il était conscient de sa présence.
"Black," cracha Bellatrix avec fureur.
Au début, Izar se demanda si elle s'adressait à lui mais en s'approchant, il vit qu'elle lui faisait dos. Sa baguette tordue était pointée sur Sirius alors que l'homme descendait prudemment les escaliers délabrés. Son expression était sinistre et méfiante tandis qu'il dévisageait le trio de sorciers devant lui. Regulus lui fit signe de retourner à l'étage mais Sirius semblait figé sur place avec obstination, son instinct d'Auror en ébullition.
Bellatrix, son esprit se remémorant sans nul doute des fesses et de la virilité de Sirius, redressa son bras. Elle allait l'attaquer et personne ne l'arrêterait. Regulus se tenait raide à côté d'elle, sachant que son statut l'empêcherait de s'interposer. Voldemort ne s'en souciait guère et l'aversion de Lucius pour Regulus se reflétait inévitablement sur Sirius. Cependant, Izar ne tolérerait pas que l'on prenne avantage de son oncle désarmé.
"Endoloris," fredonna Bellatrix avec euphorie.
Avant que le sort ne puisse quitter complètement sa baguette, Izar la saisit par le col et l'écrasa contre le mur. Elle poussa une exclamation effarée, l'Impardonnable frappant le sol à côté de ses pieds. Ses avant-bras fléchirent alors qu'Izar la soulevait le long du mur. Ses yeux noirs s'écarquillèrent avant qu'ils ne scintillent de plaisir en le reconnaissant.
"Il est sous ma protection. Tu ne le toucheras pas sous mon toit," siffla-t-il à son visage.
Respirant profondément, il la relâcha et elle tenta de recomposer sa dignité après lui avoir adressé une moue moqueuse. Les yeux gris-vert rencontrèrent alors l'expression étonnamment fermée de Sirius. L'homme se tenait calmement dans l'escalier, la main appuyée sur la rambarde à côté de lui. Son regard inflexible posé sur Izar.
"Tout va bien, Sirius," rassura ce dernier.
La bouche de Sirius devint une fine ligne avant qu'il ne détourne son regard d'Izar et n'évalue d'un œil perçant les autres personnes présentes, le Seigneur des Ténèbres en particulier. L'homme leur fit alors un petit signe de tête tendu avant de remonter l'escalier, sans un mot.
Maintenant que sa distraction avait disparu, Izar ne put plus retenir sa curiosité. Il se tourna lentement vers le Seigneur des Ténèbres, seulement pour qu'une main froide n'enveloppe sa gorge. Izar balbutia avant de se faire soulever du sol par la main qui l'emprisonnait. Ses pieds pendaient mais il ne se débattit pas. Au lieu de ça, il enroula ses doigts autour du poignet froid, rencontrant directement les yeux rouges de l'homme. Le visage de Voldemort était tout aussi impassible que celui qu'avait été Sirius. Un éclat d'intérêt illuminait ses yeux tandis qu'ils parcouraient le corps d'Izar, avant que cette lueur ne se refroidisse avec menace.
"Mon enfant capricieux," murmura Voldemort, procurant des frissons dans le bas de son dos.
Izar cligna lourdement des paupières, essayant de ne pas dévoiler son combat interne. Il pouvait à peiner respirer et sa gorge lui brûlait à cause de la force que l'homme mettait dans sa poigne. A coté du Seigneur des Ténèbres, Bellatrix grognait d'excitation. Izar refusa de la regarder et continua de le contempler froidement. Soudainement, sa main s'ouvrit et Izar tomba par terre d'une manière peu gracieuse. La poussière forma des nuages autour de lui et il dut résister à l'envie d'éternuer.
"Suis-moi," ordonna sèchement Voldemort, congédiant les autres qui essayèrent de le suivre. "Seulement le garçon."
Jetant un rapide coup d'oeil à Regulus, Izar se leva et le suivit avec élégance. Après avoir franchi le seuil du salon, la porte claqua derrière eux, leur procurant de l'intimité. C'était la première fois en l'espace de plusieurs mois qu'Izar était seul avec Jedusor. A vrai dire, il ne se sentait pas aussi confiant qu'il le pensait. Avec d'autres, Izar se sentait supérieur et dominait facilement l'échange, mais avec Voldemort, il savait qu'il y aurait toujours une lutte de pouvoir.
Actuellement, la magie de Jedusor était froide, presque glaçante. C'était effrayant et son humeur assombrissait la pièce.
