Voici le deuxième chapitre, je n'en suis pas totalement satisfaite. J'ai d'ailleurs écrit les chapitre 3 à 7 avant celui-ci, c'est donc plus un chapitre de transition entre le chapitre 1 et 3. Bonne lecture tout de même. S'il vous plaît donnez-moi des reviews.
Merci Girafe 13 pour tes encouragements, je suis contente que cela te plaîse.
Chapitre 2: Sawyer
Sawyer se réveilla au petit matin, et de loin, regarda Kate dormir. Son sommeil était loin d'être paisible.
Pourquoi se préoccupait-il d'elle ? Elle ne voyait que par Jack de toute manière. C'est toujours vers ses décisions qu'elle se rangeait. Elle semblait toujours lui donner raison face à lui. Son esprit d'aventure était tel, qu'elle se mettait souvent en danger. Elle se disait forte, n'ayant besoin de personne. On allait voir maintenant que Jack n'était pas là. Qu'elle se débrouille ! Il avait bien assez de sa propre vie à protéger pour se préoccuper d'elle.
Pourtant, ses yeux ne pouvaient se défaire d'elle.
En même temps, le reste du décor était loin d'être réjouissant, elle en était le plus bel élément. Il avait scruté l'ensemble de leur nouvel environnement la veille, afin de trouver un moyen de s'échapper, mais n'avait encore pu trouver comment. Ils étaient pris au piège.
- Salut.
- Salut, répondit-il, souriant malgré lui.
- Est-ce que je peux avoir un biscuit au poisson, s'il te plaît, demanda Kate, enfin réveillée.
- Et un gâteau fait-maison pour la cellule numéro 2, plaisanta-t-il, en lui en procurant un.
Il n'eut pas le temps de s'attarder, trois hommes armés se dirigeaient vers eux.
- Venez avec nous ?
- Où ?
- Vous ne croyez pas que vous allez rester là à rien faire. Vous allez travailler.
- Travailler ?
- Eh oui ma belle, travailler, repris l'homme au visage si dur, en l'empoignant.
Ils avançaient en silence, Kate n'était pas rassurée, mais en même temps, elle espérait retrouver Jack à l'endroit où ils les conduisaient.
- Alors, voilà comment ça va se passer. Écoutez bien car je ne le répèterais pas. Toi, tu vas casser les pierres et toi, tu vas les ramasser. Vous ne vous touchez pas, vous ne vous parlez pas. C'est claire, vous faîtes ce que je vous dis et vous n'envisagez pas de vous enfuir sinon vous serez électrocutés.
-Quoi, comme ça, sans avertissement ?
- Électrocuté avec cet objet qui envoie des décharges électriques, continua-t-il en leur montrant l'appareil.
- Vous ne pensez pas que je vais travailler en robe.
- Tu peux toujours l'enlever si tu veux.
La pensée de la voir ainsi fit sourire Sawyer, mais Kate le transperça du regard et il saisit immédiatement son erreur.
- Comment osez-vous, se rattrapa-t-il d'un air hautement outré.
L'homme ne releva même pas.
- Je ne travaillerais pas tant que je ne saurais pas où est Jack.
L'homme se dirigea vers elle avec son appareil, Sawyer prit peur, il n'allait tout de même pas la toucher. N'aurait-elle pas pu se taire pour une fois. Jack, encore et toujours Jack. La frayeur se lisait dans le regard de cette dernière, mais au dernier moment, l'homme se tourna vers Sawyer et l'électrocuta. Il en tomba lourdement au sol.
- C'était au quart de sa puissance. Va travailler, ordonna-t-il à Kate, tu la rejoindras lorsque tu pourras marcher.
Kate s'exécuta, Sawyer put voir les regrets et la terreur dans ses yeux.
Jack, Jack, où est Jack, elle n'avait que lui en tête. Même absent, son ombre planait sur leurs relations.
Il était fâché mais il préférait avoir été pris pour ciblé à sa place, il ne voulait pas la voir souffrir. Cependant, cela, il ne se l'avouait pas encore, fierté oblige.
Elle piochait lorsqu'elle aperçut une jeune fille derrière les buissons.
- Restez naturelle, il ne faut pas qu'ils vous voient parler avec moi.
- Qui êtes vous ?
- Je m'appelle Alex. Est-ce qu'ils vous ont mis dans les cages ?
- Oui.
- Un homme du nom de Karl se trouve-t-il avec vous, c'est mon copain.
- Non, il n'y a que Sawyer et moi.
- Vous ne devriez même pas être dans cette cage, souffla-t-elle.
