Tout de suite le premier chapitre...

Chapitre 1

Ma mère est décédée en me mettant au monde un 18 décembre 1932.

Nous étions pauvre, mon père était soldat et ma mère au chômage*. (*note: c'était les années de « la grande dépression »)

En apprenant sa mort et ma naissance, mon père fut autorisé à rentrer au pays pour y prendre soin de moi.

Nous nous étions installés à New York, dans un petit appartement sommaire.

Charlie avait trouvé du travail, il était devenu agent de police au NYPD (New York Police Département).

Nous avions vécu de belles années , malgré tout, jusqu'en 1954, j'avais 22 ans. Mon père n'avait pas supporté la mort de ma mère et avait décidé de rester seul, il avait eu quelques aventures, mais elles n'étaient pas elle.

- Bella, où vas-tu?

- Au cinéma avec Cathy et John, je te l'ai dit ce matin! Nous allons voir « Invasion, U.S.A. »

- Ah oui, amuses toi bien et ne rentre pas trop tard, demain c'est la rentrée en fac…

- Écoutes papa, le coupais-je, je m'en sort très bien, et tu le sais, c'est ma dernière année, ensuite…, je le regardait angoissée, il fallait que je lui dise à un moment ou à un autre, … je partirais pour Washington, on m'y propose un poste de journaliste, bien payé.

Et voilà, c'était dit, j'avais vraiment peur de sa réaction, peur de lui faire de la peine.

Tous ce que j'ai eu en réponse c'est un « bien », puis il se retourna devant la télévision.

C'est avec le coeur serré et les yeux brouillés que je descendis les 5 étages de notre immeuble, et sortis.

Tout étais calme ce soir, j'attendais mes amis.

Cathy était ma meilleur amie depuis le bac à sable, elle était devenue une très belle femme, tous les garçons la courtisaient , mais elle n'avait d'yeux que pour John et devaient se marier très bientôt.

Elle avait de long cheveux blond, qu'elle coiffait en chignon chic, elle était toujours très chic, dans sa manière de bouger aussi, et très drôle, je l'aimais énormément.

Le film terminé, nous nous dirigions vers la voiture de John, une Chevrolet Fleetline bleu nuit.

Quand il voulu démarrer rien ne se produisît.

-Oh John, ne me fais pas le coup de la panne, nous ne sommes pas seule, s'exclamât Cathy en riant.

- Ne ris pas, je ne sais pas ce qui se passe, dit-il en ouvrant le capot.

Il commençait à faire froid, je mettais installé sur le siège arrière, essayant de me réchauffer.

Nous étions dans une ruelle, loin de la grande rue, loin du cinéma.

Quand John se décidât enfin d'aller chercher du secours, un homme lui barra la route.

- Cathy, montes, lui chuchote-je.

Elle vint s'installer à côté de moi. Elle commençait à paniquer et moi aussi.

- Peut-être est -il venu nous aider, dis je pour nous rassurer.

L'homme était grand, il restait immobile. La ruelle plongée dans le noir, je ne voyais rien de plus, se qui faisait augmenter mon angoisse, je serrais la main de Cathy quand John prit la parole.

- Bonsoir, nous sommes tombé en panne, pouvez vous nous déposer au garage le plus proche?

- Bonsoir, dit l'homme d'une voie grave et douce, nous, vous dites?

- Oui il y a ma fiancée et son amie dans la voiture.

Il se tourna dans notre direction et là je cru voir ses yeux, ils étaient rouge.

- Au mon dieu, frissonnais-je.

Tous se passa très vite, John gisant sur le sol, dans son sang, Cathy ne disait rien, restait inerte, son visage figé sur le corps de son amoureux, je ne pu m'empêcher de pousser un cri, quand l'homme vint jusqu'à la voiture, bien sur j'avais déjà fermé tous les loquets, mais il n'eu pas de mal à arracher la portière et …

C'était le début de mon enfer, de ma nouvelle vie.

Je me réveillais dans une souffrance intense, ma tête me brûlait, mon corps tout entier me brûlait. Les spasmes s'enchaînaient tous plus douloureux les uns que les autres. J'essayait d'ouvrir le yeux, mais je ne voyais que le néant, étais-je aveugle?, j'avais de plus en plus froid maintenant, et mon corps se relâchait petit à petit.

Je me réveillais encore, dans le noir, je me sentais bien, sauf ma gorge qui me brûlait j'avais soif.

Comment savoir ou j'étais? Mon odorat était fortement dérangé par des effluves de moisissure.

Des sons, des bruits assourdissaient mes oreilles, je réussis à me concentrer sur une conversation.

- Et bien, quel semaine! Encore une nouvelle Jane* (note* : on appel les mort inconnu Jane ou John Doe)

- Oui, c'est triste, ils ont trouvé celle-ci dans une benne à ordure, près de Chicago. Et toujours le même scénario, pas de papier, aucun vêtement, ni de bijou, rien ne pouvant l'identifier pour le moment, le médecin légiste n'a pas encore fini d'examiner tous les corps.

- Tu as vu toutes ses plaies, on dirait qu'ils ont été…mordu.

Je l'ai entendit s'approcher de moi, je senti ma brûlure dans la gorge se faire de plus en plus intense, que m'arrivait-il, où étais-je?

- Si tu avais vu celle-ci, ça m'a fait vraiment de la peine, on l'a trouvé sur les bords du lac Michigan.

Quoi? Comment étais-je arrivé là, c'était bien loin de New York, et de Charlie, je pensais à lui tout d'un coup, il devais être effondré. Je devais me manifester, mais est -ce que j'étais…morte?

J'entendit un bruit de fermeture éclair, et de la lumière parvint à mes yeux.

- Hey, les gars, que faites vous? on vous attend!

- Euh…., oui on arrive.

Les bruits de pas s'éloignèrent et une porte claquât. Puis plus un bruit.

Je passais mon doigts sur la fermeture et la descendît, j'étais nue, mon corps était… beau, aucune marque, aucune blessure. Je me levais rapidement et descendit d'une table, cherchant un miroir pour voir mon visage, je trouvais un plateau ou été disposé, scalpel, gants, et autres outils de dissection, j'étais…dans une morgue.

Je débarrassais le plateau et le dirigeais vers mon visage.

- Mes yeux, non!

Mes yeux étaient pourpre, j'avais la peau blafarde et de belles cernes violacées sous les yeux, mais hormis ceci et cela, aucune autre marque visible.

Après avoir subtilisée une blouse pendu dans la pièce, je réussis à m'enfuir avec facilité, loin de ces odeurs macabre, sans que personne ne me vît. J'avais soif, très soif, et il faisait toujours nuit, combien de jours s'était écoulés depuis?…

Je me cachais par peur de provoquer une polémique, qui aurait été malvenue à cet instant.

Je cherchais un lieu à l'écart, pour m'y réfugier. Une fois celui-ci trouvé, je m'assis contre un mur, dans le noir, les jambes repliées sur moi entourés de mes bras, j'avais besoin de réfléchir à ma situation, quand, soudain, je sentis une présence se rapprocher de moi. Non ça ne va pas recommencer…


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