Néanmoins, Izar resta debout, pas le moins du monde affecté. Il scrutait le Seigneur des Ténèbres et celui-ci tourna finalement les talons pour le regarder. "A genoux," ordonna-t-il brutalement. Sa capuche était tirée, obscurcissant la majeure partie de son visage.
Serrant obstinément la mâchoire, Izar se mit à genoux. Le point positif de cette situation était que l'homme n'agissait pas comme ça devant les autres. Certes, Jedusor l'avait étranglé et laissé tomber au sol pour montrer sa domination devant les autres, mais au moins il n'avait pas été obligé de se soumettre.
Izar s'inclina, s'apprêtant à poser son front contre le plancher avant que la voix de Voldemort ne l'interrompt.
"Non," dit-il. "Reste à genoux."
Il y avait un plaisir maladif dans l'intonation de l'homme et Izar devint instantanément suspicieux. Lentement, il se redressa, réalisant que ses yeux étaient presque à hauteur de l'aine de Voldemort. Izar plissa des yeux et essaya de rester aussi digne que possible. Espèce de bâtard. "Je ne vois pas pourquoi vous êtes si énervé," prononça-t-il calmement.
"Silence," siffla Voldemort.
Izar rejeta les épaules en arrière et regarda la cape noire en face de lui. La colère inondait son corps, le surprenant lui-même par son intensité. Il pensait qu'il pouvait affronter le Seigneur des Ténèbres avec calme et sérénité mais il semblait qu'il n'était pas tellement prêt pour ça. Sa fureur n'aurait pas dû être présente. C'était compréhensible qu'il soit puni pour avoir altéré la Marque des Ténèbres et l'avoir caché pendant quatre mois. Izar savait cela, mais c'était juste difficile de devoir l'accepter... accepter la soumission.
Pendant un moment, Izar resta à genoux. Ses jambes étaient engourdies et sa fierté commençait à se dissiper. Aucun doute que Voldemort cherchait à provoquer son orgueil, l'obligeant ainsi à prétendre se trouver n'importe où, sauf agenouillé aux pieds de son Maître.
"Tu as grandi," constata l'homme après quelques minutes de silence.
Izar ferma les yeux, bouillonnant de rage.
Voldemort rit légèrement et tendit la main pour toucher sa joue. L'héritier Black tourna la tête pour esquiver le contact mais resta obstinément sur ses genoux. "Je dois peut-être m'agenouiller à vos pieds, mais je n'ai pas à vous laisser me toucher."
"Tu mérites le Doloris," songea le Seigneur des Ténèbres alors qu'il s'éloignait de lui. "Mais je me sens d'humeur miséricordieuse aujourd'hui."
Izar baissa la tête, ses cheveux noirs recouvrant sa vision. "Quelle chance," plaisanta-t-il.
Il ne vit et n'entendit pas le sortilège fuser vers lui avant qu'il ne soit trop tard. Il poussa un long gémissement alors qu'il s'écroulait au sol, des spasmes de douleur circulant dans tous ses muscles. C'était semblable au Doloris, mais beaucoup plus dilué. Izar gémissait, se retenant de hurler le plus qu'il pouvait. Alors qu'il tremblait sur le sol, il réalisa que Voldemort n'avait jamais jeté un Doloris sur lui malgré les nombreuses fois où il l'avait mérité pour ses actions passées.
La réponse lui vint presque aussitôt. Le Doloris était un sortilège qui était émotionnellement rattaché à son lanceur. Cela ne fonctionnait que s'il voulait causer de la douleur à sa victime, il fallait le désirer. Voldemort pouvait se vanter d'être clément en ne lançant pas le Doloris sur Izar, mais lui connaissait la vérité derrière son incapacité à le faire.
C'était parce qu'Izar était le compagnon du Seigneur des Ténèbres. Même si Voldemort ne lui avait jamais donné envie d'être une créature, il devait y avoir quelque chose à l'intérieur du Seigneur des Ténèbres qui protestait contre l'intention de nuire à son compagnon. Bien que le côté humain de Voldemort pensait qu'Izar méritait de souffrir, le Doloris ne serait pas efficace. Alors l'homme avait dû se contenter d'un autre sortilège noir. Cela expliquait pourquoi Voldemort l'avait amené ici pour le punir. Il ne voulait pas que ses partisans voient que le garçon qui l'avait défié, recevait un châtiment aussi indulgent.