- Quoi ?
- Où avez-vous trouvé cette robe ?
- Ils m'ont obligé à la mettre.
- C'est la mienne, mais gardez-la, elle vous va mieux de toute façon.
Et Alex disparut avant que Kate ne put dire quoique ce soit. Cette conversation lui sembla irréelle.
Quelques heures plus tard.
Sawyer regardait Kate travailler. Elle était fatiguée, désemparée, perdue. Il eut une envie démesurée de la réconforter, de la serrer dans ses bras, de ressentir sa chaleur, de respirer son odeur. Il se dirigea vers elle, la saisit et l'embrassa fougueusement. Elle répondit à son baiser. Ce moment fut bref mais intense.
Ils furent interrompus par un violent coup de crosse derrière la tête de Sawyer. Kate en tomba à terre. S'en suivit ensuite une bagarre entre Sawyer et plusieurs hommes. Il avait le dessus et avait réussi à saisir un fusil quand une voix l'arrêta net.
- James.
Il se tourna vers Juliet et aperçut qu'elle mettait en joue Kate. Obligé de poser son fusil, il reçut une décharge sous le regard dépité de Kate.
Après avoir travaillé durant toute la journée, ils furent poussés, sans ménagement, dans leurs cages respectives.
- Est-ce que ça va, tâches de rousseurs ?
- Hum ! Sourit-elle, tristement. Pourquoi as-tu fait cela ?
- J'ai pris ce que tu me devez.
- Ce que je te devez ?
- La décharge contre un baiser, je ne pense pas avoir été trop gourmand.
- Je suis désolé pour ça, reprit-elle, tristement.
- Oublie, se surprit-il à répondre. Son regard était inhabituellement doux.
- Que fait-on maintenant ?
- On attends patiemment, on observe et quand viendra le moment, on sera prêt. Ils ne semblent pas avoir l'habitude de se battre et je pense que j'arriverai à les maîtriser. De plus, ils avaient mis une sécurité sur leur appareil. Par contre, la fille qui te tenait en joue, Juliet, elle t'aurais tiré dessus sans hésiter.
- Tu crois que l'on va devoir rester encore longtemps.
- Tu sais que j'étais arnaqueur, et l'essentiel pour un arnaqueur est de savoir saisir le bon moment.
- C'est bizarre, je n'imaginait pas que la patience était l'une de tes qualités, rigola-t-elle.
- J'ai des talents cachés, tu sais, et il ne tient qu'à toi de les découvrir, déclara-t-il, en lui adressant d'un clin d'œil.
Kate ne put se retenir de rire.
- Mais moi, j'ai découvert quelque chose sur toi aujourd'hui.
- Ah, Oui ! Et quoi donc ? Demanda-t-elle surprise.
- Ah, ah, ah...
- Sawyer !
- Tu as un goût de fraise.
- Et, toi un goût de poisson, sourit-elle.
Trois jours passèrent dans ce même climat de violence et de crainte.
De plus, il y avait eut des problèmes. Danny, l'homme aux chocs électriques avait perdu sa femme lors d'une attaque contre leurs amis. Depuis, il s'en prenait à Sawyer et avait même menacer de le tuer.
Cet évènement avait pourtant eu un effet positif, elle avait dit qu'elle l'aimait afin que Danny arrête de le frapper. Elle s'était ensuite rétracté, mais elle l'avait dit et ça lui suffisait. Il sentait des sentiments étranges se créer en lui. Ça l'effrayait et bien sûr, il les niait et les repoussait mais ils étaient bien là.
Il eut également le jour où Tom est venu chercher Kate et à son retour, Sawyer remarqua qu'elle était différente, bouleversée. Ce qui le troubla davantage, c'est qu'elle prétendit qu'il ne s'était rien passé, qu'ils voulaient juste lui parler. S'il s'agissait de la vérité, quelle discussion avait pu la mettre dans cet état.
Alors qu'elle cassait des cailloux, Juliet s'approcha de Kate.
- Mettez ce sac sur votre tête, s'il vous plaît.
- Vous croyez que je vais le faire parce que vous avez dit s'il vous plaît ?
- Non, vous allez le faire parce que Danny va tuer Sawyer et si vous nous aidez, vous pourrez l'empêcher.
Kate sentit un poids dans sa poitrine à l'entente de ses mots : « va tuer Sawyer, tuer ». Elle pouvait l'empêcher ? Était-ce vrai, elle ne le savait pas, mais de toute manière, elle avait la possibilité de l'obliger à mettre ce sac. Donc, elle s'exécuta.