Izar ne doutait pas que Voldemort était capable de lancer le Doloris sur lui. Mais il avait besoin d'être furieux pour le faire.
A travers la douleur, Izar inclina la tête et lâcha un rire épuisé. Voldemort s'approcha de lui et d'un mouvement de baguette, leva le sort. Le corps d'Izar tremblait violemment dû au contrecoup, mais il continua de lui rire au nez.
"Tu m'as puni pour avoir touché à la Marque des ténèbres, qui en passant t'a sauvé la peau devant le Directeur. Et tu m'as aussi puni pour mon absence... une période de guérison de quatre mois…" La langue d'Izar était engourdie mais il regagna rapidement le contrôle de celle-ci tandis qu'il adressait un rictus au Seigneur des Ténèbres. "Quand est-ce que je pourrais te punir pour avoir trahi ma confiance ?"
Voldemort se pencha, un froncement de sourcils déformant ses traits. "Si tu veux, je pourrais t'infliger un châtiment plus grand encore. Tu t'en es échappé pratiquement indemne."
Izar plissa des yeux vers le Seigneur des Ténèbres. "J'aimerais te voir en faire plus," défia-t-il durement.
Un ongle acéré traça la ligne de sa mâchoire. L'homme eut un soupir amusé, secouant la tête. "Ne me tente pas." Il se détourna alors, son aura devenant encore plus glaçante.
Izar se redressa, le regard noir. "Tu es un tel connard," cracha-t-il. "Pourquoi me punir d'avoir choisi de guérir ?"
Voldemort se tenait immobile près de la tapisserie Black, la détaillant avec fascination. Il avait le dos tourné vers Izar, conservant son attention dessus alors qu'il commençait à parler. "J'avais proposé de t'assister pour la guérison de ton esprit. Même si je peux être possessif à l'égard de ton bien-être, je pouvais accepter le fait que tu voulais te rétablir par toi-même. Je ne pouvais, en revanche, approuver ta décision de quitter la Grande-Bretagne pour quatre mois entiers." Le ton de Voldemort se fit aigre sur les derniers mots. "Aucune information sur ta localisation ou sur ta santé. Tu as quitté la Grande-Bretagne à mon insu. C'est pour ça que je t'ai puni."
Izar ne pouvait le nier. Il avait quitté secrètement la Grande-Bretagne parce qu'il était en colère contre le Seigneur des Ténèbres. Mais parce qu'il voulait aussi guérir sans interruption, loin de sa portée.
Izar baissa les yeux sur le sol du salon, réalisant une fois de plus que sa colère était injuste. Nourrir une telle fureur pour le Seigneur affectait ses actions, le faisant paraître immature et puéril. Quatre mois d'absence l'avait considérablement atténuée mais il constata que toute sa rancœur pour le Tournoi des Trois Sorciers ne s'était pas effacée. Et cette rancœur qu'il refoulait était dirigée contre Voldemort.
Plus tôt il agirait comme un adulte, plus tôt Voldemort le traiterait comme tel. Et quand Voldemort commencera à le voir comme un adulte, des situations comme le Tournoi ne se reproduiront plus.
Du moins, c'est ce qu'il supposait.
Izar sourit faiblement. Sa colère se calmait et il acquiesça d'un signe de tête. Il avait mûri; juste encore quelques obstacles à franchir avant d'être complètement adulte.
"Tu as raison…" concéda-t-il. "Je n'ai pas digéré ta décision de ne pas me prévenir du but de mon invention. Après que mes souvenirs retrouvés ont commencé à me briser le cerveau, tu étais la personne toute désignée sur qui rejeter le blâme." Bien qu'Izar ne dirigeait plus sa colère de la conclusion du Tournoi sur Voldemort, sa confiance envers lui était encore assez endommagée. Il faudra un certain temps pour qu'il puisse de nouveau se fier au Seigneur des Ténèbres.
Voldemort se tourna pour observer intentionnellement Izar. Ce dernier rencontra son regard encapuchonné, le menton levé, preuve de son entêtement habituel. "Tu peux te mettre debout," le Seigneur des Ténèbres semblait satisfait, comme si Izar venait de passer l'un de ses tests.
S'aidant du sol, il se redressa peu à peu, retrouvant son assurance et se tint à quelques pas de Voldemort. L'homme continuait de contempler la tapisserie de la famille Black, son attention tout particulièrement dirigée vers la branche où Izar et Regulus étaient situés.
"Que te faudrait-il pour que tu me fasses confiance, mon enfant ?" questionna Voldemort.
Izar cligna des yeux à la question, pris de court; il se mit à rougir avant de vite reprendre contenance. Il ne faudrait pas que Voldemort voit une telle vulnérabilité sur son visage. "Je ne pourrais peut-être jamais te faire confiance," admit-il doucement. "Car je sais que peu importe si nous sommes proches ou non, tu n'auras jamais confiance en moi. Si ce n'est pas un lien à double-sens, je ne crois pas pouvoir t'accorder une telle confiance."
La tête de Voldemort se releva légèrement. "Je t'ai déjà confié beaucoup de choses."
"Avec des limites," répondit Izar. "Tu m'as peut-être parlé de sujets sensibles, mais tu m'as forcé au silence grâce au lien Celtique." L'homme parlait sans doute du fait qu'il ne possédait pas d'Horcruxes et que c'était son statut de créature qui le rendait immortel. Ces deux secrets très importants étaient protégés et liés par l'anneau que portait Izar à la main gauche. Il assurait son silence.
L'aura de Voldemort palpitait. "Néanmoins, je n'ai pas eu besoin de partager avec toi ces informations puisque tu es le seul à savoir."
Izar hocha la tête, bien que Voldemort ne pouvait le voir. Il jeta un coup d'œil à la tapisserie dont il semblait ne pas pouvoir s'en décrocher avant de retourner à la haute stature du Seigneur des Ténèbres. "Apprends-moi l'Occlumancie."
Voldemort se retourna enfin, son expression voilée par sa capuche. Izar se tenait debout, les mains jointes derrière son dos. "Tu as eu des élèves auparavant," poursuivit-il. "Bellatrix l'était et tu lui as enseigné le duel, peut-être même que tu l'as initiée à certains Arts Sombres. Tu m'as demandé ce qu'il me faudrait pour te faire confiance. M'apprendre l'Occlumancie serait un grand pas dans cette direction."
Le Seigneur des Ténèbres émit un rire sifflant. "Le duel est bien différent de ce que tu me demandes, petit. L'Occlumancie forme un lien mental entre l'élève et le mentor. Pour que tu réussisses réellement à apprendre l'Occlumancie, tu dois placer ta confiance en moi. M'autoriser à aller dans les tréfonds de ton esprit. Tu as déjà affirmé ne pas me faire suffisamment confiance."
Izar s'était préparé à ça. Il l'avait accepté cet été quand il avait essayé d'apprendre l'Occlumancie mais que cela s'était soldé par un échec considérable. "J'ai essayé de m'instruire moi-même aux voies de l'Occlumancie. Évidemment, ça n'a pas marché. Le seul autre Occlumens que je connais est Severus Rogue. Mais il enseigne à Poudlard."
A la surprise d'Izar, Voldemort secoua de nouveau la tête. "Non, je ne peux pas t'apprendre."
Dissimulant son choc et sa déception, il cligna des yeux en direction du Seigneur des Ténèbres. "Puis-je demander pourquoi ?"
Voldemort fit un pas prédateur vers lui, ses mouvements presque fluides. "Bien des raisons, Izar. Je t'ai dit à plusieurs reprises que j'aimais le viol mental; je ne sais pas comment entrer de manière inoffensive dans un esprit. Si je t'y forme, ce sera de la torture pour toi. Je sais aussi que tu ne me feras jamais assez confiance pour assimiler comme il se doit mon enseignement. Dans tous les cas, j'ai l'intention de t'en apprendre plus sur les Arts Sombres cette année. Considère ceci comme ma part du marché."
Izar serra le poing gauche, le cuir de sa mitaine crissant à l'action. "J'ai besoin d'apprendre l'Occlumancie, Maître."
"Têtu," Voldemort s'approcha et tendit une longue main fine, semblable à une araignée, dans sa direction.
Aussitôt, une douleur aiguë transperça l'arrière de ses yeux et sa tête lui pesa. Izar poussa un cri étouffé et ferma les yeux à l'arrivée du souvenir.
Un jeune Izar se tenait immobile sous la pluie, serrant l'oiseau sans vie dans sa main. Ses ongles étaient plongés dans les plumes, perçant la chair. Du sang coulait de son bras pâle avant qu'il ne soit lavé par la pluie.
Izar fut libéré de la douleur. Il se redressa rapidement, sa tête lourde de l'ancienne présence de Voldemort. "Ce n'était pas si terrible," mentit-il. Un instant plus tard, cela se confirma quand son nez se mit à saigner. Furieux, il essuya rapidement le liquide épais.
Voldemort se tenait à quelques centimètres de lui, tendant la main pour caresser sa joue avec possessivité. "Pourquoi souhaites-tu apprendre l'Occlumancie ? Y a-t-il quelque chose que tu voudrais me cacher ?" C'était prononcé sur le ton de la taquinerie mais Izar le prit à cœur.
Les yeux gris-vert scintillèrent. "Penses-tu que je te demanderais de me l'enseigner si c'était le cas ?" Il se dégagea de sa main, essuyant le sang qui coulait encore de son nez. "Il y a... une invention que j'ai conçue pendant l'été. Je pense que j'ai trouvé une façon de détruire quelques membres clés du côté de la Lumière. Je ne veux pas que Dumbledore le voie dans mon esprit."
Voldemort abaissa sa capuche, dévoilant enfin ses cheveux noirs et ses traits diaboliques. Actuellement, ses sourcils étaient haussés. "Et quelle invention cela peut-il être ?"
Pendant un instant, Izar hésita. Il se demanda si Voldemort penserait qu'il a dépassé les limites. L'homme pourrait le considérer comme une atteinte à sa vie privée mais il ne put empêcher la réponse de sortir de sa bouche. "Un… Horcruxe."
Les yeux cramoisis s'assombrirent et il fit un pas de plus vers Izar. La cape du Seigneur des Ténèbres frotta contre lui et le jeune sorcier sentit un frisson courir le long de sa colonne vertébrale.
Les lèvres de Voldemort frémirent comme s'il ressentait toute l'attention que le plus jeune lui portait. "Que veux-tu dire, mon enfant ?"
Ils étaient si proches mais ils ne se touchaient pas. Izar se demanda pourquoi se sentait-il ainsi attiré par l'homme, pourquoi sentait-il le besoin de s'approcher et de le toucher...
Izar rejeta la tentation loin de son esprit et se concentra sur le moment présent. "Tu veux que Dumbledore croie que tu as des Horcruxes pour l'éloigner du fait que tu es une créature. Quelle meilleure façon de le berner qu'en créant un artefact qu'il pensera être un Horcruxe ? Ou plusieurs Horcruxes ? Cache-les à des endroits qui sont reliés à ton passé et où il ira les chercher."
Voldemort serrait le poing comme si l'homme se contrôlait d'aller vers Izar.
"J'ai travaillé sur le processus d'élaboration d'un Horcruxe," exposa-t-il. "Il reste quelques points que j'ai besoin de peaufiner, mais le but de l'invention est resté le même depuis que l'idée m'est venue."
L'expression sur le visage de Jedusor était fermée, presque menaçante. Si Izar n'avait pas été capable de sentir l'excitation émaner de son aura, il aurait pu penser qu'il était contre ça. "Et quel est ce but ?" souffla Voldemort, dans l'expectative. "Dis-moi."
Izar n'avait pas prévu de dire quoi que ce soit sur son invention. Il semblerait que ses attentes envers cette confrontation avec Voldemort aient été trop élevées. Totalement. Tout ce qu'il avait prévu lui était filé entre les doigts. Il avait sous-estimé l'enthousiasme de l'homme. "Ce n'est pas comme si tu méritais n'importe laquelle de mes inventions vu ce qu'il s'est passé avec la dernière, mais j'espère trouver un moyen de la manipuler pour qu'elle provoque un assassinat. Celui qui cherchera à la détruire finira mort. Cela va être dur à fabriquer. Et la quantité de magie Noire que je vais devoir utiliser sera phénoménale mais..."
Il s'arrêta quand Voldemort lui tourna les talons, coupant avec succès la conversation.
"Tu m'as manqué, petit," admit-il d'une voix rauque. "Je dois avouer que je t'avais constamment à l'esprit pendant ton absence."
Izar haussa les sourcils et un sourire satisfait élargit sa bouche. "C'est parce que tu insistes à ne t'entourer que d'incompétents. Moi aussi, quiconque d'un minimum intelligent me manquerait si je m'entourais des mêmes personnes que tu sembles privilégier."
Le Seigneur des Ténèbres se tourna brusquement vers lui, un fin sourire étendu sur ses lèvres. Il attrapa sa chemise, le tirant contre sa poitrine. Les oreilles d'Izar rougirent de par cette proximité. Le long doigt qui lui caressait la joue abritait autant de verve dominatrice que la main retenant sa chemise captive. Son ventre pouvait sentir la chaleur émaner de l'aine de Voldemort... ça le mènerait presque à sa perte.
"Je suis impatient de voir cette invention," murmura ce dernier, ravi. Il se pencha en avant, allant chercher sa récompense, mais Izar le repoussa.
"Oh non, Maître" grogna-t-il sombrement. Il posa ses mains sur le torse de Voldemort, l'éloignant peu à peu. Il avait peut-être repoussé les avances de l'homme comme si de rien n'était mais son pouls s'accélérait à l'idée de l'embrasser à nouveau. Il ne voulait pas. Il ne pouvait pas obtempérer si facilement. "Tu dois m'enseigner l'Occlumancie avant même que je ne commence à la fabriquer. Je pense que c'est un commerce équitable, non ?"
Il ne voulait pas seulement apprendre l'Occlumancie pour protéger les informations de ses inventions : il l'avait toujours voulu pour son profit personnel. L'Occlumancie était quelque chose avec lequel Izar se débattait depuis des années. C'était un talent qu'il avait toujours désiré posséder.
Les yeux rouges s'élargirent avant de se plisser avec satisfaction. Les ongles de Voldemort raclèrent douloureusement sa joue et il retint sa respiration sous la sensation cuisante de sa peau s'ouvrant en deux. "Tu oses me refuser un baiser après une absence de quatre mois, petit ?"
Les poignets d'Izar furent retirés du torse de Voldemort avant d'être maintenus prisonniers contre la tapisserie Black. Le genou de Voldemort sépara de force ses jambes et il se positionna entre ses hanches. "Je trouve la reconstruction de ton esprit à la fois agréable et exaspérante."
Le jeune sorcier ne put réprimer le sourire narquois de naître sur ses lèvres malgré la façon dominatrice de Voldemort de l'avoir poussé contre le mur. "Tant que tu trouveras ça exaspérant, alors ça voudra dire que je fais bien les choses."
"Effronté." Voldemort ne souriait pas mais le timbre de sa voix n'était pas dépourvu d'humour. "Tu souhaites que je t'apprenne l'Occlumancie, alors qu'il en soit ainsi." L'ongle sur la joue d'Izar était encore légèrement enfoncé dans une des blessures que l'homme lui avait infligée plus tôt. "Sache qu'il y aura beaucoup de choses qui changeront une fois que tu seras devenu mon élève." déclara Voldemort, ignorant sa respiration haletante.
C'était une promesse murmurée et les poils dans le cou d'Izar se dressèrent à cette constatation.
Avant qu'il n'ait une chance de répondre, il sentit l'atmosphère se refroidir et un elfe de maison fit son apparition dans la pièce.
Quelque chose n'allait pas…
"Maître Izar," coassa Kreattur avec une légère courbette. "Maître Regulus est blessé. Vous m'aviez demandé de vous prévenir si jamais il arrivait quelque chose…"
"Bellatrix," cracha Izar. Il réussit à se dégager de la prise de Voldemort et se dirigea vers la porte. Si Bellatrix faisait le moindre mal à Regulus...
Dès que sa main fut posée sur la poignée de porte, Voldemort retint son bras d'une main ferme. Izar se retourna, une réplique cinglante sur le bord des lèvres jusqu'à ce qu'il aperçoive la lueur sinistre dans les yeux de l'homme. "Nous n'avons pas terminé cette conversation. Elle se poursuivra ultérieurement."
Izar réalisa que sa main était enroulée autour de sa Marque des Ténèbres. Voldemort y appliquait une pression importante avant de relâcher sa prise à contrecœur.
Avec un hochement de tête, Izar ouvrit la porte et sortit, Voldemort sur ses pas. Avant de se diriger vers l'endroit où il pouvait sentir l'aura souffrante de Regulus, il s'arrêta. Il se retourna lentement pour regarder Jedusor avec un sourire malicieux. "J'aurais pensé que tu l'apprécierais," affirma innocemment Izar tandis qu'il désignait la Marque des Ténèbres sous sa manche. "Après tout, je t'avais en tête quand j'ai modifié sa forme. Vous deux avez beaucoup de choses en commun."
Un bruit dangereux se fit entendre derrière lui.
"Gamin insolant."
Infos supplémentaires pour les plus curieux, Izar mesure environ 1m77 et Voldemort environ 1m98.
